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POLITIQUE
LE RDC REFLECHIT A SON AVENIRAprès les perturbations créées à l’époque par le Directoire national du Rassemblement Démocratique Centrafricaine, les militants et cadres de ce parti avaient décidé de provoquer l’électrochoc, qui remettrait leur formation politique sur les rails.
Ainsi, en attendant la convocation du Congrès, une assemblée générale avait eu lieu au siège du Rassemblement Démocratique centrafricain qui a mis sur pied, un Bureau Politique Provisoire, piloté par M. Louis Pierre Gamba. Les cadres et militants du RDC pensaient, qu’avec cette solution, la période des cauchemars était passée. Mais, on constate que l’ombre du Directoire, organe non statutaire créé à l’époque par le Président –fondateur du RDC, plane toujours sur la vie du parti. Le parti, fondé le 7 février 1987 par le général André Kolingba, a vécu ses périodes troubles après la décision du 13 janvier 2010, lorsque le Collectif des Forces du Changement a décidé de geler la participation de ses membres aux travaux de la Commission Electorale Indépendante (CEI). M. Gabriel Goloumo, président du Directoire, déjà contesté au sein du RDC, avait publiquement pris position et claqué la porte de l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN). En élection libre, n’appartenant à aucune entité, M. Goloumo ne pouvait siéger à la Coordination Nationale de la CEI et dans les comités locaux. Malgré les tentatives de rapprochement faites à l’époque par le Médiateur de la République, Mgr Paulin Pomodimo, en présence de M. Elie Ouéfio, ministre de l’Administration du Territoire, le Rassemblement Démocratique centrafricain n’a pu reconquérir sa place au sein de la CEI. Et pourtant, entre-temps, le Bureau Politique Provisoire du RDC a porté son choix sur Me Fleury Otto pour le représenter à la Commission Electorale Indépendante.
Une rencontre de clarification Le Directoire du RDC, faisant désormais partie de l’histoire passée du RDC, le nouveau directoire du parti, accompagné du Coordonnateur de l’UFVN, a rencontré le vendredi 18 juin 2010, le ministre intérimaire de l’Administration du Territoire, le général Jules Bernard Ouandé. Le président du Bureau Politique Provisoire du RDC a effectué cette démarche en vue de désigner son représentant à la CEI, dont le poste est resté vacant jusqu’à lors. Curieusement à cette rencontre, une délégation du Directoire national du RDC, qui n’a plus de légalité, encore moins de légitimé, était présente. Beaucoup de militants du RDC ont vu en la présence de M. Gabriel Goloumo à cette audience une manœuvre du pouvoir, qui tenait de récupérer le RDC par M. Goloumo interposé. Depuis la mise en place du Bureau Politique Provisoire, le Rassemblement Démocratique centrafricain a retrouvé sa place au sein de l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) et du Collectif des Forces du Changement. Malgré le décret présidentiel, dans lequel le nom de M. Gabriel Goloumo ne figurait pas, ce dernier continuait à avoir des attaches avec la Commission Electorale Indépendante. A l’issue de la rencontre du vendredi 16 juin 2010, le ministre intérimaire de l’Administration du Territoire a décidé d’adresser une lettre au président de la CEI, le pasteur Joseph Binguimalé, pour attirer son attention sur le non-respect des décisions présidentielles. Le statu quo est toujours de mise et, peut-être la prochaine rencontre du RDC et de l’UFVN avec le général Jules Bernard Ouandé ouvrira la voie à une issue heureuse. Situation difficile sur le terrain Toujours inquiet de sa place dans le paysage politique centrafricain, le Rassemblement Démocratique centrafricain (RDC) a convié ses cadres à une réflexion profonde en vue d’asseoir le parti pour les échéances qui l’attendent. Trois points essentiels ont été inscrits à l’ordre du jour de cette assemblée générale à savoir, le Congrès, les Elections et la vie du Rassemblement Démocratique Centrafricain. De l’analyse faite par M. Sioké Renaldy, le RDC éprouve en ce moment beaucoup de difficultés sur le terrain, car ses structures sont pratiquement inexistantes dans les provinces. Ce dysfonctionnement est dû aux différentes crises vécues par le pays et surtout la chasse à l’homme organisée après les événements du 28 mai 2001. Seules la mise en place des structures dans l’arrière –pays et la redynamisation des rares qui existent encore permettront de désigner les délégués au Congrès et de désigner les candidats du RDC aux prochaines élections législatives. Au cours de cette assemblée générale, dirigée par M. Joseph Pingama-Modo, les cadres du RDC ont focalisé leurs réflexions dans le cadre de la vie de leur parti, sur les éléments accompagnateurs à savoir les finances, les moyens logistiques et les ressources humaines, qui pourront permettre à leur parti de reprendre sa vie d’antan. Des groupes thématiques ont été mis en place pour mieux approfondir les réflexions. Madimba -Nimba
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Samedi 26 Juin 2010
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