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LE REGIME DE BANGUI BAFOUE LES DROITS HUMAINSLa République Centrafricaine est en train de traverser les moments les plus difficiles de son histoire. Aujourd'hui à Bangui, les leaders politiques de l'opposition, les défenseurs des droits de l'Homme, les hommes des médias privés et indépendants connaissent tous les maux de ce monde, dans un pays dit démocratique. On y pratique les pires violations des droits humains. Des personnalités traquées, menacées d'arrestation ou de mort, menaces de censure ou d'interdiction d'exercice proférées à l'encontre de certains organes de presses indépendantes par les dignitaires du pays. Pour ce qui est des menaces sur des personnalités, les défenseurs de droits l'Homme en sont principalement victimes ainsi que les hommes des médias. Il est fait interdiction aux défenseurs des droits de l'Homme de dénoncer les comportements mesquins des hommes en tenues sur les paisibles citoyens, les mesures anti sociales prises par les autorités de Bangui. Les dignitaires du pouvoir de Bangui ont mis en place des systèmes savamment organisés pour traquer ces personnalités, contraint de vivre dans la clandestinité. Depuis un certain temps, le pouvoir de Bangui ne cesse d'adresser des mises en garde à l'encontre de certains organes qualifiés de radio ‘‘Mille Collines'', à l'exemple de la radio qui avait contribué au génocide rwandais de 1994. Les responsabilités des malheurs que connaît le pays sont rejetées sur ces organes. Cette attitude du gouvernement démontre de sa volonté de museler la presse écrite et indépendante, qui ne fait que son travail de communiquer les informations au peuple centrafricain épris de paix et qui aspire au bien-être. Une fois de plus, l'interdiction de la tenue d'un meeting syndical et le siège de la bourse de travail pourtant protégé par les textes de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) démontre du manque de dialogue entre le syndicat qui préfère utiliser les moyens muscler pour gérer le pays. Dans la foulée de ses mesures contraire à un Etat démocratique, le chef de l'Etat a sollicité des députés une loi d'habilitation qui lui est accordée afin de légiférer par ordonnances sur une période de trois mois. Cette vote s'est faite malgré une motion de non lieu déposé par les partis de l'opposition qui estiment que, le gouvernement dispose d'une large majorité à l'Assemblée et que l'on est pas dans un Etat d'exception pour prendre de telle mesure, contraire à l'idéal démocratique. Avec le vote de cette loi, la RCA traverse les plus durs moments de son histoire. On a assisté aux dérapages des forces de défense, qui ont assassiné un militaire constitué prisonnier dans le local de SRI version de la police politique dans le pays et leur intervention musclée au quartier Gobongo avec un bilan de 4 morts. En plus, on signale des exactions de ces mêmes forces de défense sur les paisibles populations du nord : cas d'exécutions sommaires, d'arrestations et des pires humiliations sur des hommes et femmes, accusés à tort ou à raison de complicité avec les bandes armées qui opèrent dans la région. A titre d'illustration, la population de Bossangoa non seulement vit sous la terreur des éléments de la garde présidentielle mais, est contrainte à regagner le lit tôt à l'exemple des animaux domestiques à la tombée de la nuit. Ces différents cas de figure ci-haut cités, montrent à suffisance les dérives dictatoriales des tenants du pouvoir de Bangui. Les exactions commises depuis le sursaut patriotique du 15 mars, par les ex-libérateurs et les éléments de la sécurité présidentielles, sont restées jusqu'à ce jour impunies. Quelque fois, la procédure judiciaire est engagée mais, bloquée pour des raisons non élucidées. Les ex-libérateurs trouvent le malin plaisir de se moquer devant la barbe des magistrats, sachant que les sanctions prononcées ne seront pas exécutées. Tous les abus sont permis, agressions, menaces avec arme au poing, troubles de circulation publique, utilisation de la force pour extorquer des sous aux particuliers, obstructions aux agents publics dans l'exercice de leur fonction, exécutions sommaire et arrestation font partie des panoplies des actes posés par les ex libérateurs et éléments de la garde présidentielle. Il faut dire qu'au niveau de Bangui, la population est en train de penser à un retour à la loi de Talion. C'est dans ce sens que travaillent les professionnels des médias, les leaders syndicaux et les défenseurs des Droits de l'Homme sans oublier tous ceux qui sont épris de paix dans le pays de Boganda. Vendredi 27 Janvier 2006
Divine Tékoro
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