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ECONOMIE
LE SECOND PROGRAMME POST-CONFLIT FMI DEBLOQUEUne aide financière de 10 millions de dollars soit environ 6,5 milliards de F CFA est octroyée à la République Centrafricaine par le FMI dans le cadre du second programme post-conflit dont l’accord avait été signé en Novembre 2005. Ce geste, bien qu’insuffisant face aux multiples problèmes que doit résoudre le pays, est néanmoins salutaire pour la RCA. Car, elle permettra au gouvernement une bouffée d’oxygène en vue de faire face à ses multiples problèmes. Mais il va se poser certainement le problème de choix des secteurs prioritaires à considérer dans la répartition de cet argent. Faille-t-il l’orienter à la résolution de l’épineux problème des salaires ou penser à des investissements dans le cadre des réformes engagées pour remettre l’économie du pays en ordre ? A titre de rappel, et selon les experts du FMI et de la Banque mondiale, l’accord du second programme post conflit à la RCA a été motivé par les résultats positifs enregistrés dans le cadre de l’assainissement des finances publiques et surtout la réduction sensible de la masse salariale, suite au contrôle paiement. Cependant, les experts avaient spécifié que la croissance économique en Centrafrique devait s’appuyer principalement sur le secteur diamant, le secteur forestier tout en prenant en compte le secteur industriel. La mission avait encouragé les autorités centrafricaines à renforcer les capacités de recouvrement des recettes publiques pour permettre à l’Etat de faire face à ses obligations. Que ce soit la poursuite des opérations d’assainissement des finances publiques et du renforcement des capacités de recouvrement des recettes de l’Etat, que ce soit les investissements à envisager dans les secteurs diamant, forestier ou industriel tels que pensés par les experts de la communauté financière internationale, que ce soit la question des arriérés de salaires qui constitue une épine dans les pieds du gouvernement, il va se poser à celui-ci un problème de choix de la priorité urgente dont la satisfaction puisse désamorcer le danger d’un soulèvement social qui plane sur le pays. A mieux voir, l’octroi de ces fonds n’offre pas une solution miracle au pays qui doit compter plus sur ses propres efforts. Ces efforts doivent puiser leur source dans la volonté d’une bonne gouvernance et d’une gestion transparente des aides que les partenaires au développement octroient au pays. Il n’est plus question des dépenses qui tendent à renflouer les poches des dirigeants tels les frais de carburant affectés à des responsables qui n’ont même pas une mobylette et qui se les dilapident. La rigueur doit être de mise dans la répartition de cet argent. D’ailleurs, lors des accords de principes signés en Novembre dernier, les bailleurs de fonds ont ouvertement déclaré qu’il reste beaucoup à faire pour sortir le pays de l’ornière et que la bonne gestion des fonds octroyés sera la condition sine qua non de la poursuite du programme. Comme pour prévenir toute déviation, les lignes de dépenses et les montants respectifs alloués ont été prédéfinis dans le protocole d’accord de l’aide budgétaire exceptionnelle octroyée par la France. Même si cela parait normal, il y a en dessous, une manière de remettre en cause la bonne volonté et la capacité des centrafricains à assurer une gestion saine et convenable. Toutefois, cela constitue un signal fort et un appel à l’endroit du gouvernement pour la mise en œuvre de la bonne gouvernance qui devient une nécessité urgente. Grand. Petit-Jean
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Jeudi 2 Février 2006
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