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LES DOCTEURS AU CHEVET DE L'INSTITUT SUPERIEUR DE DEVELOPPEMENT RURAL DE M'BAÏKI
Depuis le 21 Décembre 2005 le fameux comité interministériel de travail sur la formation s'est tenu au sein de l'Université de Bangui. Ce comité de travail interministériel regroupe outre le Recteur de l'Université, président de la commission, M. Luc Wenezoui Dr. en Géographie rurale, ingénieur agronome, le Directeur Général de l'enseignement Supérieur, le directeur, le directeur des études (deux vétérinaires) et l'intendant de l'ISDR pour le compte du ministère de l'enseignement Supérieur, le directeur général de l'institut centrafricain de recherche Agronomique ( ICRA ) Dr. en phytopathologie, ingénieur agronome, deux agronomes représentants, le Ministère de la promotion du monde rural, deux ingénieurs forestiers délégués du ministère de l'environnement et des eaux - forêts chasse et pêche. L'ordre du jour de cette rencontre des sommités de la science agronomique, vétérinaire et forestière porte sur:
1°/ la prise de contact 2°/ l'état des lieux de la formation agronomique, vétérinaire et forestière à l'ISDR 3°/ les propositions d'améliorations. 1-Une querelle de procédure. Par cet arrêté ministériel, l'autorité gouvernemental en charge de l'enseignement tente de prouver la prise de conscience de la gravité de la crise de l'enseignement agronomique vétérinaire et forestier dont les journaux ont largement relayé les incidents les plus marquants ces dernières années. Il met donc en commun l'expérience accumulée des principaux gestionnaires du système de la formation agronomique vétérinaire et forestier de ces vingt dernières années, attachés à la réussite du mandat présidentiel en cours pour s'autocritiquer et sortir de l'ornière. Démarche courageuse quoique tardive que de faire le point sur les erreurs du passé. La lenteur du débat à entrer dans le vif du sujet (trois jours passés à discuter sur le contenu des textes constitutifs de la commission) fait douter sur la capacité de cette éminente commission à expurger les vieux démons du sabotage de la formation des cadres des services aux producteurs ruraux. D'ores et déjà beaucoup se demande si cette commission fait double emploi avec le Comité d'Orientation et de Supervision des Etudes (COSE) à l'ISDR ou le remplace sans texte abrogeant le premier. D'autres suggèrent que la différence tient au champ d'investigation plus large du nouveau comité interministériel sur la formation qui aurait à charge d'évaluer les autres institutions et programme de formation du Collège technique de développement Rural CTDR de Ngoulinga, des centres de formation professionnel Agricole CFPA (formation continue), de l'enseignement privée agricole du secondaire, le certificat d'Aptitude Professionnel CAPA aux métiers des professeurs de lycée agricole (ENS), le diplôme Universitaire de technologie DUT dans l'esprit de nombreux participants la confusion n'est pas encore levée après trois jours de discussion. II DES STRUCTURES DELIQUESCENTES Au delà de l'épilogue sur les rapports délétères existant entre certains cadres de ces institutions de formation, il y a la dimension structurelle de la crise que ne peut masquer plusieurs décennies d'impunité, de clientélisme dans les avancements en grade et les nominations aux fonctions administratives. Après plusieurs années de mauvaise gestion le collège technique d'Elevage de Bouar (CTE) a été fermé sur recommandation du programme de la Banque Mondiale pour le développement d'élevage dans l'Ouest. La gestion de la ferme y aurait laissé une ardoise de quarante millions de FCFA que les cadres désignés sur la base de clientélisme politique au sein du ministère du développement rural de l'époque n'aurait pas pu justifier. Son rôle à cette époque avait déjà été réduit à celui de centre de recyclage des vulgarisateurs et de formation à la carte de néo ruraux. La Banque Mondiale avait jugé le niveau en Zootechnique insuffisant des vétérinaires. La formation initiale des infirmiers vétérinaires y avait été supprimée du fait de l'inadéquation des programmes mais surtout du refus de l'intégration dans la fonction publique. Le collège technique de développement Rural de Ngoulinga après la suspension du programme d'appui par l'organisation mondiale pour l'alimentation (FAO) à continuer à fonctionner gérer par des cadres nationaux Cahi–cahin. La-bas également les nominations de complaisances fondées sur des alliances tribalo-politiques ont transformé ce collège à une fabrique d'agents qui ne vulgarisent plus aucune technique de production moderne. L'hétérogénéité du niveau de recrutement des élèves et des enseignants, l'absence d'enseignements permanents sur le site du niveau BTSA ou ingénieur, la proportion écrasante d'enseignants extérieurs (vacataires), l'absence d'internat digne de ce nom, de bibliothèque, ont contribué à créer un climat où la fraude aux examens et le détournement des bourses des étudiants étaient monnaie courante. Les centres de formation professionnelle (CFPA) existent du moins formellement dans l'organigramme du ministère de l'enseignement. La liste de ces centres publics de formation continue à finalité professionnelle agricole, les programmes mises en œuvres ne sont pas disponibles au sein de ce service cité. Pourtant Dieu seul sait si dans ce pays les cadres n'ont pas trouvé goût à ce nouveau rite, de séminaire - ateliers de formation organisés par divers projets de développement en zone rural. Des indicateurs quantitatifs des performances de ce service tant financier que technique font cruellement défaut. Pour remédier à cette carence en formation et gestionnaire des établissements agricoles, le ministère de l'enseignement créa Certificat d'Aptitude Professionnel aux fonctions des professeurs de lycée et de collège agricole (CAPA) qui fut provisoirement héberger au sein de l'Ecole Normale Supérieure (ENS) à l'Université de Bangui ouvert aux (BTSAE) Brevet de techniciens Supérieur en agriculture et en élevage, BTS santé animale Brevet de technicien Supérieur de santé animale, BTS Eaux-Forêts, licence et maîtrise en science de la nature CB, BG, PCB. Ce cycle habituellement court 1-2 ans dans le système français, propose en RCA de former en trois années des professeurs de lycée agricole. Du point de vue de la durée des études se serait une formation proche de celle des ingénieurs de travaux agricoles. La pâle copie des programmes de formation de l'ISDR par les collaborateurs extérieurs à l'établissement, vacataires fonctionnaires dans les divers ministères utilisateurs, ne fait pas le larron. Les cours demeurent théoriques sans application pratique en phytotechnie, zootechnie, ou foresterie. Les matières fondamentales, Botanique, Biologie animale, Physique, manquent aussi de travaux pratiques en dépit de leur proximité de la faculté des sciences. Le centre de formation, sans budget spécifique, si ce n'est la ligue budgétaire des heures de vacations, forment des chômeurs pour la fonction publique ou le secteur privé. Les stages de fin d' étude effectués au CTDR sans la supervision de formateurs de haut niveau n'ont pas amélioré la qualité des programmes de cet établissement. Les meilleurs élèves du BTS de l'ISDR utilisent cette filière de formation pour rentrer sur titre équivalence Maîtrise en science de la nature, en filière ingénieur. Cette passerelle les dispense d'un diplôme universitaire de technologie que le ministère sur proposition de la direction des études de l'ISDR, institua comme année préparatoire au diplôme d'ingénieur d'agronomie générale. Dans le système français il existe une hiérarchie des diplômes et des institutions qui les délivrent, fondée sur la qualité des programmes de formation et de niveau de sélection exigé au recrutement. Cette double exigence expliquera l'absence de chômage pour les diplômés des institutions les plus côtées. Dans cette chaîne de cotation, le DUT ferme la queue des diplômes après le BTS, précédé par le diplôme d'ingénieur des travaux qui lui même est devancé par le diplôme d'ingénieur d'agriculture et d'agronomie. Cette inversion de valeur risque de couper toute possibilité d'admission dans une école d'agronomie aux malheureux titulaires de ce faux passe droit. Toujours est–il que le contenu de ce supposé DUT n'est en rien technologique ni proche des minima exigé pour les classes préparatoires aux grands écoles d'agronomies (math sup–bio, math spé). Les programmes de mathématiques sont superficiels, pas de géométrie analytique, pas d'analyse supérieure, le volume horaire réduit à 80 h au lieu de 240 heures. Les programmes de physiologique animale et végétale sont réduits (120 h au lieu de 2 x 320 heures) et excluent des pans entier de ce renforcement des connaissances de bases en croissance, lactation, embryologie, milieu hydroponiques… En fait, une pure perte de temps pour les étudiants de niveau hétérogène puisqu'on y retrouve des fonctionnaires ayant quitté les bancs de l'école avec le niveau (BEPC) et pour les enseignants vacataires qui revoient revenir des élèves exclus du programme de la faculté de sciences par pour des échecs successifs. Ceci fait que le programme d'ingénieur nouvelle formule ou 3e génération imposé par le lobby à la direction de l'ISDR et aux ministères de tutelle n'innovent en rien du tout. L'élévation du niveau de recrutement n'est qu'une parodie puisque vous y retrouvez des étudiants incapables d'écrire un rapport de stage sans y laissé 35 fautes d'orthographes et n'ayant pas assisté aux cours fondamentaux énoncés plus avant. Le contenu des programmes techniques est une pâle copie du programme précèdent avec le nombre d'heure de travaux pratiques en moins et des enseignants qui ne sont plus obligatoirement agronomes de formations et diplômé de troisième cycle universitaire. Cela se traduit par la désincarnation des programmes de formation qui se voulaient professionnalisés. Les zootechniciens terminent les cours d'alimentation sans savoir calculer une ration, sans avoir fait une fécondation in vitro. Les phytotechniciens terminent sans savoir doser un insecticide, ni l'avoir pulvérisé une fois sur une plante ou avoir réalisé un épandage d'engrais ou de fumier adéquat. Le cours de science de sol ne se termine pas par le dosage de l'azote ou de phosphore ou calcium dans le sol. Les économistes n'ont pas pu auditer une seule entreprise agricole ou d'élevage ni calculer un coût de production d'un planteur de coton ou de café. Bref c'est l'abrutissement en chaîne depuis une vingtaine d'années. 3 – La déconnexion formation-emploi et formation-recherche La formation agronomique ne débouche plus sur l'emploi. Les raisons d'austérité budgétaire, sous les injonctions du FMI/BM ont précocement fermé la porte de l'emploi dans le secteur public à ces martyrs de ces politiques d'abrutissement successives des cadres aux services des producteurs ruraux. Le principal employeur du pays, l'Etat, prenant conscience sous la contrainte de la conditionnalité de l'aide au développement de ses mauvaises performances, recommande l'émergence des employeurs dans le secteur privé. L'état oublie par ailleurs qu'il avait absorbé par la force des politiques des régimes autoritaires précédant les mêmes entreprises du secteur rural. Les ayant mal gérées, celles-ci ont fait faillite ou traînent comme des boulets aux pieds, des déficits budgétaires atténués par un recours à un surendettement auprès du secteur bancaire interne ou des fournisseurs. La diminution des entreprises agricoles privées combinée au licenciement économique dans les entreprises publiques n'offre pas cette alternative. L'absence de mesures particulières d'incitation et d'accompagnement de jeunes diplômés de l'enseignement agricole, forestier et vétérinaire ne les encourage pas à se lancer comme des pionniers ou nouveaux martyrs, dans cette voie où d'autres ont laissé des ardoises ou perdus leur patrimoine confisqué par l'autorité publique. Sur ce point également il faut sortir de la théorie du libéralisme bêlant et concevoir une réflexion globale sur les facteurs qui garantiraient une installation des jeunes diplômés dans une pratique agricole ou d'élevage différente de celle de leur père ou grand–père et plus lucrative. Les tenants de l'anti communisme primaire dans ces divers centres de décisions, devraient proposer autre chose que le blocage des dossiers de promotion ou de formation des cadres compétents. Pour stopper tout débat sur la prétendue qualité des programmes et leur adéquation aux réalités nationales et à la mondialisation, il faut que la pratique professionnelle des diplômes valide la qualité de leur formation. Au jour d'aujourd'hui, le blocage de l'intégration dans le fonction publique, les contre-performances des diverses agences et entreprises publiques à caractère commercial et industriel mettent sur la sellette la prétendue compétence des ces collaborateurs externes (hauts responsables dans ces structures) que la direction de l'ISDR tente de substituer aux agronomes diplômés de troisième cycle, enseignants permanent à l'ISDR. L'échec des structures de l'encadrement de la production agricole ou de service aux producteurs ruraux est patent avec la chute de la production de coton et les faillites successives des structures cotonnières, celle du café et du tabac, cultures phares génératrices de 50% des recettes d'exportation. Celles des structures d'élevage (abattoirs de Bangui et de province, pharmacie vétérinaire) ne le sont pas moins ! L'autre contradiction de taille est la de connexion de la formation et la recherche agronomique. Dans le système français, à fortiori américain, japonais, chinois et russe la recherche et la formation agronomique sont liées. Chaque spécialité agronomique enseignée dans une école ou faculté est assurée par une équipe de 4-7 enseignants chercheurs de haut niveau qui sont intégrés dans les programmes de recherche nationaux de leur spécialité. Ceci explique que les faibles charges horaires de pédagogie puissent être complétées par un travail de recherche plus intense. C'est cette activité permanente de recherche qui permet à l'enseignant de tenir à jour ces connaissances scientifiques et de tester les alternatives scientifiques et techniques qu'il imagine pour le développement des sciences. C'est cette double appartenance par le statut de chercheur ou chercheur-associé par le biais de contrat entre laboratoire universitaire et la recherche agronomique ou par le statut de chercheur de droit dévolu à tout agronome ayant subi une initiation à la recherche qui renforce cette qualité des programmes d'enseignement et par ricochet des institutions de recherche agronomique. Tel n'est pas le cas en RCA où le schéma stupide actuel isole les agronomes de l'enseignement supérieur d'une structure de recherche de leur ministère de tutelle. Cette absurdité abouti au fait que sur une vingtaine de bourse de recherche accordée pour former des chercheurs centrafricains quatre seulement ont abouti à un DEA ou thèse. Ce taux d'insuccès élevé vient à point pour discréditer les critères de sélection nationaux de cette capacité à participer à des travaux de recherche ou à conduire des équipes nationales de recherche. Cette faiblesse institutionnelle explique la non reconduction des financements extérieurs et la mauvaise gestion des ressources générées par les programmes nationaux. Les critères de nominations régime après régime pêchent par ces mêmes travers. 4 – Des difficultés financières Pour cette rentrée 2006, l'intendance de l'ISDR informe ses supérieurs hiérarchiques, rectorat et ministère, de la limitation de sa capacité d'accueil ou nombre de lits disponibles dans l'internat soit 120 lits. Il est suggéré dans cette note d'information, du fait du nombre important de redoublement environ 50% des effectifs en 1er année du tronc commun et de l'option santé animale ainsi que 45% en 2è année santé animale, de ne pas procéder au recrutement de nouveaux bacheliers. Dans un même temps il est fait état d'un besoin d'augmentation de la dotation budgétaire hebdomadaire des 2 millions FCFA par semaine à 3 millions ½ FCFA par semaine pour l'année 2006. Cette exigence ne serait fondée que si le recrutement de nouveaux bacheliers augmentait les effectifs des étudiants de 66 places supplémentaires pour les BTS plus les 14 ingénieurs 1ère années qui porteraient les effectifs totaux à 200 étudiants inscrits. Ce record jamais encore égalé en terme d'inscription correspondrait aux règlements de frais de scolarité pour les nationaux et assimilés à 3.500 x 200 = 7.000.000 FCFA. Sur la base de 2 repas quotidiens à 800 F Cfa par repas et 1 petit déjeuner à 140 F Cfa par jour pris en charge par le trésor public, l'alimentation de chaque étudiant coûterait 1740 f CFA par étudiant soit 1,708 millions FCFA par semaine ou 51.240.000f CFA par an pour 200 étudiants et 30 semaines de l'année académique. Avec le refus du recrutement de nouveaux bacheliers, l'augmentation ne semble plus nécessaire. Le besoin hebdomadaire demeure inférieur aux 2 millions F Cfa par semaine jusqu'à présent débloqués. La gestion de cette somme pose plusieurs problèmes dont celles de, l'affectation de ce reliquat de 292.000 FCFA par semaine. L'année dernière sur les dix mois de l'année académique seuls 3 promotions sur les neufs soit 50% des effectifs sont restées toute l'année sur le site. Les autres ont passé 6 mois sur dix entre le SNPJ, IUGE et le Fonds Forestier. L'intendance allègue le fait que les montants promis ne sont pas versés régulièrement. Ceci expliquera que recours périodique a une dette auprès des fournisseurs qui à ré-atteint le niveau élevé de 5 à 10 millions FCFA qui provoqua le limogeage de l'administration précédente (Directeur et intendant compris). Avec cette dette auprès des fournisseurs s'ajoute des créances non recouvrées auprès des étudiants pour les loyers et les tickets de repas et certains vacataires pour les repas qui s'élèveraient a plusieurs millions. Cette accumulation des créances non recouvrées s'expliquera par la présence de près de 50% des étudiants non boursiers sur le campus du fait des échecs successifs antérieurs ou de la limite d'âge et de l'irrégularité du paiement des bourses et frais de vacation. Toujours est–il qu'à la demande de l'ex président renversé par un putsch militaire, le 1er ministre Anicet Doléguélé, suite à sa visite à l'ISDR avait estimé après concertation des enseignants, étudiants et personnel d'appui, la répartition de ces versements budgétaires à 1,5 millions pour le restaurant l'éclairage, la cité universitaire et 0,5 millions FCFA pour l'entretien des bâtiments équipements de salle de classe et diverses dépenses de fonctionnement dont les travaux pratiques sur la ferme. Cette visite dans le temps devait avoir redonner les moyens d'une relance du fonctionnement de l'institution comme à sa plus belle époque. Il n'en a rien été ! La dégradation des salles de classe, de la cité universitaire, des logements des enseignants et des véhicules de service s'est aggravée. La fierté d'être le seul établissement de l'université à disposer de 5 véhicules administratifs dont 2 bus de 18 places et 3 pick Up s'est évanouie du fait des pannes immobilisant la moitié du parc automobile. De la ferme agricole il ne reste que les murs. Les 3 tracteurs remis à neuf par les crédits de la coopération française 2 massey fergusson 165, et 135, et un sukoï don de l'ex URSS ont été vendus en 1990 dans l'espoir d'en acquérir des nouveaux modèles qui se font attendre. Les étudiants se plaignent de l'absence de travaux pratiques et des enseignements trop théoriques. La répartition des allocations de recherche par enseignants est inégale. Sur les 13 présents sur le site, 4 seulement ont bénéficié d'une allocation de stage ou de recherche. En dépit de cela aucun article scientifique n'a été publié ni au niveau de l'ISDR ni dans une revue scientifique internationale ces 18 dernières années. Tels sont succinctement élaborés les caractéristiques d'un établissement, le plus beau fleuron de la francophonie africaine, qui se meurt ! Avec 13 salles de classes dont trois ont été affectées a l'école primaire du personnel de l'ISDR, la capacité d'accueil semble sous utilisée. Les dix salles restantes peuvent contenir des effectifs variables entre 20 à 47 places comme ce fut le cas pour quatre salles sur les dix, de l'année dernière. Il subsiste néanmoins le déficit de 80 lits d'une place, de mousse, de couverture et drap. Ainsi que de table individuelle et chaise pour équiper ces salles. Le régime précédent croyait avoir résolu ce problème en affectant un compte d'investissement du budget national la valeur de 110 millions de FCFA au profit de l'ISDR. Les dénonciations réciproques des divers membres de l'administration de l'ISDR ont conduit à l'ouverture de deux enquêtes de l'inspection d'Etat gestion Zanga - Mokondji – Kozongba, puis Ndodet et gestion (Namkosserena – Ali Amara – Mborohoul - Yamaté) demeurées sans suite. L'affaire M'boukoulida - Mokondji, et Mokondji - étudiants ingénieur de l'ISDR auprès du tribunal de Mbaïki et Etudiants Ingénieurs de l'ISDR – Mokondji auprès du Tribunal administratif témoignent de cette gestion ruineuse, émaillée d'abus de pouvoir, d'erreurs d'appréciation et d'injures publiques. Ces scandales répétés depuis 16 ans n'enlèvent pas aux intéressés, leur assurance d'être impunis et les incitent à multiplier les affronts verbaux et abus d'autorité ! Comme le dit un adage chinois : sous le vent, le roseau ploie mais ne rompt point ! Mercredi 28 Décembre 2005
WALLOT Joël – Yvon Ingénieur d’Agriculture ISDR 84 Diplôme d
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