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LES EX LIBERATEURS FONT TREMBLER



La population de la capitale, notamment celle des quartiers Nord de Bangui : Boy-rabe, Foûh et Gobongo tremble et continue de trembler. Elle a tremblé tout le long de la mi semaine. D'ailleurs, elle avait tremblé sous le régime de Patassé. Elle continue de trembler sous le changement du général Yangouvonda. Que doit-on faire ? Qui sont exactement ces ex-libérateurs qui font bouillonner la marmite Centrafrique ? Ont-ils seulement un chef ? Si oui, où se cache-t-il pour ne pas leur parler ?
L'incontournable situation sécuritaire qui prévaut dans le pays d'Afrique Centrale, justement situé au cœur même de cette Afrique d'insécurité, pousse plus d'un analyste à redouter un climat pour le moins malsain juste au lendemain de ces élections tant appréciées par la communauté nationale et internationale. Et pourtant, les heureux élus sont là et refusent de prendre la mesure combien grave de la crise pour agir en conséquence. Leur silence fait davantage trembler.
Personne ne veut que la Centrafrique s'enlise davantage. Pas surtout les journalistes qui aspirent travailler dans un climat de paix et de sécurité. Mais l'aggravation de l'insécurité tant à Bangui que dans l'arrière pays n'incite pas à l'optimisme. On aurait tort sans doute d'affirmer tout haut que la sécurité et la paix sont rétablies à 80% depuis le 15 Mars 2003.
La problématique des coupeurs de route qui adorent qu'on les appellent « zaraguinas » leur nom fétiche, celle des ex libérateurs qui défraient la chronique ressurgissent à tout bout de chemin vers la sécurité et la paix et font trembler au point qu'il faut avoir une forte constitution morale, psychique, avoir du cœur et de l'esprit pour résister et cohabiter avec de telles situations.
Si les Centrafricains arrivent tant bien que mal à s'en habituer, les bailleurs de fonds, les investisseurs auront-ils la volonté et la capacité d'en faire autant ?
Attention, l'insécurité et l'absence de paix chassent l'argent et le peuple Centrafricain en a besoin pour le développement du pays. Gouvernants, la balle est dans votre camp pour la question de sécurité et de paix que réclame le peuple.


Vendredi 06 Janvier 2006
La rédaction
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