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ECONOMIE
LES OPERATEURS ECONOMIQUES S'ENTRETIENNENT SUR LA CREATION DU CGADans le cadre de l’évaluation et de la création d’un Centre de Gestion Agréé (CGA) en Centrafrique et suite à la mission de prise de contact et d’échanges avec les différentes entités du pays, MM. Jacques Colibert et Bertrand Kemba ont rencontré le lundi dernier les responsables des différents départements concernés par ce projet et les acteurs économiques intéressés. L’objectif de cette rencontre était d’informer les différentes parties sur la nécessité de la mise en place de ce centre de gestion qui mettra en relation les entreprises, la collectivité et l’administration étatique. Il s’agit également de situer les représentants des différents départements administratifs et les opérateurs économiques sur les avantages que chacun pourrait tirer par la mise en place de ce centre. Concernant le Centre de Gestion Agréé (CGA), les conférenciers ont mis l’accent sur le fait que ce projet servira à relancer l’économie nationale en mettant à la disposition du pays des compétences, faire développer une économie artisanale, de l’informel au formel et permettre aux entreprises d’avoir des bases statistiques et économiques fiables. Il faut noter que le CGA est une structure qui a fait ses preuves en France et expérimenté au Mali. Pour l’Expert Comptable Bertrand Kemba il est nécessaire de faire transposer cette expérience et l’adapter aux réalités centrafricaines. De ce fait, des études sont menées et des échanges avec les différents partenaires pour recueillir leurs avis sont nécessaires. Le point de vue de chacun servira à la mise en place d’un cadre juridique adapté à la réalité du pays. La création du CGA en Centrafrique permet de développer le partenariat avec les autres partenaires et rendre performant les entreprises nationales tout en tenant compte des avis de la diaspora centrafricaine et de leurs projets. L’autre but de ce projet c’est de développer la transparence dans la gestion, mettre en place un cahier de gestion et un rapport de gestion et permettre aux entreprises de bénéficier d’un avis de caution pour accéder à d’autres services. Le partenariat se situe dans le cadre de la formation et d’échanges au niveau sous régional et multinational. L’idée, c’est de créer une structure, montée sous forme d’association avec des partenaires économiques. De ce fait, on amènera tout le monde à adopter une comptabilité. La mise en place d’une comptabilité peut concourir aux avantages des entreprises du fait qu’elles sont obligées parfois de verser des TVA en surplus. Les débats qui ont suivi cette rencontre ont tourné autour de comment faire adapter cette expérience en Centrafrique, ce que ce projet peut rapporter à l’Etat et comment faire adhérer tous les opérateurs économiques et surtout ceux de l’informel à un processus qui conduit vers le formel. Rappelons que l’implantation de ce projet dans le pays, arrangerait beaucoup de choses. Car, certains opérateurs économiques exercent dans l’informel et de ce fait ne peuvent bénéficier de certains avantages. Le projet prévoit la mise en place de microcrédit aux bénéfices des entreprises qui adhéreront à ces centres de gestion. Les centres doivent gérer et servir de relais entre les décideurs et les opérateurs économiques les informations nécessaires et faciliter l’implantation ou la création des nouvelles structures. Il faut signaler que la rencontre de lundi n’a pas mobilisé assez d’opérateurs économiques qui ont brillé par leur absence inquiétante. Modeste J. Poubalandji
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Mardi 7 Février 2006
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