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LES RETRAITES HAUSSENT LE TON

Lors d'une Assemblée Générale tenue a Bangui le 15 avril 2008, les fonctionnaires retraités avaient donné mandat à certains des leurs pour rencontrer les autorités politiques et diplomatiques au sujet de leurs difficultés, du cumul des arriérés de pensions, qui en plus fait l'objet d'une certaine ségrégation dans leur paiement.



Suite à ces contacts, les retraités se sont réunis pour faire le point de la situation. Les fonctionnaires retraités ont constaté avec émoi la négligence des textes par les autorités. Le font-elles par ignorance ? Ou dans le dessein de nuire ? Selon les textes, les pensions sont insaisissables. Or, les retraités ont constaté que le gouvernement les fait geler. Pour éviter ces désagréments qui peuvent gravement porter préjudice aux retraités, ces derniers ont décidé de mettre les textes conséquents à la disposition du gouvernement pour leur meilleure application.

Paiement des pensions sans distinction
Lors des différentes rencontres avec les autorités, les représentants des retraités ont été reçus par le Premier Ministre, M. Faustin Archange Touadera. Ceux-ci ont loué la compréhension et l'affabilité de l'accueil du Premier ministre, qui a déclaré aux représentants des retraités qu'il partage leur préoccupation et a souhaité, qu'il soit mis à sa disposition des propositions concrètes, afin que le gouvernement cherche les voies et moyens d'y remédier. Les retraités, qui ont commencé à percevoir leurs pensions, totalisent à ce jour près de 19 trimestres de pensions des régimes Patassé et Bozizé. Dans les doléances qui seront soumises au gouvernement, les autorités exigent le paiement des arriérés de pension aux retraités tant civils que militaires sans distinction aucune. Ils s'insurgent contre la suppression des avances qui étaient faites naguère aux retraités lorsque ceux-ci rencontraient des problèmes sociaux (maladie et décès). Selon les retraités, les autorités semblent reléguer aux oubliettes l'une de leurs exigences primordiales qui est la mise en application des textes concernant la Caisse Autonome des Pensions. Cette institution, si elle venait à voir le jour, permettrait a l'Etat de souffler car, les pensions seront gérées de manière plus orthodoxe.

Traitement de dossiers en souffrance
Les fonctionnaires retraités souhaitent que le ministère des Finances, chargé de délivrer les carnets de pension, fasse preuve d'un peu de rapidité dans le traitement des dossiers des fonctionnaires admis à faire valoir leur droit à la retraite. Certains dossiers traînent aux services des pensions depuis plus de cinq ans sans que les ayant droits n'entrent en possession des carnets de pension. Le ministère des Finances, seule institution habiletée a faire passer les commandes de carnets de pension, traîne les pas et les demandes s'accumulent. Cette situation est préjudiciable a bon nombre des retraités qui sont morts sans avoir touché un seul franc alors qu'ils sont retraités depuis des années. Il y'a une grogne latente au sein de la communauté des retraités qui risque de déboucher sur une véritable crise. Les retraités ont souhaité que ce dossier doit être pris en main par le Ministre des Finances pour que les ayant droits entrent en possession des carnets de pension dans un délai raisonnable. Toute la vague des retraités, pratiquement épurés de la Fonction Publique par le gouvernement Doté, sur recommandation du Fonds Monétaire International (FMI) croupit sans ressources et sans carnets de pension.

Enfin dans leurs doléances, les retraités exigent une revalorisation des pensions dont certains montants sont vraiment dérisoires et ne permettent pas d'acheter un sac de manioc. Le coût de la vie, ayant pris l'ascenseur, les retraités, avec la modicité de leurs pensions, croulent sous le poids de la vie qui est devenue extrêmement difficile ces dernières années. Avec la prise de conscience de leurs souffrances, les retraités risquent de constituer à la longue, une épine dans les pieds du gouvernement.



Mardi 29 Avril 2008
Dinawade Makambo Junior
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