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LES RIDEAUX SONT TOMBES SUR LA FORMATION DES ARTISTES EN PROTECTION ET GESTION DES DROITS D'AUTEURS



Le séminaire organisé par le ministère de la Jeunesse, des Arts et de la Culture en partenariat avec l'Organisation Mondiale et de la Propriété Intellectuelle (OMPI) et la Confédération Internationale des Sociétés d'Auteurs et Compositeurs (CISAC)sur la Protection et la Gestion des droits d'auteurs et des droits connexes a clos ses travaux hier jeudi 26 janvier 2006 dans la salle de conférence du Comité National Olympique Centrafricain (CNOSCA).
Trois discours ont ponctué la cérémonie de clôture. Il s'agit notamment des discours de M. Ouattara, représentant du directeur général de la CISAC, de M. Séry Koré, représentant du directeur général de l'OMPI et du ministre de la Jeunesse de Sport des Arts et de la Culture M. Désiré Nzanga Kolingba. On notait également à cette cérémonie, la présence du ministre du Commerce des Petites et Moyennes Entreprises Mme Béatrice Epaye
Trois jours de formation ont permis aux artistes centrafricains de s'imprégner des normes internationalement reconnues pour asseoir une structure dynamique de défense de leurs intérêts. Ce séminaire qui a été animé par les experts venus des pays membres de l'OMPI, était destiné à donner aux artistes centrafricains des nouvelles techniques d'approche pour la défense de leurs droits selon les normes internationales. .
Dans son allocution, M. Balamine Ouattara s'est dit très heureux après trois jours de travaux intenses qui a permis aux uns et aux autres de partager et d'échanger sur des points essentiels. Il a souligné l'engagement des séminaristes qui ont activement pris part à ces journées de réflexion pour parvenir à des suggestions sur des volets importants tels que la législation, la gestion collective et la lutte contre la piraterie. Il a relevé que le gouvernement, les autorités politiques et les artistes sont déterminés à redynamiser le bureau des droits d'auteurs de la République Centrafricaine. Il a rassuré les autorités et les artistes que son institution sera toujours à l'écoute de leurs doléances pour accompagner le BUCADA sur cette voie. M. Ouattara a précisé que ce n'est qu'un premier pas qui a été fait mais, c'est tout un processus qui doit mobiliser d'énergie.
Pour sa part, M. Sery Koré a exprimé toute sa gratitude à l'endroit des séminaristes pour la ponctualité, la disponibilité et l'assiduité dont ils ont fait montre. Il a poursuivi que les artistes doivent éviter les polémiques inutiles et les contestations qui risquent de pénaliser tout le travail déjà abattu car, même les meilleurs idées n'aboutissent pas forcément a-t-il évoqué. L'expérience a toujours montré que dans ces genres de séminaire, les bonnes volontés ne manquent pas et quand on tourne le dos, il y a tellement de palabres entre les artistes et le gouvernement a-t-il déclaré. La succession des ministres à la tête du département fait que les bonnes initiatives de départ sont remises en question; et c'est tout un éternel recommencement, et plus souvent, les perdants sont les artistes eux-mêmes. Il a exhorté les artistes à beaucoup plus de compréhension, de compromis et de tolérance et leur a signifié que l'existence d'une structure de gestion est d'abord pour la défense pour leurs propres intérêts. Il les a conseillé à ne pas perdre de vue leurs objectifs et ne pas cesser de réclamer leurs droits. Pour terminer, M. Sery Koré a utilisé un dicton chinois qui dit : « Le chemin le plus long commence toujours par un pas », et a remis par la suite un document sur lequel le comité de réflexion qui est mis en place s'inspirera pour élaborer un texte aux normes internationales tout en prenant en compte les réalités du pays.
En prenant la parole, le ministre de la Jeunesse des Sports, des Arts et de la Culture M. Nzanga Kolingba a signifié que les différents thèmes débattus au cours de ce séminaire ont été d'un très haut niveau et ont répondu à l'attente des participants qui avaient un grand besoin de s'informer et de se ressourcer en vue de mieux appréhender la complexité des problèmes relatifs à la protection et à la gestion des droits d'auteurs. Il a également fait remarquer que les artistes ont une mine d'informations qui leur permettra désormais de mieux saisir les maux qui gangrènent la gestion collective des droits d'auteurs et des droits connexes en vue de prendre conscience des nécessités de leur implication dans le processus de la gestion collective. Le ministre s‘est réjoui de ce que ce séminaire ait produit une réflexion féconde concrétisée par les recommandations pertinentes qui constituent des orientations de base pour la relance du Bureau Centrafricain des Droits d'Auteurs (BUCADA). Il a précisé que le ministère de tutelle est disposé à collaborer étroitement avec les artistes pour leur promotion et de ce fait, il les a exhorté à se mobiliser pour surmonter les querelles intestines pour que le BUCADA ne soit pas une fois de plus affaibli a-t-il conclu.
En somme, les différentes commissions mises places à savoir la gestion collective ; stratégie de lutte contre la piraterie et commission juridique ont fait la lecture des recommandations et des motions de remerciements.


Vendredi 27 Janvier 2006
AR
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