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Vendredi 10 Février 2012
19:59
POLITIQUE

Le DSRP 2008-2010 à l’heure de l’évaluation

L’heure de l’évaluation a sonné pour le DSRP 2008-2010.



Le DSRP  2008-2010 à l’heure de l’évaluation
Après une descente sur le terrain et après moult rencontres avec les différents acteurs impliqués dans le processus du DSRP, les deux consultants de la Banque Mondiale, MM. Papa SEIK et MBONGOU procèdent, avec ces mêmes acteurs et invités, à l’évaluation de ce vaste programme de développement. Ainsi un atelier a regroupé, le jeudi 24 juin 2010, dans la salle de conférence de l’hôtel AZIMUT toutes les entités impliquées dans le DSRP sous l’égide du ministère du plan, de l’économie et de la coopération internationale.

Ouvrant les travaux de l’atelier, S.E. ADOUMA Raymond, ministre délégué au Plan, représentant le ministre d’Etat empêché, se dit réjoui d’accueillir les participants audit atelier et les remercie d’avoir répondu présents à l’appel. Faisant un survol historique du DSRP, le ministre ADOUMA le définit comme étant le fruit d’un consensus national sur la problématique de développement de la République Centrafricaine. Son élaboration a connu la participation de l’ensemble des parties prenantes, notamment le gouvernement, la société civile, le secteur privé, les partenaires au développement et les communautés de base et a atteint son apogée à la Table Ronde De Bruxelles le 26 octobre 2007, a-t-il poursuivi. Le DSRP est, selon le ministre délégué, le cadre de référence pour tout programme de coopération avec la communauté de bailleurs et un instrument d’affirmation du leadership national, conformément aux principes de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement. A travers ce document, le peuple centrafricain a affirmé son ambition de « bâtir une nation forte, unie et prospère devant répondre à ses aspirations profondes de paix, de sécurité et de bonne gouvernance » a-t-il scandé. L’objectif à terme est de créer les conditions d’un développement harmonieux et durable, profitable à l’ensemble des couches de la population, à travers les quatre piliers se résumant en :
- la restauration de la sécurité, la consolidation de la paix et la prévention des conflits, la promotion de la bonne gouvernance et de l’état de droit, -la relance et la diversification de l’économie, le développement du capital humain.

Des efforts de mobilisation des ressources pour le financement des actions prioritaires pour la mise en œuvre du DSRP en 2008 et 2009 ont été faits et la poursuite des réformes engagées, doublée de la reprise du dialogue et du partenariat avec la communauté internationale, ont caractérisé cette période. A la suite de la Table Ronde de Bruxelles, des annonces en appui à la mise en œuvre du DSRP, se chiffrant à 300 milliards de francs CFA sur les 750 milliards prévus, ont été faites par la communauté des bailleurs. Il est à signaler qu’une partie de ces ressources était déjà comptabilisée dans les programmes de coopération en cours avec les partenaires au développement et que l’essentiel des dites ressources devait être mobilisé à travers des programmes et projets dont il fallait préparer la mise en œuvre. Ainsi, quatre tables rondes sectorielles ont été organisées respectivement dans les secteurs de l’Education, du Commerce, Secteur privé, Intégration régionale et Emploi, Eau et assainissement et Réforme du secteur de la Sécurité (RSS). Toutes ces réformes ont permis à la RCA d’atteindre le point d’achèvement de l’Initiative des Pays Pauvres Très Endettés (IPPTE); ce qui lui a valu l’allègement du poids de la dette pesant sur les finances publiques. La mise en œuvre du DSRP 2008-2009 est une première expérience pour la RCA dans un contexte post conflit, reconnaît le ministre. Il importe donc, ajoute le membre du gouvernement, de faire le point sur ce qui a été fait en 2008 et en 2009, d’en tirer des leçons et de formuler des recommandations pour la poursuite du processus. Terminant ses propos, M. ADOUMA rappelle aux participants que le but de cet atelier est celui d’analyser les forces et les faiblesses du DSRP 2008-2009 à travers sa formulation, la mobilisation des ressources, la mise en œuvre, le suivi-évaluation, les résultats obtenus et l’impact sur la population. Il les exhorte à examiner sans complaisance, mais avec objectivité, ce qui a été fait, en formulant les recommandations pertinentes qui permettront de réaliser des progrès significatifs dans le cadre du DSRP de deuxième génération dont la mise en œuvre débutera en 2011.
Un bureau a été mis sur pied pour diriger les travaux de cet atelier qui s’étale sur deux jours et dont le déroulement s’effectue à travers des exposés, des travaux en groupes et des remontées en plénière.

Les contributions des participants et leurs recommandations permettront de rectifier le tir et d’amorcer le DSRP de 2ème génération avec sérénité.


Marcel MBOULA
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Mercredi 30 Juin 2010

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1.Posté par Gonéyo Répago le 24/07/2010 13:01
Salut Marcel
Très bon compte rendu. Je ne savais pas que tu parlais si bien le français. Au fait, pourrais-tu me filer ton mail ?
Ton frère Mathias

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