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SOCIETE
QUE DE CRIMES BANGUI VITOn n’en parlera jamais assez. La recrudescence des actes de banditisme et de braquage à mains armées continuent de faire des victimes dans la Capitale Centrafricaine.
La nouvelle victime en date est M. Benjamin Kianga, un réfugié Burundais de 26 ans arrivé en Centrafrique depuis 2002 et qui habite le quartier Ben-zvi, derrière la clôture de l’Université de Bangui. Il a été visité dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 janvier par une bande armée qui lui a d’abord raflé une somme de 580.000 F CFA avant de l’enfermer dans sa maison de location à laquelle ils ont mis le feu après l’avoir en partie arrosée d’essence. M. Kianga doit la vie sauve grâce à son courage puisque, malgré qu’il était pris par les flammes, il a du fracasser la porte pour s’éjecter dehors et se rouler par terre pour arriver à éteindre le feu qui le consumait. Ce n’est que par la suite et alertés par ses cris que les voisins ont accouru pour lui porter secours. Présentement, M. Kianga se trouve au service de réanimation des brûlés à l’Hôpital de l’Amitié dans un état critique. Si ce récit paraît anodin, il y a cependant des aspects qui interpellent.
Tout d’abord l’existence de ces bandes armées qui sévissent impunément tant à Bangui qu’en province et qui ne sont jamais inquiétés alors qu’on ne cesse de clamer fort une sécurité et une paix recouvrées à 80 %. Ces hommes armées circulent à bord de véhicules ce qui signifient que ce ne sont pas n’importe quels bandits, mais des gens assez outillés avec tous les moyens d’agir. Puis, lors de notre visite à M. Kianga dans son lit d’hôpital, ce que son frère Hassan Saleh nous a raconté dépasse tout entendement humain surtout que ces propos dénoncent avec la dernière énergie le comportement des responsables du Haut Commissariat aux Réfugiés sensé s’occuper de ces réfugiés, les abandonnent à leurs triste sort. Selon M. Saleh, la menace de violence pesait déjà fort longtemps sur lui et son frère. Ils ont alerté les forces de sécurité en l’occurrence l’OCRB qui leur aurait répondu d’aller recruter des aides de camp pour leur protection car le HCR leur donne beaucoup de sous. Au bureau du HCR, ils ont ? à maintes reprises ? sollicité une position meilleure par rapport à leur logement mais les responsables n’ont pas fait cas de cela. Depuis cette violence dont est victime M. Kianga, aucun responsable du HCR n’est allé constater son état de santé. Conséquence, aucune assistance ne lui a été apportée par cette institution humanitaire des Nations Unies pourtant en charge des réfugiés. M. Saleh, frère de Kianga nous a confirmé que très touché par l’attitude des responsables du HCR, il était allé leur faire la remarque et ils l’ont traité de malade mental qui mérite d’être interné au cabanon. C’est grâce à une femme centrafricaine de bonne volonté prénommée Jacqueline, qu’une partie des médicaments prescrits a été payée et il ne sait que faire pour le reste. L’état de brûlure de M. Kianga est sérieux. Le HCR, organisme sensé être en charge des réfugiés doit prendre ses responsabilité. Toutes les bonnes volontés sont également interpellées. Grand. Petit-Jean
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Vendredi 3 Février 2006
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