Dernièrement, des enlèvements, des rapts et d'autres actes de banditisme et de barbarie n'ont cessé de se produire dans cette commune à majorité peuhl. Un mois ne peut passer sans que l'on entende parler des enlèvements de paisibles citoyens par les bandits de grands chemins. Les populations sont contraintes à l'exil forcé et sont à la merci de la nature avec toutes les conséquences néfastes sur leur santé. Cette situation ne date pas d'aujourd'hui car, au lendemain de la prise du pouvoir du Général-Président François Bozizé le 15 mars 2003, le phénomène d'insécurité a doublé d'intensité. Les villageois du nord ne peuvent plus vaquer quotidiennement à leurs occupations. Quelques-uns qui prennent le risque de s'aventurer dans leurs champs, sont parfois capturés par ces malfrats qui demandent en retour de fortes rançons pour leur libération. Tué dans des conditions affreuses par ces bandits de grands chemins, le maire de Koui n'avait pas les moyens de payer la rançon demandée par ces derniers. Ces hors-la-loi qui agissent en toute impunité trouvent le vilain plaisir de s'en prendre à la vie de paisibles citoyens qui n'ont que leur de travail pour subvenir à leurs besoins. Depuis la mort du maire de Koui, aucune explication des pouvoirs publics n'est donnée pour situer l'opinion nationale et internationale sur les circonstances dans lesquelles ce représentant du gouvernement a été froidement abattu. Il est clair que cette disparition tragique du maire de Koui doit amener le gouvernement à doubler de vigilance pour dénicher ses malfrats dans leur dernier retranchement pour que justice soit rendue.
Montée vertigineuse du prix de la viande de bœuf sur le marché
Selon certaines informations, le maire de Koui a été kidnappé avec quelques jeunes Peulhs et pasteurs à qui on exigeait une rançon avant leur libération. Un jeune Peulh qui a réussi à échapper à la vigilance de ces bandits de grands chemins, avait informé la population sur les circonstances macabres dans lesquelles le maire de Koui a été exécuté. Selon la première version, le Peulh, qui a réussi à échapper des mains de ses ravisseurs, serait reparti sur ses pas pour farfouiller le lieu où ces bandits de grands chemins ou ennemis de la paix avaient enterré ce représentant du gouvernement. Mais la recherche fut infructueuse. Personne ne sait exactement ce qui se passe sur le terrain car, ces bandits de grands chemins, voire ennemis de la paix, semblent défier les forces de l'ordre et de sécurité qui se trouvent dans cette localité. Au regard de ce qui se passe dans la commune de Koui, les forces de défense et de sécurité et la FOMAC seraient-elles dépassées par les évènements ? Cette zone est considérée par certains comme infréquentable, parce que l'insécurité grandissante qui y sévit, ne permet pas aux personnes de circuler librement. Les Peulhs sont obligés de se diriger vers le Cameroun, parce qu'ils ne se sentent plus en sécurité. Cette fuite des éleveurs est l'une des conséquences néfastes de la montée du prix de bœufs sur le marché centrafricain. Cette flambée des prix s'explique également par le fait de la rareté de la viande de bœufs, denrée primordiale pour le Centrafricain qui constitue un mets de prédilection.
La population est abandonnée à son triste sort et continue de mordre la poussière. Une zone devenue invivable à cause de ces bandits de grands chemins qui tuent, pillent, violent les compatriotes pour des intérêts personnels et égoïstes. Le calendrier des travaux champêtres est complètement bouleversé et les conséquences ne permettent pas de faire des récoltes au moment voulu. Ce qui risque bien de contribuer à l'aggravation de la situation sécuritaire d'une population abandonnée à elle-même par les autorités politiques et administratives.