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SASSOU NGUESSO A LA TETE DE L'UA : L'AFRIQUE CENTRALE REDORE SES BLASONS




Ce n'est plus un secret. Denis Sassou-Nguesso est Président de l'Union Africaine. Ne fusse que pour un an seulement. Et cela résulte d'un consensus des Chefs d'Etat Africains. Est-ce une manière de redorer le blason de l'Afrique Centrale depuis la décolonisation ?
Cela semble être le cas. Brazzaville, a été, depuis la colonisation, la plaque tournante des décisions administratives de l'Afrique Equatoriale Française (AEF). De gaulle, n a t il pas prononcé le discours décisif de la décolonisation à Brazzaville ? Brazzaville n a-t-il pas servi de Capitale pour les grandes décisions de l'indépendance des pays d'Afrique ?
Nul doute, Brazzaville a été à l'honneur il y a plus de 50 ans. Maintenant, elle revient à l'honneur. Mais pourquoi ?
Depuis les indépendances, et surtout durant la période de la guerre froide, l'Afrique Centrale a en quelque sorte été oubliée. Plus aucune réunion ou décision d'importance n'a été prise vis-à-vis de ce sous continent, pourtant, elle a toujours été d'actualité. Sassou Nguesso est devenu Président de l'UA par consensus. Le consensus n'était pas la seule voix pour désigner le successeur de Obansajo. Mais, il a été privilégié pour trancher court aux disputes qui opposaient les Présidents Africains de l'Est à ceux de l'Ouest, du Centre et de l'Afrique Australe. La sagesse Africaine a prévalu et la désignation de Sassou Nguesso a été une manière de redorer le blason de l'Afrique Centrale longtemps oubliée.
En effet, depuis l'OUA, l'Afrique Centrale, a eu de la peine à briguer la Présidence de cette organisation. L'OUA, étant enterré, l'UA lui succède avec une Présidence tournante.
Le Congo en particulier a été mis à l'honneur deux ou trois fois.
Le choix de Denis Sassou Nguesso donne à réfléchir. L'UA, a préféré Sassou que Omar Béchir du Soudan parce qu'on reproche à celui-ci, le non respect des Droits de l'Homme.
Que ce soit Sassou, que ce soit Béchir, tous ont fait recours à la violence à travers la guerre.
Des pertes en vies humaines ont été enregistrées (environ 300 congolais dans l'affaire du Beach et plus de 300 milles soudanais dans celle du Darfour). Ce non respect des Droits de l'Homme n'est pas de nature à favoriser l'accès ni de Béchir, ni de Sassou à la tête de l'Organisation Africaine, soucieuse du respect des Droits de l'Homme.
Si Sassou Nguesso est aujourd'hui désigné à la tête de l'UA, c'est une façon de reconsidérer l'Afrique Centrale dans la gestion des affaires continentales. Toutefois, les Présidents Soudanais Omar Al Béchir et Congolais Denis Sassou Nguesso doivent prendre conscience des exigences dela Déclaration Universelle des Droits de l'Homme ratifiée par ces deux pays, membres de l'Union Africaine.



Lundi 30 Janvier 2006
Grand. Petit Jean
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