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UN COMPATRIOTE DE LA DIASPORA SE FAIT ESCROQUER PAR OLIVIER KOUDEMON, ALIAS GBANGOUMA, L’INTOUCHABLEIl y a certaines personnes qui n’ont pas encore compris que les choses doivent changer dans ce pays et changer dans le bon sens. Dans le rang de ceux-là , on peut citer le cas de quelques ex-libérateurs, parmi lesquels le célébrissime Olivier Koudemon, alias Gbangouma, qui se met au-dessus de toutes les institutions de la République qu’il manipule à sa guise.
A l’actif (ou passif !) de ce lugubre personnage, plusieurs cas d’agression sur les paisibles compatriotes qu’il prend pour ses esclaves, ou bien pour de simples choses dont il peut se servir comme bon lui semble. Gbangouma, que beaucoup de Banguissois connaissent pour ses actes rétrogrades, est rendu responsable des cas d’enlèvements de paisibles citoyens, d’agression sur les automobilistes, de racket des opérateurs économiques et tout cela sous la couverture d’éléments de la Garde présidentielle. Il menace les gens, arme aux poings, quelquefois accompagné de ses aides de camp. Il en dispose un nombre important, alors qu’il n’est qu’un simple lieutenant, rétrogradé au grade d’adjudant.
Cette mesure disciplinaire ne change pas l’homme qui persiste dans ses velléités belliqueuses. Comment se fait-il que Gbangouma ne puisse pas mettre fin à ses agissements ? Quels moyens et de quels soutiens bénéficie-t-il ? Gbangouma est-il le super soldat de Centrafrique, pour ne pas être inquiété ? Beaucoup d’ex-libérateurs ont été rendus responsables d’agressions. Certains ont été radiés des rangs de l’armée, d’autres ont été rétrogradés, d’autres encore ont été jetés en prison, dans le but de ramener la discipline absente au sein de l’armée. L’on se souviendra de l’aide de camp du Président de la République qui avait agressé un général et qui a été rétrogradé. Ce qui a permis de le ramener à la raison et d’observer les consignes de ses supérieurs hiérarchiques. Aujourd’hui, beaucoup d’ex-libérateurs ont mis fin à leurs agissements qui sont du genre à créer la frustration au sein de la population. Pourquoi Gbangouma ne change-t-il pas ? Koudemon défie la hiérarchie militaire Dans le cas de Gbangouma, à qui l’on reproche de nombreux cas de violation des droits de l’homme et dont plusieurs plaintes ont été introduites contre lui depuis les évènements du 15 mars 2003 auprès de la justice, aucun résultat à ce jour. Certaines plaintes ont disparu au niveau du parquet de Bangui. Mais l’opinion ne comprend pas que ce lieutenant puisse échapper aux foudres des responsables du ministère de la Justice. Le dernier acte posé par ce soldat hors pair, dont le passage provoque la frayeur au sein de la population, concerne la saisie de deux véhicules d’un compatriote venu de France. Il s’agit d’une voiture BMW de couleur blanche, et d’un véhicule de marque Pajero, de couleur verte, appartenant à M. Sylvestre Boymandja. Depuis la France où il réside, ce compatriote a confié le gardiennage de ses deux véhicules à Gbangouma avant son arrivée à Bangui. Mais une fois à Bangui, quand il voulait récupérer les véhicules, celui-ci demande à Sylvestre Boymandja de lui remettre d’abord une somme de 1.400.000 Fcfa. Ce qui paraît absurde pour ce dernier, qui voit par cet acte une manœuvre visant à le déposséder de ses deux véhicules. Il saisit Francis Bozizé, ministre de la Défense, qui confie l’affaire au Directeur général de la garde présidentielle, le Colonel Tchimangoa, qui, à son tour, n’a pas pu dessaisir le lieutenant des deux véhicules. La hiérarchie militaire manque-t-elle de dynamisme ou d’autorité pour résoudre ce problème pourtant simple, ou bien le Directeur général de la garde présidentielle, pourtant chef hiérarchique du soldat, a-t-il peur de s’affronter à son élément ou bien serait-il complice de Gbangouma ? Cela rappelle les souvenirs du lendemain du 15 mars 2003, quand les libérateurs mettaient au garde à vous certains officiers et officiers généraux des FACA. Pauvre armée ! Boymandja reste serein Mais Sylvestre Boymandja saisit la justice et celle-ci demande de dédouaner le véhicule, au nom de Gbangouma. Diantre ! Peut-on considérer cette décision d’un verdict qui respecte les droits de chaque partie ou de parodie de justice? Mais comment la justice sans trancher l’affaire demande qu’on établissement une attestation au nom de celui qui apparaît comme usurpateur, un escroc, un voleur pour avoir confisqué les véhicules d’un particulier ? De sources concordantes dans le milieu de la justice, Gbangouma participe, avec certains magistrats dans des opérations de la mafia à l’italienne. Ils dépossèdent souvent les paisibles citoyens de leurs biens meubles et immeubles, une fois que l’affaire parvient à la justice, elle est vite étouffée par ces complices et le butin, ils se le partagent. Souvent, toujours selon ces mêmes sources, ils le font avec des sujets musulmans. Sylvestre doit faire les frais comme les autres de cette complicité. Seulement, là où le bât blesse, c’est quand le célèbre Gbangouma s’emploie à se battre avec Sylvestre Boymandja dans les locaux de la Section d’Investigation et de Recherche (SRI), sans que les gendarmes n’osent l’en dissuader. Là également l’intrépide lieutenant dispose des complices ou bien les gendarmes ont fait l’objet d’un envoûtement qui ne leur permet pas de réagir ? Oh, quelle gendarmerie ? Selon les informations à notre disposition, Sylvestre à une fois de plus introduit une deuxième plainte pour agression avec ampliation au BONUCA, l’ambassade de France, la Ligue Centrafricaine des droits de l’Homme. Il manifeste également l’intention de saisir la Cour Pénale Internationale (CPI) avec pour conseil Me Zarambaud. Dans ses démarches, Sylvestre a constaté que Gbangouma circule avec le véhicule et suit toutes ses traces, venant quelquefois le dépasser avec la voiture pour le défier. Mais de sources proches des professionnels de la justice, le mis en cause, passe le clair de son temps au niveau du palais de la justice, buvant, festoyant avec certains magistrats avec qui il est dans leur mic mac, comment peut-on espérer gagner un procès contre lui, même si on est parti gagnant ? Tout se passe comme s’il avait changé de corps en intégrant celui de la justice. Gbangouma aurait même déclaré à qui veut l’entendre qu’il peut voler une fortune dans ce pays, rien ne peut l’inquiéter car, il se le partagera avec les magistrats. Alors, l’armée et la justice sont-elles à la solde de celui qui passe le plein de son temps à semer la zizanie, la frustration, la désolation parmi les centrafricains ? Comment se fait-il que ni l’armée, ni la justice ne peut immobiliser les deux véhicules saisis par Olivier Koudemon. Est-ce qu’on attendra que ce soit une autre CPI, ou encore d’autres magistrats venus de l’extérieur qui viendront nous départager par rapport aux différends qui nous opposent ? Sylvestre Boymandja se dit serein et pense que le ministre délégué à la Défense nationale, Francis Bozizé, ou encore le président de la République, le Général François Bozizé, ne se laissera pas malmener par Gbangouma qui ne cesse de ternir l’image du pouvoir en place. Même si Gbangouma peut marcher sur la justice et sur ses officier supérieurs, il ne fera pas de même pour le ministère de la Défense, qui est en train d’œuvrer pour le retour de la paix et la réconciliation entre les Centrafricains. (Affaire à suivre) Mardi 05 Août 2008
Jérôme Modeste – P.
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