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UNE ENSEIGNANTE PORTE PLAINTE CONTRE UN SOLDAT QUI JOUE AU RODEO

Décidément, il y'a certaines pratiques pour le moins insolites qui sont commises par certains hommes en treillis qui continuent de ternir l'image de l'Armée centrafricaine. On appelle cette catégorie de militaires des brebis galeuses.




Pour la petite histoire, le soldat de 2e classe et ex libérateur Mbetigaza Bertrand du bataillon amphibie, noyé dans l'alcool, devenu hic comme une éponge débarque le lundi 05 décembre au domicile de la belle famille de son chef hiérarchique, le sergent chef Ndéllé Jean Elie. L'alcool aidant, les paupières lourdes commence à proférer des injures et des menaces de mort contre la personne de Madou Lucie, enseignante et épouse du sieur Ndéllé Jean Elie et de son enfant Tanguy. Ce soldat égaré, se prévalant de son titre d'ex libérateur qui se dit être soumis aux seuls ordres du Chef Suprême des Armées, se saisit du cou de Tanguy, l'entraîne dans sa chambre et saccage tous les objets qui lui tombent sous les pieds. Enervé, et pour se défendre, Tanguy, en grand garçon a fait recours à son réflexe. C'est ainsi qu'il s'est servi d'un caillou qui se trouvait quelque part pour blesser grièvement le fameux libérateur. Le sang a coulé. En droit, les juristes disent que c'est de la légitime défense. Cette blessure a provoqué la furie de ce dernier devenu très farouche et n'entendait que sa raison. Son chef qui ne pouvait contenir sa colère s'est résolu à faire appel à son chef de corps qui, seul, détient le secret de le calmer. De la Gendarmerie, il fut transféré à l'hôpital pour recevoir des soins aux frais de la dame Madou Lucie. Après les soins, ne se sentant pas encore mort, Bertand Mbetigaza est revenu à 21 h au domicile familial de son chef Ndéllé Jean Elie lancer un ultimatum. Comme une bourrasque, je tuerai ou poignarderai Tanguy et Lucie. Parole de militaire. Gare à vous ! Je suis parti. C'est sur ces propos menaçants qu'il est reparti avec quelques bribes d'alcool aux yeux.

Cet ultimatum qui provient d'un ex libérateur et qui pourrait avoir la gâchette facile, à emmener Madou Lucie à porter plainte contre cette brebis égarée à la SERD. Voilà sans commentaire le comportement de ceux qui nous ont libéré.

Vendredi 09 Décembre 2005
Ralph SIDIKI
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