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ECONOMIE
UNE TIMIDE RESURRECTION DE LA FILIERE COTON DE CENTRAFRIQUE
Depuis ces dernières années, la filière coton traverse une galère en Centrafrique du fait de l’incapacité des sociétés en charge qui ont toutes brillé par la mauvaise gestion. De la SOCOCA à la SOCADETEX, rien ne marchait plus. Le coton récolté a toujours été pris à crédit entre les mains des producteurs créant ainsi une situation d’impayé dont les arriérés cumulés sur deux à trois campagnes font des centaines de millions à payer aux paysans.
Dans cette triste situation, l’on dénonce particulièrement la gestion scabreuse de la SOCADETEX qui doit environ 600 millions aux producteurs de coton et qui a fait faillite, laissant dans le vent employés et producteurs à qui elle doit des arriérées de salaires et des dus. Soucieux de la survie de cette filière, un des secteurs clefs de l’économie du pays et mu surtout par la volonté de tout mettre en œuvre pour améliorer les conditions de vie de la population dans les zones cotonnières, le gouvernement vient de créer au sein de l’Agence Centrafricaine de Développement Agricole (ACDA), une cellule chargée de réaliser la campagne 2006 d’achat, d’égrenage et de commercialisation du coton en République Centrafricaine. Les activités de cette cellule ont, en principe, déjà débuté le 1er janvier 2006 et s’achèveront à la clôture de la campagne de l’année en cours. Loin d’être indépendante, cette cellule est rattachée à la direction générale de l’ACDA et placée sous la direction de M. Leklegban-Ka takotessoumbou Lézin, ingénieur agronome. Afin de réaliser ces activités, certaines facilités sont accordées aux responsables de la cellule qui, en collaboration avec le directeur de l’ACDA peut signer des contrats, recruter du personnel et réaliser toute autre opération nécessaire. Cependant la comptabilité de la cellule devra être tenue séparément de la comptabilité ordinaire de l’ACDA et sera examinée à la fin des activités de la campagne de commercialisation par un commissaire aux comptes nommé à cet effet. Voilà une mesure salvatrice qui devra amener les producteurs de coton à renouer avec cette culture qui non seulement leur permet de gagner des revenus, mais aussi d’accroître leur production vivrière du fait que les parcelles de coton qui, habituellement occupent de larges espaces, servent à la plantation des cultures vivrières. Grand. Petit-Jean
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Vendredi 27 Janvier 2006
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