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VERS LA TRANSPOSITION DU SCENARIO IVOIRIEN EN CENTRAFRIQUE

Le Dialogue Politique Inclusif (DPI) risque de battre de l'aile. Alors que le Comité préparatoire du DPI devrait probablement rendre ses conclusions, le régime du Général Bozizé, selon les leaders de l'Union des Forces Vives de la Nation (UFVN), mène des marchés parallèles pour transposer le scénario ivoirien en Centrafrique. C'est au cours du point de presse desdits leaders tenu le 15 mars 2008 au siège du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) que cette déclaration a été faite. Point de presse qui fait le point sur les avancées et les contraintes au dialogue politique inclusif.



Le pouvoir de Bangui sur les traces du président Laurent Gbagbo et de Guillaume Sorro ? L'on ne fait que s'interroger ! C'est véritablement? selon l'UFVN, l'un des buts pour lesquels le ministre de la Communication et porte parole de la présidence, Cyriaque Gonda a effectué il y a peu une mission à l'extérieur du pays. Laquelle mission, dit-on officiellement, se situait dans le cadre d'un repérage des centres de formation des journalistes.

Officieusement, le ministre de la Communication devrait prendre contact avec certains leaders de l'Afrique de l'Ouest pour les impliquer directement dans les négociations avec les rebelles centrafricains. D'autres sources soutiennent que parallèlement à la démarche entreprise par Cyriaque Gonda, le Chef de l'Etat, lors de son dernier périple de Dakar où il prenait part à l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI), en aurait profité pour discuter de ce scénario avec les Chefs d'Etat de l'Afrique de l'Ouest. Bref, le DPI risque de prendre du plomb dans l'aile.

Mais pourquoi le président Bozizé a peur du dialogue ?
La réponse à cette question nous vient du coordonnateur de l'UFVN, Me Henri Pouzère qui soutient que le DPI est un « couteau attaché à la gorge du général Bozizé ». Ne voulant pas véritablement aller au dialogue Qui devrait débattre en profondeur des maux qui minent le pays, le président Bozizé multiplie les recettes pour faire obstacle à ce processus.

En témoigne, selon Me Pouzère, le refus du pouvoir de verser sa contribution financièreau Comité Préparatoire du DPI depuis sa mise en place. Et à propos de ce dialogue politique, soutient Me Pouzère, Cyriaque Gonda de la Communication déclarait qu'on peut se passer du dialogue politique en s'appuyant sur le modèle ivoirien. Voilà qui tranche net avec les réalités. Mais l'UFVN, déclare son coordonnateur, « ne se laissera pas divertir par les agissements mesquins du général Bozizé qui croit être le nombril de cette République ». Et Me Pouzère d'ajouter que l'UFVN mettra toutes les stratégies en branle pour faire adhérer au processus du dialogue politique inclusif tous les Centrafricains, y compris les concours extérieurs. Car, les concours extérieurs sont utiles à la résolution de la situation de crise en Centrafrique, mais il appartient aux centrafricains de décider souverainement des voies de sortie de crise. Autrement dit, aucune solution à la crise centrafricaine ne sera imposée de l'intérieur. Bozizé peut s'armer de toutes les armes du monde, créer les milices qu'il veut, mais il n'empêchera pas la détermination de l'UFVN d'aller au DPI, affirme le coordonnateur de cette organisation.

Quid des discours méchants et provocateurs de Bozizé ?
L'UFVN a choisi la voie de la raison, de l'efficacité pour ne pas céder aux discours méchants et provocateurs du président Bozizé. Au rang desdits discours, celui prononcé devant la jeunesse KNK, les chefs de quartiers et de la majorité présidentielle fustigeant l'opposition d'avoir manipulé les syndicalistes qui ne défendaient que leurs droits légitimes. Les syndicalistes sont des marionnettes qui n'ont pas faim mais qui ont faim sur commande des opposants. Peut-on véritablement avoir faim par procuration ? Question pertinente ! Le second discours provocateur est celui du 18 janvier lors de la célébration de la journée des Martyrs? lorsque le président demandait aux enseignants de fermer toutes les portes des établissements scolaires et lui emmener les clés. Qu'on n'a pas besoin d'aller à l'école pour devenir président, ministre…, que les syndicalistes n'ont qu'à creuser leurs propres tombes et y entrer, avant que le pays ne puisse être transformé en Sodome et Gomorrhe. No comment !

Au finish, l'UFVN selon Me Pouzère, estime que la participation de Ange Félix Patassé et Jean-Jacques Demafouth au dialogue politique inclusif est indispensable.



Lundi 17 Mars 2008
Fleury _ K
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