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Accueil | Envoyer à un ami | Version imprimable La Corse terre de rencontre entre grande richesse et grande pauvreté ?Alors que l'ISF est toujours l'objet des polémiques éditoriales liées à la campagne des présidentielles, la Corse parait s'enfoncer une fois de plus dans de curieux paradoxes. Notre ressenti quotidien est celui d'une aggravation de la pauvreté et de grandes difficultés à boucler les fins de mois, non seulement pour les chômeurs et les exclus mais aussi pour tous les salariés. Mais le nombre de dossiers de surendettement traités par l'antenne local de la Banque de France reste relativement stable. Alors que le renouvèlement du parc automobile atteint un niveau double de la moyenne nationale et que les appartements les plus chers ne se sont jamais aussi bien vendus, l'impôt sur la grande fortune touche une frange dérisoire de notre population. Parallèlement, la polémique sur les salaires en Corse entre la Préfecture et les syndicats prend un tour surréaliste car rien dans les données disponibles à L'INSEE ne permet de confirmer les chiffres avancés, au contraire même, la Corse sauf de rares exceptions est solidement à la traine de toutes les régions françaises! Comprenne qui pourra.La polémique des salaires
La Corse est coutumière des chiffres victimaires objets de polémiques mais peu souvent vérifiés. Ainsi une récente enquête de l'INSEE sur les salaires et distribuée par la Préfecture a soulevé un tollé de protestation parmi les syndicalistes. Les résultats sont, il faut l'avouer étonnants. Selon la synthèse établie par Alex Bertonchi d'Alta frequenza, « en 2004, le salaire moyen en Corse s'élevait à 1.600 € mensuel, soit le 17e rang sur 21 régions, hors Ile-de-France. La position est donc plutôt médiocre, surtout si on se compare à la région parisienne avec plus de 2.333 €. Mais la surprise vient de la comparaison des différentes catégories de salariés. En effet, si on est cadre en Corse on gagne plutôt bien sa vie : 3.400 € mensuel, au 2e rang national, tout de suite après Rhône-Alpes. Et la surprise se prolonge avec les professions dites intermédiaires: 1.858 € par mois, 3e rang national derrière l'Alsace mais devant des régions comme Rhône-Alpes, la Bourgogne ou l'Aquitaine. Et la surprise continue avec les employés, toujours au 3e rang national avec 1.287 € par mois. Cette catégorie se place derrière Rhône-Alpes mais devant la Normandie, l'Alsace ou PACA. Stupéfiant non? La catégorie des ouvriers ferme la marche et là, c'est la dégringolade : 20e sur 21 régions et 1.266 € mensuel. Seul le Limousin est derrière. On constate donc que si on veut bien vivre en Corse il vaut mieux être cadre et pourquoi pas dans une profession intermédiaire. Le très bon rang de la catégorie employés de Collectivité Territoriale où ils sont le mieux payés, cache tout de même un salaire plutôt mince et ne parlons même pas des ouvriers. En fait, ce sont les catégories les plus défavorisées, de loin les plus nombreuses (7.000 ouvriers et 8.000 employés) qui tirent la moyenne vers le bas. La note préfectorale précise que la faiblesse des salaires chez les ouvriers s'explique par la sous-qualification de ce secteur. La catégorie en effet va de l'ouvrier qualifié au travailleur agricole et au manœuvre. » Les syndicats évoquent de leur côté une « manipulation des chiffres ». la Corse terre de cocagne alors?
Des facteurs aggravants
Le langage syndicale, plus émotionel et la froideur des chiffres ont bien souvent du mal à faire bon ménage. Après étude des vrais chiffres de l'INSEE , il apparaît que les données sont parfaitement cohérentes. Notre population est âgée et souvent employée dans le service public d'Etat ou des Collectivités. Elle est de surcroît dominée par les petites catégories de la fonction publique. Le chiffre de 1600 euros mensuels brut n'est donc pas étonnant. Pour ce qui concerne les cadres,le faible nombre de cette catégorie, les salaires majorés de la haute fonction publique territoriale, permettent encore une fois de regarder ces résultats pour possibles. Quant aux employés, il inclut les fonctionnaires de petites catégories qui sont ici plus âgés que la moyenne nationale et détenteurs de primes particulières. Le plus important en dehors de la sur-représentation de la fonction publique qui n'est un mystère pour personne, c'est cette fameuse classe des professions "intermédaires". Dans cette nébuleuse statistique entre cadres, commerçants et prestataires de services, la Corse a la douce satisfaction de partager avec les Dom Tom, les premières places du classement. La Corse, eldorado des professions intermédiaires ? Une étude plus approfondie des données de LI'NSEE (un déchiffrage plutôt!) nous permettra d'en dire plus prochainement.
Mais en fait l'indignation des syndicalistes, pour attendue qu'elle soit, frappe à côté de la cible. L'important n'est pas de savoir si nous sommes les meilleurs dans le pire ou les pire dans le meilleur mais de regarder le niveau de vie. Tout d'abord les primes, facteur important de la rémunération dans la Fonction publique, n'entrent pas en ligne de compte pour le calcul de la retraite. Il y a donc une réelle régression du niveau de vie au moment de la cessation d'activité. En second lieu, les solidarités familiales qui jouent un rôle essentiel dans l'aide aux jeunes générations, tend à disparaître avec l'étiolement de la classe d'âge précédent celle du baby boom. Les familles ont souvent vendu des terrains pour perpétuer le niveau de vie antérieur. Mais cette manne s'épuise. Enfin, la banalisation de notre vie quotidienne (famille mono-parentale, dissolution de liens familiaux, désertification des villages) aggravent le niveau de vie des Corses, c'est-à-dire des personnes habitant en Corse. Dernier facteur aggravant : le niveau élevé du cout de la vie. Selon la récente enquête de l'INSEE portant sur ce thème, nous serions environ 10% au-dessus de la moyenne nationale. Le ressenti là aussi est différent, on croyait avoir droit au Guiness Book ! Une région comme Bordeaux nous dépasserait. C'est possible. Mais ce sont des moyennes et à Bordeaux, si tout le monde n'a pas un pied de vigne chez les Chartrons ou une place dans l'entourage de Juppé, il est possible de se rendre dans un "hard discount" ou un "Leclerc", pas ici. Il y a donc une moyenne qui traduit une disparité inconnue en Corse. Ici la vie est chère pour tout le monde, pour les riches comme pour les pauvres. D'autant que la dispersion de l'habitat majore encore le prix du chariot de la ménagère de la consommation en carburant lui aussi plus cher qu'ailleurs. La très clandestine grande richesse corse
Des appartements ont été mis en vente sur la route des Sanguinaires à Ajaccio. Tous ceux qui avoisinaient les 800.000 euros ont été vendus en quelques semaines ne laissant aux retardataires que les prix les plus bas (300.000 euros tout de même). Renseignements pris : les acheteurs ne sont pas des « pinzuti » bardés de fric mais des Corses d'ici et du continent. Autre indice : la Corse détient le record régional d'achat de voitures de luxe par habitant. L'immobilier est effroyablement cher notamment dans les villes (qui sont tout de même peu convoitée par les « étrangers ») parce que la demande est là et que l'offre est rare. Les prix atteignent des sommets vertigineux, et pourtant les chiffres de l'ISF sont dérisoires : 138 contribuables s'en acquittent en Corse-du-sud et… 78 en Haute-Corse. Soit moins que dans une petite ville de la banlieue parisienne. À croire que les « indigènes » mangent à la soupe populaire tandis que les richesses ne seraient détenus que par « l'étranger ». Nous ne disserterons pas ici sur les mérites ou l'inutilité de l'ISF. Si l'on inclut l'ensemble des impôts auxquels sont soumis les contribuables, les pertes fiscales liées à l'expatriation des grandes fortunes s'élèvent à 5 Milliards d'Euros par an qu'il convient de rapprocher du produit de l'ISF, soit 2,7 Milliards. Par conséquent, l'ISF coûterait au bas mot 2,3 Milliards d'Euros par an aux Français. Il serait en effet plus efficace d'imposer plus lourdement les tranches supérieures des revenus et de laisser tomber cette taxation inique sur les demeures principales. Mais il faut avouer que notre région compte tenus des prix de l'immobilier bat en la matière un record étonnant.
Une petite étude qui portait sur l'année 2002 notait : « La diminution du montant de l'ISF en 2002 par rapport à 2001 est générale, sauf dans trois régions : la Corse, la Bretagne et l'Aquitaine. La Corse est ainsi atypique à deux titres. D'abord, elle est la région française qui arrive en queue de classement avec un montant versé en 2002 de seulement 5 millions d'euros, et ensuite, ce montant est en augmentation de 25 % par rapport à 2001 alors que l'ensemble du pays enregistre une baisse de 7,4 %. ». Augmentation donc mais venue de tellement bas qu'on en rougirait presque. Une haute bourgeoisie inéxistante?
La pauvreté grandit en Corse : c'est indéniable. Les statisticiens ont le chic pour nous faire croire que notre ventre est plein alors que nous n'avons rien mangé depuis trois jours. Il est certain qu'il existe de plus malheureux encore. Mais cela ne change rien à notre pauvreté grandissante. Mais ce qu'il faudra bien admettre un jour c'est que des "profiteurs" s'engraissent sur le dos de notre pauvre monde, en Corse comme ailleurs. En Corse plus qu'ailleurs peut être ! Ceux qui ont eu la chance de connaître des grands parents vivant ici durant la Première guerre mondiale, ont recueilli la description des « manghjoni » qui faisaient monter les prix des denrées. Ils étaient Corses comme nous. Pendant l'occupation italienne d'autres ont trafiqué la nourriture et les camions avec les fascistes. Ils se reconnaîtront. Aujourd'hui notre pauvreté grandissante est aussi le produit des agissements d'une minorité d'entre nous qui n'en a cure de l'affaissement de notre société. Et ceux là sont plus responsables encore que les représentants de l'Etat, oiseaux migrateurs de passage, pressés de se poser sur notre terre pour rebondir aussitôt avec une accélération de carrière.
Cette bourgeoisie "compradore" (ceux qui achètent et qui vendent empochant au passage de substantiels bénéfices) existe-t-elle en Corse? Un peu à l'image de ces républiques bananières où quelques grandes familles alliées aux pouvoirs politiques locaux trustent le monde du commerce et des affaires. Rien n'est possible sans eux. Ils créent des situations de monopole ou d'oligopole pour se préserver. Ils empêchent toute concurrence et provoquent la rareté des biens de consommation pour justifier des prix élevés. Ils possèdent la terre et spéculent sur l'immobilier. Ils servent d'intermédiaires obligés ou de prête noms aux investisseurs étrangers. Ils investissent eux mêmes ailleurs les substantiels profits engrangés. Ils exploitent sans vergogne les sous-traitants et les salariés. Ils trustent les marchés publics. Ils profitent impunément de la grande situation de désordre qui règne dans leur société pour ne respecter aucune règles ou lois. Ils sont pourtant respectables et respectés, portent beau et se comportent comme des seigneurs. Fait étrange, personne n'en parle en Corse ! Ils ne sont jamais cités en exemple de réussite parles chantres de l'économie libérale toujours à la recherche de la start up montée par des jeunes courageux. Ils ne sont jamais ou rarement désignés par les syndicalistes qui préfèrent banaliser notre situation ou les nationalistes qui sous le vocable commode de peuple corse, en oublient nos propres contradictions. On se demande bien pourquoi? La Corse serait elle dépourvue de classes sociales? Cette bourgeoisie existe-elle réellement en Corse où les seules références se font encore par rapport aux"sgio" d'une autre époque? Aux vues des premiers éléments nous aurions tendance à dire oui. Nous connaissons tous quelques grandes familles ou des nouveaux riches qui correspondent à cette description. Toutefois des vérifications s'imposent. A la recherche de la bourgeoisie compradore
Dans le dictionnaire:
Compradore: Étymologie: Du portugais comprador, venant du latin comparator, « acheteur », du verbe comparare, « acheter » Nom: "les compradores n'ont pas de patrie..." Parasynonymes : affairiste ; agent ; agioteur ; brasseur d'affaires ; businessman ; commissionnaire ; courtier ; exportateur ; grossiste ; homme d'affaires ; importateur ; intermédiaire ; négociant ; spéculateur ; trafiquant ; transitaire Dans des exemples étrangers
1- En Mauritanie:
Naissance de la bourgeoisie compradore et l'inexistence des classes Chronologiquement, les commerçants, les chefs des tribus, des clans et leurs alliés, forment la bourgeoisie compradore. Bien qu'elle exerce le pouvoir réel en Mauritanie, elle n'est pas issue du consensus national. Cette bourgeoisie commande-t-elle par l'éducation à partir de la méchanceté des hommes ? Machiavel n'a-t-il pas dit dans cette perspective, que la possession de « l'art de simuler et de dissimuler » sous entend que « les hommes sont si aveugles, si entraînés par le besoin du moment, qu'un trompeur trouve toujours quelqu'un qui se laisse tromper.» ? Mohamed Fouad Barrada Chercheur à l' EDG Université Mohamed V (FSJES) 2-En Haiti: Une bourgeoisie nationale absente et une classe politique traditionnelle sans vision. La "classe politique traditionnelle" n'a jamais rechigné à soutenir stratégiquement la bourgeoisie et les grands propriétaires fonciers qui commandent à notre économie et qui se sont toujours définis par leur anti-nationalisme. Nous n'avançons pas ce point de vue en nous basant sur l'origine de leur nationalité, puisqu'ils comptent aussi dans leurs rangs, des fils de descendants d'esclaves. Car, la philosophie révolutionnaire s'impose des critères pour identifier une bourgeoisie nationale. Voyons-en les principaux. Donnons la parole d'abord à Nicos Poulantzas : « Elle (la bourgeoisie nationale) se distingue du point de vue économique, de la bourgeoisie compradore en ce qu'elle constitue un capital autochtone, à intérêts propres dans le développement industriel autonome d'un pays, alors que la bourgeoisie compradore est directement liée et subordonnée au grand capital impérialiste étranger. Mais ce critère économique ne suffit pas : la bourgeoisie nationale existe en tant que fraction autonome de la bourgeoisie seulement si elle possède une idéologie d'indépendance nationale et une organisation politique propre, dans une position de classe qui l'engage politiquement dans les formes de lutte anti- impérialiste>>. Et ensuite à Samir Amin : L'existence formelle de l'État n'est pas synonyme d'État capitaliste national, même si la bourgeoisie locale contrôle largement cet appareil, pour autant qu'elle ne maîtrise pas le procès d'accumulation. Il existe cinq conditions essentielles du procès d'accumulation. La maîtrise locale de la reproduction de la force de travail. La maîtrise locale du marché La maîtrise locale des ressources naturelles La maîtrise locale des technologies. La maîtrise locale de la centralisation du surplus. L 'État et la bourgeoisie qui contrôlent ces cinq éléments de la reproduction socialement méritent et méritent seulement d'être qualifiés de bourgeoisie et d'Etat nationaux". " Malheureusement, la bourgeoisie et l'Etat haïtiens ne remplissent aucune de ces conditions pour décrocher ce satisfecit. Au contraire, d'autres manifestations spécifiques à la réalité du pays s'ajoutent au noyau théorique susmentionné, pour corroborer notre analyse. Parmi ces manifestations, nous observons, entre autres, leur mépris d'un développement harmonieux de la société leur aisance à travailler dans la crasse du Bord de Mer, à parcourir les routes et rues défoncées de la capitale et des villes de province leur indifférence vis-à-vis de la santé physique du pays leur distanciation par rapport aux masses (paysannes et des bidonvilles) et surtout leur acceptation d'être des valets de l'impérialisme D'aucuns rapportent que certains propriétaires de grands restaurants, de grands hôtels, commandent jusqu'à leur eau et leurs légumes frais à Miami. Marc-Arthur Fils-Aimé Directeur de l'ICKL Sans commentaire, nous laissons nos lecteurs se faire leur propre idée ! Conclusion: choisis ton camp camarade et choisis bien!
Samedi 27 Janvier 2007
Ours Pierre Benedetti
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Editorial
Loi littoral: les amis des amis au dessus des lois?
« Après examen de ce dossier, je vous demande de bien vouloir prendre les dispositions utiles afin qu'un nouvel arrêté autorisant le permis de construire susvisé soit délivré ».
Cette phrase, au caractère administratif bien marqué, a fait bondir un grand nombre d'associations, politiques, environnementales ou simplement citoyennes. En effet, cette phrase signée par le préfet de Corse demande tout simplement aux services de l'Etat de revoir leurs positions sur un permis de construire. Le directeur départemental de l'équipement de la Corse-du-Sud, et le service départemental de l'architecture et du patrimoine, chargé d'instruire les permis de construire sur la commune de Coti-Chiavari, ont tous les deux, émis un avis défavorable sur ce permis de construire. Les documents, en notre possession, précisent que cette construction est de nature à « porter atteinte au caractère naturel et à la qualité paysagère du site inscrit ». Le préfet demande ainsi, ni plus ni moins, à ses services, d'attribuer, et ce contre l'avis de ses propres services, ce fameux permis de construire. Les associations de défense de l'environnement, très nombreuses ce matin (jeudi), ainsi que plusieurs mouvement politiques ou syndicaux, dont I Verdi Corsi, le GARDE, A Manca, U Rinnovu, A Riscossa Paisana, le STC, Via Campagnola, ont déjà reçu le soutien de Dominique Voynet, Olivier Besancenot et José Bové. L'histoire ne s'arrête pas là, car selon les informations recueillies par les associations, le bénéficiaire de cette requête préfectorale, Mr Alain Carlotti, ne serait ni plus ni moins qu'un industriel des télécommunications proche des milieux UMP parisiens. (Alta Frequenza) On sait le ministre candidat Nicolas Sarkozy particulièrement attaché , du moins dans ses propos, à l'application de la loi en Corse ainsi qu'à l'avenir de notre belle jeunesse insulaire:"L'objectif (...), c'est que les jeunes Corses qui le veulent puissent vivre et travailler en Corse avec de vraies perspectives. Et il faut qu'ils vivent dans un environnement préservé parce qu'il est exceptionnel et doit le rester" « Notre politique, c'est la poursuite de celle que j'ai déjà menée: c'est à dire de combattre la corruption, le terrorisme et la délinquance sous toutes ses formes » « la Corse a besoin d'un certain nombre d'assainissements dans un certain nombre de domaines ». «Il faut abattre ce système mafieux qui met la Corse en coupe réglée, c'est l'argent qui corrompt les idées», "poser une bombe la nuit a jamais résolu un problème. Est-ce que c'est l'avenir qu'on veut pour les jeunes, de mettre une cagoule le soir?". Il est à souhaiter que cette nouvelle affaire d'"interprétation de la loi littorale" si elle s'avérait fonder comme le laisse penser les documents rendus publics, lui donne l'occasion de montrer une fois de plus sa fermeté en matière d'assainissement en Corse et dans le domaine particulièrement sensible de l'immobilier résidentiel des "privilégiés. Un combat nettement moins spectaculaire que celui qu'il mène contre les systèmes mafieux insulaires et les cagoulés" en voie d'éradication médiatique, mais qui aurait en Corse une portée symbolique bien plus importante. Les jeunes corses ne comprendraient pas en effet qu'il en soit autrement, et que le seul recours à la cagoule et aux bombes puisse permettre de faire respecter la loi ! Surtout à Coti-Chiavari où est précisément située la célèbre paillote "Chez Francis" haut lieu des exploits incendiaires et cagoulés du Préfet Bonnet ! * lecyrnaute
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