Un parcours signe d'espoirL'histoire de Max Knorth est presqu'un film à elle seule. Né en Corée du Sud, il est adopté à l'âge de 2 ans par un couple de Néerlandais. Le jeune homme passe donc toute son enfance et son adolescence aux Pays-Bas, dans un milieu aisé et cultivé. Mais à 19 ans, tout bascule.
« J'ai coupé les ponts avec ma famille et je me suis mis à voyager », raconte-t-il. De la Suisse à l'Allemagne, Max tombe peu à peu dans la drogue. « J'ai commencé par l'ecstasy : à 21 ans, je me mettais à l'héroïne ».
C'est durant cette phase de perdition que le jeune homme débarque à Narbonne, début 2006. Il fait une overdose peu de temps après. « Dans ma chute, je me suis cogné contre les toilettes. Je m'en suis tiré : c'est là que j'ai décidé de tout arrêter ». Grâce à la Maison des Potes, Max a renoué avec le monde du travail. Il vit toujours à Narbonne… mais désormais dans un appartement. « J'ai aussi repris contact avec ma famille », indique l'intéressé. « Je ne l'avais pas fait plutôt car j'avais honte de ce que j'étais devenu ». Max peut être aujourd'hui fier de lui, preuve vivante que la déchéance physique et morale n'est jamais une fatalité. Il retournera aux Pays-Bas en fin d'année sur invitation de l'université dirigée par son père, pour animer une conférence consacrée aux SDF. Lu 90 fois
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