Tous les chercheurs ( Binet, Ricci, Luquet...) sur le dessin enfantin, partaient de théories, cherchent en fonction d'elles, puis concluent.
A l'inverse, Arno Stern a observé les faits pour arriver à une découverte majeure.
Il repertorie puis étudie les milliers de tableaux d'enfants peints au Closlieu. Il leur trouve une grammaire commune, issue du jeu graphique spontané.
Il comprend que l'enfant ne dessine pas seulement ce qu'il voit ou ce qu'il sait.
Pour confirmer sa découverte, il se rend auprès de populations sauvages et non scolarisées.
Les centaines de dessins d'enfants qu'il rapporte du Niger, du Pérou, d'Ethiopie, d'Afghanistan et de Nouvelle Guinée montrent les mêmes formes que celles du Closlieu de Paris.
Parmi les nombreux exemples, un enfant trace une figure rayonnante, où qu'il se trouve, parce que cette forme s'impose à lui.
L'acte de tracer répond bien à un code programmé et universel, lié à la formation de l'organisme : c'est la Formulation.
Depuis lors, il la défend connaissant les répercussions qu'elle a sur l'Ex-pression chez l'homme.