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Crise financière : Faudra-t-il nationaliser les banques ? les propositions de Debout la République
Nicolas Dupont-Aignan propose un pôle financier public
Créer un pôle financier public
Une banque nationale pour redresser l’économie française
La plupart des Etats européens déversent des centaines de milliards d’euros pour sauver des banques défaillantes et responsables du désastre. Pour autant, ils n’ont aucune garantie d’un changement de méthodes et de management de la part de ces dernières.
Pire, on s’aperçoit aujourd’hui que les banques restreignent de manière inacceptable l’accès au crédit vers l’économie réelle (PME et ménages), alimentant la récession naissante au lieu de la combattre.
Il est nécessaire, certes, d’éteindre l’incendie en évitant la faillite des groupes bancaires. Mais cela ne suffira pas.
C’est pourquoi il est urgent de réformer le système bancaire pour qu’il prête à nouveau et en priorité aux entrepreneurs et aux particuliers solvables.
L’Etat doit donc prendre le contrôle d’une grande banque nationale, la plus présente possible sur tout le territoire, pour la mettre au service du redressement de l’économie française.
A cet effet, la mobilisation du réseau bancaire de La Poste, en liaison avec la Caisse des Dépôts et Consignations, pourrait permettre :
- D’engager vers les PME et les particuliers cette politique de relance massive,
- De doter l’Etat régulateur d’un puissant bras armé dans le paysage bancaire national.
Cette proposition s’inscrit dans le plan d’ensemble de 21 mesures pour surmonter la crise que DLR a publié dernièrement et qui est disponible à cette adresse :
21 propositions pour juguler la crise
Je vous propose également de regarder la video de Jean-Pierre Chevènement qui critique le vote du plan du Gouvernement d'un montant de 360 millions d'euros voté les 15 et 16 octobre derniers : cliquez sur ce lien
La solution suédoise à la crise des années 1990
Face à la Grande dépression, une nationalisation des banques ?
C'était en septembre 1992, au plus fort de cette crise qui dura de 1991 à 1993. La bulle immobilière avait explosé. Les pertes des banques devenaient abyssales. Durant la première partie de la crise, le gouvernement avait pansé les plaies au coup par coup, intervenant auprès de trois banques, dont la Nordbanken dont il était le principal actionnaire, et une nouvelle émission fut garantie. Des milliards furent injectés, sous forme d'emprunts à taux d'intérêt en dessous du cours du marché.
"GARANTIE DE L'ETAT"
Mais à l'automne 1992, cela tourna au cauchemar. Récession, effondrement du marché de l'immobilier, perturbations sur le front des devises, la catastrophe était là. Il fallait frapper fort et large. "Nous avons tout simplement décidé de donner la garantie de l'Etat pour tous les crédits des banques. Tout serait payé. Nous avions carte blanche sur le plan financier du Parlement, se rappelle M. Lundgren. Mais pour chaque couronne que nous mettions, nous voulions la même influence. C'était une façon d'éviter que les banques ne profitent de la situation."
D'où cette rencontre mémorable avec M. Wallenberg, qui s'insurgea : "Vous voulez socialiser SEB ?" M. Lundgren, pourtant peu suspect de sympathie socialisante, demeura de marbre. Tout était fait dans la transparence et avec le soutien de l'opposition social-démocrate. "Le résultat, face à ces conditions très dures notamment de contrôle interne, fut que plusieurs banques, dont SEB, renoncèrent à l'aide de l'Etat et prirent des mesures drastiques, mais elles se remirent sur pied."
Pour les autres, l'Etat se retrouva du jour au lendemain à la tête d'un imposant secteur bancaire. En mai 1993, l'Etat avait créé l'Agence de soutien bancaire, surnommée SOS Banques, chargée de jouer les gendarmes, tandis qu'une autre agence, Securum, fut chargée de reprendre les crédits douteux des banques.
Au final, l'intervention aura coûté 65 milliards de couronnes de l'époque, soit près de 4 % du produit intérieur brut. En 1997, quatre plus tard, le coût avait déjà été réduit de moitié, par le jeu des ventes d'actifs. Aujourd'hui, l'ardoise est effacée.
Il aura fallu deux ans au secteur bancaire pour retrouver la rentabilité, au prix d'une rationalisation radicale, et dix ans pour retrouver son niveau de crédit d'avant crise. Dans l'intervalle, le taux de chômage aura été multiplié par quatre et l'Etat-providence rogné, le prix de la confiance retrouvée.
Olivier Truc. Le Monde 27 septembre 2008
Caisses d’épargne : assez d’impunité !
Par Nicolas Dupont-Aignan Député de l’Essonne Président de Debout La République
"La révélation d’une perte de 600 millions d’euros par les Caisses d’épargne sur des marchés financiers prouve bien combien il est irresponsable de renflouer les banques avec l’argent du contribuable sans exiger en contrepartie une réelle régulation du système.
Le groupe Caisses d’épargne ne peut qualifier comme il vient de le faire « d’incident de marché » une perte aussi importante, qui s’explique en fait par des positions spéculatives en pleine crise financière.
Si des traders ont prit ce risque c’est bien parce que leurs dirigeants les y ont autorisés. En conséquence, le Gouvernement doit exiger la démission du président du groupe Caisses d’épargne ou de son directeur général.
Au delà de ce cas précis, il serait temps que l’Etat cesse de déverser de l’argent public pour sauver les banques sans en prendre vraiment le contrôle".
L’inflation des actifs résumée en une image
16 octobre 2008De combien sont surestimés les actifs boursiers US ? En une image, Paul Kedrosky donne la réponse. Le plancher du Dow Jones se situe à 7000 points.
les SUBPRIMES en bande dessinée.pdf
(263.53 KB)
1. Posté par
alex
le 04/10/2008 19:43
Ne pas confondre, il s'agit tu sais nous avons reparlé à notre réunion d'une nationalisation temporaire, alors que nous devons nationaliser pour 50 ans pour les punir
2. Posté par
michel castelin
le 11/11/2008 18:28
Pas de confusion !
Tous les observateurs se trompent en limitant (naïvement ou à dessein ?) la crise de la mondialisation aux seul facteur économique.
En effet :
1-les capitalistes (libéraux, libre-échangistes cest pareil),
2-les internationalistes (là les mots en 'trompe lil foisonnent) :
ont anéanti non seulement toutes les économies occidentales mais également asphyxié les structures politiques, sociologiques et culturelles de chacune de nos Nations.
En spoliant les pays riches pour soi-disant 'partager les richesses' : privatisations, délocalisations, financiarisation (cest à dire en dépouillant Paul pour habiller petrov, ahmed, abdou, chang et carlos).
En organisant en sens contraire lexode migratoire mensongèrement humanitaire.
Nos Nations pouvaient absorber la migration naturelle des hommes. Pas la marée innocente, instrumentée par les droit-de-lhommiste. Chut ! les censeurs veillent.
Désormais nos Pays chancellent sous les coups de boutoir ourdis dans les loges et laboratoires didées (think tanks selon les collabos franglophones) par la collusion sournoise de ces deux idéologies génétiquement porteuses de pauvreté, danarchie et de guerres civiles.
Foutoir multiforme de la mondialisation furieuse que rien ne pourra stopper si les Peuples ne se révoltent pas.
Qui peut faire quoi ?
Certainement pas le G20 puisquil va rassembler les inconscients, les opportunistes et les idéologues qui ont concocté et alimenté ce chaudron pendant 35 ans.
Leur but sera de sauver leur credo : libre circulation des personnes, des capitaux, des marchandises et des biens.
Leur mode daction : mépriser les Peuples, détruire les Nations, étouffer lefficience des Etats.
Rien à voir avec le dialogue des civilisations, la coopération des Peuples, le parrainage in situ des plus faibles, léquilibre et léquité des échanges de toute nature.
Principes dont la France doit redevenir le porte-parole et lEurope des Nations offrir un cadre dexécution à géométrie variable.
Des personnalités nouvelles- comme, croit-on, le prochain Président des EU dont lobsession sera la reconquête, désormais hors datteinte, de la suprématie américaine- pourraient rétablir un peu de sagesse. Il leur suffirait de respecter laspiration de leur population aujourdhui déstabilisée, éreintée, irritée-le mot est faible.
Pour notre Pays, trouver des gouvernants qui quels quils soient, de souche ou dadoption- sauront perpétuer la personnalité de la France.
La France ? De Brennus à De Gaulle en passant par Charles Martel, Jeanne dArc et Valmy.
Cest à dire le refus salvateur, là où les politiciens et les intellos décérébrés ne pourront voir que des analogies passéistes
ou douteuses pour les plus bêtes.
Cest à dire lespérance dun Pays ouvert, assimilateur et farouche à qui lon ne dicte rien !
Ni les capitalistes, ni les internationalistes.
Ou bien
labandon, les larmes et lhorreur.
M.CASTELIN Michel/13600/La Ciotat/le 09nov2008/0442089300
3. Posté par
Bbas
le 29/11/2008 11:33
Mais COMMENT pouvons-nous réorienter l'Europe dans le bon sens alors qu'il faut l'unanimité pour changer les traités en général, et le traité de Maastricht en particulier ?
COMMENT obtenir l'unanimité, alors que plusieurs Etats-membres ne veulent pas réorienter l'Union Européenne ?
C'est impossible.
Dernière question. Le traité de Lisbonne est un traité qui impose le libre-échange mondial, c'est-à-dire qui met en concurrence directe les salariés français et les esclaves chinois, vietnamiens, etc.
« Par l'établissement d'une union douanière conformément aux articles 28 à 32, l'Union contribue, dans l’intérêt commun, au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs, ainsi qu'à la réduction des barrières douanières et autres. »
Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Cinquième partie, Titre II, Article 206.
80 % des parlementaires des 27 Etats membres ont voté OUI au traité de Lisbonne.
100 % des gouvernements des 27 Etats membres sont pour le OUI au traité de Lisbonne.
Le problème est insoluble.
Il faut sortir de l'Union Européenne.
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