Roland Hureaux propose une vision renouvelée et moderne du gaullisme
Roland Hureaux
Il en montre d’abord le fondement anthropologique : la conception que le général de Gaulle avait du fait national et des responsabilités du président, s’enracine dans une réalité à la fois multiséculaire et universelle : le principe de leadership.
L’humanité est composée d’entités organisées héritées de l’histoire qu’il n’appartient à personne de refonder arbitrairement. Aujourd’hui, les Etats-nations sont et demeureront pour longtemps encore, n’en déplaise aux tenants des utopies supranationales, le groupe pertinent. Ce qui ne veut pas dire que ces États soient appelés à se replier sur eux-mêmes ou à se faire la guerre : ils se doivent au contraire respect et reconnaissance mutuels en vue d’un dialogue et d’une coopération féconds .
A la tête de ces groupes humains, se trouve un chef ou leader, héréditaire ou élu. Ce que les peuples attendent de lui s’inscrit dans les fondamentaux de la nature humaine : les défendre, assurer la paix, la cohésion, la prospérité, soutenir leurs intérêts matériels et spirituels, promouvoir leur rayonnement. Cela suppose que le chef demeure un homme libre, à la tête d’une entité souveraine et qu’il bénéficie du consentement populaire, dont la démocratie est la forme moderne.
L’humanité est composée d’entités organisées héritées de l’histoire qu’il n’appartient à personne de refonder arbitrairement. Aujourd’hui, les Etats-nations sont et demeureront pour longtemps encore, n’en déplaise aux tenants des utopies supranationales, le groupe pertinent. Ce qui ne veut pas dire que ces États soient appelés à se replier sur eux-mêmes ou à se faire la guerre : ils se doivent au contraire respect et reconnaissance mutuels en vue d’un dialogue et d’une coopération féconds .
A la tête de ces groupes humains, se trouve un chef ou leader, héréditaire ou élu. Ce que les peuples attendent de lui s’inscrit dans les fondamentaux de la nature humaine : les défendre, assurer la paix, la cohésion, la prospérité, soutenir leurs intérêts matériels et spirituels, promouvoir leur rayonnement. Cela suppose que le chef demeure un homme libre, à la tête d’une entité souveraine et qu’il bénéficie du consentement populaire, dont la démocratie est la forme moderne.
La continuité du libéralisme catholique de Chateaubriand
Son livre
Cette conception se situe dans la continuité d’une école de pensée trop méconnue en France : le libéralisme catholique dont Chateaubriand, référence intellectuelle fondamentale du général, fut la figure emblématique. .
Elle se trouve à l’opposé de ce qui constitue le « mal du siècle », l’idéologie, forme de gouvernement pervertie dont le principe n’est pas le service pragmatique des intérêts d’une communauté concrète mais l’asservissement à une Idée supposée salvatrice, généralement simplificatrice et oppressive, souvent paravent d’une domination étrangère (la « Révolution nationale », le socialisme, la supranationalité). Le gaullisme est la forme achevée de la politique conforme à la nature : une politique sans idéologie.
Soucieux de maintenir une distance critique, Roland Hureaux pose aussi la question : "de Gaulle fut il infaillible ?". Pour y répondre en toute liberté.
Ce recueil d’études vient à point pour rappeler, peu après le référendum du 29 mai 2005 et une élection présidentielle décisive, l’éminente actualité du gaullisme
Normalien, ancien élève de l’ENA. Essayiste. Derniers ouvrages :
Les Nouveaux féodaux - Le contresens de la décentralisation (Gallimard, 2004),
L’Antipolitique (éd. Privat, coll. « Arguments », 229 pages, février 2007, 229 p., 16,15 €) et
L’Actualité du gaullisme (éd. F.-X. de Guibert, mai 2007)
Pour retrouver tous les livres de l'auteur, cliquez sur ce lien :
http://www.amazon.fr/s?ie=UTF8&search-type=ss&index=books-fr&field-author=Roland%20Hureaux&page=1
Elle se trouve à l’opposé de ce qui constitue le « mal du siècle », l’idéologie, forme de gouvernement pervertie dont le principe n’est pas le service pragmatique des intérêts d’une communauté concrète mais l’asservissement à une Idée supposée salvatrice, généralement simplificatrice et oppressive, souvent paravent d’une domination étrangère (la « Révolution nationale », le socialisme, la supranationalité). Le gaullisme est la forme achevée de la politique conforme à la nature : une politique sans idéologie.
Soucieux de maintenir une distance critique, Roland Hureaux pose aussi la question : "de Gaulle fut il infaillible ?". Pour y répondre en toute liberté.
Ce recueil d’études vient à point pour rappeler, peu après le référendum du 29 mai 2005 et une élection présidentielle décisive, l’éminente actualité du gaullisme
Normalien, ancien élève de l’ENA. Essayiste. Derniers ouvrages :
Les Nouveaux féodaux - Le contresens de la décentralisation (Gallimard, 2004),
L’Antipolitique (éd. Privat, coll. « Arguments », 229 pages, février 2007, 229 p., 16,15 €) et
L’Actualité du gaullisme (éd. F.-X. de Guibert, mai 2007)
Pour retrouver tous les livres de l'auteur, cliquez sur ce lien :
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L'appel du 18 juin, un moment d'émotion renouvelé
Charles de Gaulle à Londres
A beaune, chaque année une commémoration est organisée pour célébrer cet appel historique.
Je ne résiste pas au plaisir de vous restituer ce fameux texte qui devrait être lu de la même manière dans nos écoles que la fameuse lettre de Guy Mocquet.
Je tiens à assister à cette manifestation avec mes filles car je sais que ces moments historiques seront à jamais inscrits dans leur mémoire.
C'est le devoir de chaque parent de transmettre un héritage à leur progéniture.
Discours du Général de Gaulle prononcé à la radio de Londres le 18 juin 1940.
Cet appel n'a pas été enregistré.
" Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un
jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres."
Je ne résiste pas au plaisir de vous restituer ce fameux texte qui devrait être lu de la même manière dans nos écoles que la fameuse lettre de Guy Mocquet.
Je tiens à assister à cette manifestation avec mes filles car je sais que ces moments historiques seront à jamais inscrits dans leur mémoire.
C'est le devoir de chaque parent de transmettre un héritage à leur progéniture.
Discours du Général de Gaulle prononcé à la radio de Londres le 18 juin 1940.
Cet appel n'a pas été enregistré.
" Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un
jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres."



Actualités
L'Appel de Roland HUREAUX, critiques éclairées du gaullisme















L'U M P va t- elle disparaitre ?

