C'est la classe moyenne qui consomme, crée la croissance et fait la "richesse" d'un pays, car les pauvres n’ont pas d’argent et les riches ne dépensent pas.
On constate la disparition de la classe moyenne en France, alors que cette classe moyenne apparaît actuellement dans les pays émergeants !
Merci aux délocalisations et à la financiarisation de l'économie avec la maximisation des profits des investisseurs, des fonds de pension, des institutionnels
Exemple de désindustrialisation et d'appauvrissement d’un secteur :
La France a quasiment perdu son industrie textile au profit des pays d'Afrique et d'Asie.
Pendant longtemps, on nous a dit que la France perdait des emplois peu qualifiés et peu valorisés, donc que ce n’était pas grave.
Ouais mais bon certains français auraient bien voulu ces emplois là plutôt qu'être au chômage !
La France s'est recentrée sur le textile spécifique avec une forte innovation et valeur ajoutée, pour la chirurgie par exemple.
Les délocalisations n’ont jamais fait baisser les prix de vente, mais étaient destinées à maintenir ou accroître les marges commerciales et au final les dividendes des actionnaires des entreprises françaises.
Les chinois au lieu de reverser les revenus issus de leurs industries textiles à des actionnaires de plus en plus gourmands ou des fonds de pension ont utilisé ces liquidités pour investir massivement dans la recherche textile.
Du coup, voilà qu'ils commencent également à fabriquer des vêtements innovants grâce à leur recherche et viennent concurrencer le peu d'industries textiles françaises encore vivantes avec des coûts de fabrication bien moins élevés.
Croire que les délocalisations ne nous sont pas préjudiciables car elles ne concernent que des emplois peu qualifiés est un leurre.
Au final, l'argent des industries des pays émergeants est le carburant de la guerre économique que mènent ces pays contre la France.
Les pays émergeants investissent massivement dans la recherche dans les nanotechnologies, les énergie renouvelables, les technologies grand public, les matières textiles, alors qu’en France on peine à sélectionner des pôles de compétences régionaux et des projets prometteurs. Tout est dans la méthode.
Finalement, la financiarisation de l'économie et la transformation des entreprises en rentes sûres sans cesse accrues est le meilleur moyen d'affaiblir la France et son économie.
Le départ d'actionnaires lorsque les rendements ne sont plus maintenus finit par transformer ces entreprises optimisées en enveloppes vides et finalement jetables.