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La grande Russie est-elle de retour ?

Vladimir FÉDOROVSKI, ancien diplomate russe, écrivain, dernier ouvrage paru "Le fantôme de Staline" (éd. du Rocher, 2007)



Bibiographie de l'auteur

La grande Russie est-elle de retour ?
Vladimir Fedorovski est un homme aux vies multiples : d'abord interprète de Brejnev, il devient porte-parole du Mouvement pour les réformes démocratiques dans l'URSS finissante, puis de Boris Eltsine. On le retrouve aujourd'hui professeur à HEC-Paris et auteur de romans historiques à succès ! Il a acquis la nationalité française en 1995, grâce à l'intervention de Jacques Chirac, qui n'avait pas oublié le collaborateur de son ami Boris Eltsine. Fedorovski est aussi conseiller au mémorial de Caen, pour la période de la Guerre froide. C'est un auteur prolifique, qui sait allier la précision de l'historien à l'art narratif du romancier - qu'il s'intéresse aux égéries russes, aux ballets, aux tsarines, à Raspoutine, Saint-Pétersbourg ou au Kremlin. Vladimir Fédorovski publie en 2007 'Le Fantôme de Staline', ouvrage peignant Staline sous un nouveau jour...

Son nouveau roman: le fantôme de Staline ou le retour du KGB

La grande Russie est-elle de retour ?
Les passions et la fureur de l'histoire marquent les personnages de ce livre. Ils sont souvent inattendus, parfois déroutants, toujours démesurés. Un Staline insolite surgit comme un revenant d'une pièce de Shakespeare. Poutine agit tel un James Bond. Les tueurs à gages peaufinent leur talent d'empoisonneur. Les amours sont hors norme, absolus, rappelant l'esprit du célèbre roman de Pasternak, Le Docteur Jivago, dont on fête cette année le cinquantenaire de la parution.

Ce livre annonce le lancement d'une nouvelle collection ayant pour ambition de jeter un «nouveau regard» sur nombre de vérités établies qui ne sont pas conformes à la réalité historique. Ceci concerne particulièrement l'histoire russe, notamment le personnage de Staline. Les archives étant désormais accessibles, il est possible aujourd'hui de dresser un portrait plus précis du tyran rouge. Il offre aussi, à la lumière d'une longue enquête, un nouveau regard sur les faces cachées de Poutine, personnage-clé de la Russie actuelle. Cette évocation est d'autant plus propice que l'actualité est marquée par le quatre-vingt-dixième anniversaire de la révolution bolchevique, sans oublier les élections législatives et présidentielles en Russie.

Ce livre renoue avec les précédents ouvrages d'évasion de Vladimir Fédorovski tels que le Roman de Saint-Pétersbourg car, à la base de documents inédits, l'auteur met en scène la vraie Lara du roman de Pasternak, antithèse lumineuse des personnages terribles du XXe siècle.

Ce livre se situe dans le droit fil du triptyque emblématique de Vladimir Fédorovski : Le Roman de Saint-Pétersbourg, Le Roman du Kremlin, Le Roman de la Russie insolite. Le Fantôme de Staline est son vingtième ouvrage. Editions Du Rocher

Extrait du livre

L'art de la manipulation :

Le système stalinien s'est donc forgé dans le moule de l'ancien Empire russe.
En 1894, le tsar Nicolas II succédait à son père Alexandre III, mort prématurément. Âgé de vingt-quatre ans, le nouvel empereur dut assumer le pouvoir autocratique contesté, dans un pays en pleine mutation.
Deux mondes s'affrontaient alors, celui des palais étincelants de Saint-Pétersbourg et celui de la rue, dominée par des révolutionnaires qui voulaient en finir avec le système tsariste. Le mouvement ouvrier se développait dans les villes, offrant un terrain propice à l'action de l'opposition radicale, et les grèves s'étendaient dans tout le pays. La plupart de ces révolutionnaires étaient des intellectuels dévoyés, marqués par le brassage des milieux sociaux et par une accumulation désordonnée de savoirs les plus divers. Les universités ont souvent favorisé l'éclosion d'une contre-culture. La classe intellectuelle se concevait comme une nouvelle aristocratie, voire comme une nouvelle Église appelée à renverser puis à régénérer la société. Dans cette perspective, certains cercles abju­raient la moralité ordinaire : ces gourous prétendaient s'octroyer tous les pouvoirs, y compris ceux de vie et de mort, sur leurs compagnons; ils s'abaissaient à tuer, forts de leur éminente supériorité morale. Leur doctrine révolutionnaire n'était peut-être pas une reli­gion, mais elle s'en rapprochait. Dostoïevski a décrit avec tant de brio ce vertige des illusions, des fantasmes, dans Les Possédés1, ceux qui éprouvent l'insatiable besoin de «dépasser les bornes», de sentir leur coeur «défaillir au bord du précipice» et «de s'y pencher jusqu'à demi-corps, pour jeter un coup d'oeil au fond». (Il est intéressant de constater que cette phrase est annotée par Staline qui, bien évidemment, détenait les ouvrages de Dostoïevski dans sa bibliothèque.)
Bon nombre de ces «possédés» établissaient un parallèle avec le christianisme et pensaient que leur nouvelle religion révolutionnaire allait durer mille ans. Tous étaient convaincus de la supériorité du nouveau credo qui promettait le paradis sur terre.
Les organisations révolutionnaires, dont Lénine devint l'une des principales figures, conçurent une extrême gauche dans son interprétation la plus radicale. Cette nouvelle tendance réunit (en 1903) une majorité de mandats, d'où le surnom de bolchevique (majoritaire).
L'originalité de Lénine porte sur ce nouveau type d'organisation révolutionnaire : une sorte d'armée clandestine secrète, très centralisée, formée de professionnels de la subversion.

LE DUEL: LA FRANCE EST-ELLE SINISTREE ? octobre 2006

La grande Russie est-elle de retour ?
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Historien et sociologue, Thierry Wolton dénonce la mentalité d’assisté qui plombe notre État. Vladimir Fédorovski, qui a choisi la nationalité française, souligne la vivacité d’une nation pragmatique qui sait se questionner. Débat d’avenir à l’Ernest Bar du Lutetia.



Cliquez sur le lien suivant pour un accès à l'article du journal VSD :

http://www.vsd.fr/contenu_editorial/pages/magazine/kiosque/duel/duel181.php

Son dernier livre paru en édition de poche: Le Roman de la Russie insolite. Extraits

La grande Russie est-elle de retour ?
" pour adopter mon pays ,dit-il... tu dois tout d'abord le comprendre. Tout le monde va au Kremlin ou à Saint-Pétersbourg, mais moi je vais t'emmener à la Sainte Trinité..."

frederic bobard
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