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Les classes moyennes quittent les centres villes à contre coeur

les classes moyennes, surtout les familles avec de jeunes enfants sont CHASSEES malgré elles des villes.

Le bébé arrive et il faut quitter - à contre coeur - le centre ville.

On s'éloigne de la ville, de la vie facile, des commerces de proximité... qui par définition sont à coté, on s'exile loin de ses proches. Quand on travaille et que l'on a de jeunes enfants, chaque minute, chaque kilomètre (et chaque litre d'essence) comptent. Vous avez habillé trois jeunes enfants en hiver, dont l'un est toujours malade, pour aller acheter une baguette ? Puis, conduire avec des enfants, qui ont chaud dans la combinaison, qui ont soif qui se chamaillent, ou qui pleurent est un exercice périlleux. Pour tous. La baguette revient cher, et la maman est à cran.

La bulle immobilière a chassé les jeunes, qui ont besoin des infrastructures et des commerces, à la périphérie. Malgré les articles élogieux sur la vie à la campagne, les jeunes ménages le vivent mal, très mal, et se sentent floués. Vous êtes étonné ? beaucoup de couples que je connais le vivent tous les jours, à quelques dizaines de kilomètres de Dijon ou de Beaune. Pour moi c'est un choix, mais pour les jeunes trop fauchés pour vivre dans leur commune d'origine, c'est un calvaire.

Le budget de ces communes "envahies" - appelées désormais "villages dortoirs" - explose. 6 fois plus d'élèves dans un village près de Dijon, dit le reportage. Les villages ont le sentiment de perdre leur identité.

Finalement, entre l'éloignement, le déracinement, l'endettement des communes et la perte d'identité des villageois, tout le monde est perdant. Et les urbanistes et écologistes protestent contre la "gangrène urbaine" qui s'étend. Les maires des communes soudainement surpeuplées craquent.


 

frederic bobard
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1.Posté par borodine le 21/02/2007 06:41
Ne nous trompons pas de cible.

Le repeuplement des périphéries et des campagnes est aussi une aubaine pour désengorger les villes et répartir les populations sur le territoire.

Qui se souvient de la desertification des campagnes criée par les politiques il y a quelques années ?

Le problème est que les zones d'emploie sont concentrées pour les grandes villes dans le centre ou en proche périphérie.

Ce qui implique un temps de présence énorme (trajet+travail) hors de leur lieu d'habituation pour ceux qui habitent en lointaine banlieue.

Avec tous les problèmes engendrés cités dans cet article (gestion des enfants, de la vie de tous les jours : courses, ménage,..).

Comment améliorer cette situation ?

Il serait interessant de déposer ici quelques idées plutot que de dresser un tableau aussi sombre traduisant certes un autre mal être de la société française.

De tous temps les villes ont concentré une grande quantité de personnes. Sauf qu'en ce début de XXIe siecle, la quantité devient monstrueuse (mexico + périphérie 20 millions de personnes, bangkok 25 millions de personnes,...)
Le probleme deviendra insoluble tôt ou tard pour certaines mégapoles.

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