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Marco Polo et Pietragalla la Dame Blanche
Dimanche 7 Mars 2010
Marie Claude PIETRAGALLA
Ce spectacle était troublant.
La grâce de la danseuse me faisait penser intensément à une personne qui m’est proche. Et même le destin s’invitant a renforcé mon sentiment d’une présence insistante et étrange, les fragances de son parfum parcouraient les travées proches et parvenaient jusqu’à moi. Dans cette situation irréelle, la Dame Blanche dansait sur la scène du Zénith. Son corps enveloppé d’une robe en satin de Chine dessinait sur la scène des arabesques ondulantes. Il flottait devant des spectateurs médusés.
une maîtrise parfaite de son art
« Mon credo, c’est le théâtre du corps » a-t-elle dit-elle dans un journal récemment(1).
La parole rejoint l’exercice de son art dans une synthèse parfaite. Son corps taille de guêpe se déhanchait sur la scène ébauchant des figures ondulantes et sinusoïdales à la manières de nos amis les dauphins plongeant avec frénésie et délectation dans le grand bleu. Ses mains balayaient gracieusement l’espace en tentant d’attraper de vaines chimères. Comme des oiseaux de nuit, elles dessinaient dans le ciel de vastes vagues élégantes.
La parole rejoint l’exercice de son art dans une synthèse parfaite. Son corps taille de guêpe se déhanchait sur la scène ébauchant des figures ondulantes et sinusoïdales à la manières de nos amis les dauphins plongeant avec frénésie et délectation dans le grand bleu. Ses mains balayaient gracieusement l’espace en tentant d’attraper de vaines chimères. Comme des oiseaux de nuit, elles dessinaient dans le ciel de vastes vagues élégantes.
un rêve réel
Perdus dans cette nuit magique, ses bras longilignes de sirène poussés par son corps allaient encore plus loin pour atteindre l’impossible. Ces grandes herbes folles allaient dans tous les sens entraînées par les mouvements amples de la mer.
Cette magicienne de la danse accompagnait son Marco Polo qui avait besoin de sa présence pour affronter les affres de ce Monde pleins de dangers. Et pourtant, malgré toutes les embûches, notre aventurier continue d’avancer : « Cette mystérieuse Dame Blanche, c’est une sorte de double, de conscience, quelqu’un qui va pousser notre héros à continuer son chemin(2) ». Cette muse le guide et l'aide à trouver son chemin. Elle l'entraine à travers les quatre éléments symboliques du monde: l'eau, la terre, le feu, l'air. A la fin de ce voyage onirique, la dame blanche délaisse sa représentation virtuelle et retrouve Marco Polo symbolisant un cinquième éléments : l'amour.
Quelle facilité sur la scène ! C’est bien la réussite d’un art. Quand son expression est si fluide et limpide que le public peine à penser que tant d’années d’efforts sont nécessaires pour une représentation aussi parfaite.
Quelle facilité sur la scène ! C’est bien la réussite d’un art. Quand son expression est si fluide et limpide que le public peine à penser que tant d’années d’efforts sont nécessaires pour une représentation aussi parfaite.
l'affiche du spectacle
Et pourtant cette femme au corps parfait est aussi une maman.
Après le spectacle c’est un autre regard. Ses yeux noirs profonds et durcis par la douleurs des exercices se font plus doux lorsque sa fille Lola âgée de 5 ans l’attrape par le bras : «Ze trouve plus mes bonbons.» Une petite voix résonne dans le studio de danse pour solliciter sa célèbre maman, Marie-Claude Pietragalla. En une seconde, la voix ferme et le visage sculptural de l’étoile se sont adoucis. Elle se penche vers sa fille pour la rassurer. Se relève immédiatement, très droite, ses yeux noirs plantés dans les vôtres. «Après la naissance de ma fille, je n’avais plus ma place dans le répertoire classique. Il faut avoir conscience de l’image que l’on renvoie. Dans une vie de danseuse, il y a des tournants. J’ai heureusement une condition physique qui m’a permis de faire ce que je voulais. Mon credo, c’est le théâtre du corps. Le mouvement est toujours moteur, pour un texte ou bien pour une chanson.»
A entendre sa belle voix de mezzo-soprano, on l’imagine en chanteuse, poignante comme pouvait l’être Barbara. «Je me sens de grandes affinités avec elle. C’est l’artiste absolue.
Comme elle, j’aime sentir les vibrations d’une scène, en prendre lentement possession avant de danser.»
Pour connaitre Marie- Claude PIETRAGALA un peu plus, l'artiste se dévoile dans le magazine Marie-Claire
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(1 )Marie Claude Pietragalla : supplément Bien Public Quartier Libre du 5 mars 2010
(2 ) Tribune de Genève - Pietragalla à Genève
cliquez sur ce lien Son parcours de danseuse étoile
Sur MARCO POLO, un site très documenté MARCO POLO 1254-1324
(1 )Marie Claude Pietragalla : supplément Bien Public Quartier Libre du 5 mars 2010
(2 ) Tribune de Genève - Pietragalla à Genève
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