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On assassine Cendrillon !
Mardi 19 Février 2008
Je ne suis pas nostalgique par nature, mais il y a quelques jours ma fille insista pour une lecture d'une histoire en me demandant de laisser de côté temporairement notre héroîne « Gisèle » de la Comtesse de Ségur
Etonné, je saisis machinalement un livre de contes dans la bibliothèque pour lui lire Cendrillon.
Les premières phrases n'éveillèrent pas ma curiosité.
Mais en page 2 , mon front pourtant se creusa, je lisais avec étonnement à ma fille les mots suivants « les trois chipies » pour qualifier la belle-mère et ses deux filles, puis un peu plus loin « tu es bien trop gourde pour faire la révérence » pour exprimer la méchanceté de la marâtre de Cendrillon.
L'auteure, une certaine Marie Duval, que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, aligne dans cette histoire des énormités assez saisissantes pour qu'un éditeur sans réelle politique éditoriale éducative, les éditions Hemma, ose publier ce genre de texte.
L'apprentie écrivain n'hésite pas à utilisant des mots crus pour un public d'enfants « Javotte, ses deux filles, aussi bêtes que méchantes », même les personnages les moins sympathiques disparaissent dans la trivialité, c'est « Mademoiselle Javotte » chez Perrault
mais chez Duval çà devient « Javotte », la vulgarité est à son comble.
Pourtant dans le texte d'origine, Charles Perrault entretient le mystère et le dépaysement dans l'imaginaire des petites filles comme l'élégance dans le style : « Il arriva que le Fils du Roi donna un bal, et qu'il en pria toutes les personnes de qualité : nos deux Demoiselles en furent aussi priées ». Comme un dictionnaire d'un autre temps qu'il est souhaitable de faire connaître à nos enfants : « On envoya quérir la bonne coiffeuse, pour dresser les cornettes à deux rangs, et on fit acheter des mouches de la bonne Faiseuse ».
Etonné, je saisis machinalement un livre de contes dans la bibliothèque pour lui lire Cendrillon.
Les premières phrases n'éveillèrent pas ma curiosité.
Mais en page 2 , mon front pourtant se creusa, je lisais avec étonnement à ma fille les mots suivants « les trois chipies » pour qualifier la belle-mère et ses deux filles, puis un peu plus loin « tu es bien trop gourde pour faire la révérence » pour exprimer la méchanceté de la marâtre de Cendrillon.
L'auteure, une certaine Marie Duval, que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, aligne dans cette histoire des énormités assez saisissantes pour qu'un éditeur sans réelle politique éditoriale éducative, les éditions Hemma, ose publier ce genre de texte.
L'apprentie écrivain n'hésite pas à utilisant des mots crus pour un public d'enfants « Javotte, ses deux filles, aussi bêtes que méchantes », même les personnages les moins sympathiques disparaissent dans la trivialité, c'est « Mademoiselle Javotte » chez Perrault
mais chez Duval çà devient « Javotte », la vulgarité est à son comble.
Pourtant dans le texte d'origine, Charles Perrault entretient le mystère et le dépaysement dans l'imaginaire des petites filles comme l'élégance dans le style : « Il arriva que le Fils du Roi donna un bal, et qu'il en pria toutes les personnes de qualité : nos deux Demoiselles en furent aussi priées ». Comme un dictionnaire d'un autre temps qu'il est souhaitable de faire connaître à nos enfants : « On envoya quérir la bonne coiffeuse, pour dresser les cornettes à deux rangs, et on fit acheter des mouches de la bonne Faiseuse ».
Pour ceux qui connaissent le conte, la bonne surprise c'est l'apparition de la marraine de Cendrillon..Dans le torchon de Mme DUVAL ce moment clé est bâclé quand elle la fait parler : « Oh là là ! C'est chaque fois la même chose, dit une petite voix, j'étouffe, je n'ai pas de place… cette étoile est trop petite… » puis suit une description grotesque de la fée comme dans certains mauvais films américains que se plait à diffuser la grande distribution. A un point tel que la citrouille n'est même pas mentionnée alors que pour Charles Perrault c'est la matière principale de la transformation et de la magie : « la citrouille fut aussitôt changée en un beau carrosse tout doré ». Avec des mots qui chantent comme « d'un beau gris de souris pommelé ».Un véritable bestiaire est présent dans le texte original naturellement très présent dans l'imaginaire de nos chères têtes blondes.
L'intrusion de Cendrillon au bal donné par le Prince est d'une banalité affligeante chez Duval, elle explique « Cendrillon entra alors dans la salle des fêtes comme un rayon de lumière ». Oui vous avez bien lu « la salle des fêtes » pour décrire une salle de bal dans un conte de fée , alors que l'écrivain Charles Perrault narre la rencontre des deux héros de la manière suivante : « Le Fils du Roi, qu'on alla avertir qu'il venait d'arriver une grande Princesse qu'on ne connaissait point, courut la recevoir ». Le futur époux est donc très intrigué par cette jeune fille, la scène est bien montée comme dans un scénario de bonne facture.
Enfin, la mauvaise cerise sur le gâteau, c'est l'intrusion du pauvre Médor dans l'histoire. Le pauvre bougre semble vraiment un peu perdu dans des habits de confident trop larges à mon goût.
L'intrusion de Cendrillon au bal donné par le Prince est d'une banalité affligeante chez Duval, elle explique « Cendrillon entra alors dans la salle des fêtes comme un rayon de lumière ». Oui vous avez bien lu « la salle des fêtes » pour décrire une salle de bal dans un conte de fée , alors que l'écrivain Charles Perrault narre la rencontre des deux héros de la manière suivante : « Le Fils du Roi, qu'on alla avertir qu'il venait d'arriver une grande Princesse qu'on ne connaissait point, courut la recevoir ». Le futur époux est donc très intrigué par cette jeune fille, la scène est bien montée comme dans un scénario de bonne facture.
Enfin, la mauvaise cerise sur le gâteau, c'est l'intrusion du pauvre Médor dans l'histoire. Le pauvre bougre semble vraiment un peu perdu dans des habits de confident trop larges à mon goût.
Non, c'était vraiment trop, je refermais brusquement ce livre en espérant l'oublier rapidement. J'avais à portée de main, sur la table de nuit, le quatrième épisode du livre de la Comtesse de Ségur « un amour d'enfants », un vrai régal selon ma fille.
Mais çà, c'est une autre histoire…
Mais çà, c'est une autre histoire…
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