La mort de Philippe Séguin est à mettre en parallèle avec mes débuts en politique. Grâce à ce grognard de la République j’ai découvert ce que signifiait un combat politique : des idées sincères, un combat juste pour la Nation et un compagnonnage fort et fidèle.
Et quel pouvait être meilleur combat que celui sur la construction européenne de 1992 avec le si contesté traité de Maastricht.
Et quel pouvait être meilleur combat que celui sur la construction européenne de 1992 avec le si contesté traité de Maastricht.
Ces mois de campagne à essayer de persuader et de convaincre ont été merveilleux et formateurs
Nous étions en marge du RPR
Nous n’étions pas dans la ligne officielle du RPR, les faux clivages politiques éclataient avec un Mitterrand et un Giscard d’Estraing côte à côte sur les estrades électorales. Pour une fois, la politique des partis laissait la place à la politique avec un grand P qui fait honneur à la république et à la démocratie. Et finalement, Philippe SEGUIN ne retrouvait-il pas son engagement de 1965 avec le Général de Gaulle ? Dans son livre « DEUX FRANCE » avec Alain MINC il soulignait l’hétérogénéité de sa nouvelle formation « à l’époque au sein de la famille gaulliste, les luttes étaient extrêmement vives. C’est normal, puisqu’on y vient de tous les horizons. Quelques uns sont venus du PC ou de la CGT. Il y a aussi d’anciens socialistes, et non des moindres ».
Ne retrouvait-il pas, au début des années 90 ses anciens compagnons d’arme en côtoyant un Jean Pierre CHEVENEMENT ou des leaders du PCF ?
C’est bien le grand mérite du « Grizzli » que d’avoir mené le combat avec d’autres et d’avoir entraîné une nouvelle génération de militants. Laurent Pinsolle par exemple âgé d'une trentaine d'années et porte-parole de DLR voit en lui le chevalier de la République.
Nous lui en sommes reconnaissants pour l’éternité car la voie qu’il a tracée, même si elle parut moins claire depuis une dizaine d’années est un exemple pour des jeunes qui veulent s’engager.
Pour nous, les gaullistes et républicains, ces années 90 et 2000 ont été très difficiles, nous étions si éloignés de la doxa officielle socialo-libérale et libérale-sociale. Toutes les forces étaient contre nous, aussi bien le monde économique dominée par la finance et qui a provoqué le cataclysme des subprimes , que le monde syndical qui s’y rangeait avec la conversion de Nicole Notat, que les forces politiques qui au nom de la défense d’une Europe libérale et atlantiste sacrifiaient la France et la Vraie Europe, celle des Nations, seules susceptibles d’assurer notre bien-être et notre sécurité.
Ne retrouvait-il pas, au début des années 90 ses anciens compagnons d’arme en côtoyant un Jean Pierre CHEVENEMENT ou des leaders du PCF ?
C’est bien le grand mérite du « Grizzli » que d’avoir mené le combat avec d’autres et d’avoir entraîné une nouvelle génération de militants. Laurent Pinsolle par exemple âgé d'une trentaine d'années et porte-parole de DLR voit en lui le chevalier de la République.
Nous lui en sommes reconnaissants pour l’éternité car la voie qu’il a tracée, même si elle parut moins claire depuis une dizaine d’années est un exemple pour des jeunes qui veulent s’engager.
Pour nous, les gaullistes et républicains, ces années 90 et 2000 ont été très difficiles, nous étions si éloignés de la doxa officielle socialo-libérale et libérale-sociale. Toutes les forces étaient contre nous, aussi bien le monde économique dominée par la finance et qui a provoqué le cataclysme des subprimes , que le monde syndical qui s’y rangeait avec la conversion de Nicole Notat, que les forces politiques qui au nom de la défense d’une Europe libérale et atlantiste sacrifiaient la France et la Vraie Europe, celle des Nations, seules susceptibles d’assurer notre bien-être et notre sécurité.
L'espoir : avec Nicolas DUPONT-AIGNAN
Nous avons fait face avec Philippe SEGUIN. Aujourd’hui, les gaullistes et Républicains n’ont pas disparu puisque l’homme des Vosges a un descendant politique dont il peut être fier, non pas François Fillon qui me faisait pitié dans son costume trop étroit de Premier Ministre mais Nicolas DUPONT AIGNAN qui, en fidèle, a repris le flambeau et de quelle manière depuis 1999 en créant un club de réflexion politique « DEBOUT LA REPUBLIQUE » qui est devenu par la suite, en 2008, un parti politique.
Un grand gaulliste est mort. La France est orpheline de perdre une si grande figure politique.
Bien sûr, les éloges de tous bords affluent aujourd’hui pour célébrer l’homme de conviction, l’homme dévoué à une cause, mais ne serait-ce pas devenu une denrée si rare dans le landerneau politique pour que cet homme soit reconnu unanimement ?
Un grand gaulliste est mort. La France est orpheline de perdre une si grande figure politique.
Bien sûr, les éloges de tous bords affluent aujourd’hui pour célébrer l’homme de conviction, l’homme dévoué à une cause, mais ne serait-ce pas devenu une denrée si rare dans le landerneau politique pour que cet homme soit reconnu unanimement ?
Le témoignage de Jean-Pierre GERARD
Réunion à Beaune Jean-Pierre GERARD tête de liste pour les Européennes de 2009 et Frédéric BOBARD secrétaire départemental adjoint
C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Philippe SEGUIN Premier Président de la Cour des Comptes, ancien Président de l’Assemblée Nationale, ancien ministre.
Avec Philippe Seguin, la France perd un éminent serviteur. Soucieux jusqu’à en être parfois ombrageux, il a incarné la vision politique d’une France qui veut conserver la maitrise de son destin. National sans être nationaliste il a défendu ses convictions au cours de sa vie politique et parlementaire, et dans la fonction éminente de Premier Président de la cour des comptes. Les combats qu’il a menés, de manière visible avec Maastricht, la présidentielle de 1995 qui a vu l’élection de Jacques Chirac à laquelle il avait donné un souffle particulier et de manière moins visible avec son action à la cour des comptes, resteront comme les apports de cet homme d’une très grande hauteur de vue et d’imagination.
En mon nom personnel, je tiens à dire combien l’estime de P.Seguin m’a été précieuse. C’est lui qui m’a proposé pour siéger au Conseil de la Politique Monétaire, c’est grâce à lui que nous avons pu faire progresser et clarifier les idées sur l’Europe, en particulier comme Président du RPR et organisateur d’une convention sur la construction européenne, à laquelle j’avais pris une certaine part.
Je présente au nom de Debout la République et en mon nom personnel toutes mes condoléances à sa famille et les assure de la fidélité aux idées que Philippe Seguin aura toujours défendues.
Jean-Pierre Gérard
Vice Président de Debout la République
Président du club des N°1 mondiaux de l’union européenne
Président d’honneur du Club des N°1 mondiaux français
Ancien membre du Conseil de la Politique Monétaire



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Philippe SEGUIN est mort : un exemple pour des jeunes qui veulent s'engager
















Appel du 18 juin, de GAULLE en visionnaire

