Nous n’étions pas dans la ligne officielle du RPR, les faux clivages politiques éclataient avec un Mitterrand et un Giscard d’Estraing côte à côte sur les estrades électorales. Pour une fois, la politique des partis laissait la place à la politique avec un grand P qui fait honneur à la république et à la démocratie. Et finalement, Philippe SEGUIN ne retrouvait-il pas son engagement de 1965 avec le Général de Gaulle ? Dans son livre « DEUX FRANCE » avec Alain MINC il soulignait l’hétérogénéité de sa nouvelle formation
« à l’époque au sein de la famille gaulliste, les luttes étaient extrêmement vives. C’est normal, puisqu’on y vient de tous les horizons. Quelques uns sont venus du PC ou de la CGT. Il y a aussi d’anciens socialistes, et non des moindres ». Ne retrouvait-il pas, au début des années 90 ses anciens compagnons d’arme en côtoyant un Jean Pierre CHEVENEMENT ou des leaders du PCF ?
C’est bien le grand mérite du « Grizzli » que d’avoir mené le combat avec d’autres et d’avoir entraîné une nouvelle génération de militants. Laurent Pinsolle par exemple âgé d'une trentaine d'années et porte-parole de DLR voit en lui le
chevalier de la République.
Nous lui en sommes reconnaissants pour l’éternité car la voie qu’il a tracée, même si elle parut moins claire depuis une dizaine d’années est
un exemple pour des jeunes qui veulent s’engager.
Pour nous, les gaullistes et républicains, ces années 90 et 2000 ont été très difficiles, nous étions si éloignés de la doxa officielle socialo-libérale et libérale-sociale. Toutes les forces étaient contre nous, aussi bien le monde économique dominée par la finance et qui a provoqué le cataclysme des
subprimes , que le monde syndical qui s’y rangeait avec la conversion de Nicole Notat, que les forces politiques qui au nom de la défense d’une Europe libérale et atlantiste sacrifiaient la France et la Vraie Europe, celle des Nations, seules susceptibles d’assurer notre bien-être et notre sécurité.