"Il y a une politique du gouvernement, il n’y en pas deux et c’est la politique du gouvernement que j’appliquerai", a-t-il déclaré en prenant ses fonctions auprès du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.
Pierre Lellouche s’est prononcé dans le passé en faveur de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, une position qui avait aussi les faveurs de Bernard Kouchner. Mais ce dernier a révisé récemment sa position, affirmant désormais y réfléchir.
Le président Nicolas Sarkozy est résolument contre l’entrée d’Ankara dans l’UE et propose d’offrir à la Turquie "un partenariat privilégié".
Ankara s’est réjoui mercredi de la nomination de M. Lellouche, en espérant un changement de la politique de la France. La Turquie a entamé en octobre 2005 des négociations d’adhésion avec l’Union européenne.
Dans ce contexte très confus, le député non-inscrit Nicolas Dupont-Aignan s'est interrogé sur la position de l'exécutif quant à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne après la nomination de Pierre Lellouche, qui y est favorable, aux Affaires européennes.
"Le président de la République, Nicolas Sarkozy, et sa majorité UMP ont fait toute leur campagne européenne en promettant le refus de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne et ils choisissent comme ministre des Affaires européennes le parlementaire qui a toujours été le plus engagé en faveur de cette adhésion", a-t-il souligné dans un communiqué.
"Soit M. Lellouche revient rapidement et solennellement sur ses déclarations passées, soit les Français auront compris qu'ils ont été une fois de plus trahis", estime le président de Debout la République (DLR).