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Dans le monde de la carte à puce, il n'était pas très connu, ni même reconnu. Alors un petit rappel historique.
Jean-Pierre, cadre des Banques Populaires, faisait partie du groupe informel de Cergy. Il réunissait des personnes à la recherche d'un produit permettant de pallier les faiblesses sécuritaires de la Carte Bleue qui avaient connu un pic inquiétant en 1975. À cette date, le groupement Carte Bleue avait décidé de nommer un responsable de la sécurité : Jean-Marc Bornet, l'actuel Président du groupement des Cartes Bancaires "CB".
Nous vivions dans les années du " 22 à Asnières ". On commandait une ligne téléphonique que l'on obtenait plusieurs mois, voire années, plus tard. En 1974, le président Valéry Giscard d'Estaing décide de doter la France d'une infrastructure de télécommunications en adéquation avec un pays industrialisé et à l'avant-garde de la technologie.
La Carte Bleue est née en novembre 1967. Le paiement était validé chez le commerçant à l'aide " d'imprimante à pression ", mieux connue sous le nom de " sabot " ou " fer à repasser ". Pas de demande d'autorisation téléphonique, les commerçants n'étaient pas tous équipés. On se souvient de ce fraudeur qui a commencé son périple à la frontière italienne et qui n'a été arrêté qu'en Bretagne après avoir écumé bon nombre de magasins et de restaurants.
Le groupe de Cergy se met alors à la recherche d'un produit qui pouvait s'auto-contrôler en mode off line. Un responsable marketing rencontre Roland Moreno qui lui parle de son projet de produit portable. Il présentait son projet sous la forme d'une plaque de bois où il avait bricolé des circuits électroniques. Le principe de fonctionnement était simple : le client porte une bague à son doigt sur laquelle était implanté un circuit électronique. Les broches de ce circuit étaient insérées dans un dispositif (un premier lecteur). Le client actionnait une mollette faisant apparaître deux chiffres (Roland Moreno disait qu'il était trop fainéant pour en créer quatre) le futur code confidentiel. Si le code était bon, le voyant vert s'allumait ; dans le cas contraire c'était le rouge.
Le groupe de Cergy, avec Jean-Pierre Gervais, avait compris qu'il tenait là, après adaptation, une idée qui leur permettrait d'aboutir à une carte dotée d'un microcircuit auto-contrôlable. Soutenu fortement par Alain Le Corre, directeur-général de la Chambre Syndicale des Banque Populaires, ainsi que par la Direction Générale des Télécommunications sous la houlette de Victoire Chaumont, le groupe de Cergy travaille sur le projet.
L'industrie prend le relais. Une équipe de Bull, dirigée par Michel Ugon, opte d'emblée pour l'adoption d'un microprocesseur qui pourrait non seulement s'auto-contrôler, mais aussi s'autoprogrammer. C'est l'invention du MAM (Microprocesseur Autoprogrammable Monolithique) baptisé SPOM en anglais (Self autoprogrammable one-chip Memory). Autrement dit : l'actuelle carte à puce.
Les premiers prototypes ont été mis au point par Bull sur la base de microprocesseur mis au point par Motorola dans une usine dirigée par... Marc Lassus, le président charismatique du futur Gemplus. Il avait réalisé le " micro boîtier " dans l'usine de Toulouse et, ensuite, la puce Microcalculateur en Écosse.
Bravo Jean-Pierre. En rédigeant ces quelques lignes, je souhaitais te rendre un peu de justice.
Nous vivions dans les années du " 22 à Asnières ". On commandait une ligne téléphonique que l'on obtenait plusieurs mois, voire années, plus tard. En 1974, le président Valéry Giscard d'Estaing décide de doter la France d'une infrastructure de télécommunications en adéquation avec un pays industrialisé et à l'avant-garde de la technologie.
La Carte Bleue est née en novembre 1967. Le paiement était validé chez le commerçant à l'aide " d'imprimante à pression ", mieux connue sous le nom de " sabot " ou " fer à repasser ". Pas de demande d'autorisation téléphonique, les commerçants n'étaient pas tous équipés. On se souvient de ce fraudeur qui a commencé son périple à la frontière italienne et qui n'a été arrêté qu'en Bretagne après avoir écumé bon nombre de magasins et de restaurants.
Le groupe de Cergy se met alors à la recherche d'un produit qui pouvait s'auto-contrôler en mode off line. Un responsable marketing rencontre Roland Moreno qui lui parle de son projet de produit portable. Il présentait son projet sous la forme d'une plaque de bois où il avait bricolé des circuits électroniques. Le principe de fonctionnement était simple : le client porte une bague à son doigt sur laquelle était implanté un circuit électronique. Les broches de ce circuit étaient insérées dans un dispositif (un premier lecteur). Le client actionnait une mollette faisant apparaître deux chiffres (Roland Moreno disait qu'il était trop fainéant pour en créer quatre) le futur code confidentiel. Si le code était bon, le voyant vert s'allumait ; dans le cas contraire c'était le rouge.
Le groupe de Cergy, avec Jean-Pierre Gervais, avait compris qu'il tenait là, après adaptation, une idée qui leur permettrait d'aboutir à une carte dotée d'un microcircuit auto-contrôlable. Soutenu fortement par Alain Le Corre, directeur-général de la Chambre Syndicale des Banque Populaires, ainsi que par la Direction Générale des Télécommunications sous la houlette de Victoire Chaumont, le groupe de Cergy travaille sur le projet.
L'industrie prend le relais. Une équipe de Bull, dirigée par Michel Ugon, opte d'emblée pour l'adoption d'un microprocesseur qui pourrait non seulement s'auto-contrôler, mais aussi s'autoprogrammer. C'est l'invention du MAM (Microprocesseur Autoprogrammable Monolithique) baptisé SPOM en anglais (Self autoprogrammable one-chip Memory). Autrement dit : l'actuelle carte à puce.
Les premiers prototypes ont été mis au point par Bull sur la base de microprocesseur mis au point par Motorola dans une usine dirigée par... Marc Lassus, le président charismatique du futur Gemplus. Il avait réalisé le " micro boîtier " dans l'usine de Toulouse et, ensuite, la puce Microcalculateur en Écosse.
Bravo Jean-Pierre. En rédigeant ces quelques lignes, je souhaitais te rendre un peu de justice.
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Blog "on-a-vole-mon-identite" est édité par Charles Copin, journaliste, éditeur de presse spécialisée dans la carte à puce, l'identité depuis 1983.
































