Les Ateliers-Relais, créés officiellement le 2 octobre 2002 par une convention cadre conclue entre le Ministère de l'Education Nationale et 3 associations proches de l'EN (La Ligue de l'Enseignement, les CEMEA, et la fédération nationale des Francas) sont un dispositif complémentaire des classes relais créées en 1998. Un double objectif est assigné aux Ateliers-relais qui doivent s'inscrire dans le Projet d'Etablissement du collège auquel ils sont rattachés: - Réinsérer durablement les élèves en risque de marginalisation scolaire ou de déscolarisation dans un cursus de formation. - Engager simultanément ces jeunes dans des processus de resocialisation et de réinvestissement dans les apprentissages. Les Ateliers relais s'adressent aux élèves de collège (éventuellement de lycée) qui sont rentrés dans un processus de rejet de l'institution scolaire : - Manquements graves et répétés au Règlement Intérieur. - Absentéisme chronique non justifié. Chaque atelier accueille au plus 10 élèves originaires de 2 ou 3 collèges de proximité pour des modules de 4 semaines, cet accueil pourra être renouvelé 2 fois dans l'année. Les ateliers sont situés hors les murs des collèges concernés, les élèves étant toutefois toujours sous statut scolaire et sous la responsabilité de l'institution. L'admission dans un atelier n'est en aucun cas une sanction : - Elle suppose l'accord des représentants légaux. - Elle est prononcée par l'Inspecteur d'Académie qui doit s'appuyer sur un Groupe Départemental de Pilotage. La mission qui leur est confiée consiste à proposer une pédagogie différenciée, des parcours individualisés qui peuvent être fondés sur l'alternance. Chaque atelier doit bénéficier d'une équipe de base pluridisciplinaire composée : - d'un coordonnateur responsable éducatif et gestionnaire. - d'un à deux enseignants volontaires spécialisés ou non. - d'un à deux éducateurs spécialisés. - l'équipe peut être renforcée en tant que besoin et aux moments nécessaires par des personnels volontaires (psychologues, COP, Animateurs). Pour financer ce dispositif, le ministère appelle à ce qu'une mutualisation des ressources des collèges concernés soit systématiquement recherchée.