de Nathalie Château-Artaud |
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La Musicothérapie
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Article paru dans les DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace, le 1er mars 2004
Musique et maternité Ayant quitté sa Corse natale pour des études de musicologie à Strasbourg, Nathalie Graziani a trouvé sa voie, qui allie musicothérapie et périnatalité. Aline, 27 ans, est une future maman radieuse. En février, enceinte de 8 mois de son premier bébé, elle a monté, comme toutes les semaines depuis 5 mois, les trois étages menant dans l’espace-détente de la musicothérapeute. Allongée ou assise sur le sol, elle bénéficie d’une approche musicale relaxante grâce à des sons graves. Ce jour-là, Nathalie Graziani utilisera successivement un gong thaïlandais, une guitare, un bâton de pluie ainsi qu’une mailloche heurtée sur bol chinois. Respiration, acceptation Aline apprécie : "Je pratique le yoga depuis longtemps en cours collectif. Durant ma grossesse, j’avais envie de reprendre une activité corporelle individuelle et musicale." La jeune femme, entre études prenantes et début dans un métier bancaire, ne regrette pas ce choix, pour évacuer son stress et se préparer sereinement à ce grand moment qu’est l’accouchement. Nathalie Graziani confirme : "Lors des séances, la future maman sent son bébé bouger et se détend. Cela renforce un sentiment d’estime de soi : pour l’accouchement, il faut que la maman ait confiance en elle." Au départ, Nathalie Graziani, qui a travaillé la batterie et la flûte traversière au conservatoire, était partie pour enseigner la musique. Ce qu’elle a effectivement fait un an dans un collège. Mais autant elle pouvait pressentir ce que la musique pouvait apporter aux enfants, autant elle mesurait la distance avec le programme officiel... Après trois ans d’études et un diplôme obtenu au Centre International de Musicothérapie de Paris, puis une formation de sophrologie avec Anaïs de Tinguy-Simon, son avenir professionnel s’est dessiné. Jeune maman elle-même, la musicothérapeute est convaincue de l’intérêt de certains sons, proche de "oum" des Tibétains. Vibrations subtiles, détente de l’organisme et douleur tenue à distance : "En relation avec la sage-femme, je propose une relaxation profonde par induction musicale à la future maman." Vivre autre chose La musicothérapeute et sophrologue compare sa démarche à une "péridurale sans péridurale : certaines femmes vont moins sentir la douleur, d’autres plus du tout." Car relaxation et haptonomie (qui favorise affectivité et toucher) peuvent aussi faciliter "l’acceptation par la maman de faire venir son bébé au monde." La musicothérapeute d’intéresse aussi à la respiration. Car "au fur et à mesure que la grossesse avance, la diaphragme va être bloqué et la respiration thoracique limitée, provoquant des essoufflements. Or c’est important d’avoir une bonne capacité respiratoire pour accoucher, j’essaie de faire prendre conscience des différentes positions du dos et de la respiration au niveau des côtes flottantes." Depuis le début de l’année, Nathalie Graziani assure ainsi deux permanences au CMCO-sihcus de Schiltigheim, mardi et vendredi de 14h30 à 16h30. Elle peut intervenir au Centre médicochirurgical et obstétrical dans le service prénatal, en salle d’accouchement, ainsi qu’en post-natal, dans la chambre avec maman et bébé. Là où chez elle, elle reçoit ainsi "des femmes qui cherchent à éviter la péridurale, d’autres qui après un long parcours sont émotionnellement fragilisées, d’autres encore qui ont eu un accouchement décevant ou qui ayant eu une péridurale, se sont senties spectatrices de ce qui leur arrivait et qui veulent vivre autre chose…" Et après la naissance, l’histoire avec la musicothérapie, qui devient plus ludique autour de petites séances stimulantes avec bébé, n’est pas finie… Marie Brassart-Goerg Dernières Nouvelles d’Alsace
Nathalie
Rédigé par Nathalie le Lundi 9 Janvier 2006 à 14:43
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