Le Milan royal




Le Milan royal (Milvus milvus) est un rapace de taille moyenne (Longueur: 60-66cm, Envergure: 145-165cm), facilement reconnaissable à sa longue queue profondément échancrée, sa coloration à dominante de roux avec des tâches blanches sous les ailes. Le Milan royal est une espèce monotypique c'est-à-dire qui ne possède pas de sous-espèce. C'est l'une des deux espèces de rapaces (avec l'Aigle ibérique) endémique du Paléarctique occidental.
Le Milan royal fréquente les milieux ouverts très liés à l'agriculture extensive, en particulier à l'élevage. Les milieux dits "bocagers" ou en mosaïques lui offrent toutes les possibilités d'alimentation et de nidification (haies, bosquets, etc...). 
Il y trouve une nourriture très diversifiée, bien qu'étant plutôt charognard, il s'adapte facilement à toutes sources de nourritures abondantes même cycliquement (surpopulation de lapins, décharges, cadavres d'animaux dans les champs, etc...).
La reproduction du Milan royal est attestée dans 24 pays, mais il a disparu de sept d'entre eux au XXème siècle. Il a également disparu de certaines régions européennes (Champagne, Ardennes, Donaca, Toscane, etc...).
Une tendance au déclin est notée dans plusieurs pays européens: 25% en Allemagne, 30 à 50% en Espagne, ainsi que dans toute la Méditerranée, sauf en Corse.
Il semble que cette régression soit due soit à un problème de survie des adultes et des immatures, soit à un problème de fécondité ou de reproduction probablement liée à la diminution des ressources alimentaires. Cette seconde hypothèse est privilégiée.

La Corse serait la seule région de France où l'espèce est en augmentation.
Ainsi la Vallée du Reginu, située au coeur de la Balagne, concentre certainement la plus importante population de Milan royal en France ce qui lui a valu d'être désignée en janvier 2006 comme Zone de Protection Spéciale (ZPS) au titre de la Directive européenne "Oiseaux".
Les menaces de cette espèce sont:
  • La dégradation des habitats: changement des pratiques culturales provoquant une forte baisse des proies, déprise agricole entraînant l'extension des boisements au détriment des paysages ouverts.
  • Les empoisonnements liés à l'emploi de produits chimiques utilisés pour lutter contre les campagnols.
  • La fermeture des décharges réduisant considérablement leurs ressources alimentaires.
  • Les électrocutions et les collisions avec des véhicules ou des éoliennes.
  • Les dérangements du fait de l'exploitation forestière et agricole en période de nidification.