-
Le Wall Street Journal n'en est toujours pas revenu : "Vous voulez savoir à quel point la politiqu...
18/11/2008 17:56
-
On allait voir ce qu’on allait voir. Il y a un complot américain pour « déstabiliser ...
18/11/2008 15:29
-
« Le droit des citoyens européens de circuler et de séjourner librement sur le territoire de...
18/11/2008 15:01
-
A l'opposé du modèle d'intégration cher à l'UE, les pays d'Asie font prévaloir coopérations e...
17/11/2008 19:15
-
La crise financière que nous venons de vivre s’est greffée sur une crise plus vaste et plu...
16/11/2008 12:25
-
On le savait, mais on le voit peu écrit noir sur blanc. Dans un droit de réponse publié sur le sit...
10/11/2008 16:56
-
La Cour des comptes européenne publie aujourd'hui son rapport annuel sur les comptes de l'Unio...
10/11/2008 16:22
-
La dissolution de l'URSS et la guerre du Koweït ont signé en 1991 la fin du XXe siècle. O...
07/11/2008 14:17
-
"La crise financière connaît un gagnant incontestable, l'euro". En commençant ainsi son éditoria...
06/11/2008 15:46
-
Sans Amérique, pas d'Europe. C'est vrai au sens historique. C'est plus vrai encore au sen...
06/11/2008 11:51
-
La politique de la Belgique concerne ses seuls citoyens. Mais la scission de ce pays, qu...
05/11/2008 14:03
-
Tout le monde semble aujourd'hui découvrir la nécessité d’un retour à l’économie réelle face à l...
05/11/2008 00:00
-
La Cour constitutionnelle tchèque a reporté de deux semaines (du 10 au 25 novembre) l'exame...
04/11/2008 14:49
-
La pêche française pourrait être placée "en dépôt de bilan" si la France exigeait un remboursement...
03/11/2008 15:06
-
Touchée avec retard par la crise américaine, la zone euro risque d'entrer en récession avant le...
01/11/2008 10:32
Tribunes, articles d'actualité et brèves sur l'Union européenne depuis le rejet de la Constitution européenne par la France lors du référendum du 29 mai 2005.
-
On allait voir ce qu’on allait voir. Il y a un complot américain pour « déstabiliser » l’Europe et l’on ira au Congrès américain s’il le faut pour le prouver. Le Président du Parlement européen l’Allemand Poettering et les Présidents des groupes politiques qui firent campagne pour le « oui », M. Cohn-Bendit en tête (groupe des Verts), avaient entrepris fin septembre une campagne de discrédit à l’égard du « non » irlandais, en annonçant une investigation sur le financement de Libertas, son principal mouvement (800.000 euros). Le leader anarchiste devenu député arguait qu’il existerait « un lien entre les financiers de la campagne du non en Irlande et le Pentagone, ainsi que la CIA », rumeur carrément reprise dans une communication de la Conférence des Présidents de groupe au Parlement européen. Cette dernière signifiait ainsi aux Irlandais que la CIA a pu acheter leur « non » (pourquoi ? pour qui ? comment ?) et à la Commission indépendante de contrôle des comptes de campagne à Dublin ce qu’elle devait faire pour être une bonne élève de l’Europe. La finalité de l’offensive était essentiellement médiatique, trois jours après la visite en France du leader de Libertas Declan Ganley, invité d’honneur par Philippe de Villiers aux Universités d’Eté de son Mouvement pour la France, préfigurant une probable alliance pour les Européennes. Deux mois après cette nouvelle théorie du complot, c’est le profil bas que la délégation des députés européens prépare son voyage aux Etats-Unis, prévu des 6 au 8 décembre, à la rencontre d’une délégation de vingt membres du Congrès à Miami. Embarrassé par ce qui apparaît de plus en plus comme un non-sujet, le président de cette délégation, Jonathan Evans, eurodéputé conservateur britannique l'admet : « Je ne vais certes pas ignorer les questions qui ont été soulevées mais je ne vais pas les placer au même niveau que les principaux sujets à l'ordre du jour... De toutes façons, qu'est-ce-que je demanderais ? Si la CIA a financé le camp du "non"?!" En réalité, aucune instruction officielle n'a été donnée à M. Evans et c'est le cabinet du Président du Parlement européen Hans-Gert Poettering qui insiste pour qu'il traite cette prétendue "affaire" sérieusement. "Je ne crois pas que le Président prenne le cas Ganley à la légère" affirme le député. Mais les premiers contacts avec le Congrès des Etats-Unis pour une enquête sur Mr Ganley n'ont pas été de bon augure et toute l'affaire pourrait totalement compromettre la crédibilité du Parlement européen. Le secrétariat du Congrès n'a pas ménagé les eurodéputés : "Êtes-vous sérieux Messieurs les Européens ?" Et quelqu'un d'autre de ricaner : "Est-ce désormais la position du Parlement européen que de dire que la CIA a organisé le référendum en Irlande ?" En effet, pauvre Europe... (avec Eu Observer)
18/11/2008 15:29
-
« Le droit des citoyens européens de circuler et de séjourner librement sur le territoire des Etats membres s’oppose à ce que les autorités allemandes refusent de reconnaître le nom patronymique de Leonhard Matthias tel qu’il a été déterminé et enregistré au Danemark ». Dans un arrêt de principe rendu en « grande chambre » le 13 octobre, la Cour de Justice européenne a estimé que les règles de droit international privé en matière de nom faisaient obstacle à la libre circulation. Les parents du jeune Leonard Matthias Grunkin-Paul, de nationalité allemande mais né et vivant au Danemark, n’avaient pu obtenir des autorités allemandes l’inscription de leur fils sur le livret de famille au motif que la loi allemande ne permet pas de porter un nom double, au contraire de la loi danoise. Ils ont donc intenté un recours contre ce refus administratif devant le tribunal d’instance qui a interrogé la Cour de Luxembourg. En 2003, dans l’affaire Garcia-Avello, elle avait ouvert la voie en jugeant que « si (….) les règles régissant le nom d’une personne relèvent de la compétence des Etats membres, ces derniers doivent néanmoins (…) respecter le droit communautaire (…) et, en particulier, les dispositions (…) relatives à la libertés (…) de circuler et de séjourner… ». Bien que huit Etats membres, dont la France, étaient intervenus à l’audience pour défendre les règles du droit international privé, la Cour créée par et pour appliquer les traités signés par ces mêmes Etats-membres, leur a une fois de plus donné tort en suivant sa pente intégrationniste. L’objectif de la libre circulation permet ainsi à la Cour de poursuivre son œuvre d’absorption, sans traité ni donc consentement des Etats, de compétences jusqu’ici encore nationales. Les voici pourtant contraints de fait, à unifier leurs règles en matière de nom patronymique, et plus généralement leur droit des personnes et de la famille.
18/11/2008 15:01
-
On le savait, mais on le voit peu écrit noir sur blanc. Dans un droit de réponse publié sur le site du Taurillon , Alain Lamassoure reconnaît que Lisbonne jette les bases d'un Etat fédéral : " Que prévoit-il, ce traité ? Que le pouvoir législatif de l'Union sera partagé entre une chambre basse, le Parlement européen, directement élu par les citoyens, et une chambre haute, représentant les Etats, le Conseil des Ministres. Et qu'il y aura enfin un « Monsieur » ou une « Madame Europe », le Président de la Commission élu par le Parlement. Ça ne vous rappelle rien ? C'est exactement le modèle fédéral allemand." L'ancien ministre des affaires européennes, devenu député UMP au Parlement européen ne s'y trompe pas : "Monsieur Europe" sera bien le président de la Commission, pas celui du Conseil européen. Alain Lamassoure annonce que les europartis fédéralistes (PSE et PPE) devraient chercher à bipolariser le débat des Européennes : " En décembre prochain, le PPE désignera son candidat pour la présidence de la future Commission. On lui demandera de faire campagne dans les 27 pays. Si nous y parvenons, le PSE, pour être crédible, devra faire de même. Les grandes chaînes de télévision devront alors organiser entre eux des face-à-face du type de ce que nous avons vu récemment en France et aux Etats-Unis. Et le Président élu(e) sera ainsi choisi par les 500 millions de citoyens européens, comme l'est le Premier Ministre britannique ou la Chancelière allemande." (avec Bruges Europe)
10/11/2008 16:56
-
La Cour des comptes européenne publie aujourd'hui son rapport annuel sur les comptes de l'Union européenne, dans un contexte d'accusations de fraude et de gaspillages. Pour la treizième année consécutive, ces comptes, qui portent sur un budget de 129 milliards d'euros, pourraient ne pas être approuvés par la haute juridiction financière. Comme les années précédentes, il faut s'attendre à ce que le rapport mette en évidence d'importantes fraudes et cas de mauvaise gestion des programmes de dépenses au sein de l'UE. Dans une note publiée hier par Open Europe, on découvre une centaine d'exemples de détournement de l'argent de l'Union Européenne : projets de populariser le tango en Finlande, une "école de starlettes de la TV" en Italie, etc. La plupart des cas de mauvaise gestion apparaissent dans les dépenses des fonds structurels où la marge d'erreur en 2006 était encore de 12% (!), selon Maarten Engwirda, membre néerlandais de la Cour des comptes. Ancienne chef comptable de la Commission européenne, Marta Andreasen indique que depuis des années les contrôleurs constatent que "la plupart des paiements effectués par la Commission, environ £ 70 milliards par an [85 milliards d'euros, soit l'équivalent de 65% du budget 2008, ndlr] ne peuvent pas être considérées comme légales ou régulières."(Times, 10 novembre). Pendant ce temps, les Européens ont commencé à se serrer la ceinture dans un contexte de récession dont cette UE de la fraude et du gaspillage d'argent public n'a pas su les protéger.
10/11/2008 16:22
-
" La crise financière connaît un gagnant incontestable, l'euro". En commençant ainsi son éditorial rédigé à la gloire de la monnaie unique et de la Banque centrale européenne, Le Monde (3/11/08) ne manque pas d'audace. Il faut probablement que les doutes populaires soient bien grands pour que nos confrères du Boulevard Blanqui s'aventurent déjà à tirer les leçons de la crise, comme si cette dernière était déjà dernière nous. Pour le quotidien du soir, la France, sans ce bouclier protecteur, aurait pu connaître le triste sort de l'Islande ou de la Hongrie. L'intégration - y compris monétaire - ou le chaos, l'argument n'est pas nouveau, qui fut servi par exemple aux Norvégiens ou aux Suisses quand on les pria de rejoindre l'Union. Malgré leur refus, ces deux pays ne semblent pourtant pas, pour l'heure, sombrer ni même voir se dessiner des perspectives plus sombres que celles que prédit Bruxelles pour l'eurozone. Du reste, dans la même édition, le chroniqueur économique note : " tous les pays sont soumis au même régime sévère : banques en perdition, monnaies folles, Bourses dévastées, consommateurs déprimés et montée du chômage". Et, parmi l'échantillon des Français à l'opinion desquels le quotidien consacre une double page, aucun ne se sent "protégé", mais plusieurs pointent l'arrivée de l'euro comme cause de la baisse de leur pouvoir d'achat. On peur même penser que sans le carcan de la monnaie unique, de son cours surévalué plombant les exportations tout comme de son pacte de stabilité anémiant les dépenses publiques et salaires, notre pays ne se verrait pas prédire une croissance zéro pour 2009. Naturellement, une telle hypothèse est, par la force des choses, improuvable. Ni plus ni moins, cependant, que l'assertion inverse. (V.I, BRN; n°42)
06/11/2008 15:46
-
La Cour constitutionnelle tchèque a reporté de deux semaines (du 10 au 25 novembre) l'examen de la conformité du traité de Lisbonne à la Constitution, à la demande du Président de la République Vaclav Klaus. Sept articles du traité de Lisbonne poseraient un problème constitutionnel, selon le Sénat tchèque qui a saisi la juridiction constitutionnelle. Le Président de la République, qui peut prendre part aux sessions de travail les plus importantes de la Cour, a souhaité ce report en raison des visites officielles inscrites à son agenda mi novembre, en Irlande ainsi qu'en Arabie Saoudite. Puis, si la Cour l'y autorise, la République tchèque pourrait ratifier le Traité de Lisbonne au cours du premier trimestre 2009, pendant la présidence tchèque, a indiqué mardi à Prague le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek, au cours d'une conférence de presse conjointe avec son homologue finlandais, Matti Vanhanen. " A mon avis, il est évident que le Traité de Lisbonne ne sera pas ratifié avant la fin de cette année", a indiqué M. Topolanek. A ce jour, vingt-trois Etats-membres ont ratifié le traité de Lisbonne, tous par la voie parlementaire. Outre la République tchèque et l'Irlande qui a rejeté cette ratification par référendum, le processus est suspendu en Pologne où le Président estime qu'au moins un Etat ayant dit "non" le droit international doit s'appliquer, ainsi qu'en Allemagne où la Cour constitutionnelle, saisie par plusieurs députés, pourrait bien, comme en 2005, refuser de statuer au fond ( lire notre article ) et empêcher ainsi le Président allemand d'apposer sa signature de ratification.
04/11/2008 14:49
Syndiquez "non c'est non" sur votre site/blog
|
Campagne
'Nous sommes tous des Irlandais : Irish friends, please vote no'
12/05/2008
Comme des milliers d’autres citoyens d’autres pays européens, c’est devant l’ambassade de la République d’Irlande à Paris, que nous tiendrons des veillées silencieuses pour la Démocratie.
Que vous soyez de gauche, de droite ou d’ailleurs, vous n’acceptez pas que les dirigeants européens se soient entendus pour recycler en catimini la Constitution européenne rejetée le 29 mai 2005. Vous n’acceptez pas que cette opération de recyclage ait emprunté le chemin de la ratification parlementaire plutôt que celui du référendum.
Aujourd'hui, tous les sondages le confirment : un troisième « non » est possible, en Irlande, seul pays où le référendum est constitutionnellement obligatoire et qui se tiendra le 12 juin prochain.
C'est aujourd'hui le peuple irlandais qui, à la suite du peuple français et du peuple néerlandais, peut être la voix des peuples européens privés de référendum.
Un sondage publié ce samedi 17 mai indique que la principale motivation du vote "oui" est pour les personnes interrogées "de ne pas embarrasser l'Irlande"... La pression des élites est aujourd'hui très puissante, sur une Irlande que l'on qualifie déjà de «mouton noir»…si elle osait répondre « non » à la question référendaire.
La dilution du contrôle démocratique qu'annonce le traité de Lisbonne comme les manipulations qui l'accompagnent pour le faire ratifier sans l'aval des peuples, constituent une menace grave pour nos démocraties européennes.
Au peuple Irlandais, chacune et chacun d'entre vous a les moyens de dire haut et fort :
Please, do like we did in France on 29 May 2005
Vote NO for us !
On 12 June in France, we are all Irish !
L'Europe c'est vous, l'Europe c'est nous.
Vous, peuple irlandais, avez entre vos mains la petite flamme des démocraties qui ne veulent pas mourir.
Comme des milliers d'autres citoyens d'autres pays européens, c'est devant l'ambassade de la République d'Irlande que vous pouvez lancer un appel aux Irlandais.
Rendez-vous avec vos amis, de préférence en soirée, devant le 12 avenue Foch (Métro Charles de Gaulle, coté droit en arrivant de l'Arc de Triomphe).
Faites de belles photos du groupe (voire des petites vidéos) respectant les codes suivants :
- 1 drapeau irlandais, 1 drapeau français, 1 drapeau européen (aucun autre symbole ni insigne)
- 1 sparadrap sur la bouche de chacun (symbolisant les citoyens privés de référendum)
- des bougies/briquets ("veillée" pour la démocratie)
- une bannière (ou des pannonceaux) disant : "In France we are all Irish : please vote NO"
Réalisez plusieurs photos avec l'Ambassade en fond, puis à quelques mètres de là sur le trottoir de l'avenue Foch, avec l'Arc de Triomphe en fond.
Publiez-les sur les Forums indiqués ci-dessous ou/et envoyez les, pour publication en Irlande à info@libertas.org
et noussommestousdesirlandais@gmail.com
Cette mobilisation citoyenne qui a démarré devant les 26 ambassades d'Irlande dans l'Union européenne doit s'amplifier jusqu'au 11 juin, veille du référendum irlandais.
Infos pratiques :
- sur le Forum du groupe dédié de Facebook
- sur le Forum des M.O.C.R.I.E.S (Etienne Chouard)
Notez le prochain :
Mercredi 28 mai à 19h00, pique-nique irlandais devant l'Ambassade à Paris
Parce qu'un troisième « non » pourrait tout changer.
Parce que le 12 juin, nous serons tous des Irlandais.
Christophe Beaudouin
noussommestousdesirlandais@gmail.com
Campagne
Les pro-référendum prennent d'assaut la Cour européenne des droits de l'Homme
22/12/2007
Télécharger la Requête à signer et renvoyer à la Cour européenne de Strasbourg
La Cour européenne des droits de l'homme s'inquiète d'un afflux de requêtes lui demandant de prendre des mesures conservatoires vis-à-vis du gouvernement français pour l'empêcher de faire ratifier le traité de Lisbonne sans référendum. La Cour prévient qu'elle ne donnera aucune suite à ces demandes et s'en irrite. " Ces demandes récentes, qui semblent participer d'une campagne orchestrée, n'ont absolument aucune chance d'aboutir et ont pour unique effet de prendre du temps qui pourrait être consacré à des affaires plus urgentes", dit la juridiction dans un communiqué. L'article 39 du règlement de la Cour permet à celle-ci d'ordonner à un Etat de prendre des mesures provisoires dans l'attente de son arrêt sur le fond quant aux violations des droits de l'homme alléguées par un requérant. " Il est toutefois de pratique constante qu'elle ne le fasse que si le requérant encourt un risque avéré de préjudice imminent et irréparable", le plus souvent un risque de torture ou de mort, rappelle-t-elle. La Cour ne précise pas combien de requêtes françaises elle a reçu concernant le traité de Lisbonne, adopté le 13 décembre par les 27 Etats membres de l'Union européenne pour remplacer, sous une forme simplifiée, le projet de traité constitutionnel. Celui-ci était mort-né depuis les victoires du "non" en 2005 aux référendums organisés en France et aux Pays-Bas. Les partisans français du "non" au projet de constitution, réclament aujourd'hui, tant à gauche qu'à droite, l'organisation d'un référendum pour la ratification du traité de Lisbonne. Le gouvernement français et les principaux partis d'opposition sont d'accord pour une ratification par la voie parlementaire, qui devrait s'achever devant le Congrès à Versailles, a priori le 4 février. (Avec Reuters)
http://www.observatoiredeleurope.com/download/binderrequete%5B1%5D.pdf
Campagne
Le 12 décembre, faites respecter votre Non
04/12/2007
La veille de la signature à Lisbonne du nouveau Traité européen, le mensuel L'Indépendance (dirigé par le député français au Parlement européen - souverainiste, Ile-de-France Paul-Marie Coûteaux) et le comité national Non c'est Non appellent à un rassemblement public destiné à lancer une campagne populaire rappelant la victoire du Non lors du référendum français de 2005.
Le rassemblement pour le respect du Non aura lieu à partir de 20 heures, Place Saint-Michel (Paris 5ème), devant la fontaine. Des affichettes seront distribuées aux participants pour une opération d'affichage (dans tout le quartier latin) par petits groupes réunis autour d'un drapeau national.
Ce même mercredi 12 décembre, de 19 à 20 heures 45, se tiendra à La Sorbonne (17, rue de la Sorbonne. M° Cluny ou Luxembourg - Amphithéâtre Cauchy) un colloque sur "La Nouvelle Constitution Européenne". Y sera notamment présenté le numéro spécial (n° 4) des Cahiers de L'Indépendance, dont le dossier est consacré à l'analyse de La Nouvelle Constitution Européenne - entrée libre à partir de 18 h 50.
Contacts : 01 34 75 19 05
06 08 00 50 82
06 75 61 95 83
www.pmcouteaux.org
Campagne
Le premier groupe neutre et francophone 'Pour un référendum' vous attend sur Facebook
01/12/2007
C'est aussi sur Facebook, réseau social qui connaît une croissance phénoménale, que les partisans d'un référendum sur le traité de Lisbonne ont décidé de prolonger et développer leur campagne. Plusieurs "groupes" plus ou moins marqués à gauche ou à droite, d'autres plus ou moins ludiques, se sont déjà constitués sur ce site. Dernier en date, le groupe "Pour un référendum sur le traité de Lisbonne !", premier groupe francophone sur ce thème et politiquement neutre. Il est administré conjointement par l'internaute Etienne Chouard , Frédéric Beck (directeur de la Revue Républicaine) et Christophe Beaudouin (directeur de l'Observatoire de l'Europe après le Non).
Description du Groupe
"Vous jugez inadmissible le retour par la lucarne parlementaire de 99% du texte de la Constitution européenne refusée par référendum ?
Ou bien vous estimez tout simplement cette étape européenne trop grave pour ne pas y être associé ?
Ce groupe est pour vous !
Que vous ayez voté "oui", "non", ou bien décidé d'aller à la pêche le 29 mai 2005, vous êtes de ceux qui aujourd'hui ont bien compris ce qu'est le traité de Lisbonne : ni "mini", ni "simplifié", c'est le texte de la Constitution européenne remaquillé.
Comme l'a rappelé Giscard lui-même : « seul l'ordre a été changé dans la boite à outils, la boite elle-même a été redécorée ».
Lorsque Nicolas Sarkozy s'engageait pendant la campagne présidentielle sur une ratification parlementaire, il parlait d'un "traité simplifié et consensuel", pas d'une Constitution européenne bis.
Aussi, en démocrate sincère que vous êtes, favorable ou hostile à la fédéralisation de l'Europe, vous considérez en tous les cas que ce que le peuple a fait, seul le peuple peut le défaire. Et en cela, vous êtes comme 71% des Français (sondage IFOP pour Paris-Match du 8 novembre 2007)
Nous demandons au Président de la République d'associer le peuple à cette étape cruciale de l'intégration européenne en organisant un référendum sur le Traité de Lisbonne.
A défaut, nous demandons aux députés, sénateurs qui en auront le courage, d'inscrire cette proposition à l'ordre du jour dans le cadre de la "niche parlementaire". En effet, si ce sont les parlementaires qui initient la proposition de révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité de Lisbonne, le Président sera tenu d'organiser un référendum et ne pourra passer par le Congrès (art 89 al 3) Au minimum, l'inscription d'une telle proposition à l'ordre du jour obligerait nos élus à se positionner clairement "pour" ou "contre" la parole rendue au peuple...
Citoyennes, citoyens de tous horizons, reprenez la parole !"
Pour rejoindre le Groupe Pour un référendum sur le Traité de Lisbonne et inviter vos amis à en faire autant, cliquez ici
Tribune
Français, faites respecter votre 'non'
04/10/2007
L'écrivain et député au Parlement européen Paul Marie Coûteaux, le journal "l'Indépendance" et le comité "non c'est non" lancent un appel contre la Constitution européenne bis et invite à manifester le 19 octobre à Paris, jour de signature du nouveau traité par les Vingt-sept.
Le 29 mai 2005, près de 16 millions de Français (54,7 % des exprimés) ont refusé par référendum une "constitution européenne" préparée par une Convention sous présidence de M. Giscard d'Estaing.
Après un nouvel échec aux Pays-Bas, puis le gel du processus par cinq autres pays, la plupart de ses partisans ont déclaré qu'ils ne renonçaient pas à leur objectif, la création d'un super-Etat européen. Le Président de la Commission, M. Barroso, affirmait par exemple ("Entretiens d'Europe" n° 18) vouloir "préserver le texte dans sa substance, en particulier les réformes et les valeurs figurant dans les parties I et II", affirmant même : "L'ensemble ne peut pas être défait et négocié de nouveau par les gouvernements, car il n'y a pas d'alternative". Le 28 février 2007, une conférence institutionnelle réunie à Madrid par la présidence allemande appelait à préserver la substance du traité constitutionnel par un nouveau texte dont "la formulation devra être améliorée pour emporter l'adhésion du public" (Service de presse du Parlement européen, 1er mars 2007). Ce "nouveau" texte s'appela d'abord et mensongèrement "mini-traité" puis "traité simplifié", puis "traité modificatif", cette dernière dénomination révélant finalement le procédé retenu : il s'agit d'amender les traités précédents, y compris le traité de Rome, par un maquis de modifications si touffu (l'ensemble dépassant 3 000 pages) que, alors que le texte Giscard était du moins lisible et propice au débat, "l'adhésion du public" est cette fois escomptée par l'ignorance de son contenu véritable.
Le 23 juin, le sommet européen de Bruxelles donnait mandat à une nouvelle Conférence Intergouvernementale de reprendre l'ensemble des dispositions institutionnelles : personnalité juridique permettant à l'UE d'être reconnue comme un Etat à part entière sur la scène internationale ; instauration d'une présidence de l'UE "stable", et autonome par rapport aux gouvernements, ainsi que d'un "haut représentant pour la politique étrangère" doté d'un service diplomatique - en clair d'ambassades ; élargissement à 51 nouveaux sujets des domaines où la décision est prise à la majorité, soit 71 sujets couvrant désormais la quasi-totalité de la responsabilité politique ne laissant aux anciens Etats que l'application des lois européennes ou des domaines accessoires comme s'ils n'étaient plus que de simples länders ; rappel de la jurisprudence de la Cour de justice de Luxembourg posant la supériorité de toute norme européenne sur toute norme nationale, et du titre V du traité dit de Maëstricht posant que "la politique étrangère et de sécurité commune s'inscrit dans les cadres de l'OTAN". Par ailleurs, un protocole additionnel mentionne la Charte des droits fondamentaux (titre II du traité rejeté) qui permet à tout "citoyen européen" d'attaquer tout gouvernement pour manquement à des principes fort généraux, devant une cour de justice européenne ainsi chargée d'une mission générale de surveillance des Etats et des législations restant de leur compétence. Un autre protocole additionnel fait du principe de concurrence libre et non faussée un des "objectifs de l'Union", ceci contrairement à l'annonce qui avait été faite par le Président de la République à Bruxelles le 22 juin.
Sur cette "relance européenne", très peu d'informations sont données aux Français, lesquels sont abusés par l'affirmation du nouveau Président de la République selon laquelle "il n'y aura pas de Constitution nouvelle", ce qui est vrai sur la forme et mensonger quant au fond. Aucune information ne filtre des travaux de la conférence de Lisbonne ; les grands moyens d'information sont muets. Si rien ne vient y faire obstacle, c'est dans l'indifférence que l'obscur traité sera furtivement ratifié par la voie parlementaire. Ses premières applications interviendraient fin 2008 sous présidence française, l'essentiel s'appliquant à partir de 2009. La France dès lors ne sera plus une nation souveraine.
Nous sommes confrontés à une supercherie sans précédent, une forfaiture qui dénie le suffrage universel, et montre une fois encore que, avec la souveraineté nationale et populaire, c'est la démocratie qui se trouve ainsi bafouée. Le peuple français doit impérativement exiger du Président de la République qu'il respecte le vote irrévocable du 29 mai 2005.
Une manifestation est organisée sous l'égide
du mensuel L'Indépendance et du comité national "Non, c'est non !"
le vendredi 19 octobre à 18 heures Place des Victoires (Métro Bourse ou Palais-Royal).
Unique emblème : drapeau tricolore.
L'Appel
Aux élus et futurs élus de la République
02/05/2007
Après les 200.000 cartes-pétitions distribuées dans toute la France et devant la surdité du monde parlementaire auquel elles s'adressent, notre campagne "non c'est non" s'intensifie, autour d'une question unique et simple : est-il normal, dans une démocratie, de faire entrer en vigueur un texte que le peuple a rejeté par référendum ? Tout démocrate, quoiqu'il ait voté le 29 mai 2005, ne peut en conscience qu'être profondément choqué de ce viol du suffrage universel.
Dès lors que le résultat référendaire peut être passé par pertes et profits sans que le Conseil constitutionnel n'ait relevé d'irrégularités le conduisant à invalider cette consultation, verra-t-on demain, remettre en cause aussi les résultats électoraux ?
Voici un texte à reproduire et à envoyer à votre député, à votre sénateur, aux députés européens et au Président de la République lui-même. Vous pouvez aussi télécharger une lettre-type au format pdf en cliquant sur l'icône de votre choix dans la colonne de gauche. N'oubliez pas de nous faire suivre la réponse...si réponse il y a !
Madame, Monsieur le...
(député / sénateur / dépuét européen / Président de la République)
Je vous écris d'un pays, la France, qui a rejeté par référendum la ‘‘Constitution européenne''.
Pourtant dans le monde politique, prétendant savoir mieux que les Français ce à quoi ils ont dit "non", on s'apprête à contourner ce résultat démocratique en la faisant ratifier par la voie parlementaire, camouflée sous un nouveau nom.
Aucun démocrate ne peut en conscience tolérer ce qu'il faut bien appeler un viol du suffrage universel. Allez-vous accepter, devant vos électeurs et devant l'Histoire, de transformer un "non" référendaire en "oui" parlementaire ?
C'est pourquoi je vous remercie de vous engager à respecter le Non de la France, en vous prononçant publiquement :
1) contre le recyclage de la ‘‘Constitution européenne'' ;
2) pour que tout nouveau traité européen soit ratifié par référendum.
Comptant sur vous, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur le.... l'expression de mes respectueuses salutations.
Signature :
Campagne
Une responsabilité historique
05/04/2007
Le prochain Président de la République ainsi que le Parlement élu en juin se trouveront devant une responsabilité historique : porter le Non du peuple français (comme le fait le gouvernement des Pays-Bas avec le Non néerlandais) ou bien le trahir. Or, le condominium du Oui propose aujourd'hui un saucissonnage du traité constitutionnel, avec un simple changement de dénomination. Dans le même temps, les uns et les autres ne craignent pas de scander des promesses (sur le pilotage de l'euro, la baisse de la tva dans la restauration, le pouvoir d'achat, la lutte contre l'immigration clandestine...) dont l'application est non seulement en contradiction avec la plupart des orientations inscrites dans cette constitution européenne qu'ils veulent coûte que coûte, mais supposerait même que la France quitte l'Union européenne ! Le moment est donc venu pour les citoyens du "Non" mais aussi pour tous les démocrates soucieux du respect du résultat du référendum du 29 mai 2005, d'investir le débat. C'est ce que nous leur offrons au nom du groupe Indépendance et Démocratie au Parlement européen, en lançant une campagne intitulée "Non, c'est non", appelant les élus à...respecter la démocratie et le choix de la France. Oui, c'est un comble, mais nous en sommes là !
Comme toute idéologie, l'européisme est une logique d'idée, non de réalité. Elle est ce que Hannah Arendt appelle la "tyrannie de la logique", parce qu'elle trouve la vérité dans la cohérence interne du système de pensée qu'elle fonde, et non dans l'adéquation à la réalité des choses. Ainsi, idéologiquement, les écueils et les échecs auxquels se heurte sans cesse l'intégration sont réputés ne trouver d'issue que dans davantage d'intégration encore.
Car l'européisme ne supporte ni la confrontation au réel, ni le débat contradictoire, ni la défiance des masses s'exprimant démocratiquement, comme le démontrent tous les plans "B", "A+" et autres "mini-traités" qui se succèdent depuis le 29 mai 2005 pour recycler le coeur constitutionnel du Traité rejeté.
Voilà deux ans bientôt que les dirigeants français vont à Bruxelles s'incliner, se justifier, s'excuser même du rejet de la Constitution européenne. Aujourd'hui en campagne dans une ambiance de défiance générale, les voilà qu'ils jurent la main sur le coeur et debout sur les estrades, qu'ils ont "entendu le non français".
On espérait alors qu'ils évoquent la refonte complète des Traités, restituant aux Etats leur souveraineté et lançant une Europe des coopérations à géométrie variable avec un véritable protectionnisme européen. Hélas, nulle part on ne veut entendre, ni comprendre le "Non" français. Mystère complet, que cet appel venu du tréfonds d'un peuple résolument européen, mais qui refuse que cette Europe serve à faire le contraire de ce qui avait été promis, en liquidant peu à peu toute frontière, protection, autorité et représentation véritable.
Les projets du condominium du Oui
Pour l'UMP, l'UDF et le PS, il n'est d'avenir qu'européen. Le condominium du oui propose un simple saucissonnage du traité constitutionnel, avec un changement de dénomination. Pourtant, ils ne craignent pas d'énoncer des promesses (euro, tva dans la restauration, pouvoir d'achat, immigration...) dont l'application est non seulement en contradiction avec les orientations inscrites dans cette constitution à laquelle ils s'obstinent à dire "oui", mais supposerait que la France quitte l'Union européenne.
Plus patriote-que-moi-tu-meurs, Nicolas Sarkozy plaide tout de même pour un "mini-traité" - comme s'il s'agissait d'un problème de taille...reprenant en fait intégralement les parties I et II - c'est à dire les parties constitutionnelles - du traité rejeté. Et de préférer une ratification par la voie parlementaire, moins risquée.
Mme Royal propose, elle, d'ajouter un protocole "social" en annexe du traité, dont elle ne touche pas, elle non plus, la substance constitutionnelle. Moins cavalière que son concurrent UMP, elle promet un référendum en 2009. La socialiste en profite ici pour poursuivre son oeuvre d'innovation sémantique, en rebaptisant l'affaire "traité fondamental de base", titre pléonastique qui plonge une fois de plus les juristes dans la perplexité.
Sans doute cela vaut-il les approximations de M. Sarkozy qui date le Compromis de Luxembourg de 1962 (France Europe Express, 20 mars), et non de 1966. C'est néanmoins pour en faire l'apologie. Après avoir emboité le pas de Philippe de Villiers contre l'adhésion Turque, le voilà qu'il découvre l'utilité du droit de veto pour protéger nos intérêts vitaux. Sur les deux sujets, personne ne lui a fait encore remarquer, outre qu'il se trompe de date, que son "oui" au traité constitutionnel qu'il veut recycler, fait justement sauter le verrou de l'unanimité ! Preuve que sur l'Europe on peut dire n'importe quoi, tout et son contraire, l'essentiel c'est de le faire avec aplomb.
Quant au leader du centre du "système", M. Bayrou, il invoque joliment une "refondation", mais c'est pour mieux relancer l'Europe fédérale, l'UDF est historiquement le parti de l'européisme revendiqué.
Citoyens, à vos plumes !
Le prochain Président de la République et la prochaine Assemblée nationale pourront donc soit porter le non de leur peuple, soit le rejeter. C'est pourquoi le groupe Indépendance et Démocratie lance cette campagne "Non, c'est non", qu'il met entièrement entre les mains des Français eux-mêmes. Ce sont plus de 300.000 cartes diffusées dans toute la France que les citoyens pourront adresser à leurs élus pour les sommer de déclarer publiquement qu'ils s'opposent au recyclage de la constitution européenne sous quelque forme et dénomination que ce soit, et d'exiger que tout nouveau traité soit ratifié par référendum.
En voici le texte :
" Je vous écris d'un pays, la France, qui a rejeté par référendum la "Constitution européenne". Vous en avez peut-être entendu parler ? Pourtant dans le monde politique, on prétend savoir mieux que les Français ce à quoi ils ont dit Non. Et l'on s'apprête quand même à la ratifier, en bloc ou saucissonnée, en entier ou condensée, sous le même nom ou sous un autre. "Mini-traité", "traité simplifié", "traité fondamental de base" : les Français comprennent surtout qu'ils sont traités comme des imbéciles.
Un mariage suppose le consentement mutuel. Or, le 29 mai 2005, la mariée a clairement dit Non. Rien ne vous autorise à dire Oui à sa place.
C'est pourquoi je vous remercie de vous engager à respecter le Non de la France, en vous prononçant publiquement :
1) contre le recyclage de la "Constitution européenne" ;
2) pour que tout nouveau traité européen soit ratifié par référendum"
Télécharger le texte ici
L'occasion est ainsi donnée à chacun de rappeler qu'en fait d'Europe, les peuples ne se laisseront plus assigner un rôle de figurants. Alors, citoyens, électeurs du "non", électeurs du "oui", démocrates, à vos plumes !
Christophe BEAUDOUIN
Coordinateur de la campagne "Non c'est non"
pour le Groupe Indépendance et Démocratie au Parlement européen
|