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ABO prononce le discours de cloture de l'U.A.



ABO prononce le discours de cloture de l'U.A.
Afrique-Gabon : Ali Bongo Ondimba prononce le discours de clôture du 14ème sommet de l’UA (Par Lin-Joël Ndembet)
 

ADDIS-ABEBA (AGP) – Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba a prononcé mardi l’allocution de clôture du 14ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) qui s’est tenu à Addis-Abeba (Ethiopie), siège de l’institution panafricaine, rapporte l’envoyé spécial de l’AGP.

Le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine ouvert dimanche dernier s’est achevé ce mardi 2 février.

Cette rencontre était consacrée au thème relatif au défi des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour le développement du continent africain. Les questions de paix et de sécurité, le financement et le fonctionnement de l’organisation panafricaine, l’examen des nombreux rapports ont été abordés. 

Les dirigeants africains ont procédé au renouvellement des membres du Conseil de paix et de sécurité (CPS), puis adopté plusieurs recommandations.

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a prononcé le discours de clôture, après avoir présidé les débats à huis clos qui ont pris fin quelques temps plus tôt ainsi que la plénière. Une intervention fortement applaudie par les dirigeants du continent, qui ont favorablement approuvé la teneur, faisant le tour d’horizon des questions ayant dominé les discussions de cette 14 ème session ordinaire. 

A Addis-Abeba, les chefs d’Etat et de gouvernement parmi lesquels le président Ali Bongo Ondimba, ont été sensibilisés lors d’un échange avec les responsables des organisations multilatérales, Banque mondiale, UIT, et des entités spécialisées, sur l’importance des TIC pour le développement du continent. 

A cette occasion, Ali Bongo Ondimba a fait partager, à l’instar de ses homologues, sa vision technologique qu’il a proposée aux Gabonais pour la période 2010-2020. Celle-ci a pour objectif d’amener le Gabon à emprunter résolument les autoroutes de l’information, en intégrant, entre autres, le renforcement du cadre règlementaire et des capacités humaines, le développement d’infrastructures à la large bande et la numération de la radio et de télévision.

Depuis son accession à la magistrature suprême, le chef de l’Etat a engagé une politique hardie de développement des technologies de l’information. Il a donc, invité les pays de l’Union africaine à fédérer leurs efforts pour combler le différentiel d’accessibilité aux réseaux d’information et de communication. Cet appel lancé par le chef de l’Etat gabonais résulte des disparités observées en matière de développement des technologies de l’information et de la communication. Ce constat commande en réelle et sérieuse prise de conscience de la nécessité de tous les pays de s’arrimer sérieusement afin de réduire cette fracture numérique dans le secteur de la téléphonie, les services de bandes passantes, l’accès à internet. 

Les pays d’Afrique du Nord et l’Afrique du Sud représentent les principaux acteurs. Ces écarts ont naturellement entraîné une réelle prise de conscience des dirigeants africains qui ont cerné l’enjeu. Le continent dans son ensemble fait face à de nombreux défis. Certes, diverses initiatives ont été prises pour améliorer les infrastructures de télécommunication et de TIC. De nombreux plans d’actions ont été lancés. Mais, la réalité et le fossé qui sépare les régions exigent de sérieux efforts, sinon, un engagement plus accru des Etats pour réduire. C’est, du moins, un des points fédérateurs des positions des Africains.

On note que pendant ces assises, la crainte de voir d’autres dossiers, notamment, les crises et conflits ravir la vedette à aux TIC n’a guère prospéré en raison de l’importance que revêt également le défi des technologies de l’information et de la communication ainsi que les discussions ouvertes sur d’autres aspects. 

Pour autant, les situations au Soudan, en Somalie et Madagascar, ainsi que les transitions dans d’autres pays, notamment en Guinée, ont été des sujets de préoccupation des chefs d’Etat présents à cette grand-messe. Comme à l’accoutumée, les chefs d’Etat ont examiné plusieurs rapports. Au nombre de ceux figurent le rapport de la Commission sur la mise en œuvre des précédentes décisions du Conseil exécutif et de la conférence, le rapport du Conseil de paix et de sécurité en Afrique, celui relatif du président de Comité des dix sur la réforme des Nations Unies, ainsi que la Déclaration de Copenhague sur les changements climatiques. 

Le rapport intérimaire de la Commission sur l’affaire Hissene Habré, a été également examiné. Le budget pour l’exercice 2010 de l’Union africaine a été adopté.

Il reste, néanmoins, que si l’élection du président du Malawi à la présidence de l’Union africaine, entraîné la sortie du leader libyen, Mouammar Kadhafi, et constitué à l’ouverture dimanche dernier l’évènement de ce Sommet, plusieurs questions n’ont guère été abordées, alors qu’elles figuraient à l’ordre du jour. Il y a retrait de la problématique de l’Autorité de l’UA que le dirigeant libyen s’était proposé de faire aboutir. Elle pourrait être abordée lors du prochain qui se tiendra à Kampala en Ouganda, en juillet prochain. Son retrait aura, note un observateur, permis d’éviter la réactivation des pôles d’opposition qui s’affrontent au sein du continent sur la construction ou non au rythme souhaité par le leader Kadhafi, des Etats Unis d’Afrique. 

Après les premières hésitations enregistrées au tout début de cette initiative, elle a fait du chemin depuis 2005. D’autant que lors 13 ème sommet organisé à Syrte en Libye, les chefs d’Etat et de gouvernement avaient été amenés à avaliser, après d’âpres négociations le principe de mettre en place une Autorité de l’UA qui, devrait, remplacer la Commission de l’UA que dirige Jean Ping.

En somme un gouvernement fédéral, disposant de compétences et de pouvoirs étendus et concrets pour parler au nom de l’Afrique, dans les domaines aussi variés que les négociations internationale, la défense et la sécurité communes. Ce point était présenté, côté libyen, comme étant un élément majeur de son mandat. Il consacrait une évolution positive avec pour objectif le renforcement de l’Exécutif continental pour l’habiliter à jouer un rôle plus déterminant dans la marche vers les Etats Unis d’Afrique.

Depuis quelques réticences avaient observées. Il était à craindre que, usant comme à l’accoutumée de pressions multiformes exercées sur de nombreux pays, le Guide libyen ne remette le débat, et tente de persuader le Sommet de poursuivre son engagement en adoptant définitivement. Les critiques faites par Kadhafi avant de passer le témoin au président du Malawi, et son insistance à appeler les peuples Africains à l’unité, sont apparues comme des signes de déception. Car, l’homme aurait bien obtenir un second mandat, pour dit-on, parachever le travail abattu.

Notons, par ailleurs, que le président gabonais a pris part, en marge du Sommet, à la 2ème réunion de l’Alliance des leaders africains contre la Malaria. Cette rencontre présidée par le chef de l’Etat tanzanien a permis de faire le point sur les actions menées en vue de la lutte contre pandémie.

LJN/IM



Mercredi 3 Février 2010
François Agnenguilet
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