En effet, la Municipalité a décidé d’y réduire de deux tiers la capacité de stationnement, en passant d’un stationnement en épis à un stationnement latéral.
L’objectif annoncé était ainsi de garantir la sécurité des cyclistes.
Cette opération est choquante sur plusieurs points :
- une nouvelle fois la Municipalité bouleverse le quotidien de dizaines de personnes sans aucune discussion possible, puisqu’elle a réalisé cet aménagement sans concertation ni information des habitants. Nouvelle illustration de la démocratie à la nantaise ?
- améliorer les parcours cyclables est une bonne chose. Mais l’urgence à Nantes est dans le développement de pistes cyclables sécurisées dont la Ville manque tant. De trop nombreuses rues ne possèdent pas de pistes cyclables et celles existantes sont encore trop discontinues. N’aurait-il pas été plus logique et impératif d’investir dans de nouvelles pistes plutôt que d’intervenir sur de l’existant ?
- enfin cet exemple démontre une nouvelle fois le manque de vision d’ensemble de la ville dans sa politique transport et des aménagements qui en découlent. Des aménagements cyclables sont ainsi réalisés au coup par coup, quartier après quartier sans que transparaissent ni plan, ni logique !
En réalité, il s’agit d’un alibi pour une nouvelle fois supprimer des stationnements dans un quartier qui ne bénéficie pourtant pas de lignes de transports en commun structurantes.
Le boulevard de la Solidarité n’avait jusque là aucun problème dans la gestion des déplacements. Il était peu fréquenté, par rapport à d’autres artères de la Ville, et les riverains pouvaient stationner sans difficulté.
Cette situation ne pouvait durer. La Municipalité a donc décidé, en dépit du bon sens, d’appliquer son programme technocratique et de créer de toute pièce une situation problématique.
Les élus du groupe Ensemble pour Nantes appellent à une meilleure gestion de la politique déplacement et à la mise en œuvre d’une vision d’ensemble sur les aménagements urbains.