Vendredi 7 mai, la Ville organisait une réunion de « concertation » avec les habitants du Bouts des landes Bruyères, situé dans le quartier Nord de Nantes, qui constatent depuis quelques semaines des travaux sur le boulevard Cassin.
Cette « concertation » n’était en fait qu’une réunion que la loi impose dans le cadre des opérations de transformation du secteur.
Le projet de la ville est de « désenclaver » le quartier. Le résultat est la construction de logements supplémentaires sur des espaces verts, logements pour la plupart résidentiels privés, et des routes, le tout en empiétant encore sur les espaces verts.
C’est décidément une habitude de lamunicipalité : sacrifier des espaces verts pour construire encore et toujours plus de logements, dans des quartiers qui sont déjà très urbanisés et dont le seul « luxe » est l’espace verts.
Mais tout le monde est d’accord dans la majorité actuelle : aucune réaction d’un élu Vert, qu’il soit « écologique » ou « alternatif »…
Cette zone est constituée actuellement d’une majorité de logements sociaux uniquement gérés par Nantes Habitat (comme dans la majorité des zones nantaises de logements sociaux).
Le projet vise à démolir (« déconstruire » dit-on dans le langage nantais…) un certain nombre d’immeubles sociaux : 76 pavillons des Bruyères sont actuellement démolis et laissent place à un projet de logements privés, maisons individuelles et logements collectifs (95 dont 25 locatifs et 70 en accession abordable)
55 logements privés (en accession abordable et en locatif libre) ainsi que 40 logements sociaux de Nantes –habitat sont prévus le long de la route de la Chapelle sur Erdre. Enfin, le Conseil Général commence la construction d’un pole social sur le boulevard Cassin,
Les habitants ont commencé à se mobiliser en constatant que les espaces verts allaient être sacrifiés : Cette réunion a été extrêmement difficile à mener par l’équipe de quartier et les élus présents (Pascal Bolo, Myriam Nael et Florence Février). Elle a réunis près de 150 personnes, dans une salle surchauffée et sans micro, pendant plus de 2h30.
Dés le départ, les élus ont été hués par une partie des habitants, très énervés.
Le premier problème, comme d’habitude, a été le manque de communication : Dés le départ, plusieurs habitants ont pris la parole en reprochant le manque de concertation (« notre parole n’a pas de valeur, c’est normal, on habite en HLM ») : aucune information, pas un seul courrier, la moitié du groupe n’avait été informée de la réunion de ce soir que par les voisins.
Second sujet de désaccord : les nouvelles constructions à venir : la population va être densifiée, dans un secteur où un équilibre a été trouvé : risque de créer des problèmes, trop de monde sur le secteur alors qu’aujourd’hui, vivre ici est agréable, sans problème de sécurité. Question récurrente, pourquoi tout changer alors que cela allait bien ?
Autre point de désaccord : la construction du pole social du Conseil Général : celui-ci est installé sur le boulevard Cassin, et pour se faire, entraine la encore des suppression d’arbres, et surtout crée un mur , « enclavant » les immeubles en leur supprimant la vue.les habitants de ce secteur ne comprennent pas pourquoi cet emplacement a été choisi pour le CG44 , alors qu’il reste de la place à l’intérieur du secteur.
Les débats ( ?) ont été très houleux, l’architecte a été le seul à essayer de comprendre les inquiétudes des habitants et à essayer de leur expliquer ; la Ville s’en s’est sortie de ce mauvais pas en promettant des réunions par secteur d’habitation.
Mais la réunion de « concertation » a eu lieu, les obligations légales sont respectées et le projet continuera à s’exécuter dans le sens décidé uniquement par la municipalité…