Crise Financière : l’implosion est elle inévitable ?
Samedi 30 Juillet 2011
La semaine dernière ne disait-on pas que Sarkozy avait sauvé la Grèce. ? Et voilà que le cirque médiatique des gouvernants européens à 110 Md€ pour 1 semaine de calme, fait long feu : les taux qui remontent déjà en Espagne en Italie, ça fait cher la minute de calme quand même) …
C’est grave ! C’est très grave ! Et pourtant le plus grave n’est pas là ! Nous devons, aussi, être très inquiets de ce qui se passe aux états Unis, ou plus exactement de ce qui ne s’y passe pas : la réalisation d’un compromis de gestion entre démocrate et républicain pour relancer la machine économique Américaine bloquée par une dette colossale.
La crise financière qui secoue les USA, est le fruit du "Grand Œuvre" entamé sous Ronald Reagan, qui a fait exploser les déficits en baissant les impôts des riches.Politique que les gouvernants Européens ont suivi avec admiration.
Voici un résumé de l'article qu' Olivier Berruyer a publié sur le blog de Paul Jorion:
« Oui, le déficit public est l’allié des néoconservateurs, la meilleure arme des liquidateurs de l’État. Car d’une part, tant que la dette monte, elle enrichit outrageusement les patrimoines les plus aisés par les intérêts, véritable impôt à l’envers. Et un jour, évidemment, l’État se retrouve en défaut, et comme il est désormais hors de question de toucher aux patrimoines, il faut donc démanteler la protection sociale puis le contrat social de 1945 – paix à leurs cendres. Quiconque pense que l’État a un rôle à jouer devrait se battre pour son équilibre financier, car un État qui tend la main est un État faible, qui finira démantelé…
Mais il faut bien voir que le problème n’est pas tant sur les dépenses que sur la suppression des recettes
L’État pouvant lever l’impôt, il est tout de même kafkaïen de ne pas le faire !
En laissant leur argent aux contribuables aisés, on obtient des déficits, qu’on comble en demandant aux mêmes contribuables de prêter leur argent contre des intérêts…
On transforme ainsi ses impôts en prêts… avec intérêts. Ce qui était recette publique devient dette au bénéfice de particuliers.
Pensons aux discours surréalistes des gouvernants actuels : un Premier Ministre qui annonce en 2007 que « l’État est en situation de faillite », mais qui augmente tranquillement en 4 ans la dette de 50 % (sic !) avec un discours politique rabâché expliquant qu’il est hors de question d’augmenter les impôts.
Olivier Berruyer poursuit:
Pour comprendre la situation chez nous, je rappelle quelques chiffres pour la France :
On ne nous parle que des soldes, mais c’est bien le montant des flux qui compte. Car TOUTE LES SEMAINES, l’État encaisse 3 Md€ d’impôts, dépense 5 Md€, et emprunte 12 Md€, dont 10 servent à rembourser de la dette… L’État doit donc tendre la main pour trouver plus de 2 Md€ chaque jour ouvré ! Et ce pour la France, c’est autant pour l’Allemagne, l’Italie, la Grande-Bretagne…
Et ce fait est bien sûr largement masqué par les pouvoirs publics, qui se gardent bien de vous présenter le budget réel de l’État en France – moi, dans mon budget, le remboursement de mes dettes est inclus
Nous ajouterons , ce que ne préconise pas Olivier Berruyer:
Il y a toujours trop de service public, et jamais assez de réduction fiscale.
Le non remboursement de la dette devient dans ces conditions une mesure de salut public.
Voici un résumé de l'article qu' Olivier Berruyer a publié sur le blog de Paul Jorion:
« Oui, le déficit public est l’allié des néoconservateurs, la meilleure arme des liquidateurs de l’État. Car d’une part, tant que la dette monte, elle enrichit outrageusement les patrimoines les plus aisés par les intérêts, véritable impôt à l’envers. Et un jour, évidemment, l’État se retrouve en défaut, et comme il est désormais hors de question de toucher aux patrimoines, il faut donc démanteler la protection sociale puis le contrat social de 1945 – paix à leurs cendres. Quiconque pense que l’État a un rôle à jouer devrait se battre pour son équilibre financier, car un État qui tend la main est un État faible, qui finira démantelé…
Mais il faut bien voir que le problème n’est pas tant sur les dépenses que sur la suppression des recettes
L’État pouvant lever l’impôt, il est tout de même kafkaïen de ne pas le faire !
En laissant leur argent aux contribuables aisés, on obtient des déficits, qu’on comble en demandant aux mêmes contribuables de prêter leur argent contre des intérêts…
On transforme ainsi ses impôts en prêts… avec intérêts. Ce qui était recette publique devient dette au bénéfice de particuliers.
Pensons aux discours surréalistes des gouvernants actuels : un Premier Ministre qui annonce en 2007 que « l’État est en situation de faillite », mais qui augmente tranquillement en 4 ans la dette de 50 % (sic !) avec un discours politique rabâché expliquant qu’il est hors de question d’augmenter les impôts.
Olivier Berruyer poursuit:
Pour comprendre la situation chez nous, je rappelle quelques chiffres pour la France :
- ressources nettes de l’État en 2010 : 170 Md€
- dépenses nettes de l’État en 2010 : 325 Md€, dont 45 Md€ d’intérêts sur la dette (soit plus que l’impôt sur le revenu)
- déficit public 2010 : 155 Md€
- dette de l’État fin 2010 : 1 230 Md€, de durée moyenne 7 ans et de taux apparent 4 %.
On ne nous parle que des soldes, mais c’est bien le montant des flux qui compte. Car TOUTE LES SEMAINES, l’État encaisse 3 Md€ d’impôts, dépense 5 Md€, et emprunte 12 Md€, dont 10 servent à rembourser de la dette… L’État doit donc tendre la main pour trouver plus de 2 Md€ chaque jour ouvré ! Et ce pour la France, c’est autant pour l’Allemagne, l’Italie, la Grande-Bretagne…
Et ce fait est bien sûr largement masqué par les pouvoirs publics, qui se gardent bien de vous présenter le budget réel de l’État en France – moi, dans mon budget, le remboursement de mes dettes est inclus
Nous ajouterons , ce que ne préconise pas Olivier Berruyer:
Il y a toujours trop de service public, et jamais assez de réduction fiscale.
Le non remboursement de la dette devient dans ces conditions une mesure de salut public.
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