Conversant avec le journaliste Régis Meyran, les auteurs montrent ici comment l’argent s’est imposé progressivement, dans la sphère publique, comme critère unique de réussite dans la vie. L’idéologie de l’argent, déplorent-ils, s’est diffusée dans toutes les couches de la société, ce qui rend plus difficile la solidarité entre individus et groupes sociaux.
Si la finance mène le monde, l’argent est d’abord un bien public à encadrer davantage, estiment les deux sociologues, qui n’hésitent pas à aborder le sujet des rapports, parfois compliqués, de la social-démocratie avec l’argent.
Philippe Arnaud
L’argent sans foi ni loi, de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Éditions Textuel, 92 pages, 12 euros.

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