<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.wmaker.net/pg66/xml/rss.xsl" type="text/xsl" media="screen"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.wmaker.net/pg66/xml/rss.css" type="text/css" media="screen"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title></title>
  <description><![CDATA[]]></description>
  <link>http://www.wmaker.net/pg66/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2013-06-20T00:23:45+02:00</dc:date>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="http://www.wmaker.net/pg66/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.wmaker.net/pg66,2013:rss-5620687</guid>
   <title>Blogs 6.0 : le réseau pour la 6° république!</title>
   <pubDate>Tue, 18 Jun 2013 08:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>PG66</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Toutes Les Vidéos de Jean Luc Mélenchon]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean Luc Mélenchon     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe frameborder="0" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x10yuip"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/x10yuip_blogs-6-0-intervention-de-jean-luc-melenchon_news" target="_blank">Blogs 6.0 : intervention de Jean-Luc M&eacute;lenchon</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/lepartidegauche" target="_blank">lepartidegauche</a></i>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.wmaker.net/pg66/photo/art/imagette/5620687-8383424.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.wmaker.net/pg66/Blogs-6-0-le-reseau-pour-la-6-republique_a1557.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.wmaker.net/pg66,2013:rss-5617707</guid>
   <title>Revue de presse du 17 juin 2013</title>
   <pubDate>Mon, 17 Jun 2013 09:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Axel Belliard</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[La revue de Presse d'Axel]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Enfin l'été ! Profitons en bien... Car juillet et août, porteurs de décisions gouvernementales fumeuses, s'annoncent ombrageux, ce qui augure d'un automne très orageux. Hier sur M6, notre capitaine de pédalo a tenté de nous faire croire qu'il prenait le bon cap et que la mer était calme. Attention au mal de mer...     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.wmaker.net/pg66/photo/art/default/5617707-8379092.jpg" alt="Revue de presse du 17 juin 2013" title="Revue de presse du 17 juin 2013" />
     </div>
     <div>
      Cette revue de presse sera donc spécialement consacrée à François Hollande et au PS. Cela peut paraître indigeste, mais je vous garantis qu'il y a de quoi rire... jaune ! Le Président était donc hier soir sur le plateau de Capital (le nom de l'émission lui plaisant apparemment beaucoup). Morceaux choisis. <br />   <br />  <strong>Chômage : on verra bien !</strong> <br />   <br />  Hollande a tenu à le rappeler, il avait bien vu la crise ! Le commandant du Titanic avait lui aussi vu l'iceberg et, comme le Président, il n'a pas trouvé la marche arrière... Hollande regrette également la récession que connait le pays (encore heureux !) et affirme faire de la lutte contre le chômage son cheval de bataille. <br />  On s'attendait donc à ce qu'il nous annonce des mesures radicales. En fait non, on ne s'y attendait pas, du coup on n'a pas été déçu ! <br />  En gros, on verra ça à la fin de l'année ! Le Président espère ainsi que l'ensemble des contrats "subventionnés" permettra de créer au moins 200.000 emplois, notamment grâce aux emplois d'avenir et aux contrats de générations. Doit-on lui rappeler que ce type de dispositifs ne constitue en général que des aubaines pour les entreprises, qui embauchent ainsi à moindre coût ceux qu'elles auraient embauchés de toute façon ? <br />  Et puis, c'est oublier que la France perd déjà 30.000 à 40.000 emplois chaque mois. &nbsp;A ce rythme, ça ferait 200.000 à 300.000 chômeurs de plus en fin d'année. Chiffres auxquels il faudrait retrancher les 200.000 qu'Hollande appelle de ses voeux ? Non, puisque les contrats existent déjà... <br />   <br />  <strong>Un coup de pouce au smic ? Vous vous mettez le doigt dans l'oeil !</strong> <br />   <br />  Souvenez-vous, le Gouvernement avait accordé ce fameux coup de pouce il y a un an. Avec +0,6%, on avait enfin les moyens de s'acheter une baguette de pain par semaine ! C'est à cause de ce geste d'une infinie générosité que le Président a refusé le principe d'un nouveau "coup de pouce". Il y aura donc une simple revalorisation indexée sur l'inflation. "La loi, pour l'instant c'est la loi" a rappelé Hollande. Profitons-en, ça pourrait ne pas durer : le "dialogue social" (comprenez "la soumission au Medef", comme l'a prouvé l'ANI) est toujours plus que jamais en ligne de mire du Président et peut changer bien des choses... "Ne nous demandez pas de faire en un an ce que les Allemands ont mis dix ans à faire", s'est-il exclamé avant de préciser qu'il tâchera quand même d'en faire un maximum avant 2017. Bientôt le smic 1 euro de l'heure ? <br />   <br />  <strong>Réforme des retraites : le pire est à venir...</strong> <br />   <br />  On connait la chanson : "on vit plus longtemps lalala il faut travailler plus longtemps lalala". Hollande n'avait évidemment pas oublié les paroles de cet air rendu si populaire par Sarko et Fillon. Pas sûr qu'il s'agisse pourtant du prochain tube de l'été... Age légal maintenu à 62 ans mais... 44 ans de cotisation (au lieu de 41,5 années) pour bénéficier d'une retraite à taux plein. Par exemple, pour partir à 62 ans à taux plein, il faudra ne pas avoir fait d'études post bac et n'avoir jamais connu ni chômage ni maternité. En admettant que je trouve du boulot demain et que je ne sois plus jamais viré, je pourrais prendre ma retraite à 74 ans. Et vous ? <br />   <br />  <strong>Logement : bientôt le moment de vendre !</strong> <br />   <br />  Au Gouvernement, on a bien compris que le logement était un problème majeur pour bon nombre de Français. Hollande a donc annoncé une mesure qui ravira tous ceux qui galèrent pour trouver un logement aussi décent qu'abordable. Encadrement strict des loyers ? Vaste programme de construction HLM ? Non ! La solution proposée est un abattement exceptionnel sur les plus-values immobilières qui sera mis en place en 2014. Ce sera donc le moment de vendre votre villa sur la Côte ou votre cottage normand... Les spéculateurs immobiliers se frottent les mains. Merde alors, c'est pas Sarko qui était censé être le Président des riches ? <br />   <br />  <strong>Services publics : chronique d'une mort annoncée</strong> <br />   <br />  L'Etat ne cèdera pas de titres France Télécom-Orange ou GDF-Suez. Voilà c'est dit. Hollande aurait-il enfin compris que le service public a du sens et que le contrôle de l'Etat sur des secteurs stratégiques comme les télécommunications et l'énergie étaient nécessaires ? Que nenni... Ce n'est juste pas le bon moment, a-t-il expliqué, le cours des actions Orange et GDF-Suez étant aujourd'hui trop bas pour que leur cession soit rentable. On attendra donc que tout ça remonte pour vendre... Le Président a même réaffirmé son intention de céder autant de participations que possible "pour avoir des recettes supplémentaires, à condition que ces recettes supplémentaires ne servent pas à payer des dépenses de fonctionnement ou des fonctionnaires" (sic). Les salariés de la SNCF, La Poste et EDF qui manifestaient jeudi dernier devant la Préfecture de Perpignan apprécieront...&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.wmaker.net/pg66/photo/art/default/5617707-8381833.jpg" alt="Revue de presse du 17 juin 2013" title="Revue de presse du 17 juin 2013" />
     </div>
     <div>
      Sous l'impulsion de la CGT, les manifestants se battaient d'ailleurs pour la sauvegarde des services publics, dénonçant, entre autres, les réorganisations qui préfigurent des privatisations et les conditins de travail qui ne permettent pas d'assurer un service de qualité. CGT-Energie a également voulu alerter sur le fait que de plus en plus d'usagers ne pouvaient plus payer leur électricité, chiffrant même à 40% le taux de la population des P.-O. en situation de précarité énergétique. <br />   <br />  <strong>Le fief de Cahuzac passe à droite</strong> <br />   <br />  La place de Cahuzac à l'Assemblée Nationale se jouera entre en l'UMP et le FN. Hier soir, au premier tour de la législative partielle en Lot-et-Garonne, le candidat PS Berbard Barral a terminé troisième derrière les candidats des droites. Avec 26% des voix, le FN bat même un record dans ce département. <br />  Il faut noter aussi que le taux d'abstention a dépassé les 54% (contre 37% l'année dernière). Loin de nous réjouir, ces chiffres sont révélateurs de la lassitude qui gagne une partie de la population et doivent nous pousser à nous mobiliser encore davantage. La Gauche, c'est nous ! Le rempart à l'extrême-droite, c'est nous ! <br />   <br />  <strong>Pendant ce temps, à Perpignan...</strong> <br />   <br />  Ils ne sont plus que deux socialistes à briguer la tête de liste pour les prochaines municipales. Les heureux "pas encore élus" sont le toujours bien coiffé Jacques Cresta, soutenu par Bourquin, et la frétillante Jacqueline Amiel-Donat. Les militants socialistes voteront pour leur préféré le 28 juin. Du coup, ils ne pourront pas venir à la fête du TC. Un instant, on a eu peur de devoir annuler le très drôle de numéro de clows prévu, mais heureusement Bourquin devrait bien être présent ! <br />   <br />  En parlant de la fête du TC, nous regrettons tout de même que la programmation musicale ait fait l'objet de tant de piston. On attend les explications des "chefs" Nicolas Garcia (PC) et Patrick Garcia (PG) sur le groupe programmé le samedi à 23h30 : Sergent Garcia !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.wmaker.net/pg66/photo/art/imagette/5617707-8379092.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.wmaker.net/pg66/Revue-de-presse-du-17-juin-2013_a1556.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.wmaker.net/pg66,2013:rss-5616562</guid>
   <title>En Languedoc-Roussillon comme en France, l’urgence d’une VI° République</title>
   <pubDate>Sun, 16 Jun 2013 23:39:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Francis Daspe</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité régionale]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de presse du Parti de Gauche Languedoc-Roussillon. Par Francis DASPE et Charles MENARD, Délégués régionaux du Parti de Gauche en Languedoc-Roussillon René REVOL, Membre du Bureau national du Parti de Gauche et Ancienne tête de liste de la liste unitaire « A gauche maintenant ! » aux élections régionales de 2010     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.wmaker.net/pg66/photo/art/default/5616562-8377412.jpg" alt="En Languedoc-Roussillon comme en France, l’urgence d’une VI° République" title="En Languedoc-Roussillon comme en France, l’urgence d’une VI° République" />
     </div>
     <div>
      La gestion du Conseil régional de Languedoc-Roussillon fait l’objet de suspicions et de doutes quant à sa légalité. Il revient à la justice de traiter les éventuelles irrégularités ou turpitudes d’un président, de son équipe et de son entourage et de les sanctionner en considérant que «&nbsp;<em>nul ne peut et ne doit être au dessus de la loi</em>&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le Parti de Gauche préfère s’attacher aux racines du problème afin de s’y attaquer résolument. Le clientélisme, les conflits d’intérêts et l’affairisme en politique ne sont pas des fatalités. La République (vraiment) irréprochable ne peut que changer de numéro&nbsp;: la V° République, par ses institutions et ses pratiques, constitue une des causes profondes du problème, alimentant un double déficit démocratique et social. L’acte III de la décentralisation, même morcelé en plusieurs paquets, contrevient gravement à l’idéal républicain en favorisant la satisfaction d’intérêts bassement «&nbsp;féodalistes&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour faire retour en tous domaines au primat de l’intérêt général, en France comme en Languedoc-Roussillon, il existe un préalable&nbsp;: la mise en place d’une VI° République avec élection d’une Assemblée constituante comme l’a revendiqué le Front de gauche dans son programme «&nbsp;L’humain d’abord&nbsp;» et lors des marches citoyennes initiées le 5 mai 2013. C’est par là que passe la révolution citoyenne qui, &nbsp;en refondant le pacte républicain, permettra l'expression politique des aspirations populaires. <br />   <br />  <strong>Francis DASPE et Charles MENARD, </strong> <br />  <strong>Délégués régionaux du Parti de Gauche en Languedoc-Roussillon</strong> <br />  <strong>René REVOL,</strong> <br />  <strong>Membre du Bureau national du Parti de Gauche </strong> <br />  <strong>Ancienne tête de liste de la liste unitaire «&nbsp;<em><u>A gauche maintenant&nbsp;!</u></em>&nbsp;» aux élections régionales de 2010</strong> <br />   <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.wmaker.net/pg66/photo/art/imagette/5616562-8377412.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.wmaker.net/pg66/En-Languedoc-Roussillon-comme-en-France-l-urgence-d-une-VI-Republique_a1555.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.wmaker.net/pg66,2013:rss-5616457</guid>
   <title>Le TTIP : la pire menace pour les peuples européens (I)</title>
   <pubDate>Sun, 16 Jun 2013 22:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>PG66</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité internationale]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Billet de Raoul Marc Jennar On l'appelle aussi "grand marché transatlantique" et ses partisans nous affirment qu'il est une avancée nécessaire... Raoul Marc Jennar nous explique ce qu'est réellement le TTIP.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.wmaker.net/pg66/photo/art/default/5616457-8377211.jpg" alt="Le TTIP : la pire menace pour les peuples européens (I)" title="Le TTIP : la pire menace pour les peuples européens (I)" />
     </div>
     <div>
      <p align="JUSTIFY">  	TTIP, voilà un sigle nouveau auquel chacun doit se familiariser. Ce 14 juin, les gouvernements des 27 Etats membres de l’Union européenne (UE) ont donné mandat à la Commission européenne pour négocier avec le gouvernement des USA la création d’un marché commun transatlantique. Ce projet s’appelle, en anglais bien entendu, TTIP　: Transatlantic Trade and Investment Partnership. En français, on parlera d’un partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement. Un décodage s’impose. De quoi s’agit-il　? Dans cette première partie, je vais m’efforcer de rendre public et lisible le texte du mandat. Dans une seconde partie, je fournirai des indications sur les dangers qu’il contient. <br />  	 <br />  	<b>En dehors des peuples</b> <br />  	 <br />  	Après le Parlement européen le 23 mai, les gouvernements viennent ainsi de donner le feu vert au Commissaire européen Karel De Gucht pour négocier ce projet au nom des 27 Etats (voir mon article du 29 mai, <i>L’objectif ultime des libéraux de droite et de gauche　: une Europe euro-américaine　</i>: <a class="link" href="http://www.jennar.fr/?p=2994"><u><font color="#0000ff"><span lang="FR">http://www.jennar.fr/?p=2994</span></font></u></a>  <span lang="FR">). Que contient ce mandat　? Selon la volonté de la Commission européenne soutenue par les 27 gouvernements qui se prétendent démocratiques, ce document est «　restricted　», c’est-à-dire qu’il n’est pas public (en dépit d’une disposition qui affirme non sans humour que «　<i>rien dans cet accord ne devrait affecter le droit de l’UE ou des Etats membres concernant l’accès du public aux documents officiels</i>　»). Ce qui signifie qu’il ne peut y avoir aucun débat public sur les enjeux d’un projet qui, comme on va le voir, est d’une ampleur sans égale depuis la création du marché commun européen, en 1957. Mais nul ne doit s’étonner. Depuis le traité de Rome, des choix de société fondamentaux ont été effectués sans que le peuple ait eu la possibilité de se prononcer. Cinquante-six ans de «　construction européenne　» se sont traduits par un bon demi siècle de destruction démocratique.</span> <br />  	 <br />  	Force est donc de travailler sur des documents qui résultent de fuites et d’indiscrétions, confirmées ou non par les informations toujours euphoriques diffusées par la Commission européenne. Ce qui permet quand même de connaître l’essentiel. <br />  	 <br />  	<b>Plus que du simple commerce</b> <br />  	 <br />  	Une mise en garde s’impose. Ne pas croire qu’il s’agit simplement de commerce, au sens classique du mot　: acheter et vendre des marchandises. Il s’agit de bien plus. Il s’agit de supprimer certes les droits de douane, mais aussi et surtout ce qu’on appelle les «　barrières non-tarifaires　» au commerce, c’est-à-dire les normes constitutionnelles, légales, réglementaires dans chaque pays lorsqu’elles sont susceptibles d’entraver une concurrence érigée en liberté fondamentale suprême à laquelle aucune entrave ne peut être apportée. Ces normes peuvent être de toute nature　: éthique, démocratique, sociale, environnementale, financière, économique,… Elles ne sont désormais pertinentes qu’à la condition de ne pas provoquer des «　distorsions　» de concurrence. C’est ce que s’impose l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Mais comme le démantèlement de ces normes doit chaque fois faire l’objet de négociations et que celles-ci sont bloquées à l’OMC par les pays du sud, les gouvernements de l’UE et celui des USA ont décidé de contourner l’obstacle en négociant directement entre eux. Le texte du mandat est explicite à cet égard　: «　<i>l’accord doit prévoir la libéralisation réciproque du commerce et de l’investissement des biens et des services, ainsi que les règles sur des matières ayant un rapport avec le commerce, avec un accent particulier sur l’élimination des obstacles réglementaires inutiles. L’accord sera très ambitieux allant au-delà des engagements actuels de l’OMC. L’accord s’imposera à tous les niveaux de gouvernement.　</i>» Ce qui signifie, selon le mandat, que la négociation va aborder trois domaines　: l’accès au marché, les réglementations et les barrières non tarifaires, les normes. <br />  	 <br />  	<b>L’accès au marché</b> <br />  	 <br />  	L’objectif est d’éliminer tous les droits de douane et les restrictions quantitatives tant en ce qui concerne les importations que les exportations des produits industriels et agricoles. <br />  	 <br />  	La négociation cherchera à concilier les approches européennes et américaines en ce qui concerne les critères permettant de déterminer l’origine d’un produit. <br />  	 <br />  	Dans le domaine des défenses commerciales, l’objectif est d’établir un dialogue sur les mesures anti-dumping et les subventions compensatoires. <br />  	 <br />  	Dans le vaste domaine des activités de services, la volonté est de maximiser les engagements de libéralisation, c’est-à-dire d’opérer une avancée significative dans la mise en œuvre de l’Accord général sur le commerce des services de l’OMC (AGCS). A cet égard, on peut craindre que l’accord intervenu à la conférence ministérielle de l’OMC à Hong-Kong en décembre 2005, et qui est gelé à l’OMC, serve de référence (voir <a class="link" href="http://www.jennar.fr/?p=799"><u><font color="#0000ff"><span lang="FR">http://www.jennar.fr/?p=799</span></font></u></a>  <span lang="FR">). Le mandat précise qu’un objectif sera de «　<i>lier le niveau existant de libéralisation des deux parties au plus haut niveau de libéralisation obtenu suite aux accords de libre-échange déjà conclus, tout en cherchant à atteindre de nouveaux accès au marché en éliminant les obstacles qui demeurent depuis longtemps</i>.　»</span> <br />  	 <br />  	La Commission devra veiller à ce que l’accord n’empêche pas le respect des lois et règlements relatifs au travail et à la main d’œuvre «　<i>pourvu que ce faisant, ils n’annulent ou ne compromettent les avantages découlant de l’accord　</i>». On énonce un principe qu’on s’empresse de vider de son contenu　! <br />  	 <br />  	Le protocole 26 au Traité sur le fonctionnement de l’UE sur les services d’intérêt général doit tenir compte des engagements de l’UE en ce qui concerne l’AGCS. <br />  	 <br />  	Les services audio-visuels (la fameuse exception culturelle　!) sont provisoirement retirés du mandat, mais la Commission pourra soumettre de nouveau la question pendant le cours des négociations. De ce point de vue, le cri de victoire (complaisamment relayé par grand nombre de médias, ce qui leur évite de parler du reste) de la ministre de la culture relève de l’enfumage typique au PS. <br />  	 <br />  	Dans le domaine des investissements, l’objectif est d’atteindre le plus haut niveau de libéralisation et les normes les plus élevées de protection des investisseurs obtenues à ce jour par les deux parties (UE et USA) dans les accords de libre échange qu’elles ont négociés avec des tiers. Ce qui signifie que les objectifs atteints par les USA dans l’accord de libre-échange de l’Amérique du Nord (Canada, USA, Mexique) seront sur la table des négociations. L’exigence inscrite dans le mandat d’obtenir le plus haut niveau de protection pour les investisseurs européens aux USA et la promotion des normes européennes semble dès le départ bien compromis. Le champ d’application de cette partie de l’accord sur l’investissement est extrêmement vaste puisqu’il intègre les droits de propriété intellectuelle et une série de normes de l’OMC sur le traitement juste et équitable, le traitement national, le traitement de la nation la plus favorisée, la protection contre l’expropriation directe et indirecte, la protection des investisseurs et des investissements, le libre transfert de fonds de capital et les paiements par les investisseurs. L’accord devra inclure un mécanisme de règlement des différends sans que cela interdise aux investisseurs le recours à d’autres forums d’arbitrage. <br />  	 <br />  	Tant en ce qui concerne les services que l’investissement, l’accord s’appliquera à tous les niveaux (Etats fédérés aux USA, Etats membres dans l’UE, niveau municipal partout). <br />  	 <br />  	En ce qui concerne les marchés publics, l’accord visera à permettre l’accès mutuel à tous les niveaux administratifs (national, régional et local), y compris dans la construction publique. <br />  	 <br />  	On peut, sans craindre d’exagérer, affirmer qu’on se trouve, dans cette partie du mandat, en présence d’une conception maximisée du projet d’Accord Multilatéral sur l’Investissement (AMI) rejeté par la France en 2007. <br />  	 <br />  	<b>Les réglementations et les barrières non tarifaires</b> <br />  	 <br />  	Dans ce domaine, où les législations et les réglementations nationales issues depuis des décennies sinon des siècles de la souveraineté des Etats sont remises en cause, «　<i>l’accord visera à éliminer les obstacles inutiles au commerce et à l’investissement, y compris les obstacles non-tarifaires par le biais de mécanismes efficaces et efficients, en réalisant un niveau ambitieux de compatibilité de la réglementation des biens et des services.　</i>» <br />  	 <br />  	L’accord devra comporter des dispositions dans les matières suivantes　: <br />  	 <br />  	- les mesures sanitaires et phytosanitaires　: l’accord s’appuiera sur les principes de l’OMC régissant la manière dont les gouvernements peuvent appliquer les mesures relatives à l'innocuité des produits alimentaires et les normes sanitaires pour les animaux et les végétaux<font face="Trebuchet MS" size="5"> </font>tout en empêchant que des réglementations sanitaires trop rigoureuses ne servent de prétexte à la protection des producteurs nationaux　; <br />  	 <br />  	- les réglementations techniques, normes et procédures d’évaluation de la conformité　: la négociation se fera dans le respect de l’accord de l’OMC sur les obstacles techniques au commerce　; <br />  	 <br />  	- la cohérence de la réglementation　: l’accord devra comprendre des «　disciplines transversales　» dans des secteurs des biens mais aussi des services comme la chimie, l’automobile, la pharmacie, les «　industries de la santé　» (sic), les services financiers, les technologies de l’information et de la communication. <br />  	 <br />  	<b>Les normes</b> <br />  	 <br />  	Les négociations du TTIP porteront également sur des questions qui sont au cœur des débats à l’OMC où les blocages sont importants. <br />  	 <br />  	- les droits de propriété intellectuelle (brevet, copyright)　: il s’agit en fait d’aller au-delà de l’accord de l’OMC (ADPIC　: accord sur le droits de propriété intellectuelle en rapport avec le commerce) sur cette question essentielle qui touche à des domaines aussi variés que les semences ou les médicaments　; le mandat insiste sur la nécessité de protéger les indications géographiques en Europe. <br />  	 <br />  	- Le commerce, le travail et le développement durable　: l’accord devrait inclure des dispositions garantissant l’application effective des normes et des accords convenus au niveau international dans le domaine du travail (conventions de l’Organisation Internationale du Travail) et de l’environnement. Une bonne intention dont l’application devra être vérifiée pendant la négociation et à l’issue de celle-ci. <br />  	 <br />  	- Le mandat comporte aussi des dispositions concernant la lutte contre la fraude, les lois antitrust, l’énergie et les matières premières, la libre circulation des capitaux et la transparence. <br />  	 <br />  	<b>Un accord sans fin</b> <br />  	 <br />  	A l’image de l’AGCS qui programme des négociations permanentes pour aller vers toujours plus de mise en concurrence des activités de service, le mandat demande d’inclure dans l’accord TTIP un dispositif institutionnel permettant, au delà de cet accord, la poursuite de négociations sur les réglementations afin de réduire les obstacles encore existants et de prévenir la création de nouveaux. <br />  	 <br />  	Ce qui signifie qu’une éventuelle ratification de l’accord TTIP ne constituera que le début de la vague de libéralisation et de dérégulation qu’il autorisera. <br />  	 <br />  	<b>L’enjeu principal de l’élection de 2014 du Parlement européen</b> <br />  	 <br />  	Même si on peut compter sur la Commission européenne pour tout faire - et sans doute tout concéder aux USA - afin que l’accord soit bouclé avant l’élection du Parlement européen, fin mai de l’an prochain, il y a peu de chance que ce soit le cas. Par contre, à ce moment-là, on en connaîtra sans doute beaucoup sur l’état d’avancement des négociations et le TTIP sera un des enjeux de cette élection. Gageons que libéraux de droite et de gauche, avec la complicité d’une grande partie des médias, feront tout pour étouffer le débat sur cette négociation. Car, comme l’observe Mediapart, «　<i>ce seront les eurodéputés issus du scrutin de 2014 qui auront, in fine, leur mot à dire.</i>　» <br />  	 <br />  	 <br />  	<em><strong>Raoul Marc Jennar</strong></em> <br />  <p align="JUSTIFY">  	16 juin 2013 <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.wmaker.net/pg66/photo/art/imagette/5616457-8377211.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.wmaker.net/pg66/Le-TTIP-la-pire-menace-pour-les-peuples-europeens-I_a1554.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.wmaker.net/pg66,2013:rss-5615176</guid>
   <title>L’Allemagne n’est pas exemplaire</title>
   <pubDate>Sun, 16 Jun 2013 09:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>PG66</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité nationale]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Interview de Jean Luc Mélenchon publiée dans Die Welt du 15 juin 2013     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.wmaker.net/pg66/photo/art/default/5615176-8375140.jpg" alt="L’Allemagne n’est pas exemplaire" title="L’Allemagne n’est pas exemplaire" />
     </div>
     <div>
      <span class="lttr">D</span><strong>ans 100 jours, les Allemands voteront un nouveau parlement. Que craignez-vous ou espérez-vous de cette élection&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  J’espère que cette élection permettra un changement de cap dans la conduite de la politique allemande en Europe, car le gouvernement de droite actuel impose à tout le reste de l’Europe une ligne économique qui débouche sur la récession généralisée. Au bout du compte les Allemands seront autant victime que tous les autres dans la mesure ou l’Allemagne fait la majorité de son commerce avec ses voisins. Et si nous rentrions tous en récession il va de soi que l’Allemagne, qui est d'ores et déjà à la limite de la récession, y plongera a son tour. Je suis très inquiet de la situation en Europe et j’attribue une très grande responsabilité à l’actuel gouvernement allemand. Donc, évidemment mon choix irait vers un changement de politique en Allemagne, mais je ne suis pas citoyen allemand. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Les décisions en Europe ont été prises par tous les partenaires réunis. Avec plus au moins de soutien français. Pourquoi vous dites que cette politique est «&nbsp;imposée&nbsp;» par l’Allemagne&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Je pense que l’équipe de droite au pouvoir en Allemagne a réussi à conquérir un leadership sur les autres gouvernements de droite en Europe. C'est de cette façon que le président Sarkozy a été complètement fasciné par le personnage de Madame Merkel. Il a fini à sa remorque. Il n’avait pas de capacité de résistance dans la mesure ou il était politiquement d’accord avec elle. C’est normal, ils sont de la même famille politique en Europe. Ils étaient d’accord sur l’essentiel. C’est elle qui a pris le dessus, le leadership. C’est un phénomène humain, ça. Ensuite, quand le président Hollande est arrivé, vous avez raison de dire, il a aussi signé tout ce qu’on lui a donné a signer. Il a fait le fanfaron en France – il prétend avoir renégocié le traité, et avoir obtenu un plan de croissance.Récemment encore il a dit qu’il a réussi à imposer un gouvernement économique et que grâce à lui il y aurait en Europe une politique pour la jeunesse. Mais les gens informés savent que tout ça n’est pas vrai, et que Madame Merkel elle même avait déjà décidé tout ça. <br />  Ce que François Hollande appelle le «&nbsp;gouvernement économique&nbsp;» correspond à ce que Mme Merkel avait déjà mis sur la table. Et même sur l’emploi des jeunes, c’est elle qui a commencé des discussions bilatérales avec les responsables de l’Europe du sud. François Hollande n’a rien ajouté à tout ça et le fameux plan de croissance n’existe pas. Tout le monde le sait en France. Au parlement européen M. Joseph Daul, qui est un Français mais préside le PPE, a interpellé de manière assez ironique le président Hollande en lui demandant où il se trouvait, son fameux plan de croissance. Je crois que M. Hollande ne comprend pas non plus du tout comment fonctionne Madame Merkel. Il n’est pas habitué à une discussion franche, carrée, directe. Et je pense que Madame Merkel est une femme qui apprécie ce genre de contact et non pas les manières sinueuses et tortueuses que les dirigeants français lui opposent. Donc, je pense qu’elle doit beaucoup s’amuser de voir défiler ces Français qui font beaucoup de bruit avec leur bouche mais qui ne posent aucun acte concret sur la table tandis que elle-même est très concrète. <br />   <br />  <strong>Dans votre interview sur France Inter, vous avez dit que «&nbsp;l’Allemagne est un modèle pour ceux qui ne s’intéressent pas à la vie&nbsp;» Qu’est-ce qui vous fait dire cela&nbsp;? Est-ce parce que nous travaillonstrop et ne faisons pas assez d’enfants&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <em>(Il rit)</em> Comme vous savez, j’aime les expressions qui sont un peu choquantes, qui créent du débat, n’est-ce pas&nbsp;? Pour moi c’est une méthode politique dans des sociétés qui sont habituées à ronronner. En France on ne cesse de nous dire que l’Allemagne serait un modèle. Moi, je ne considère pas que la manière dont est gouvernée l’Allemagne soit un modèle. D’ailleurs nombre de mes amis allemands disent la même chose. En tout cas Oskar Lafontaine ne m’a jamais recommandé d’appliquer le modèle allemand. Il l’a plutôt critiqué lui même. Ce que je voulais dire, c’est d’abord qu’il n’est pas vrai que la situation allemande soit florissante . Un certain nombre des indicateurs qui ont une grande importance à mes yeux sont très défavorables&nbsp;: L’espérance de vie en bonne santé qui recule en Allemagne, l’espérance de vie qui recule en Allemagne de l’est. Ensuite que la natalité soit extraordinairement faible, je trouve que ce n’est pas un signe de grande confiance en l’avenir. <br />  Quand on n’a pas envie de faire des enfants ou qu'on ne se trouve pas en mesure de les faire, ce sont des signaux que j’appelle civilisationnels et qui sont au rouge. Quant à la situation sociale, le plan Hart IV et les ravages sociaux de la politique de M. Schröder sont bien connus, c’est pourquoi je considère que ce n’est pas un modèle. Ce n’est pas un pays ou un peuple si nombreux que le sont les allemands, qui a aussi une contribution importante à la vie intellectuelle de la vielle Europe, qui peut être réduit à quelques indicateurs économiques, disons positifs, qui en réalité n’intéressent que quelques agents de bourse et quelques agences de notations. Oui, ceux qui s'intéressent seulement à des statistiques boursières sont ceux qui ne s'intéressent pas à la vie. Et ceux qui s’intéressent à la vie n’ont aucune raison de se satisfaire de ce qui se passe en Allemagne. Pas plus d’ailleurs de ce qui se passe dans d’autres pays en Europe. Le libéralisme n’est pas une particularité allemande. <br />  Ce que je voulais surtout provoquer, c’est une interpellation, une réflexion devant cette espèce de foi quasi magique&nbsp;:il y aurait en Allemagne un modèle à imiter qui ferait le bonheur de tout le monde. Je crois que c’est le contraire. De plus la perception du gouvernement allemand est très négative en Europe du sud – parce qu’il est interprété comme une brutalité indifférente à la vie des gens. Il n’y a que voir dans quel état est la Grèce, et je ne crois pas que ça soit la faute des Grecs. Je crois que c’est la faute d’une politique de droite allemande aberrante. <br />   <br />  <strong>Ne croyez vous pas que cela soit aussi d’une partie du à un certain populisme qui cherche à blâmer la politique allemande pour tout ce qui se passent économiquement en Europe&nbsp;? Il y avaient quand même quelques problèmes qui étaient là avant que l’Allemagne ait imposé&nbsp;sa politique.</strong> <br />   <br />  Populisme n'est pas un mot adéquat. Je pense qu’il y a un populisme libéral qui consiste à toujours trouver très beau ce qu’il y a chez les autres et très laid ce qu’il y a chez nous. Surtout en France, nous avons une tradition très puissante du déclinisme, c’est à dire des gens qui consacrent des très longs articles et des émissions à dire du mal du pays. Si nous les croyons, l’Allemagne est un pur paradis et nous devrions l' imiter. Ça, je considère que c’est est une forme de populisme qui consiste à flatter l'instinct de défaite, de déroute, au profit d’un rêve qui n’existe pas. A moins que vous me disiez que vous vivez dans un paradis, j’aimerais bien de le voir de mes propres yeux. <br />   <br />  <strong>Je n’irais pas si loin. Je vous assure qu’on s’intéresse quand même à la vie, mais ce n’est pas encore le paradis. On y travaille.</strong> <br />   <br />  Vous avez des enfants, vous trouvez peut-être mes propos injustes. <br />   <br />  <strong>Non, pas encore. Je fais partie du problème.</strong> <br />   <br />  Ah. Alors, soyez plus entreprenant&nbsp;! <br />   <br />  <strong>Imaginons que vous soyez nommé ministre des finances par le prochain ministre allemand. Que feriez vous&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Une politique immédiate de relance de l’activité en Europe. Je pense que l’Europe a la force, les 27 pays de l’union et en particulier les 17 pays membres de l’euro constituent la première puissance économique du monde. L’Europe fait 25 % du PIB du monde. Donc il n’est pas vrai que nous ne soyons pas capable d’absorber une quantité aussi ridiculement basse de dette que celle que représente la dette publique de tout les pays de l’Europe. La dette publique est tout à fait résiduelle, puisque l’Europe produit chaque année 14000 milliards d’Euro. Ce que nous devons au total aurait été épongé d’une manière tout à fait rapide et efficace si on avait par exemple monétarisé la dette grecque. Et ce que je vous suis en train de dire ce n’est pas du tout un discours d’extrême gauche, C’est ce que font les EU avec leur dette publique qui est autrement plus considérable que celle de l’Europe. Chaque année il rachètent eux même leur dette, ils ont un peu d’inflation, mais ils la compense par une vigoureuse activité économique. <br />  La question qui se pose est&nbsp;: comment des gens si intelligent que les Allemands, aussi travailleurs qu’eux, peuvent être d’accord avec une politique si stupide. Celle qui consiste à contacter l’activité dans tout le continent. Il y a une raison objective à ça: C’est que Mme Merkel et la CDU/CSU sont le parti politique d’une petite catégorie de la population, essentiellement celle qui dépendent de retraites de capitalisation, qui ont donc besoin qu’il ait de gras dividendes à distribuer aux actionnaires pour payer leur retraite et un euro fort de manière à garantir la stabilité de leurs retraites et leur pouvoir d’achat. Donc, c’est une politique qui est faite pour une petite minorité en Allemagne et sans doute ailleurs en Europe aussi, mais la majeure partie de l’Europe n’a absolument rien à voir avec la démographie déclinante de l’Allemagne ou la spécialisation industrielle qui est autant la force que la faiblesse de l’économie allemande. <br />   <br />  <strong>Comment expliquez vous alors la popularité relative d’Angela Merkel en Allemagne. Il semble que les travailleurs allemands au moins aient une certaine difficulté de suivre les idées de la Gauche dans les autres pays européens&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Vous avez raison de le dire&nbsp;! D'autant que les partis sociaux-démocrates ont une politique qui ne se distingue pas vraiment de la politique de Madame Merkel. Madame Merkel ne fait que de continuer et amplifier la politique de Monsieur Schröder. Et M. Hollande en France fait une politique dont il dit que c’est la politique de Schröder, mais en réalité il n’y aucune différence à la politique qui préconise Mme. Merkel. C’est une politique de l’offre. Comme les politiques sont identiques, figurez vous, que ce n’est pas tellement simple de prendre conscience qu’une autre politique est possible. On dit au gens, «&nbsp;c’est comme ça et pas autrement&nbsp;». À chaque peuple on fait peur avec le voisin. Aux Allemands on dit, si vous ne faites pas ce qu’on vous dit de faire, vous finirez comme les Grecs. Et aux Français on dit ça aussi. Beaucoup des gens sont convaincus par cette propagande là. Mais je vais vous dire une autre chose. L’enjeu de la politique, c’est des idées. Ce n’est pas d'aujourd’hui que des travailleurs votent à droite. La difficulté pour nous, les gens de gauche, c’est de les convaincre qu’un autre monde est possible. <br />  Comment expliquez-vous que la Grèce martyrisée continue à voter pour la droite ou le PS qui les condamnent à des supplices sans fin. C’est encore plus spectaculaire que la situation des Allemands, parce que après tout, on peut dire, «&nbsp;bon, les Allemands, ils ont du travail, ils gagnent de l’argent&nbsp;» – c’est ce qu’on nous dit&nbsp;: que vous allez tous très bien – alors on peut peut-être comprendre. Mais les Grecs&nbsp;? Pourquoi continuent-ils à voter pour ceux qui les martyrisent&nbsp;? Ça, c’est le paradoxe des sociétés qui s’enfoncent dans les crises. <br />   <br />  <em>Propos recueillis par Sascha Lehnartz</em> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.wmaker.net/pg66/photo/art/default/5615176-8375146.jpg" alt="L’Allemagne n’est pas exemplaire" title="L’Allemagne n’est pas exemplaire" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.wmaker.net/pg66/photo/art/imagette/5615176-8375140.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.wmaker.net/pg66/L-Allemagne-n-est-pas-exemplaire_a1553.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
