Le joli mois de mai de Julien BallionPortrait
Debout à gauche en compagnie d'Arnaud Labbadie et Fabien Manfé
Julien BALLION est un jeune pilote VTT issu de l'Ecole de Vélo de l'US Villenave qu'il intégra dès l'âge de 6 ans en compagnie de son frère Mathieu, de Sylvain PANDELE (aujourd'hui au CAM de Bordeaux et un des meilleurs pistards juniors français) et de quelques uns de ses équipiers qui font le bonheur du Team national.
Issu d'une famille de cyclistes, petit fils de Jacky et Andrée Lafranque, Julien se tournera un temps vers le football où il excellera. Mais son coeur est toujours tournée vers le VTT depuis toujours. L'année de ses 13 ans, il décide de revenir vers ses premiers amours, le VTT, sans jamais l'avoir complètement délaissé au grand dam de ses entraîneurs de football. Sélectionné trés tôt pour les Trophées Nationaux desJeunes Vététistes où il se comportera toujours de fort belle façon, il tirera de cette formation complète (basée sur toutes les disciplines du VTT, trial, Cross-country, descente et orientation) une solide base technique qui lui permet aujourd'hui de tirer son épingle du jeu sur tous les terrains aidé en celà par un physique impressionant. A 16 ans, Julien mesure 1 m 87 et développe une puissance naturelle forte pour son âge. Coté scolaire, même tableau, Julien poursuit tout naturellement des études, préparant un Bac S avec pour objectif une orientation vers un métier touchant de près au sport. Presque normal avec une maman Prof. de Maths et un père Educateur Sportif... Muni d'un mental à toute épreuve, Julien est un bosseur, toujours prêt à partir à l'entraînement. De plus, pour ne pas gacher le tableau, il garde les pieds sur terre, sait rester humble devant le succès et analyse toujours de façon mature ses échecs (souvent relatif...) afin de continuer à progresser. Doté d'un caractère expensif, il est le clown du Team, toujours à essayer de faire rire ses copains...un peu fatiguant par moment d'ailleurs ! De belles qualités de routier...
Sa victoire à Coutras
Dès son plus jeune age, Julien aimait gouter à toutes les disciplines du cyclisme. A 9 ans, pas plus haut que trois pommes, il caracolait sur la piste du Stadium de Bordeaux Lac sur un petit vélo de piste trop grand pour lui. Déjà il essayait d'imiter ses ainés, sprintant rageusement avec ses copains et son frère pourtant plus agés.
Un vendredi soir, pendant un entraînement de club, sous les yeux de Jacky DURAND maillot jaune du Tour 1995, vainqueur du tour des Flandres en 1992, alors en pleine gloire cycliste, Julien sprintait, tortillant sont vélo dans tous les sens, malgrès les appels à la prudence de son encadrement. Et arriva ce qui devait arriver, sur un sprint, près de la ligne d'arrivée, il chuta, passant la ligne d'arrivée sur le ventre... Il sera relevé par son illustre ainé qui le consolera et lui dira que c'est le métier qui rentre, amusé par ce bout de choux... Depuis plus moyen de faire monter Julien sur la piste alors qu'il est capable de dévaler des descentes de folie, d'escalader des rochers en trial. Blocage !!! Aujourd'hui tout le monde en sourit car ce touche à tout s'échappe dès qu'on lui parle de piste. Cependant, et malgrés un faible volume de courses sur route, Julien se comporte de fort belle manière dès qu'il s'aligne au départ d'une compétition. Il aime les courses dures, et s'avère être un attaquant nés. Pour preuve ses quelques prestations avec une seconde place au Tour de la Double à Ribérac début mai, et sa victoire à Coutras au terme d'une échappée à trois, devant tout le gratin de la catégorie. Dommage que les calendriers route et VTT se chevauchent souvent (et on y peut pas grand chose...) l'empéchant de participer aux Interrégions pour lesquelles il était sollicité et pour les Championnat d'Aquitaine en deux manches. Un gros potentiel en VTT
Fort de toutes ces qualités, doté d'une trés bonne technique, Julien arrivera dès 2005 dans sa première année cadets, presque tout naturellement parmi le top 10 en Coupe de France. Un moment 6ème au classement général de la Coupe de France, il ne devra qu'à un virus qui lui gachera sa fin de saison, de ne pas rester dans les 10 premiers cadets français.
Malgrés cette baisse de régime, il terminera à une 14ème place au Trophée National du Jeune Vététiste à Guérêt, déçu car visant bien plus haut. Cette première saison dans la catégorie cadets restera malgrès tout trés prometteuse et c'est dans cette optique là qu'il passera un hiver trés studieux, travaillant la PPH trés sérieusement. Malgrés tout, un doute subsistait dans sa tête : aurait-il retrouver toute son intégrité physique en 2006 ? Joli mois de mai
TRJV Frontenac (photo UC Gradignan)
Après un début de saison prometteur, mais sans repères au niveau national, Julien s'aligne à la première manche de Coupe de France à Saint Flour habité par le doute. En effet, sa première épreuve nationale, le Roc laissagais ne lui a pas permis de s'enlever son questionnement. Même si des raisons techniques expliquaient sa relative contre-performance (5ème) car il avait reçu son nouveau vélo la veille et ne l'avait pas encore essayé.
Remonté par le fait que la chaine de magasins DECATHLON s'interesse à lui, l'équipant de son VTT haut de gamme, le 8XC, il terminait cette manche 8ème atteignant l'objectif fixé de rentrer dans le Top 10. Rassuré par cette bonne performance, il se dirigeait tout doucement vers ce beau mois de mai qui allait le voir exploser les pronostics. Après analyse, il s'avère difficile pour un habitant d'une région peu escarpée comme la notre de se préparer aussi bien que les alpins ou les languedociens. Il s'avérait donc logique d'avoir un petit décalage du pic de forme. Pour cette raison, nous attendions beaucoup de la deuxième manche de Coupe de France de Plouha en Bretagne. Dès les premiers jours de mai, de retour de cette première manche cantalienne, Julien alignait une superbe performance au Tour de la Double sur route, belle course en ligne de Dordogne en terminant 2ème. En course pour une sélection pour le Trophée National du Jeune Vététiste, il s'imposait par deux fois les week-end suivants sur le TRJV de Frontenac (33) et de Nacastet (64) entrecoupés par une victoire probante à Coutras sur la route. De quoi arriver avec un mental de fer sur les deux derniers objectifs du mois : les Championnats d'Aquitaine à Bilhères en Ossau et Plouha en Bretagne pour la deuxième manche de Coupe de France. Comment se faire peur en dominant de la tête et des épaules
L'arrivée chancelante du Championnat d'Aquitaine
Archi favori pour le titre de Champion d'Aquitaine de cross-country à Bilhères en Ossau, Julien a choisi de faire la course à fond afin de bien préparer la deuxième manche de Coupe de France de Plouha le week-end d'après. Parti trés vite comme à son habitude, il se permettait de rattrapper la tête de course des juniors pourtant partie plusieurs minutes avant et même de faire un bout de chemein avec des seniors classés dans les dix premiers et partis encore plus tôt.
Et là tout aurait pu basculer au mauvais scénario à cause d'une erreur de son encadrement (en l'occurence moi...) et d'une négligence de sa part. Surpris par son arrivée au premier tour dans les dix premiers seniors, il ratait son ravitaillement prévu. Malheureusement, Julien n'avais pas pris d'avance en ravitaillement dans ses poches et arriva ce qui devait arriver : l'hypoglycémie. Brouillard devant les yeux, tête qui tourne, manque de force, Julien était pris part la défaillance. Heureusement, en VTT, il existe sur les parcours des ravitaillements. L'importante avance prise le tour précédent permettra à Julien de rallier l'arrivée en zigzaguant sous l'oeil amusé de ses copains et de son frère qui le redoublaient alors. Tout est bien qui finissait bien mais cette défaillance n'allait-elle pas laisser des traces pour le week-end prochain tant au niveau physique qu'au niveau de la récupération ? Que la Bretagne est belle !
Un site de Coupe de France dans les cotes d'Armor d'une beauté époustouflante
Arrivés Vendredi en début d'après-midi, une reconnaissance du parcours est prévue d'entrée.
Rassurante car dès son retour de reco, Julien disait ne plus avoir du tout mal au jambes. Ouf, pile à l'heure. C'est donc dans d'excellentes dispositions psychologique que Julien s'alignait au départ en première ligne dès 8 h 45. Après un échauffement costaud et un départ moyen, Julien revenait rapidement dans le coup, 8ème puis 6ème puis dans un groupe de trois jouant pour la troisième marche du podium. Dans le deuxième tour (sur 3) Julien se permettait même de prendre quelques secondes d'avance, sentant au loin l'odeur de ce podium tant convoité. (voir la vidéo de Françoise et Rémy Picot) Mais quelques petites erreurs techniques et tactiques laisseront des traces dans le dernier tour, et c'est avec un grande satisfaction (mais surement quelques regrets) que Julien terminait 5ème de cette manche nationale. De quoi le motiver encore plus, puisque après analyse, les quelques erreurs techniques (en particulier une tendance à pousser des braquets trop importants) devraient être en partie gommées sur la prochaine manche qui se disputera en altitude à Montgenèvre entre 1800 et 200 mètres. Exercice un peu particulier pour des habitants proches du niveau de la mer. Mais Julien connait déjà et sera au rendez-vous, on peut lui faire confiance. Commentaires de Julien après la première manche de COUPE DE FRANCE
Julien partait en première ligne et il y avait pas loin de 200 cadets au départ :
"J'ai fait une grosse bétise avant le départ, je me suis retourné pour voir derrière moi. Et là quand j'ai vu ces 150 pilotes qui ne voulaient qu'une chose : me rattrapper et me doubler, je me suis dit qu'il ne fallait plus que je me retourne avant un départ d'une COUPE DE FRANCE et qu'il ne fallait pas que je me rate..." Julien termina 8ème ce jour là et aucun de ces cadets partis derrière lui ne l'a doublé. (La première ligne comporte 10 pilotes...) Jeudi 01 Juin 2006 - 10:36
Vendredi 15 Février 2008 - 15:18
Jean-Claude BALLION
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