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Gabriel JEUGE
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JEUDI 26 JUIN 2008 : PORTUGAL :JOURNÉE DE LUTTE CONTRE LA DROGUE - FRANCE : 'MÈRES PORTEUSES'?  26/06/2008

PROGRAMME = AUJOURD'HUI, DEUX SUJETS D'IMPORTANCE

1/ AU PORTUGAL : JOURNÉE DE LUTTE CONTRE LA DROGUE

2/ EN FRANCE : UNE PROPOSITION DU SÉNAT EN FAVEUR DES "MÈRES PORTEUSES"

CULTURE DE L'OPIUM EN AFGHANISTAN
CULTURE DE L'OPIUM EN AFGHANISTAN
DIA MUNDIAL DE LUTA CONTRA A DROGA

Num país “anestesiado” face ao gravíssimo problema das
toxicodependências, adormecido incompreensivelmente
quanto à necessidade de acções globais, integradas e
constantes de prevenção primária, ainda faz sentido assinalar
o Dia Mundial de Luta Contra a Droga?
Somos tentados a pensar que a prevenção primária das
toxicodependências são preocupação do passado. Dá-nos
a sensação (a certeza!) de que já não há nada a fazer, face
ao consumo galopante e extremamente diversificado do
consumo de drogas. O melhor, parece, é ignorar o problema.
Deixar andar. Contudo, sabemos que o número de consumidores
acidentais ou permanentes (adictos) não tem
diminuído. Face a esta situação dramática, o país baixou
os braços. Já ninguém está interessado em falar na prevenção
das toxicodependências. O seu uso e abuso entrou
no quotidiano de muitos jovens e adultos. Faz parte
do seu estilo de vida, reflexo da falta de valores que se foram
impondo. Colapso da escola. Desemprego das famílias.
Desencanto face ao presente. Medo e incerteza face
ao futuro. Busca do prazer, único objectivo por que vale
a pena viver. Cultura do “ruído” e do “descartável”. Estilos
de vida com projectos a curto prazo ou até sem projecto.
Que fica? Muito pouco, a não ser o que, alienando, faz
esquecer o pesadelo em que se transformou a sociedade
em que ninguém já não confia em ninguém e de onde já
se riscaram palavras como esperança ou esforço.
Porém, o mundo globalizado só poderá melhorar quando
nos libertarmos das múltiplas alienações em que a cultura
ocidental mergulhou. E naquelas, as drogas (legais
ou ilegais) nunca são solução mas sim a causa de muitos
problemas. Por isso, faz sentido falar ou não deixar esquecer
que as drogas matam, alienam e destroem as vidas de
quem as consome. A liberdade e a sua procura e vivência
não é compatível com os consumos recreativos ou abusivos
de drogas. A resolução dos problemas das dúvidas,
angústias ou medos está em nós, não em substâncias. Assim,
assinalar o Dia Mundial de Luta Contra a Droga é um
imperativo, um forte apelo para a sociedade e à sociedade
que se quer livre e responsável. Feliz, também.
Neste dia em que há vários anos se assinala o perigo e
o risco do consumo de drogas, quaisquer drogas, a Associação
Famílias apela a todos os cidadãos para que não
deixem morrer, esmorecer ou apagar o interesse prático
pela promoção de uma vida com qualidade e livre
de drogas.
Associação Famílias

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MÈRE PORTEUSE
MÈRE PORTEUSE
LA MATERNITÉ POUR AUTRUI EN DÉBAT AU SÉNAT

Comme prévu, le groupe de travail du Sénat a proposé, hier, d’autoriser « sous des conditions strictes » la maternité pour autrui.

Une loi, visant à autoriser les mères porteuses sera-t-elle votée un jour en France ? Il est aujourd’hui bien difficile de répondre à cette question. C’est, en tout cas, avec de multiples précautions oratoires et un usage intensif du conditionnel que, comme prévu, le groupe de travail du Sénat a proposé hier d’autoriser « sous des conditions strictes » la gestation pour autrui.
« Ce rapport est une juste une contribution au débat. On ne peut pas dire qu’il reflète aujourd’hui la position du Sénat », a insisté, lors de la présentation du rapport, Nicolas About, président de la commission des affaires sociales.
Avant de se prononcer, le groupe de travail, présidé par la sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme Michèle André, a procédé à une cinquantaine d’auditions et effectué un déplacement en Royaume-Uni, l’un des deux États européens, avec la Grèce, où la maternité pour autrui est explicitement autorisée.
Au terme de ces consultations, le groupe estime que la France doit, elle aussi, légiférer dans ce sens mais avec un strict encadrement.
« La maternité pour autrui ne peut être légalisée qu’en tant qu’instrument au service de la lutte contre l’infertilité, au même titre que les autres techniques d’assistance médicale à la procréation, auxquelles l’adoption ne constitue pas une véritable alternative », souligne le rapport.
Le groupe de travail se refuse à accorder à tout individu, ayant un projet parental, un « droit à l’enfant, porteur de dérives », et n’entend pas non plus céder à la pression du fait accompli. « La libre circulation des personnes ne saurait conduire à un alignement de la législation française sur les lois étrangères les plus permissives », souligne le rapport.
Pour ces sénateurs, plusieurs conditions doivent être édictées. La gestation pour autrui ne doit pouvoir être accordée qu’à un couple composé de personnes de sexes différents, mariées ou en mesure de justifier d’une vie commune d’au moins deux ans, en âge de procréer et vivant en France. Ce qui exclut du dispositif les couples homosexuels.
« Si on avait prévu cette possibilité, il n’y aurait sans doute pas eu de majorité au sein de notre groupe », a reconnu un des rapporteurs, Henri de Richemont, sénateur (UMP) de la Charente. Au moins un des deux membres du couple devra être le parent génétique de l’enfant. Plusieurs conditions sont également posées pour la « gestatrice», c’est-à-dire la femme qui accepterait de porter l’enfant du couple. Elle ne pourra d’abord pas être la mère génétique de l’enfant.
Elle devra avoir déjà mené à terme une grossesse sans problèmes particuliers.
Elle devra être domiciliée en France et ne pourra pas mener plus de deux grossesses pour le compte d’autrui. Autre précision : une mère ne pourra pas porter l’enfant de sa fille. En revanche, le groupe ne s’oppose pas à une maternité pour autrui entre deux soeurs.
Pour les sénateurs, la procédure devra être placée sous l’encadrement de l’Agence de biomédecine, chargée de mettre en relation les couples demandeurs et les gestatrices.
Ensuite, c’est un juge qui vérifierait les agréments et recueillerait le consentement écrit des intéressés.
Le couple demandeur aurait l’interdiction de rémunérer la gestatrice, pouvant juste lui verser un « dédommagement raisonnable » pour les frais liés à la grossesse, non pris en charge par la Sécurité sociale. « Correctement encadrée, la maternité pour autrui peut être un don réfléchi et limité dans le temps d’une partie de soi. En ce sens, elle est comparable au don de gamètes ou au don d’organes. On peut donc conclure à l’absence d’exploitation mercantile et d’instrumentalisation du corps des femmes », estime le groupe de travail.
PIERRE BIENVAULT (La Croix)


26/06/2008 09:50 | Permalien | Commentaires (0)



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