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SNPM : Amélioration 'relative' de la liberté de la presse au Maroc
La liberté de la presse a connu une amélioration relative au Maroc, mais il existe toujours des tentatives pour l'étouffer, a déclaré mercredi le secrétaire général du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) à Rabat.
Moujahid
«D'un côté, il y a une extension relative du champ de liberté, grâce notamment à la lutte des ONG défendant la liberté d'expression, et de l'autre, des tentatives pour étouffer cette liberté», a déclaré Younès Moujahid qui présentait le rapport annuel du syndicat. «Le SNPM s'interdit d'adopter une évaluation tranchée sur l'état de la liberté de la presse au Maroc, parce qu'elle est contradictoire», a-t-il souligné. M. Moujahid s'est félicité du fait qu'aucun journaliste n'ait été incarcéré ou interdit d'exercer depuis 2004. Il affirme toutefois que «les autorités compensent avec des amendes et des dommages et intérêts exagérés contre des journalistes». «Le Journal Hebdomadaire», indique le rapport du SNPM, a été condamné à «verser une amende excessive». Son directeur, Aboubakr Jamaï, a été condamné en 2006 à verser 270.000 euros au Centre européen de recherche d'analyse et de conseil stratégique (ESISC), dont le siège est à Bruxelles, qui l'avait poursuivi en diffamation. En janvier 2007, sous les pressions de l'huissier de justice qui lui réclamait cette somme avec insistance, M. Jamaï a fini par démissionner de son poste de directeur, et partir à l'étranger pour permettre la survie de son hebdomadaire, avec un nouveau directeur. M. Moujahid a également dénoncé le code de la presse en vigueur. «Il comporte des lignes rouges qui empêchent la critique et permettent aux autorités de se servir de formules générales et imprécises pour condamner les journaux», a-t-il souligné. Le rapport du SNPM a rappelé une «décision erronée» du Premier ministre Driss jettou qui avait interdit l'hebdomadaire Nichane. Deux de ses journalistes ont par la suite été condamnés à trois ans de prison avec sursis en janvier 2007. Cet hebdomadaire avait publié un dossier sur le thème «comment les Marocains se rient de la religion, du sexe et de la politique». Il a été condamné pour «diffamation envers l'islam et la monarchie». Le SNPM a appelé à l'adoption d'une loi qui organise «le droit à l'information». «Une démocratie sans transparence n'en est pas une», a déclaré M. Moujahid.
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