Dimanche 27 Mai
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Grossesse, reconversion, séparation…Décidez-vous au bon moment ! Par July Rapp. Avec la collaboration de Lucia de Rezende

Pour être plus heureuse, nous devons parfois prendre une décision qui va changer le cours de notre vie. Encore faut-il d’abord surmonter nos appréhensions…



Certaines décisions ne se prennent pas du jour au lendemain et c’est heureux ! Il est normal de réfléchir avant de choisir de se marier, d’avoir un enfant ou de prendre une nouvelle orientation professionnelle. Mais parfois, nos peurs d’échouer, de ne pas être à la hauteur ou de le regretter sont si intenses qu’elles nous paralysent. Il faut alors trouver la force de sauter le pas, si on ne veut pas finir par subir sa propre vie et manquer le « bon moment »

Anne-Lise, 31 ans, divorcée, 2 enfants.
« Il m’a fallu 10 ans pour décider de changer de métier. »
J’ai grandi dans une famille plutôt aisée. Mais à l’âge de 18 ans, je n’avais qu’une idée en tête : trouver un travail et gagner mon indépendance. C’est pourquoi j’ai accepté le premier emploi que j’ai trouvé : conseillère dans une banque. Mais au bout de deux ans, mon métier ne me plaisait déjà plus. J’ai commencé à m’y rendre à reculons. Et puis j’ai fini par me sentir déprimée matin et soir. Pourtant, j’ai continué à l’exercer pendant dix longues années. J’ai très souvent pensé à changer, mais je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire. Et puis je manquais de confiance en moi. Mon mari, à l’époque, me répétait que je n’arriverais pas à me réorienter. De toute façon, à l’en croire, quand je réussissais quelque chose dans mon métier, c’était toujours par chance ou grâce à son influence.
Comme cela n’allait plus entre nous, j’ai proposé à mon mari que l’on se sépare. Par la suite, j’ai fait le point avec un conseiller sur mes compétences et mes envies professionnelles. J’ai choisi une formation de pédicure podologue. Mais, à ce stade, j’avais encore peur de ne pas être capable de reprendre des études. Et puis, c’était tellement loin de ce que j’avais fait jusqu’ici ! Ce qui m’a permis de sauter le pas, c’est le soutien de mon entourage. Mes amis m’ont tous répété : « Tu peux y arriver. » Quant à mes parents, ils ont proposé de s’occuper davantage de leurs petits-enfants pour me laisser le temps d’étudier. Sans eux, rien n’aurait été possible.
L’avis de Lucia de Rezende : « Le soutien des proches est un élément essentiel. »
La confiance en soi est nécessaire pour prendre une décision importante. Or, Anne-Lise en manquait cruellement, notamment parce que son mari la rabaissait. Peut-être pensait-elle inconsciemment qu’elle ne méritait pas mieux que ce qu’elle avait. Le fait de divorcer lui a sans doute permis de prendre conscience qu’elle était capable de faire face à un changement de vie important. Elle a donc retrouvé un peu d’estime pour elle, ce qui lui a permis d’envisager une reconversion professionnelle. Malgré sa souffrance, Anne-Lise a eu raison de se donner le temps d’identifier clairement ses envies et sa capacité à réussir dans un univers qui lui était étranger. Quitte à prendre une décision importante, mieux vaut que ce soit la bonne !
Mais on voit bien que c’est en se tournant vers les bonnes personnes que cette jeune femme a pu vraiment aller de l’avant. Pour trouver la force d’opérer un changement qui va bouleverser ses habitudes, il est important d’être matériellement soutenu par ses proches (en s’assurant, par exemple, que son conjoint participera davantage aux tâches quotidiennes). Et quand ils nous disent « Je sais que tu en es capable », ils nous insufflent une énergie qui nous aide à surmonter nos peurs.

Catherine, 42 ans, divorcée, 2 enfants.
« J’ai attendu d’être à bout pour quitter mon mari. »
J’ai rencontré mon mari à l’âge de 13 ans pendant les grandes vacances et nous nous sommes retrouvés tous les étés suivants. A 20 ans, j’ai décidé d’abandonner mes études pour l’épouser. Je rêvais d’une famille heureuse et unie comme celle que nous formions avec mes parents. Mais après dix ans de vie commune, je me suis aperçue que notre vie n’était pas celle que j’espérais. Mon mari détruisait tout ce que j’essayais de construire. Par exemple, quand j’organisais des repas de famille, à la dernière minute, il provoquait une dispute ou trouvait une excuse pour s’en aller et gâcher la fête. Par ailleurs, il s’occupait très peu des enfants. Pour autant, je n’arrivais pas à me séparer de lui. Tout d’abord, je craignais que les enfants en pâtissent. Et puis, je craignais de me retrouver seule pour la première fois, et sans emploi puisque je travaillais avec mon mari. Quand je lui ai finalement parlé de séparation, il m’a demandé de lui laisser une seconde chance. J’ai accepté car je l’aimais toujours. Mais un an plus tard, rien n’avait changé et, moi qui suis de nature très gaie, j’étais au bord de la dépression. Comme je ne me reconnaissais plus, j’ai donc fini par le quitter pour de bon.
L’avis de Lucia de Rezende : « Prendre un peu de recul. »
Catherine était d’autant plus attachée à son mari qu’elle l’a rencontré très jeune et qu’il a été son premier et seul amour. Et comme ses parents lui ont donné une image très positive de la vie de famille, elle a beaucoup compté sur sa vie conjugale et familiale pour être heureuse. Pour Catherine, il ne s’agissait pas seulement de prendre la décision de se séparer de son mari, mais aussi d’admettre qu’elle avait échoué là ou ses parents avaient réussi et de renoncer à son idéal.
Si on a l’impression qu’en prenant la décision de rompre une union, c’est sa vie entière qui va s’écrouler, on peut commencer par prendre un peu de recul. Le mieux est de se rapprocher de ceux qu’on aime : parents, frères, sœurs et amis. Il est bon aussi de pratiquer des activités qui nous font plaisir. Ainsi, en prenant conscience que l’on peut avoir de multiples sources de joie dans la vie, on se sent plus fort pour envisager la séparation et la solitude. Dans tous les cas, mieux vaut ne pas attendre d’être « à bout ». Il est préférable de demander de l’aide, à un thérapeute de couple par exemple. Enfin, même s’il est naturel de s’inquiéter pour ses enfants, il faut savoir qu’il est parfois préférable, pour eux, d’avoir des parents séparés mais heureux, que de les voir se déchirer.

Alexandra, 36 ans, en couple.
« J’hésite à avoir un enfant. »
Je suis en couple depuis six ans et mon compagnon souhaite avoir un enfant avec moi. Son désir me rassure mais j’hésite quand même à franchir ce cap. Même si j’en ai envie, j’ai également conscience des responsabilités que cela implique. J’avais 18 ans quand mes frères sont nés. Peu de temps après, ma mère a eu de sérieux problèmes de santé et mon beau-père, routier et souvent absent, n’a pas pu la relayer complètement. Je me suis donc beaucoup occupée d’eux. Ils venaient souvent chez moi les week-ends et pendant les vacances scolaires. Aujourd’hui, je voyage beaucoup, j’aime ma liberté et le fait de ne pas avoir de contraintes. Je crains de me sentir étouffée avec l’arrivée d’un enfant. De plus, en tant qu’éducatrice spécialisée, je travaille avec des jeunes en difficulté. Je suis bien placée pour constater les conséquences que peut avoir une éducation défaillante sur un enfant ! Je sais que je n’ai pas toute la vie mais, avant de me décider, je veux être sûre de pouvoir offrir le meilleur à mon bébé.
L’avis de Lucia de Rezende : « Amorcer un dialogue. »
Alexandra a été, dans le passé, contrainte d’assumer des responsabilités importantes avant l’heure, sans être prête et sans l’avoir choisi. C’est une situation très angoissante, dont elle ressent encore aujourd’hui les effets. Il est donc normal qu’elle hésite à prendre la décision d’avoir un enfant. Non seulement elle craint de se sentir étouffée comme elle l’a sûrement été à 18 ans, mais aussi de se retrouver à nouveau seule à tout assumer. Mais, dans la mesure où son compagnon souhaite véritablement cet enfant, on peut penser qu’il s’investira dans son rôle de père. Un vrai dialogue doit, de toute façon, s’amorcer avec ce dernier. En s’assurant qu’il sera présent au quotidien pour l’aider à s’occuper de leur enfant, pour prendre le relais si elle a besoin de « souffler » et participer activement à son éducation, elle pourra envisager la maternité avec plus de sérénité. De toute façon, le désir de son compagnon facilitera probablement la prise de décision d’Alexandra.

2 questions à Lucia De Rezende, psychanalyste et psychothérapeute.
Pourquoi est-on amené, parfois, à repousser une prise de décision alors qu’une situation nous fait souffrir ?
La routine, même si elle n’est pas épanouissante, a au moins le mérite d’être sans surprise. Certaines personnes ont du mal à changer (de travail, de situation familiale…) parce qu’elles ont peur de l’inconnu et redoutent que ce soit pire qu’avant. La peur d’échouer et celle de ne pas être à la hauteur sont également des freins importants. Voilà pourquoi il est important, pour trouver la force de prendre une décision importante, de demander aide et soutien auprès de sa famille et de ses amis.
Comment être sûr de ne pas se tromper ?
On n’est jamais sûr de ne pas se tromper. Prendre une décision, c’est courir un risque, mais il doit être calculé. Il est donc normal de prendre le temps d’y réfléchir. Néanmoins, quand une situation nous fait vraiment trop souffrir et qu’on se sent en danger (moralement ou physiquement), opérer un changement ou demander de l’aide à un psychothérapeute demeurent les meilleures décisions à prendre.

Paru dans Maxi n°1047
julyrapp@free.fr

Mardi 27 Novembre 2007
Annie Rapp
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Les problèmes qui existent dans le monde aujourd'hui ne peuvent être résolus par le niveau de pensée qui les a créés.

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09/12/2011

La légende du Colibri. Légende amérindienne, racontée par Pierre Rabhi.

La légende du Colibri. Légende amérindienne, racontée par Pierre Rabhi.
Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre.
Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.

Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »
www.colibris-lemouvement.org
11/11/2011

L'homme raisonnable s'adapte au monde ; l'homme déraisonnable s'obstine à essayer d'adapter le monde à lui-même. Tout progrès dépend donc de l'homme déraisonnable.

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Le champion tire les leçons du passé, concrétise le présent, pense le futur.

Luis Fernandez
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L’intention est l’action elle-même décrite dans son aspect mental.

Vincent Descombes