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Futur Institut nat. du cancer, avril 2004



Le ministre de la Santé et de la protection sociale a présenté "l'équipe de préfiguration" du futur Institut national du cancer (INCa) qui devrait voir le jour à l'automne.

"L'Institut national du cancer doit permettre à notre pays de se doter d'une structure capable de porter des missions d'impulsion, de coordination et d'information sur cette maladie", a déclaré le ministre en présentant les "grandes ambitions" de l'organisme.

Philippe Douste-Blazy a insisté sur la pédagogie à l'égard des établissements et des patients, sur l'équité d'accès aux soins avec le développement de référentiels et de dispositifs d'agrément des structures, et sur la tâche de coordination et d'amplification de l'effort de recherche sur le cancer, en définissant une stratégie nationale, et en finançant des programmes finalisés, au standard international.

Il est prévu 7 cancéropôles inter-régionaux, pôles de recherche interdisciplinaires, regroupant à la fois des unités de recherche fondamentale (CNRS, INSERM), des services de soins et des équipes de recherches privées.

La tâche de "préfigurer" l'Institut a été confiée à une équipe restreinte comprenant le Pr David Khayat (chef de service à la Pitié-Salpêtrière, Paris XIIIème, AP-HP), le Pr Dominique Maraninchi (directeur du Centre Paoli-Calmettes de Marseille) et François Werner (cf dépêche APM du 20 avril), "qui seront responsables de la stratégie globale, de la politique scientifique et de l'organisation et de l'administration de l'Institut".

Cette équipe s'appuiera sur 5 autres personnes, particulièrement investies dans le plan cancer depuis un an, le Pr Henri Pujol, président de la Ligue nationale contre le cancer, le Pr Daniel Louvard, directeur de recherche à l'Institut Curie, le Pr Roland Bugat (Centre Claudius Régaud, Toulouse), le Pr Victor Izrael (hôpital Tenon, Paris XXème, AP-HP) et Laurent Borella, conseiller technique au cabinet du ministre et qui a suivi le plan cancer depuis son origine.

Mis à part François Werner, inspecteur des finances qui était conseiller au cabinet du garde des Sceaux Dominique Perben jusqu'au 31 mars, les membres de cette équipe faisaient partie de la Commission permanente d'orientation de la lutte contre le cancer.

La mission interministérielle de lutte contre le cancer dirigée par Pascale Briand sera étroitement associée à la mise en place de l'Institut ainsi que les directions des ministères de la Santé, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

L'Institut développera trois missions spéciales dont l'une consacrée aux cancers de l'enfant, les deux autres étant orientées vers les cancers de la personne âgée et les cancers rares. Le ministre a détaillé l'orientation des cancers de l'enfant, à laquelle il attache une "attention toute particulière" avec la parution d'une circulaire visant à renforcer la qualité des soins (cf dépêche APM SLHDM005).

UN BUDGET DE 90 MILLIONS D'EUROS A TERME

Pour fonctionner, l'Institut disposera d'une structure sous forme de Groupement d'intérêt public (GIP) co-financée par les ministères de la Santé et de la Recherche. Il aura pour partenaires notamment la Ligue contre le cancer, la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC) et les trois fédérations d'hospitalisation (FHH, FHP et FEHAP).

Pour 2004, le ministre a demandé à la Direction générale de la santé (DGS) 11 millions d'euros. Le budget de l'Institut d'ici trois ans sera de 90 millions d'euros, a précisé Philippe Douste-Blazy qui a aussi évoqué le recours à des financements privés.

La structure comportera 200 personnes.

Avril 2004

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