Lundi 28 Mai 2012
3:22

reseaupsycho.fr

Réseau national des psychologues

S'inscrire à la Lettre des correspondants (réservée aux psychologues)

Rubriques


Prise en charge de la douleur chronique - rapport DHOS - Juin 2005




Le dispositif de prise en charge de la douleur chronique rebelle nécessite, pour devenir plus cohérent, une réflexion commune des responsables nationaux et régionaux, des établissements de santé et des structures spécialisées de prise en charge, préconise un rapport remis à la Direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (Dhos).

Ce rapport s'inscrit dans le cadre du deuxième programme national de lutte contre la douleur (2002-2005) dont l'un des cinq objectifs était d'améliorer l'accès des patients souffrant de douleurs chroniques rebelles à des structures spécialisées.

Réalisé en 2004 par le bureau d'études Cemka-Eval, cette enquête dresse un bilan des structures de prise en charge de la douleur chronique rebelle, soulignant "le besoin de (les) renforcer (...) sans remettre en cause leur existence".
Les auteurs formulent des recommandations destinées à "renforcer la cohérence du dispositif de prise en charge de la douleur chronique rebelle".
Elles devraient servir à l'élaboration du troisième plan douleur dont l'un des principaux axes sera de "structurer l'organisation de la lutte contre la douleur au niveau régional, notamment pour la prise en charge des douleurs chroniques", selon un message du ministre de la Santé, Xavier Bertrand, lu aux assises nationales de la douleur.

Les propositions sont regroupées en trois séries, destinées aux structures ellesmêmes, aux établissements de santé portant ces structures et aux décideurs régionaux et nationaux.
A l'échelon des structures elles-mêmes, les auteurs préconisent de mettre en place un modèle standardisé de l'activité, avec un recueil annuel du nombre de consultations, de nouveaux patients, des pathologies rencontrées, des moyens dédiés, des autres activités développées (formation, recherche, information), afin de "légitimer leur existence et leur demande" auprès des Agences régionales de l'hospitalisation (ARH).

Il est également suggéré, pour rendre le fonctionnement de ces structures plus lisible et mettre en avant le modèle d'organisation transversale de ces structures, de définir des "profils de poste", c'est-à-dire les qualifications et missions des différents personnels.
Le rôle des réunions de synthèse pluridisciplinaire doit être confirmé avec une fréquence d'au moins deux fois par mois et une ouverture aux professionnels de santé correspondants et aux médecins traitants.
Vis-à-vis des patients, les auteurs préconisent la mise en place de permanences téléphoniques pour assurer une écoute des patients, la formalisation d'un dispositif de réponse rapide pour les situations de douleur sévère, l'amélioration de l'offre en traitements non médicamenteux (psychothérapie, hypnose, relaxation...).

Les recommandations faites aux établissements de santé sont résumées en trois priorités: "pérenniser, reconnaître, prévoir/organiser".

Les auteurs conseillent d'identifier les postes existants pour la prise en charge de la douleur afin d'"éviter la disparition de postes notamment au moment du départ de certains professionnels", de clarifier l'information sur les postes et les budgets de fonctionnement alloués à l'activité douleur, de formaliser les conventions de mise à disposition de professionnels, de partage de locaux ou de mise à disposition de lits.

Il est également suggéré aux directions d'établissement de mener des réflexions internes sur la place de ces structures spécialisées dans la nouvelle gouvernance en raison de "l'importance du caractère transversal de l'activité douleur dans l'établissement", et sur leur cohérence et leur place avec les autres services au sein de l'établissement et avec d'autres, ainsi que les professionnels de ville afin d'établir des réseaux.

Le rapport souligne la nécessité pour les tutelles d'encourager une nouvelle campagne d'identification des structures de prise en charge de la douleur et la mise en place par les ARH de procédure d'identification en continu et de suivi.

Il est également proposé d'élaborer un annuaire national des structures mentionnant notamment les particularités de chacune et de mieux les faire connaître auprès des médecins libéraux.

Les auteurs considèrent essentiel de développer une politique régionale de prise en charge de la douleur chronique rebelle "par une mise en cohérence des ressources au niveau de la région" et le développement des réseaux de santé, ce qui nécessite une réflexion commune des différents acteurs.


"Evaluation des structures de prise en charge de la douleur chronique rebelle en 2004, Rapport final, 71 pages)

16 juin 2005


Fin de vie & Cancer ... | Psychothérapie | Neuropsychologie | Urgences médico-psychologiques | Douleur | Addictions et Dépendances | Autisme | Expertise psychologique | Justice | Bioéthique | Psychologie scolaire