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 <title>La Shoah et la destruction nazie de l'Europe orientale</title>
 <subtitle><![CDATA[Séminaire et projet de recherche piloté par Paris-Sorbonne en coopération avec le Center for Advanced Holocaust Studies of Washington.]]></subtitle>
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 <updated>2012-02-10T13:32:18+01:00</updated>
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   <title>Annulation de la séance du 8 février 2012: remise le 15 février 2012</title>
   <updated>2012-02-07T14:16:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminaireshoah.org/Annulation-de-la-seance-du-8-fevrier-2012-remise-le-15-fevrier-2012_a252.html</id>
   <category term="SEMINAIRE 2011-2012" />
   <published>2012-02-07T14:14:00+01:00</published>
   <author><name>Fanny Chassain-Pichon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Chers tous,       <br />
              <br />
       La séance prévue demain, 8 février 2012, est annulée.       <br />
       Elle aura lieu le 15 février de 16 à 18h.       <br />
       Je vous communiquerai la salle ultérieurement.       <br />
       Toutes nos excuses pour cette annulation.       <br />
              <br />
       Bien cordialement       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Séance du 8 février 2012 - L'enquête à Motol, par Johanna Lehr, et Les enfants dans la Shoah à l'Est par Alexis Kosarevskyi</title>
   <updated>2012-02-08T14:13:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminaireshoah.org/Seance-du-8-fevrier-2012-L-enquete-a-Motol-par-Johanna-Lehr-et-Les-enfants-dans-la-Shoah-a-l-Est-par-Alexis_a251.html</id>
   <category term="SEMINAIRE 2011-2012" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminaireshoah.org/photo/art/imagette/3756392-5587572.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-02-01T15:21:00+01:00</published>
   <author><name>Marie Moutier</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.seminaireshoah.org/photo/art/default/3756392-5587572.jpg" alt="Séance du 8 février 2012 - L'enquête à Motol, par Johanna Lehr, et Les enfants dans la Shoah à l'Est par Alexis Kosarevskyi" title="Séance du 8 février 2012 - L'enquête à Motol, par Johanna Lehr, et Les enfants dans la Shoah à l'Est par Alexis Kosarevskyi" />
     </div>
     <div>
      Le mercredi 15 février 2012, de 16h à 18h, aura lieu une séance du séminaire &quot;Ecrire l'histoire de la Shoah&quot; à l'ENS, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris. Nous allons commencer ainsi la troisième partie de notre séminaire: &quot;La micro-histoire du génocide des Juifs en Europe orientale&quot; par deux interventions:       <br />
              <br />
       - Le recoupement des archives et des recherches de Yahad-in Unum sur le terrain: l'enquête à Motol (région de Pinsk, Biélorussie), par Johanna Lehr;       <br />
       - Les enfants dans la Shoah à l'Est, par Alexis Kosarevskyi       <br />
              <br />
       Voici le programme pour les prochaines séances:       <br />
              <br />
       22 février 2012 :	 séance annulée.       <br />
              <br />
       7 mars 2012 : 	Etude du Sonderkommando 4a. / Les massacres en Russie du Sud : génocide et violence généralisée.       <br />
              <br />
       21 mars 2012: 	Bronnaïa Gora : lieu de fusillade ou camp d’extermination ? / Enquête sur les fusillades des victimes juives et tsiganes dans la région de Lublin.        <br />
              <br />
       4 avril 2012 : 	L’extermination des Tsiganes sur le territoire soviétique occupé : sources et enquêtes croisées.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Séance du 18 janvier 2012 - Le recoupement des sources: archives et enquête de terrain</title>
   <updated>2012-01-17T09:57:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminaireshoah.org/Seance-du-18-janvier-2012-Le-recoupement-des-sources-archives-et-enquete-de-terrain_a250.html</id>
   <category term="SEMINAIRE 2011-2012" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminaireshoah.org/photo/art/imagette/3667982-5377354.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-17T09:52:00+01:00</published>
   <author><name>Marie Moutier</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le mercredi 18 janvier, de 16h à 18h, aura lieu une séance du séminaire "Ecrire l'histoire de la Shoah" portant sur le thème du recoupement des archives et des enquêtes sur le terrain menées par Yahad-in Unum en Ukraine, Biélorussie et Russie. Elle se tiendra en salle des Résistants, ENS, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminaireshoah.org/photo/art/default/3667982-5377354.jpg" alt="Séance du 18 janvier 2012 - Le recoupement des sources: archives et enquête de terrain" title="Séance du 18 janvier 2012 - Le recoupement des sources: archives et enquête de terrain" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Mikhaïlivka : Le camp au village - par Marie MOUTIER</title>
   <updated>2012-01-05T16:13:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminaireshoah.org/Mikhailivka-Le-camp-au-village-par-Marie-MOUTIER_a249.html</id>
   <category term="Les camps nazis en Union soviétique" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminaireshoah.org/photo/art/imagette/3617170-5257242.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-05T15:59:00+01:00</published>
   <author><name>Marie Moutier</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
You will find attached the English, German and French versions.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.seminaireshoah.org/photo/art/default/3617170-5257242.jpg" alt="Mikhaïlivka : Le camp au village - par Marie MOUTIER" title="Mikhaïlivka : Le camp au village - par Marie MOUTIER" />
     </div>
     <div>
      Lorsque les troupes allemandes pénétrèrent sur le territoire ukrainien, elles se rendirent vite compte de l’état déplorable des infrastructures de la région, véritable obstacle au bon acheminement des soldats, du ravitaillement ; au déroulement général de la logistique de guerre. Les Allemands entreprirent alors de grands travaux de rénovations des liaisons routières du pays. Son orchestration fut confiée à l’Organisation Todt . La Durchgangsstrasse IV participait de cette reconstruction. Cet immense axe routier devait relier initialement Berlin au Caucase, en traversant toute l’Ukraine. La DG IV joignit, dans les faits, les villes de la Galicie orientale, Khmelnitski , Vinnitsa, Uman, Kriwoj Rog, Dniepropetrovsk et Donetsk . Ces travaux requéraient une vaste main d’œuvre : Juifs et prisonniers de guerre, mais aussi population ukrainienne locale. Prützmann , délégué par Himmler à la supervision des chantiers, annonça en juin 1943, un chiffre de 140.000 travailleurs pour la seule DG IV, ajoutant à cela les ingénieurs et spécialistes allemands et 12.000 policiers locaux .        <br />
       	En 1942 vint la décision de l’Organisation Todt d’apporter des améliorations à la route reliant les Kreisgebiete Gaissin et Uman aux Generalbezirke Jitomir et Kiev. Initialement, l’ancienne route traversait les villes de Teplik et de Ternovka. Il s’agissait cette fois-ci de construire une ligne directe entre Gaissin et Uman. L’ensemble du travail technique dépendait de l’Organisation Todt. En revanche, l’approvisionnement en main d’œuvre et sa surveillance étaient assurés par la SS et la police. Une dizaine de camps furent créés le long de cette portion, afin d’y interner la main d’œuvre nécessaire : Gaissin, Kiblicz, Teplik, Ositna, Ternovka, Mikhaïlivka, Narajevka, Krasnopolka et Ivangorod. Dans un premier temps, la main d’œuvre de ces camps était composée de Juifs des alentours. Bientôt elle ne suffit plus à pallier les impératifs de construction, de par sa maigre quantité et son état physique de plus en plus faible. La SS eut alors recours, à partir de 1942, à des Juifs roumains de Bucovine . Sur cette ligne, la surveillance de ces Zwangsarbeitslager  – comprenant en moyenne entre 100 et 400 détenus chacun  – revenait à la SS-Bauabschittsleitung de Gaissin dont le chef, de mai à octobre 1942, était le SS-Hauptsturmführer Franz Christoffel , puis le SS-Untersturmführer Oskar Friese  jusqu’en avril 1943. La SS était également appuyée par une milice lituanienne et ukrainienne pour cette tâche. La dureté des travaux, les conditions misérable d’internement, les exécutions isolées ou massives, entraînèrent la mort de 20.000 à 25.000 personnes . Il semblerait que les fusillades de masse furent orchestrées par le KdS  de Jitomir (antenne de Vinnitsa) et le KdS de Kiev (antenne d’Uman).       <br />
       	Le village de Mikhaïlivka se trouvait à une douzaine de kilomètres de Gaissin, entre les localités de Tarassivka et de Granov. La population comptait une large majorité d’Ukrainiens et de Russes. En 1932-1933, Mikhaïlivka avait souffert, à l’instar d’une grande partie de l’Ukraine, de la Grande famine, restée dans la mémoire populaire sous le nom d’Holodomor . Les brigades de patriotes acharnés se rendaient de maisons en maisons pour en saisir les céréales et n’autorisaient qu’un cochon et qu’une vache par foyer. Si bien qu’à l’hiver, les habitants ne se nourrirent plus que d’épluchures de pommes de terre, de légumes pourris, en somme ce qui leur tombait encore sous la main. On voyait régulièrement des chariots, chargé de cadavres – mais aussi de moribonds, arpentant le village jusqu’à la fosse commune du cimetière. La détresse était telle qu’une famille mangea un de ses garçons . On ne peut se pencher sur le sort de villages ukrainiens pendant la Seconde guerre mondiale sans avoir conscience de l’impact considérable que la Grande famine grava dans les mentalités d’alors .       <br />
       	Le camp de Mikhaïlivka fut étudié par plusieurs historiens, dans la mesure où nous disposons à ce sujet d’archives relativement fournies . Les dossiers préparatoires aux procès d’après-guerre allemands sont composés de dépositions d’anciens membres de l’Organisation Todt présents sur les lieux, de SS en charge de la sécurité de la route, et de témoignages de rescapés. Parmi ces derniers, nous avons accès à une source particulièrement intéressante de par l’éclairage qu’elle apporte sur le quotidien des détenus de Mikhaïlivka : le journal intime d’Arnold Daghani , détenu juif roumain. Il le rédigea en captivité, au fil des jours. En revanche, une donnée essentielle ne se trouve pas dans les archives susnommées : le rôle du village et de ses habitants. Le terme de « camp » ne doit pas nous laisser songer à un espace entièrement clos, secret, à l’écart des locaux. Bien au contraire, Mikhaïlivka est un petit village, et les Allemands, comme à leur habitude sur le territoire soviétique, utilisèrent les structures locales pour asseoir leur occupation et organiser les travaux de la route – et le génocide des Juifs. Ainsi, malgré l’abondance de sources diversifiées sur ce camp, il apparaît que les archives seules ne suffisent pas à dresser un panorama complet du fonctionnement. Pourtant, l’organisation du camp se trouve liée dans une certaine mesure à l’environnement local. Comment le village s’organisait-il face au camp ? En réalité, il convient davantage de s’interroger non pas sur deux structures parallèles, mais bien deux fonctionnement imbriqués l’un dans l’autre. Grâce aux données recueillies par Yahad-in Unum lors d’un voyage de recherches  le long des camps de la DG IV, et à Mikhaïlivka en particulier, on peut désormais se pencher sur une source nouvelle qui, confrontée aux éléments déjà existants dans les archives, pourrait permettre de saisir au mieux cette porosité du camp de Mikhaïlivka.       <br />
              <br />
       <b>Les débuts de l’occupation allemande</b>       <br />
              <br />
       	A l’aube de l’invasion allemande, Mikhaïlivka était un village plutôt pauvre, composé de deux kolkhozes, aux dénominations rappelant le pouvoir soviétique (« 17e réunion du parti communiste » et « Staline »), dont l’activité principale demeurait la culture (céréales, maïs, tournesol). Les Allemands pénètrent à Mikhaïlivka au mois de juillet 1941, au terme de violents combats (bombardements et tirs auxquels les villageois tentèrent d’échapper en se réfugiant dans les caves et les tranchées des potagers) .       <br />
       	A leur arrivée, les Allemands entendirent se servir de la structure locale pour faciliter leur occupation. Ils nommèrent un staroste, fonction se rapprochant de celle du maire, et des policiers locaux dont ils s’assuraient l’obéissance.  Une administration allemande se mit aussi immédiatement en place près du bâtiment de l’école, et les soldats de la Wehrmacht s’installèrent chez les habitants .        <br />
       	Les travaux de construction sur la route Gaissin-Uman commencèrent avant la création du camp de Mikhaïlivka. Les Allemands firent d’abord appel à la main d’œuvre locale. Ils demandaient simplement des hommes au staroste, qui transmettait l’ordre des Allemands à son tour à ses subordonnés, qui allèrent ainsi de maison en maison à la recherche de travailleurs. Les Allemands s’appuyaient sur ce système de starostes pour obtenir des réquisitionnés. Fédor, jeune adolescent à l’époque – il avait seize ans – travaillait sur la portion de route , avant l’arrivée des détenus juifs précise-t-il. Les Allemands avaient transmis l’ordre au staroste de rassembler une certaine quantité de travailleurs parmi les villageois. Les filles coupaient l’herbe du bord de la route, tandis que les garçons aiguisaient des outils et effectuaient des tâches plus lourdes, moyennant un petit salaire en Deutschemark et des rations alimentaires. L’ingénieur allemand et les Lituaniens qui supervisaient les travaux firent entendre que cette situation ne durerait pas.        <br />
       	Déjà avant la création du camp, les Allemands intégrèrent les habitants de Mikhaïlivka à leurs besoins d’occupants. Ils les incitèrent également à retourner travailler dans les kolkhozes, dont les produits étaient envoyés « ailleurs » - en Allemagne probablement. On voit très clairement avec cet exemple de Mikhaïlivka que les Allemands se substituèrent au pouvoir administratif d’avant-guerre, mais n’en bouleversèrent pas l’ensemble des structures. La mise en place d’un staroste fut clef : elle assurait le lien entre l’occupant et le village.        <br />
       	Les occupants allemands décidèrent d’ériger un camp à Mikhaïlivka, pour y interner des Juifs de Russie  et de Roumanie qui seraient utilisés pour la construction 	de la route toute proche. Toujours dans un souci d’utiliser au mieux les infrastructures locales, les Allemands choisirent une écurie du kolkhoze en guise de bâtiment du camp. Le camp fut ensuite composé d’une deuxième écurie, lors de l’arrivée des Juifs roumains. En novembre 1942, les détenus du camp des écuries furent transférés dans le bâtiment de l’école. Comme l’enquête de terrain l’a souligné, les deux emplacements du camp se trouvaient en contact direct avec les maisons du village. Le camp de l’école se situait même au centre de la localité, près de l’administration. Dans de telles conditions, il paraît difficilement imaginable que les Allemands aient tenu à un certain secret de ces camps vis-à-vis de la population locale. De même il est difficile d’envisager qu’il n’y ait eu aucun lien entre eux et le village. Il reste à définir dans quelles mesures les habitants locaux furent témoins de ce système génocidaire et à quels degrés ils y furent impliqués par les Allemands.        <br />
              <br />
       <b>Une organisation villageoise liée à celle du camp</b>       <br />
              <br />
       	Un certain nombre d’Allemands évoluaient dans la sphère du camp. Outre les SS, Allemands et Lituaniens, responsables de la surveillance du camp et de la main d’œuvre, se trouvaient des membres de l’Organisation Todt, supervisant les travaux sur la portion de la DG IV . A ceux-là s’ajoutèrent les soldats de la Wehrmacht. On note aussi la venue de deux sœurs, jeunes filles originaires de Remscheid , dans la Ruhr, venues séjourner à Mikhaïlivka dans l’espoir d’y trouver un époux parmi les Allemands présents. Cette présence allemande nécessitait un minimum de sollicitations de la population locale.        <br />
       	Les autorités allemandes eurent besoin d’hommes pour garder les deux camps successifs des Juifs, ainsi que pour les accompagner aux travaux à la carrière et sur la route, pour suppléer le travail des SS, dont Z. et M. furent sans doute les figures les plus traumatisantes . Les locaux reçurent le choix suivant : ou bien ils étaient déportés aux travaux forcés en Allemagne, ou bien ils entraient dans la police créée par les occupants . Fédor, né en 1924, se rangea à la deuxième option. Il reçut, comme une dizaine d’autres villageois, une veste verte, un pantalon blanc, et une arme. Leur rôle principal était de garder les deux écuries du camp, tâche qu’ils effectuaient à tour de rôle, à trois : un à chaque entrée des bâtiments, un autre effectuant une ronde autour. Cette surveillance n’avait lieu que le soir. En journée, comme la plupart des détenus travaillaient en dehors du camp, ce dernier n’était pas gardé. Les policiers locaux les accompagnaient alors sur leur lieu de travail. Des hommes du village surveillèrent les détenus juifs. Ils s’organisèrent de telle sorte qu’une partie d’entre eux travaillaient une semaine et se reposaient l’autre. Réflexe de réquisitionnés.        <br />
       	Autres objets de la réquisition : le logement et la nourriture. Comme nous l’avons mentionné tantôt, SS, membres de l’Organisation Todt et militaires allemands étaient logés chez les habitants du village. Ces derniers vivaient dès lors au gré des arrivées d’Allemands. Ces derniers réquisitionnèrent également nourriture et cuisinières. Arnold Daghani évoque plusieurs aides cuisinières locales attachées au camp .        <br />
       	La venue d’une main d’œuvre juive ne signifiait pas pour les Allemands de faire cesser le travail aux villageois. Ils reprirent les travaux des champs et certains furent assignés à la découpe du bois dans les environs, sous surveillance de la Wehrmacht. Par ailleurs, une rescapée juive témoigne après-guerre qu’il existait dans le village de Mikhaïlivka un camp de travail pour les Ukrainiens, où elle fut chargée par l’un des SS d’enseigner la cuisine à de jeunes filles ukrainiennes. Il y avait là deux cuisines : l’une pour les travailleurs ukrainiens, l’autre, plus petite, où étaient préparés les repas des Allemands .       <br />
       	Par le système même des réquisitions, l’organisation du village de Mikhaïlivka se retrouva étroitement liée à celle du camp. Il ne pouvait pas fonctionner sans l’aide du village, de ses hommes et de ses ressources alimentaires. Les réquisitions fonctionnaient déjà avant l’arrivée des Allemands, ils ne firent qu’utiliser un mécanisme rural qui avait déjà fait ses preuves. Les Allemands se substituèrent à un pouvoir soviétique ayant fui lors des évacuations. Ils prirent soin de ne pas bouleverser entièrement l’organisation rurale. Il s’agissait dans le fond d’un changement de commandement. L’usage de la réquisition permit au village de conserver ses repères, ses réflexes d’avant-guerre ; le dépaysement administratif fut mineur. Néanmoins, les Allemands et leurs auxiliaires apportèrent la violence de leurs desseins, et n’hésitèrent pas à planter un camp en plein village.       <br />
              <br />
       <b>Un camp poreux</b>       <br />
              <br />
       	Lorsque les Juifs roumains arrivèrent au camp, ils furent reçus par Artur K., le commandant SS du camp. Le survivant Bernhard Locker explique : « Peu de temps après, Artur K. apparut, montra la potence qui se trouvait dans la cour, et nous expliqua qu’il y a peu un Juif, qui voulait s’échapper du camp, avait été pendu à cette potence, et nous menaça de pendre immédiatement quiconque tenterait de s’enfuir ou d’établir le contact avec la population du village  ». La peine de mort pour tout contact avec les habitants locaux. Le camp des écuries du kolkhoze était d’ailleurs cerné de fils barbelés. Malgré cela, on a peine à imaginer l’absence de tout lien entre détenus et locaux : la position centrale des deux camps successifs et le système de réquisitions allèrent à l’encontre de l’interdiction du Lagerkommandant.        <br />
       	Le contact qui s’établit entre détenus et locaux fut essentiellement de l’ordre du troc. Ces échanges se déroulèrent parfois avec la bienveillance d’Allemands. Ainsi, Arnold Daghani nota, le 5 janvier 1943 : « A la suite de la permission de B. et K. , contacts avec les paysans et échange des vêtements des détenus du camp contre de la nourriture  ». Il ajouta aussi dans son journal que « celui qui avait la chance de travailler avec l’Allemand Hermann K., c’est-à-dire fendre du bois, de porter des choses, de s’occuper du jardinet ou accomplir quelques travaux à domicile, recevait furtivement à manger de la part du prêtre de l’église, voisin des Allemands… ». Certains Allemands tolérèrent ainsi ces échanges. Ce fut aussi le cas des policiers ukrainiens locaux. Ils laissèrent régulièrement les villageois s’approcher du camp : les Juifs détenus échangeaient alors leurs affaires de valeur contre de la nourriture . Des jeunes du village entraient aussi dans le camp, avec l’accord des gardes, pour se faire couper les cheveux auprès des spécialistes juifs, en échange de pommes de terre . Il semblerait que la présence de policiers du village facilitait ce genre de marché, et amplifiait les relations villageois-détenus, dans la mesure où les locaux se relayaient pour garder le camp.        <br />
       	Malgré les barbelés et la garde, des Juifs parvenaient à s’échapper du camp ou de la colonne de travail, le temps de trouver de la nourriture. Un médecin juif se trouvait dans la rue avec un codétenu, à la recherche de denrées. Ils croisèrent les SS M. et H. qui leur demandèrent ce qu’ils faisaient ici : « Je répondis que K. nous avait envoyés chez un paysan dont l’enfant était malade  ». Il reçut vingt-cinq coups de barre de fer.        <br />
       	Les liens ne se limitèrent pas au troc. Ils furent l’occasion de diffusion des nouvelles de l’extérieur du camp. Daghani écrivit, le 21 mai 1943 : « Nous avons appris que de mauvaises nouvelles étaient parvenues de la forge du village. Les habitants du village auraient fait part – comme on leur a dit – qu’une fosse commune avait été creusée et que des SS doivent venir demain…  ». Fedor se souvient également que l’arrivée des SS présageait le sort funeste des détenus juifs. Ainsi que le creusement de la fosse : « Quelques villageois qui passaient sur la route rapportèrent de manière confidentielle qu’une fosse commune avait été creusée…  ».        <br />
       	Les contacts entre détenus juifs et habitants locaux étaient ainsi plus courants que ne laisseraient penser le discours ferme et violent de K. et les barbelés entourant les écuries. Les policiers jouèrent un rôle majeur dans ces rapports. D’après le témoignage de l’un d’eux, les enfants restaient la journée au camp – sauf quand on craignait une sélection, auquel cas ils accompagnaient leurs parents à la construction de la route  – ou bien dans la maison des policiers, si ces derniers étaient conciliants.        <br />
       	Nous l’avons vu, les Allemands présents à Mikhaïlivka se soucièrent peu que les locaux soient témoins de leurs agissements envers les Juifs – au contraire, ils avaient besoin d’eux pour les tâches courantes et essentielles comme la surveillance et l’approvisionnement. Les villageois témoins du camp, mais aussi témoins des exécutions.       <br />
              <br />
       <b>Les villageois : témoins de la fusillade des détenus</b>       <br />
              <br />
       	En se référant à l’enquête sur le terrain, on découvre que le lieu le plus fréquemment utilisé pour les exécutions successives des détenus se trouvait non loin du camp des écuries. D’après les informations des archives allemandes , Andrej Angrick  fait état de trois exécutions précédées de sélection des détenus du camp : seize personnes le 19 août 1942, cent-sept à l’hiver 1942-1943, cinquante-cinq le 26 avril 1943 . Olga F., née en 1929, assista à des fusillades de détenus depuis la prairie où elle faisait paître les vaches, avec cinq autres personnes. Elle vit les colonnes de Juifs approcher, elle se tint alors derrière les sapins pour voir de plus près ce qui se passerait. D’après son témoignage, les Juifs étaient conduits, implorants, par un Lituanien, jusqu’à un ravin où trois fosses avaient été creusées auparavant. Avant l’exécution, le Lituanien fouillait les affaires des victimes et leur arrachait les dents en or. Puis il les abattait de son pistolet-mitrailleur. Le tireur restait alors quelques minutes sur les lieux pour s’assurer qu’il n’y ait aucun survivant . Ce récit est essentiel : nous ne disposons d’aucun témoignage précis sur les fusillades des détenus de Mikhaïlivka.        <br />
       	Les exécutions n’eurent pas lieu seulement dans le lieu-dit Lissaïa Gora. Les exécutions sommaires et aléatoires étaient fréquentes sur les deux sites de travaux des détenus juifs. Les bourreaux ne furent pas davantage discrets, tuant devant les policiers locaux. Mais on ne dit pas quelles étaient les limites du rôle de ces derniers dans l’entreprise génocidaire. Des témoins interviewés par Yahad-in Unum, une majorité d’entre eux avaient un membre de leur famille policier ou bien l’était eux-mêmes. Nous savons seulement que les policiers étaient armés ; mais les témoignages restent silencieux sur le degré de leur participation.        <br />
       	A Mikhaïlivka, l’enquête de terrain nous permit de mieux saisir l’ampleur de l’implication rurale forcée dans l’organisation de ce camp. Et nous montra aussi que ce camp, au cœur d’un petit village, ne pouvait pas être imperméable à son environnement immédiat. Partant de ce postulat, il était logique d’approfondir l’étude de tous les acteurs et spectateurs du camp.        <br />
       	Les détenus juifs de Mikhaïlivka furent transférés pour une grande part dans le camp de Tarassivka, à la suite d’une attaque partisane dans le village. Une fois le camp vide, les villageois le démantelèrent : bois, barbelés, et autres matériaux furent utilisés pour construire leurs caves … Lorsque nous étudions la Shoah en Ukraine, il faut avoir en mémoire le rôle essentiel du rural et de ses structures, que les Allemands n’ont pu ignorés, et dont ils se sont servis pour mettre en place leur œuvre génocidaire.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminaireshoah.org/Mikhailivka-Le-camp-au-village-par-Marie-MOUTIER_a249.html" />
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   <title>Les archives allemandes et soviétiques - Séance du 4 janvier 2012</title>
   <updated>2012-01-03T09:15:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminaireshoah.org/Les-archives-allemandes-et-sovietiques-Seance-du-4-janvier-2012_a248.html</id>
   <category term="SEMINAIRE 2011-2012" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminaireshoah.org/photo/art/imagette/3603839-5219239.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-03T09:10:00+01:00</published>
   <author><name>Marie Moutier</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le mercredi 4 janvier 2012, de 16h à 18h, aura lieu une séance du séminaire portant sur les archives allemandes et soviétiques, étudiées par Yahad-in Unum en vue des enquêtes sur la Shoah par balles. Elle se tiendra en salle des Résistants, ENS, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris. Elle sera assurée par Fanny Chassain-Pichon (Yahad-in Unum) et Patrice Bensimon (Yahad-in Unum), en présence du Professeur Edouard Husson.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminaireshoah.org/photo/art/default/3603839-5219239.jpg" alt="Les archives allemandes et soviétiques - Séance du 4 janvier 2012" title="Les archives allemandes et soviétiques - Séance du 4 janvier 2012" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Séance du 21 décembre 2011 - Bilan des recherches de Yahad-in Unum 2011</title>
   <updated>2011-12-19T11:37:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminaireshoah.org/Seance-du-21-decembre-2011-Bilan-des-recherches-de-Yahad-in-Unum-2011_a247.html</id>
   <category term="SEMINAIRE 2011-2012" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminaireshoah.org/photo/art/imagette/3562843-5139611.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-12-19T10:50:00+01:00</published>
   <author><name>Marie Moutier</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La séance aura lieu de 16h à 18h, en salle des Résistants (ENS, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminaireshoah.org/photo/art/default/3562843-5139611.jpg" alt="Séance du 21 décembre 2011 - Bilan des recherches de Yahad-in Unum 2011" title="Séance du 21 décembre 2011 - Bilan des recherches de Yahad-in Unum 2011" />
     </div>
     <div>
      Cette dernière séance de 2011 sera l'occasion de faire un bilan des recherches de Yahad pour l'année écoulée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Le camp de Wapniarka, région de Vinnitsa, Ukraine - par Fanny CHASSAIN-PICHON</title>
   <updated>2011-11-30T15:56:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminaireshoah.org/Le-camp-de-Wapniarka-region-de-Vinnitsa-Ukraine-par-Fanny-CHASSAIN-PICHON_a245.html</id>
   <category term="Les camps nazis en Union soviétique" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminaireshoah.org/photo/art/imagette/3492411-5028161.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-11-30T15:51:00+01:00</published>
   <author><name>Marie Moutier</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminaireshoah.org/photo/art/default/3492411-5028161.jpg" alt="Le camp de Wapniarka, région de Vinnitsa, Ukraine - par Fanny CHASSAIN-PICHON" title="Le camp de Wapniarka, région de Vinnitsa, Ukraine - par Fanny CHASSAIN-PICHON" />
     </div>
     <div>
      Le camp de Wapniarka est un camp situé dans la région de Vinnitsa en Ukraine qui entra en service du 22 octobre 1941 jusqu’au mois de mars 1944. Il se trouvait entre les fleuves du Dniestr et du Bug, point ferroviaire important sur la ligne de chemin de fer reliant Schmerinka et Odessa. Ce camp était composé essentiellement de Juifs de Bukovine, de Roumanie venant d’autres camps comme par exemple le camp de travail forcé de Tiraspol ou celui de Tirgul-Jiu en Roumanie. Comme le rapporte le témoin juif Eliyahu Mokowitsch : «  il y avait au camp de Wapniarka entre 1200 et 1500 détenus dont environ 80%de Juifs. Le reste était composé s’Ukrainiens et d’autres personnes. La plupart des Juifs étaient originaires de Moldavie et de Roumanie. Le camp de Wapniarka se divisait en gros bâtiments et était un village de population ukrainienne vivant de l’agriculture (…) mon travail consistait à réparer la toiture du toit »        <br />
              <br />
        Les témoins comme par exemple le docteur Arthur Kessler  ou le citoyen juif originaire de Suisse demeurant en Roumanie, Izschak Feinstein , se souviennent tous deux des noms des commandants de camp. Ainsi, Feinstein se rappelle :       <br />
       « Le commandant du camp était un major de la gendarmerie ou de l’armée nommé Murgescu. (…) le second commandant était un capitaine de l’armée roumaine ou de la gendarmerie nommé Buradescu (...) Après lui, le commandant fut un haut lieutenant retraité roumain de la gendarmerie nommé Popovici. Les relations étaient meilleurs avec celui là. »       <br />
              <br />
        Si ce camp est moins connu que celui d’Auschwitz ou de Dachau, il est particulièrement important de l’étudier notamment à cause des atrocités qui y ont été commises. En effet, ce camp de travail sur le papier, s’est avéré être en fait un véritable camp d’extermination même si la méthode de tuerie employée n’était pas le gazage des Juifs.       <br />
              <br />
       Le camp de Wapniarka accueillit plusieurs milliers de Juifs principalement de Czernowitz. Ces derniers étaient emmenés par la police roumaine, passant parfois par la case prison, sans aucune raison valable, avant d’être transférés à Wapniarka à partir de 1942 selon les témoignages dont nous disposons. Comme un témoin le rapporte, plusieurs convois comptant parfois plus de 1000 individus vinrent garnir le camp :       <br />
       « Notre convoi qui comptait 1200 Juifs, arriva à Wapniarka le 16 septembre 1942. Il y avait des gens de tous les âges plus particulièrement des jeunes gens âgés de 19 à 45 ans. A notre arrivée, je pus observer sur le mur des baraques des inscriptions en langue roumaine et yiddish et je compris que d’autres avaient déjà été là avant nous ».        <br />
              <br />
       Parmi les détenus du camp, ces derniers travaillant le plus souvent à l’extérieur, il fallait compter 18 médecins juifs internés dont le docteur Heinrich Aufleger (voir la citation précédente) et le docteur Arthur Kessler. Ce dernier écrivit un livre peu de temps après sa libération en 1946 intitulé Un médecin dans le camp  dans lequel il livre précisément les détails des atrocités que nous évoquions plus haut. Ainsi, par exemple, il raconte comment les détenus étaient tués en masse par un moyen dissimulé : la nourriture empoisonnée. Les détenus étaient ainsi tués de mort lente et dans la dissimulation la plus totale grâce à des haricots pour chevaux empoisonnés. Selon le docteur Kessler, des wagons entiers étaient remplis de cette nourriture désastreuse pour l’organisme. Ce dernier, spécialiste des maladies du système nerveux central, reconnut presque immédiatement dans ces haricots les fameux lathyrus satirus soit une sorte d’haricots cuisinés avec de l’eau et du sel  :       <br />
       « Notre convoi arriva le 16 septembre 1942. On reçut le jour de l’arrivée une ration journalière se composant de 400 grammes de lathyrus satirus et 200 grammes de pain d’orge contenant 20% de paille. Les suites immédiates de cette alimentation se traduisirent par des désordres intestinaux, des gaz, des flatulences, de sorte que de tels symptômes m’apparurent aussitôt comme dangereux pour la santé ».        <br />
              <br />
              <br />
       Le témoin Moskowitsch se souvient comment un jour alors qu’il se trouvait à l’extérieur du camp, un caporal roumain l’avertit du danger qui rôdait dans le camp de Wapniarka :       <br />
       « Le caporal roumain me prit à part et me dit en confiance : je ne suis pas détesteur de Juifs et je n’en ai jamais tué un seul. Avant vous, il y en avait d’autres qu’on a nourri avec des haricots empoisonnés pour les affaiblir. Ils ne pouvaient plus marcher et se déplaçaient à quatre pattes. Les Roumains leur jetaient des morceaux de pain. Ils marchaient jusqu’au pain et là les gendarmes roumains leur tiraient dessus »        <br />
              <br />
       Comme en atteste le docteur Kessler, dès le 5 janvier 1943, des détenus tombèrent malades des suites de cet empoisonnement et dix d’entre eux furent même paralysés.  A la demande d’Arthur Kessler qui créa même un hôpital pour essayer d’aider les victimes même si ce dernier ne disposait d’aucun médicament pour les aider,  et des autres médecins juifs du camp un rapport fut rédigé et envoyé à la haute autorité afin de dénoncer cet empoisonnement des détenus. Ce n’est qu’au bout d’un certain temps, qu’une commission de médecins allemands et roumains vinrent au camp vraisemblablement en 1943 afin d’observer les dégradations sur la santé des détenus.         <br />
              <br />
       Abram Solomovici, un témoin juif détenu au camp, se souvient de la venue de la commission de médecins  :       <br />
       « Je suis tombé malade durant le passage de l’année 1942 à 1943 (…) Je fus également ausculté par la commission de médecins. Il s’agissait de médecins allemands qui se faisaient traduire par un traducteur. Ils firent plusieurs examens : ponctions lombaires, prises de sang, et des injections. Ils distribuèrent des médicaments dans le but de faire des expériences pas de soigner. Lors de leur seconde visite, ils amenèrent des lapins et des souris de laboratoire avec lesquels ils firent les mêmes tests effectués au préalable sur les détenus. »        <br />
       Comme en atteste le même témoin qui était un bon sportif avec une excellente forme physique, s’il ne trouva pas la mort comme beaucoup d’autres détenus, il resta invalide à 90% tout le témoin Moskowisch à cause de cette nourriture, synonyme de mort lente.        <br />
              <br />
       Selon le docteur Kessler on peut parler de meurtres dans le sens où cette tuerie silencieuse entraîna dans de terribles souffrances de surcroit la mort de milliers de Juifs        <br />
              <br />
              <br />
       Fanny CHASSAIN-PICHON
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminaireshoah.org/Le-camp-de-Wapniarka-region-de-Vinnitsa-Ukraine-par-Fanny-CHASSAIN-PICHON_a245.html" />
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   <title>Kamianky (région de Tarnopol, Ukraine) - Article de Johanna LEHR</title>
   <updated>2011-11-25T11:40:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminaireshoah.org/Kamianky-region-de-Tarnopol-Ukraine-Article-de-Johanna-LEHR_a244.html</id>
   <category term="Les camps nazis en Union soviétique" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminaireshoah.org/photo/art/imagette/3471595-4996899.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-11-24T17:42:00+01:00</published>
   <author><name>Marie Moutier</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminaireshoah.org/photo/art/default/3471595-4996899.jpg" alt="Kamianky (région de Tarnopol, Ukraine) - Article de Johanna LEHR" title="Kamianky (région de Tarnopol, Ukraine) - Article de Johanna LEHR" />
     </div>
     <div>
      Situé sur l’axe de la Durchgangsstrasse IV qui, dans le cadre de l’organisation Todt, vise à partir de février 1942 à établir une route reliant Berlin à Rostov, le camp de Kamianky constitue l'élément principal d'un véritable complexe concentrationnaire formé par les camps de Skalat (créé entre juin et août 1942, il abrite 200 à 500 Juifs), Romanove (créé entre avril et mai 1942, 100 à 600 Juifs internés) et Podvolotchisk (créé entre mai et juin 1942, 200 à 300 Juifs).        <br />
              <br />
       Le camp de Kamianky a été construit en octobre 1941 et a fonctionné jusqu'au 10 juillet 1943. D'après la Commission Extraordinaire Soviétique (CES) de Podvolotchisk, des Juifs de tout le district ont été emmenés à Kamianky lorsque le camp a été créé.        <br />
              <br />
       &quot;Au début de l'automne, les autorités allemandes ont construit un camp dans le village de Kamianky où ils ont amenés des habitants juifs de tout le district, leur faisant subir les pires sévices : des horaires de travail insupportables, des coups, des fusillades… J'ai vu personnellement des Juifs travailler à la réfection de la grande route car moi-même je devais transporter les pierres nécessaires à la construction de cette route. Les Allemands les obligeaient à charger les pierres sur les chariots, à casser les pierres en morceaux. Malgré le poids, ils les frappaient à coups de matraque en caoutchouc ou en bois, leur criant &quot;Schnell, schnell&quot;.&quot; (Déposition de Mikhaïl Antonovitch Iaron, né en 1899, réside dans le village de Moltchanouvka, district de Podvolotchisk ).       <br />
              <br />
       Mais dès juillet 1941, sous la contrainte des Allemands, les paysans et les Juifs locaux avaient dû travailler à la réfection de la grande route dans le village de Kamianky. Il semble que 11 des 28 Juifs venaient de la ville de Bogdanivka, dans le district de Podvolotchisk . En tout, 200 personnes dont 28 Juifs y astreints. A l'issue de cette tâche, les 28 Juifs avaient été conduits à la sortie du village et enterrés vivants. Des familles juives avaient également été arrêtées dans leurs maisons dès l'arrivée des Allemands à Kamianky et emmenées pour être fusillées dans des trous d'obus.       <br />
              <br />
       Les déplacements de population juive sont fréquents depuis les différentes villes autour de Kamianky: ainsi, en janvier 1942, 130 à 150 Juifs sont transférés du camp de Skalat au camp de Novoselko, avant d'être expédiés au camp de Kamianky en juillet de la même année. A Tarnopol, dans le ghetto créé le 25 septembre 1941, plusieurs centaines de jeunes Juifs sont capturés par le Judenrat sur ordre de la Gestapo et envoyés au tournant de l'année 1941 dans les camps de Kamianky, Veliki Glubodek, Veliki Borki et Zagreblya. A Czortkow, des jeunes Juifs sont pris dans la ville (il n'y a pas de ghetto créé) et envoyés dans les camps de Kamianky, Veliki Borki et Stupka à la fin de l'année 1941 et au début de l'année 1942. 1943 voit l'arrivée dans le camp de Kamianky des Juifs survivants de la fusillade du camp de Podvolotchisk. D'après l’historien Martin Dean , auteur d’une encyclopédie des camps et ghettos, le camp de Podvolotchisk a été liquidé le 29 juin 1943 et les Juifs transférés à Kamianky le 10 juillet sont tués sur place.       <br />
              <br />
       Le témoignage de Dimitri, un habitant de Kamianky né en 1928 et enregistré par l'équipe de Yahad sur place en 2010 , fournit des informations sur l'origine et le fonctionnement du camp de Kamianky. L'homme se souvient du moment où les Juifs, amenés de toute l'Ukraine et de la Pologne à Kamianky, ont été enfermés dans le camp établi à l'emplacement de l'ancienne forteresse et qui avait été utilisé par les soviétiques à partir de 1939 pour emprisonner les Polonais. Jusqu'en octobre 1941, c'était un terrain appartenant à un propriétaire qui y avait construit des étables. Celles-ci ont été ensuite transformées en baraques pour les prisonniers juifs du camp. Le camp de Kamianky était dirigé par un Allemand nommé Paul Raebel, qui dirigeait simultanément en 1943 quatre camps: ceux de Kamianky 1 et 2 (Yahad a pu reconstituer grâce au recoupement des archives soviétiques et du témoignage d’un habitant prénommé Vladimir  que le camp de Kamianky 2 est à Stupka, soit à quelques kilomètres de Kamianky), de Podvolotchisk et de Skalat.       <br />
              <br />
       Les habitants de la ville pouvaient aisément voir les prisonniers juifs dans le camp principal de Kamianky car celui-ci se trouvait en hauteur, sur une colline surplombant la ville.       <br />
       Les travailleurs juifs vivaient à l'intérieur du camp fermé par trois rangs de barbelés et gardé par la police ukrainienne. Des médecins, cordonniers, couturiers vivaient séparés des autres prisonniers dans une maison spécifique du village, astreints à des travaux forcés pour les Allemands, mais les habitants locaux pouvaient utiliser leurs services en cachette. Un autre bâtiment de la ville regroupait un groupe de six ou sept femmes juives astreintes aux tâches ménagères des occupants.       <br />
       Les Juifs travaillaient à la carrière, ainsi qu'à la réfection de la route, été comme hiver. Tôt le matin, Dimitri  pouvait les voir marcher en colonne, gardés par deux policiers juifs à l'avant et des brigadiers juifs à l'arrière. Ils portaient une étoile cousue sur la poitrine et dans le dos. Ils étaient forcés de chanter en polonais, en ukrainien ou en hébreu.       <br />
              <br />
       Des habitants entraient régulièrement dans le camp à chariot pour sortir les poubelles du camp. Vladimir  y est entré pour apporter de la nourriture de Skalat. Certains Juifs possédaient des laissez-passer qui leur permettaient de sortir du camp quand ils le voulaient. Ils venaient souvent dans le village, chez les habitants, et travaillaient en échange de nourriture. Mais pendant la nuit, personne n'entrait ni ne sortait du camp.       <br />
              <br />
       &quot;On pouvait s’approcher du camp. Les habitants du village ont été réquisitionnés avec leurs chariots et ils devaient sortir les poubelles du camp, amener les betteraves de Skalat afin que les Juifs puissent manger. Oui, on laissait entrer les gens dans le camp. Dans le camp, il y avait les forgerons, les spécialistes. Certains juifs avaient des laissez-passer et ils pouvaient entrer et sortir. Ils allaient dans le village et ils travaillaient. Ils venaient même chez moi fabriquer des outils.&quot; (Vladimir)       <br />
              <br />
       Paul Raebel indique dans sa déposition datée de juin 1961 la date du début de liquidation des quatre camps placés sous son autorité: juin 1943. L'ordre aurait émané du Sicherheitspolizei de Tarnopol et fut exécuté alors même que Raebel mettait en avant le besoin de main-d'œuvre des Allemands. Après les camps de Skalat et Podvolotchisk, c'est au tour des différents camps de Kamianky d'être liquidés.       <br />
              <br />
       Une femme juive, née en 1917, qui a réussi à s'échapper a témoigné des conditions d'évacuation du camp de Kamianky 3.       <br />
              <br />
       &quot; Une rumeur se propageait dans le camp, selon laquelle des camps des environs ont été liquidés, et même à côté de Lemberg. A la fin du mois, cela devait être le 29 ou 30 juin de cette année [1943], j’ai entendu, une nuit vers 2h, des cris. Je pensais que c’était l’appel du matin, que les gens devaient se mettre en route pour le travail. J’ai couru à la fenêtre et ai épié l’extérieur. Mais c’était encore l’aube grise. J’ai remarqué ensuite que l’ensemble du camp était cerné d’Allemands en uniforme. Je me suis alors habillée et suis sortie. J’ai alors vu que des hommes en uniforme allemand entraient dans le camp même. Ils avaient un casque sur la tête et des armes à la main. Ils sont allés dans les baraquements, on entendit des cris et nous avons reçu l’ordre d’aller tous dehors sur la place. A ce moment, alors que ce groupe d’hommes en uniforme allemand entrait dans le camp, un groupe d’environ 100-150 hommes était déjà en route pour le travail. Les hommes en uniforme fouillèrent l’ensemble du camp. Ils ont aussi cherché dans les cachettes et tous les gens ont été chassés dehors. Tous les Juifs qui vivaient en dehors du camp ont été aussi conduits dans le camp.&quot;         <br />
              <br />
       Avant d'être liquidé, le camp de Kamianky 2 subit une sélection. Ce camp est situé à Stupki. Puis des Juifs du camp secondaire de Kamianky dit Kamianky 2 sont transférés au camp principal.        <br />
              <br />
       &quot;Quelques jours avant la liquidation du camp, des Juifs du camp de Kamionka 2 ont été emmenés dans notre camp Kamionka 1. On sentait dans l’air que les Allemands ne nous préparaient rien de bon. Je me suis efforcé de rester en dehors du camp. Mon frère de douze ans était resté dans le camp, il a malheureusement péri au moment de la liquidation du camp. La veille de la liquidation j’ai dormi dans le baraquement de la station. La liquidation s’en est suivie le lendemain soir. Plusieurs des autres Juifs travaillant au Baudienst et moi-même avons sauté le plus haut possible. Nous sommes sortis en courant. De loin j’ai vu des Allemands, des Ukrainiens et des Lettons en uniforme tout autour dans les champs. Les Lettons portaient des uniformes sombres, bleu foncé ou encore noirs. Lorsque nous avons vu cela, nous nous sommes dispersés. Je me suis caché dans le grenier du baraquement voisin. Je suis resté caché là pendant plusieurs jours. J’ai entendu sans interruption les salves répétées des mitraillettes. &quot;         <br />
              <br />
       Un témoin interrogé par Yahad et nommé Mikhaïl  a assisté à l'exécution des Juifs du camp de Kamianky I. Elle s'est déroulée l'été, avant celle des Juifs dits spécialistes qui vivaient dans le village. Lors de l'exécution, les Juifs ont été menés par groupes de 50 personnes aux deux fosses qu'une dizaine de Juifs avaient préalablement creusées la veille. Le site d'exécution se trouvait à l'extérieur du camp, près de l'ancienne forteresse. Des fosses existaient déjà à cet endroit, pour les Juifs prisonniers morts de fatigue ou de faim dont les corps étaient ramenés là en charrettes. Les habitants ont pu voir les Juifs se déshabiller à 50 m du bâtiment de la forteresse et observer la manière dont ils ont été fusillés, nus.       <br />
       Un policier menait les Juifs du camp à la fosse par groupes. Les Juifs se tenaient debout devant la fosse et beaucoup, seulement blessés, y tombaient encore vivants. Il s'agissait uniquement d'hommes: il n'y avait en effet ni femme ni enfant dans le camp de Kamianky. Vladimir  se souvient des tireurs qui faisaient partie d'un détachement punitif venu spécialement la veille et qui s'étaient beaucoup enivrés. Il n'a vu aucun Allemand présent à la fusillade pour donner l'ordre de tirer.       <br />
       Deux jours après la fusillade, comme le sang coulait depuis la fosse et pouvait atteindre le village, les habitants ont pris peur. Les Allemands ont alors réquisitionné des hommes pour rouvrir la fosse et sortir les corps avec leurs propres crochets domestiques. Ils ont également dû rapporter des bûches de bois, d'une longueur d'un mètre, qu'ils ont placées dans deux nouvelles fosses. Ils y ont placé alternativement en couches le bois et les corps. La moitié des corps a d'abord été brûlée. Les vêtements et valises des Juifs ont été également brûlés. L'ensemble de la crémation a duré deux semaines, puis les habitants ont enterré les restes des corps brûlés.        <br />
              <br />
       &quot;On amenait les juifs du camp dans cette forteresse où on les faisait se déshabiller, puis on les conduisait vers la fosse déjà creusée où on les fusillait. C’était l'été, les gens ont vu que le sang montait à la surface et ils ont eu peur qu’il coule dans la plaine et tombe dans la rivière. Alors les Allemands ont fait rassembler les hommes du village, leur ont ordonné d’apporter les crochets et de sortir les corps des Juifs fusillés de la fosse. Les Allemands ont amené du bois. Puis ils ont mis ces bûches, les cadavres des Juifs avec leurs vêtements par-dessus et ont mis du feu à tout cela. Ca a brûlé pendant deux semaines et si le vent soufflait de l’est, on ne pouvait pas respirer dans le village. Une fois que tout a été brûlé, on a enterré les restes et c’était fini.&quot; (Dimitri)       <br />
              <br />
       Ce recours ultime aux bûchers suscite des interrogations. Pourquoi brûler les cadavres ? S’agissait-il de faire disparaître les traces du crime ? L’équipe de Yahad – In Unum a relevé la concomitance temporelle entre la destruction par crémation des derniers Juifs du camp de Kamianky et la mise en œuvre dès 1942 sur le territoire est-oriental des directives nazies relevant de l’Opération 1005, visant à détruire les preuves du génocide de masse par le feu.        <br />
              <br />
       Le camp a été démantelé par les habitants une fois les Juifs exécutés et les Allemands partis. Les villageois ont pris les barbelés pour leurs maisons. Un mois après la fusillade, il ne restait plus aucune trace du camp principal de Kamianky.       <br />
              <br />
       Dans le village de Kamianky, à 10km de Podvolotchisk, la CES  a découvert une fosse de 12m de long sur 6m de large et 4m de profondeur, où se trouvent 1000 corps d'hommes, de femmes et d'enfants. Une autre fosse de 4m de longueur sur 2,5m de large et 2,5m de profondeur a été retrouvée : 20 personnes du village de Kamianky y sont enterrées.       <br />
              <br />
       Johanna LEHR
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminaireshoah.org/Kamianky-region-de-Tarnopol-Ukraine-Article-de-Johanna-LEHR_a244.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Slavic children forced to donate their blood for wounded enemy soldiers: Vampire camps of the Wehrmacht - Article de Vincent C. FRANK</title>
   <updated>2011-11-28T11:36:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminaireshoah.org/Slavic-children-forced-to-donate-their-blood-for-wounded-enemy-soldiers-Vampire-camps-of-the-Wehrmacht-Article-de_a243.html</id>
   <category term="Les camps nazis en Union soviétique" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminaireshoah.org/photo/art/imagette/3469856-4993806.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-11-24T10:29:00+01:00</published>
   <author><name>Marie Moutier</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Vincent Frank participa au symposium international "Les camps nazis sur les territoires soviétiques occupés" les 19 et 20 septembre 2011 à Paris. Il présenta alors un aspect peu connu des camps de la Wehrmacht où des enfants slaves furent forcés de donner leur sang pour les soldats allemands blessés. Page sombre et cruelle de la guerre à l'Est, qu'il reprend ici dans un article en anglais et en allemand (cf. la pièce jointe). Vous trouverez d'autres informations sur Vincent Frank sur son site internet: http://www.falsifikation.ch     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminaireshoah.org/photo/art/default/3469856-4993806.jpg" alt="Slavic children forced to donate their blood for wounded enemy soldiers: Vampire camps of the Wehrmacht - Article de Vincent C. FRANK" title="Slavic children forced to donate their blood for wounded enemy soldiers: Vampire camps of the Wehrmacht - Article de Vincent C. FRANK" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Historical events</span>       <br />
       The vampire camps existed in the last years of WW2 in Eastern Europe: Slavic – not Jewish – children were kept in these camps as living blood reserves to be used in German military lazarettos. The blood was given to soldiers and officers of the Wehrmacht. Wounded Waffen-SS probably also received Slavic blood.        <br />
                                                                       <br />
       The children were collected from the street, some having lost their parents some were stolen from their parents. These children camps are not mentioned in the respective literature nor are they mentioned among the thousands of German camps known.        <br />
              <br />
       Depending on the rarity of their blood group they had to deliver blood up to once a week, or even more frequently. The age-limit was from 5 years (sometimes lower) till puberty. By the few surviving victims the withdrawal of blood is remembered as a coarse procedure that caused considerable pain. After blood withdrawal the children were given a candy – but no nourishing supplements. When the children inmates of these camps were bled dry they were disposed of by gas-wagon or shut. Very few survived, probably less than 1 to 2 %.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Missing documentation</span>       <br />
       The paucity of documents deserves special interest. The reasons explain why nobody in the past spoke or wrote about the topic. The number of people knowing must have been kept extremely small and those who had some overview also had good reasons to keep quiet.       <br />
              <br />
       It is obvious that transmitting Slavic blood to wounded Germans fundamentally contradicted the race theory dominating Nazi-Germany: Inferior Slavic blood was forbidden for Arians. This is the main reason to keep these transfusions top secret.        <br />
       It was not advisable for German military at the front to learn that in case of being wounded or in shock they might get “inferior” enemy blood - even if this would save their lives. It was further not advisable, enemy soldiers to get to know what their children were used for. This would have enhanced their will to fight. The operation had obviously to be kept fully secret at home and as well towards Western countries.        <br />
              <br />
       The race theory omnipresent in Germany was more than a hobby of Himmler but an instrument of his power. The SS-Rassenamt had to take care of all race questions. In case the practice in the lazarettos would have become known, Himmler would eagerly have grabbed the chance to take over the military lazarettos from the Wehrmacht. Medical personnel or physicians to whom the SS could prove such a grave contempt Defiance of the laws on races risked even their lives. In the best case they would have been transferred to the front where it was most dangerous. This prospect certainly prevented them from producing or signing any piece of paper. No military order, no report or organization scheme could end up in any archive when nobody ever dared to produce such a paper. Awareness of their wrongdoing might have helped to keep the secret after the war. - The Military are usually successful in keeping secrets.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Survivors but not victims</span>       <br />
       To become a Soviet hero of WW2 was sought for by politics after the war. Nobody was interested in having these few surviving children getting the advantages connected to the status.        <br />
       In recent interviews the witnesses stated that they had quickly learned not to boast as victims as this would have lead to the accusation of having helped the enemy.        <br />
              <br />
       For some aspects of the blood delivering by children quite a lot of small evidence, mostly of private sources, can be found in the former Soviet-Union. But the topic was and obviously still is practically taboo for researchers as well as history books.        <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Evidences of the events</span>       <br />
       Despite the strong reasons for keeping secret and not speaking about the topic some evidence could be collected. They origin from very different sources which together give further authenticity and evidentiary value:       <br />
       •	17 names of such camps all over Eastern Europe include 2 transferred to Germany. It might well be that on the retreat of the Army different locations refer to the same lazaretto.       <br />
       •	Two such former camps have recent memorials: Krashnyi Berek in Belorussia and Kretinga in Lithuania.       <br />
       •	In recent years some survivors from different camps had the chance to tell their story to journalists. They spoke of about 3000 children inmates in their camp, those who died being replaced. They confirm the taking of blood as extremely painful. In some cases it was drawn from the heels and usually at a frequency of once a week. Children with rare blood had to deliver more often and there is one report that in a case of need all the blood of the victim was taken.        <br />
       •	Two short documentaries were aired by ZDF last year. This leading German television company had them broadcast after midnight. No repetition.       <br />
       •	Two German historians known for their work on the medical services of the army told me that they never saw any documents on my topic in any German archives but that they think such handling to be very possible and fitting the time quite easily.       <br />
       •	Lots of information can be found in Eastern Europe, be it contemporary or later, and be it in personal memories or evidence in court matching. All support the events. Together they give a mosaic with blank spaces still but without relevant contradictions. They leave no doubt of the general fact. One victim reports that a nurse was ordered to watch outside the room and to let nobody enter while the blood was taken. Other children report that during their transport to the camp the guards told them about their destiny and that they will have to deliver blood until they die. Cases of transfusion from vein to vein are reported but no answer is given to the questions whether the receiver was conscious and able to recognise the donor. If he was unconscious this might be an explanation he never learned to whom he has to thank for blood and life.       <br />
       •	In scientific literature my attention was brought to only one short mentioning.       <br />
       •	A book on the ghetto of Vilnius reports an engine driver telling having brought some thirty Jewish children to the military hospital in Krakow for having taken their blood and their skin for wounded German soldiers – up till now the only mentioning of Jewish children.        <br />
       Only one unquestionable official document speaks about the topic: On November 20th 1945, the first day of the Nurnberg trial, General Ozol, the Soviet Deputy Prosecutor enumerated 15 different ways children had been killed during the war. The 12th accusation is worded: “extracting their blood for the use of the German Army“. The enumerated other 14 crimes against children have been confirmed in the Nurnberg trials and since further supported in realms of publications. The only accusation not spoken of further in Nurnberg nor researched afterwards is the extracting of children’s blood for the purposes of the Wehrmacht.        <br />
       As the real events of taking blood from children had to be hidden which meant not to be mentioned at all, camouflaging explanations had to be used and were given. They are found and presented by today’s researchers:       <br />
       Collecting children from the streets made sense as a precocious security measure preventing Soviet Resistance to adapt them.       <br />
       Children were used in lazarettos for smaller services but certainly not by the thousands and not at an age of around 5 years.       <br />
       The program of adoption in Germany for Slavic children under the auspices of Rosenberg and Himmler had an indirect camouflage effect too.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">German race theory in conflict with medical ethos</span>       <br />
       The theory on race was of course well familiar to the physicians of the German army. They also knew about the curious exception of children: Till puberty blood was said not to have (fully) developed the bad qualities of their race. On this exception the program was based to take Slavic children to Germany for adoption by German parents having lost their own children in the war officially adopted and under the control of the SS and Himmler personally. Certainly the Wehrmacht did not want to have their lazarettos under Himmlers control like the said program. There were some connections between this program and the one of the children blood banks. When children for adoption by Germans did finally not pass the tests, they were in some cases transferred to the blood deliverers.        <br />
              <br />
       The physicians of the lazarettos had a dilemma they could only solve by acting fully top secret. On the one hand they, as well as their superiors, did not want to come under SS command. On the other hand they experienced that their patients when given blood – even from inferior race – survived. Those who decided using children’s blood had chosen to disregard the race theory in favor of saving lives of soldiers they had to care for – yet disregarding the lives of the children.        <br />
              <br />
       Arian blood was hard to obtain in Eastern Europe. German military personnel could not be asked to donate blood too often as they should not be weakened too much. Towards the end of the war in the East the casualties increased tremendously and so did the need for blood.        <br />
              <br />
       Contrary to the United States, Great Britain and even in Switzerland not participating in the war there was no blood collection service in Germany. The German physicians’ main task was to send the soldiers back to the front as quickly as possible – the practice preferred too early as better than too late.        <br />
              <br />
       Even so doubtful in race theory, the determining decision to take blood from Slavic children was first of all in the interest of winning the war. Transfusion of blood to wounded German military can be considered to correspond with the Hippocrates’ oath - as it saved the lives of soldiers. But certainly the wrong towards the children contradicts it.         <br />
              <br />
       Vincent C. FRANK       <br />
       <a class="link" href="http://www.seminaireshoah.org/http">http://www.falsifikation.ch/</a>://
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Travaux préparatoires à la solution finale de la question juive en Europe et planification de la guerre contre l'URSS - Séance du séminaire du 23 novembre 2011</title>
   <updated>2011-11-22T09:32:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminaireshoah.org/Travaux-preparatoires-a-la-solution-finale-de-la-question-juive-en-Europe-et-planification-de-la-guerre-contre-l-URSS_a242.html</id>
   <category term="SEMINAIRE 2011-2012" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminaireshoah.org/photo/art/imagette/3460756-4980535.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-11-22T09:23:00+01:00</published>
   <author><name>Marie Moutier</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminaireshoah.org/photo/art/default/3460756-4980535.jpg" alt="Travaux préparatoires à la solution finale de la question juive en Europe et planification de la guerre contre l'URSS - Séance du séminaire du 23 novembre 2011" title="Travaux préparatoires à la solution finale de la question juive en Europe et planification de la guerre contre l'URSS - Séance du séminaire du 23 novembre 2011" />
     </div>
     <div>
      Le séminaire se tiendra le mercredi 23 novembre 2011, de 16h à 18h, en Salle des Résistants à l'ENS, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris. Le professeur Husson évoquera les travaux préparatoires à la solution finale de la question juive en Europe et de la planification de la guerre contre l'Union soviétique. Nous vous fournirons un corpus de textes ayant trait au sujet.        <br />
       Pour plus d'informations, merci de contacter Marie Moutier: m.moutier@yahadinunum.org ou au 01.53.20.13.14
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminaireshoah.org/Travaux-preparatoires-a-la-solution-finale-de-la-question-juive-en-Europe-et-planification-de-la-guerre-contre-l-URSS_a242.html" />
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  <entry>
   <title>changement de salle: séminaire du 9 novembre 2011</title>
   <updated>2011-11-09T14:29:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminaireshoah.org/changement-de-salle-seminaire-du-9-novembre-2011_a241.html</id>
   <category term="SEMINAIRE 2011-2012" />
   <published>2011-11-09T14:28:00+01:00</published>
   <author><name>Edouard Husson</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      chers tous,        <br />
              <br />
       le séminaire de cette après-midi aura lieu exceptionnellement dans la salle Cavaillès située avant la salle des Résistants.       <br />
       Bien cordialement       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminaireshoah.org/changement-de-salle-seminaire-du-9-novembre-2011_a241.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>textes pour le séminaire du 9 novembre 2011</title>
   <updated>2011-11-09T11:34:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminaireshoah.org/textes-pour-le-seminaire-du-9-novembre-2011_a240.html</id>
   <category term="SEMINAIRE 2011-2012" />
   <published>2011-11-09T11:18:00+01:00</published>
   <author><name>Edouard Husson</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"La fonction d'Hitler dans le processus d'extermination"     <div>
      Chers tous,       <br />
              <br />
       Voici les extraits d'ouvrages qui seront étudiés aujourd'hui dans la seconde séance de notre séminaire.       <br />
              <br />
       Bien cordialement et bon séminaire à tous       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminaireshoah.org/textes-pour-le-seminaire-du-9-novembre-2011_a240.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La fonction de Hitler dans le processus d'extermination - Séance du 9 novembre 2011</title>
   <updated>2011-11-03T18:19:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminaireshoah.org/La-fonction-de-Hitler-dans-le-processus-d-extermination-Seance-du-9-novembre-2011_a239.html</id>
   <category term="SEMINAIRE 2011-2012" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminaireshoah.org/photo/art/imagette/3404722-4896026.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-11-03T18:07:00+01:00</published>
   <author><name>Marie Moutier</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La séance aura lieu en salle des Résistants, à l'Ecole Normale Supérieure, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris, de 16h à 18h. Le séminaire est ouvert à tous.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminaireshoah.org/photo/art/default/3404722-4896026.jpg" alt="La fonction de Hitler dans le processus d'extermination - Séance du 9 novembre 2011" title="La fonction de Hitler dans le processus d'extermination - Séance du 9 novembre 2011" />
     </div>
     <div>
      Le professeur <b>Edouard Husson</b> assurera cette séance, centrée sur la fonction de Hitler dans le processus d'extermination. Un corpus de texte sera mis à disposition sur ce site et sur place.       <br />
       Pour plus d'informations, merci de contacter Marie Moutier: m.moutier@yahadinunum.org ou au 01.53.20.13.14 ou Fanny Chassain f.chassain@yahadinunum.org ou au 01.53.20.13.16
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminaireshoah.org/La-fonction-de-Hitler-dans-le-processus-d-extermination-Seance-du-9-novembre-2011_a239.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La société allemande, l'antisémitisme européen et la Shoah - Séance du 19 octobre 2011</title>
   <updated>2011-10-24T10:46:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminaireshoah.org/La-societe-allemande-l-antisemitisme-europeen-et-la-Shoah-Seance-du-19-octobre-2011_a238.html</id>
   <category term="SEMINAIRE 2011-2012" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminaireshoah.org/photo/art/imagette/3360453-4827020.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-10-17T22:50:00+02:00</published>
   <author><name>Marie Moutier</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La première séance du séminaire 2011-2012 aura lieu en salle des Résistants, à l'Ecole Normale Supérieure, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris, de 16h à 18h. Le séminaire est ouvert à tous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.seminaireshoah.org/photo/art/default/3360453-4827020.jpg" alt="La société allemande, l'antisémitisme européen et la Shoah - Séance du 19 octobre 2011" title="La société allemande, l'antisémitisme européen et la Shoah - Séance du 19 octobre 2011" />
     </div>
     <div>
      Pour cette première séance de l'année 2011-2012, nous nous pencherons sur l'étude d'extraits d'ouvrages fondamentaux pour mieux saisir les liens entre la société allemande et la Shoah. Un corpus de textes et une bibliographie seront fournis.        <br />
       Pour plus d'informations, merci de contacter Marie Moutier: m.moutier@yahadinunum.org ou au 01.53.20.13.14
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminaireshoah.org/La-societe-allemande-l-antisemitisme-europeen-et-la-Shoah-Seance-du-19-octobre-2011_a238.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Newsletter Yahad-in Unum - Octobre 2011</title>
   <updated>2011-10-15T18:58:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminaireshoah.org/Newsletter-Yahad-in-Unum-Octobre-2011_a237.html</id>
   <category term="Yahad-in Unum" />
   <published>2011-10-15T18:55:00+02:00</published>
   <author><name>Marie Moutier</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Vous trouverez ci-jointe la newsletter de Yahad-in Unum (octobre 2011), en versions française et anglaise.     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminaireshoah.org/Newsletter-Yahad-in-Unum-Octobre-2011_a237.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Programme du séminaire "Ecrire l'histoire de la Shoah"</title>
   <updated>2011-11-22T09:33:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminaireshoah.org/Programme-du-seminaire-Ecrire-l-histoire-de-la-Shoah_a236.html</id>
   <category term="SEMINAIRE 2011-2012" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminaireshoah.org/photo/art/imagette/3291427-4717535.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-09-21T15:41:00+02:00</published>
   <author><name>Edouard Husson</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.seminaireshoah.org/photo/art/default/3291427-4717535.jpg" alt="Programme du séminaire "Ecrire l'histoire de la Shoah"" title="Programme du séminaire "Ecrire l'histoire de la Shoah"" />
     </div>
     <div>
      <b>Première partie : Le chemin vers l’extermination généralisée des Juifs d’Europe </b>       <br />
              <br />
       19 octobre 2011 : La société allemande, l’antisémitisme européen et la Shoah        <br />
       9 novembre 2011: La fonction de Hitler dans le processus d’extermination       <br />
       23 novembre 2011: « Travaux préparatoires à la solution finale de la question juive en Europe » et planification de la guerre contre l’URSS       <br />
       7 décembre 2011 : novembre-décembre 1941. le passage à l’extermination généralisée des Juifs d’Europe       <br />
              <br />
       <b>Deuxième partie : Les sources documentaires de la « Shoah par balles »</b>       <br />
              <br />
       21 décembre 2011 : La « Shoah par balles » : un tiers des victimes du judéocide       <br />
       4 janvier 2012 : Histoire orale et génocide : les recherches de Yahad-in-Unum       <br />
       18 janvier 2012 : Les preuves de la « Shoah par balles » : la convergence des sources       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Troisième partie : Microhistoire du génocide des Juifs en Europe orientale</b>       <br />
              <br />
       8 février 2012 : Les massacres de Busk (Galicie orientale)       <br />
       22 février 2012 : La naissance d’un site d’extermination : Bronnaïa Gora (Biélorussie)       <br />
       7 mars 2012 : Le massacre des Juifs de Motol (Biélorussie)       <br />
       21 mars 2012 : Entre idéologie et radicalisation de la violence : le massacre des Juifs de Crimée       <br />
       4 avril 2012 : Bogdanivka – le « Babi Yar » roumain.       <br />
       <b>       <br />
       Quatrième partie : Nouvelles historiographies de la Shoah après la chute de l’URSS</b>       <br />
              <br />
       18 avril 2012 : la Shoah fut-elle un « génocide industriel » ?        <br />
       9 mai 2012 : Dire l’insoutenable : de Daniel Goldhagen à Jonathan Littell       <br />
       23 mai : 2012 : Politique, mémoire, justice – la redécouverte des sources judiciaires allemandes et soviétiques       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminaireshoah.org/Programme-du-seminaire-Ecrire-l-histoire-de-la-Shoah_a236.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Symposium international : Les camps nazis sur les territoires soviétiques occupés</title>
   <updated>2011-08-30T10:55:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminaireshoah.org/Symposium-international-Les-camps-nazis-sur-les-territoires-sovietiques-occupes_a235.html</id>
   <category term="Evènements" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminaireshoah.org/photo/art/imagette/3230081-4623388.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-08-30T10:35:00+02:00</published>
   <author><name>Marie Moutier</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ce symposium se tiendra les 19 et 20 septembre 2011, de 9h à 18h, à l'Ecole Normale Supérieure, Salle Dussane, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminaireshoah.org/photo/art/default/3230081-4623388.jpg" alt="Symposium international : Les camps nazis sur les territoires soviétiques occupés" title="Symposium international : Les camps nazis sur les territoires soviétiques occupés" />
     </div>
     <div>
      La Seconde guerre mondiale entraîna la mort d'au moins 20 millions de personnes dans l'ancienne Union soviétique, dont des Juifs, des Roms, des prisonniers de guerre soviétiques, et des civils. Beaucoup sont morts dans des camps. L'histoire et les fonctions de ces camps, ainsi que le taux incroyable de mortalité qui y régnait, ont été plutôt ignorés par les chercheurs. En commémoration du 70e anniversaire de l'invasion allemande de l'Union soviétique, ce symposium examine si notre compréhension des camps de concentration et d'extermination sur les autres territoires occupés peut être appliquée à l'expérience soviétique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Ce symposium est organisé par l'association Yahad-in Unum, l'USHMM de Washington, Paris IV-Sorbonne et l'Ecole Normale Supérieure. Si vous souhaitez assister à cet évènement, merci de vous inscrire auprès de Patrice Bensimon: p.bensimon@yahadinunum.org
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminaireshoah.org/Symposium-international-Les-camps-nazis-sur-les-territoires-sovietiques-occupes_a235.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Lettres d'un secrétaire de police à sa femme - Moguilev, Biélorussie, 1941-1942</title>
   <updated>2011-08-16T17:10:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminaireshoah.org/Lettres-d-un-secretaire-de-police-a-sa-femme-Moguilev-Bielorussie-1941-1942_a215.html</id>
   <category term="Ressources" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminaireshoah.org/photo/art/imagette/2587440-3650605.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-08-16T17:12:00+02:00</published>
   <author><name>Marie Moutier</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Walter Mattner est un fonctionnaire de police, originaire de Vienne. Basé à Moguilev, il décrit à sa femme son rôle sur le terrain, sa participation à des exécutions, sa vision de l'Allemagne... Documents exceptionnels, ayant échappé à la censure (source: Bundesarchiv Ludwigsburg, BAL Verschiedenes 301v48).     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminaireshoah.org/photo/art/default/2587440-3650605.jpg" alt="Lettres d'un secrétaire de police à sa femme - Moguilev, Biélorussie, 1941-1942" title="Lettres d'un secrétaire de police à sa femme - Moguilev, Biélorussie, 1941-1942" />
     </div>
     <div>
      <b>5.10.1941</b>       <br />
              <br />
       	Je dois encore te raconter quelque chose. Avant-hier, je participai donc aussi à la grande mort en masse. Lors des premiers convois, mes mains tremblaient un peu lorsque je tirai, mais on s’y habitue. A la dixième voiture je visai déjà tranquillement et tirai de manière sûre sur nombre de femmes, d’enfants et de nourrissons. Je songeai que j’avais aussi deux nourrissons à la maison, avec lesquels ces hordes agiraient de la même manière, si ce n’est dix fois pire. La mort que nous leur donnions était une mort plus belle, plus brève par rapport aux supplices infernaux des milliers de milliers de personnes dans les cachots du Guépéou. Des nourrissons volaient en l’air en arc de cercle et nous les flinguions en vol, avant qu’ils ne tombent dans la fosse et dans l’eau. Qu’on en finisse avec cette engeance  qui a précipité l’Europe dans la guerre et qui attise l’Amérique encore aujourd’hui, jusqu’à ce qu’elle l’ait entraîné dans la guerre. Le mot qu’Hitler a prononcé une fois avant le début de la guerre devient vrai : Si la juiverie croit pouvoir provoquer à nouveau une guerre, alors la juiverie ne vaincra pas, mais cela sera la fin de la juiverie en Europe. Là aussi je saisis pour la première fois les mots du poème de Theodor Mörner : « Mon enfant dans le ventre de la mère sera épargné » ! Diable ! Je n’avais encore jamais vu tant de sang, de crasse, de corne et de chair. A présent je peux aussi comprendre le mot « ivresse de sang » [Blutrausch]. Moguilev est à présent moins peuplée d’un nombre à trois zéros, ça ne joue aucun rôle ici. Vraiment, je m’en réjouis déjà, et beaucoup disent ici que nous rentrerons au pays et que ce sera alors le tour de nos Juifs. Enfin, je ne dois pas trop t’en raconter. C’est suffisant, jusqu’à ce que je rentre à la maison.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>9.10.1941</b>       <br />
       Je viens de finir mon travail  et j’ai soumis le résultat au haut-fonctionnaire. Il était assis avec trois autres camarades et jouait depuis trois heures au skat. Il a à nouveau fait mon éloge. Il dit devant tous les autres : « Ce que Mattner me soumet, je peux le signer les yeux fermés, cet homme est bien, il ne fait rien sans réfléchir ! ». J’écartais modestement le compliment en le remerciant, mais cela m’avait réjoui. Il s’agissait aussi d’une grande somme d’argent et j’en portais la responsabilité. J’avais passé les deux heures avant à penser à tout. Le soir, quelques autres hommes vinrent chez nous. Un voisin de table, Oberleutnant d’une formation SS, revenait d’un transport de prisonniers et racontait la sauvagerie des prisonniers asiatiques, en disant : « Les morts, qui moururent en route, ils leur découpent les fesses, les mettent dans une poêle à frire et les mangent. Souvent ils n’ont pas de couteau, car ils doivent tous les livrer, alors ils utilisent des boîtes de conserve en guise d’instrument de découpe ». Tu peux te représenter parmi quels cannibales nous sommes ici. J’ai aussi vu souvent en passant leurs tronches incroyables. Demain, à nouveau, un groupe de Tsiganes sera exécuté, environ 50, et c’est comme ça chaque jour. Il se passe toujours quelque chose. La vie humaine n’est rien ici. Malgré tout, c’est une joie de vivre et je suis content aussi bien avant qu’après de devoir assister et collaborer au combat de la destiné de notre peuple.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>23.10.1941</b>       <br />
       Aujourd’hui nous avons eu une visite importante, le Reichsführer SS  était invité chez nous et a visité ici notre bataillon ukrainien. Je me suis aussi présenté à lui dans les termes suivants : « Secrétaire Mattner. Ici j’ai le contrôle des tâches administratives ». Il se dirigea vers moi, me tendit la main et dit : « Vous vous présentez comme un futur lieutenant ». Cela a fait un vrai tabac auprès de nos hommes. Le haut-fonctionnaire est très fier de moi. Il a à nouveau fait mon éloge du fait que cela devait arriver juste pour moi, que j’avais dû prendre fait et cause pour les fonctionnaires de l’administration. Une promulgation à ce propos viendra bientôt. Tu ne comprendras pas tout, aussi je devrais te raconter un long roman à ce sujet et cela ne t’intéresserait pas vraiment. Le haut-fonctionnaire est énormément fier du fait que moi, en tant qu’originaire d’Ostmark, je sois présentable, et ne fais pas figure d’irrécupérable à être soldat comme le sont les fonctionnaires, ainsi qu’il l’a exprimé. J’ai aussi reçu 4 autres lieutenants en formation, et il a raconté partout que je les formais de manière méticuleuse. Ces 4 et un Oberleutnant sont quand même des Reichsdeutsche originaires du vieux Reich. Tu vois alors, pour ces raisons je dois tenir bon ici et ne dois pas revenir à la maison, parce qu’il raconte partout qu’il est très fier de moi, Viennois, parce qu’il se réjouit vraiment de moi et que tout est si sérieusement traité, que partout où il m’envoie les choses sont en ordre et que je suis son collaborateur le plus travailleur. Tu ne seras pas en joie d’apprendre ça ? Tu reconnaîtras que je dois encore tenir un moment ici, d’autant plus que je dois souligner à nouveau que ça va très bien pour moi ici. Je ne peux que le répéter.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>26.10.1941</b>       <br />
       Ensuite j’allai dans le département spécial – je commençai alors mon dimanche –  car le garde m’avait promis de me montrer les pièces [de monnaie] qui avaient été prises aux Juifs. Et en effet : mon cœur numismatique ne pouvais pas cesser de s’émerveiller. Environ 200 pièces d’or – pièces de 10, 15 et 20 roubles, en dehors de ça quelques pièces d’or de monnaie étrangère – 10 dollars, etc. Je ne pouvais pas être assez rassasié en les voyant. Puis il me montra  les pièces de monnaie restantes – russes, et d’autres de l’étranger – en tout environ la moitié d’une corbeille à linge. J’aurai aimé commencé à les trier… Ah, autre chose. Je ne t’ai pas encore fait part de la quantité de travail. Le samedi précédent, c’est-à-dire il y a huit jours, nous avions eu une exécution à Moguilev – c’est-à-dire ici. Trois médecins avaient provoqué la communauté et furent responsables de la mort d’aviateurs tombés dans prison, et le capitaine fut offert sur la place du marché à un groupe de partisans des environs. L’après-midi, de 15h30 à 16h, la population devait se trouver sur la place. Environ 50.000 personnes, dont moi, l’ensemble de l’armée, le [illisible], l’OT, tout ce que nous avons ici. A travers un haut-parleur, le jugement et la sentence furent prononcés en allemand et en russe, puis deux autos démarrèrent, dans lesquels étaient assis les condamnés, les mains liées. Des Ukrainiens leur passèrent le nœud coulant autour du cou, puis les autos partirent, et les quatre pendus à la double potence. Ils restèrent pendus pendant trois heures, en guise d’exemple dissuasif, puis ils furent éloignés. Chacun pouvait venir les voir dans les environs proches. Je les ai vus à une distance d’un mètre. C’était aussi la première fois que je voyais des pendus. Tu comprendras maintenant que j’ai beaucoup de nouvelles impressions, que je vis beaucoup de choses, que je vois, entends, participe, apprends beaucoup, etc. Bref, je ne m’ennuie pas et je reconnais que je suis content, que je suis à l’extérieur, car ici j’ai vraiment un autre aperçu de plein de choses que l’on se représente bien différemment au pays. Et malgré cela je dis, parce que tu me disais, la main sur le cœur : Je suis aujourd’hui, après cinq semaines d’un même et véritable sentiment joyeux, je suis comme au premier jour. Et je redis : C’est un plaisir de vivre.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Mogilev, le 27.10.1941</b>       <br />
       	Je n’ai pas réussi à écrire beaucoup aujourd’hui. Suis si fatigué. 11h 45. Une chose cependant : lors du souper, j’ai appris que dans notre district déjà 27.000 Juifs avaient été descendus. Et 24.000 à Kiev !       <br />
              <br />
       <b>Le 28.10.1941</b>       <br />
       	Une deuxième chose. Je t’en avais fait part aujourd’hui et peux maintenant te le détailler. En fait, je n’en ai pas le droit. Gard-le pour toi et seulement pour les parents s’il te plaît. Non, je ne te l’écrirai pas, je te le dirai de vive voix, jusqu’à ce que je revienne en permission. On ne sait pas, des fois, si la lettre sera lue par je ne sais quel organisme de censure, et je recevrais alors une réprimande.       <br />
              <br />
       <b>31.10.1941</b>       <br />
       Quand nous, les Allemands, nous avons quelque chose, nous ne le rendons pas facilement. Ici, nous avons fait en sorte que ce pays nous appartienne. Jusqu’à l’Oural.       <br />
              <br />
       <b>13.4.1942</b>       <br />
       	J’aimerais bien renoncer à tout quand je suis près de toi et des enfants, pouvoir être là jusqu’à ton accouchement. J’espère pouvoir le faire. Je n’en serais alors pas mécontent. Pour deux raisons. Premièrement pour des raisons nationales-socialistes, et deuxièmement pour ne pas te faire de mal…       <br />
              <br />
       <b>19.4.1942</b>       <br />
       	J’ai été vraiment étonné par Hugo ! Mais c’est bête. Pourquoi agit-on comme ça ? Je ne peux pas le comprendre. On aurait du l’envoyer une demi-année ici en Russie avec la Melli ! Alors il parlerait différemment et eux aussi. Pendant les sept mois passés ici et où je suis avec des centaines d’autres, je n’ai encore jamais entendu pester contre le parti, ce que je peux te dire honnêtement, car ici chacun se sent seulement « Allemand », et Allemand signifie exactement aujourd’hui uniquement « nazi ». Il n’y a rien d’autre. Et chacun peste contre la « putain de Russie » et n’espère rien plus ardemment que de pouvoir retourner dans « la patrie du Reich ». Pourquoi n’envoie-t-on pas Hugo ici. Ici il pourrait aller avec la Melly tous les dimanches à l’église. Sans être inquiété…       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>23.11.1941</b>       <br />
       	Il est clair que je vais rentrer à la maison avec de nouvelles expressions. Et il y a une raison, qui est belle pour moi en tant que national-socialiste, qui provoque toujours en moi des larmes aux yeux. Que toute la grande Allemagne – comme partout – est unie dans cette guerre. Et ici nous avons des Berlinois, des Allemands du Nord, du centre, du Sud, de l’Est, de l’Ouest, des Viennois, des Allemands des Sudètes, bref, toutes les régions sont représentées et tout cela s’élime lentement. Nous apprenons du Berlinois à dire Eisbein à la place de Schweinehaxen [jarret de porc], et le Berlinois connaît nos pommes de terre grillées à la place de leurs pommes de terre cuites, etc. Cela conduira loin, mais c’est un superbe sentiment.       <br />
              <br />
       <b>22.9.1941</b>       <br />
       	Si je n’étais pas déjà national-socialiste, le premier jour de mon intervention dans la guerre l’aurait fait de moi à cent pour cent.        <br />
              <br />
       <b>29.9.1941</b>       <br />
       	Chez nous on s’organise au maximum, c’est-à-dire, on enlève tout aux Juifs.       <br />
              <br />
       <b>3.10.1941</b>       <br />
       	Je dois en fait déjà aller dormir, car il est déjà 21h, et demain je suis engagé dans une action spéciale. Lever à 4h30 et nous partons à 5h30. Demain, j’aurai la possibilité pour la première fois d’utiliser mon pistolet. J’ai emporté 28 coups. Cela ne suffira probablement pas, mais un autre camarade me prêtera son pistolet ou sa carabine. Je ne sais pas si je dois absolument t’écrire ça, que les Juifs sont notre malheur, mais cela t’es déjà connu depuis longtemps, et nous l’avons constaté tout le temps du trajet de Varsovie à ici, combien de camarades reposent déjà dans la terre froide, portant une simple croix de bois et un casque d’acier. Certains ont bien leur nom sur la croix – la plupart dans une belle écriture allemande – mais pour d’autres leur nom est effacé, et nombreux sont ceux où l’on peut seulement lire : « Ici repose un soldat allemand ». Ainsi dorment de nombreux jeunes hommes, pour avoir préservé la patrie de ces monstres que nous rencontrons ici. C’est vraiment terrible de regarder ces hordes asiatiques. Nous, Européens, comment en sommes-nous arrivés là. Ces pauvres 56.000 tombés de notre côté. Ils n’avaient aussi pas rêvé jadis qu’ils devraient reposer à l’étranger, à des milliers de kilomètres de leur patrie. Et pense au soldat de première classe Frinkdort, porteur de la Ritterkreuz, qui a éliminé 30 ou 40 panzers russes, et au fils du ministre de l’intérieur Dr. Frick, qui sont morts ici et qui reposent environ à 30km de là. Ils doivent avoir une très belle tombe, [mots illisibles]. J’échangerais la plus belle tombe contre un retour au pays. Je veux cela pour moi, si j’ai la possibilité de le voir encore une fois.       <br />
              <br />
       <b>2.10.1941</b>       <br />
       	Tu peux donc comprendre l’amertume qui règne en moi et que tout le monde ici ressent en souvenir de notre patrie et de notre grand combat du destin que nous devons mener ici pour notre peuple.       <br />
       	C’est bien égal qu’il y ait 1.200 Juifs, qui sont trop nombreux dans une ville, qui doivent être éliminés, comme on le dit si bien. Ce n’est seulement qu’une juste punition pour tout le malheur qu’ils nous ont fait, à nous, Allemands, et qu’ils nous font encore.        <br />
       	Jusqu’à ce que je rentre à la maison, je te raconterai de belles choses. Mais c’est assez pour aujourd’hui, sinon tu vas croire que je suis sanguinaire.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminaireshoah.org/Lettres-d-un-secretaire-de-police-a-sa-femme-Moguilev-Bielorussie-1941-1942_a215.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Techniques et acteurs de "l'Opération 1005"</title>
   <updated>2011-08-10T15:38:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminaireshoah.org/Techniques-et-acteurs-de-l-Operation-1005_a234.html</id>
   <category term="Contributions scientifiques" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminaireshoah.org/photo/art/imagette/3190298-4563178.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-08-10T15:28:00+02:00</published>
   <author><name>Edouard Husson</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
d'après les témoignages de Yahad et la Commission d'Etat extraordinaire soviétique. Par Patrice Bensimon     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminaireshoah.org/photo/art/default/3190298-4563178.jpg" alt="Techniques et acteurs de "l'Opération 1005"" title="Techniques et acteurs de "l'Opération 1005"" />
     </div>
     <div>
      &quot;Dans la journée, on voyait juste de la fumée, mais, une fois la nuit tombée, nous pouvions voir les prisonniers descendre vers les fosses, jeter des corps dans les brasiers, ces brasiers étaient très hauts, au moins de cinq mètres […] nous voyions cela, grâce à la lumière des lampes fixées dans les arbres par les Allemands. Ils avaient aussi installé des tours de garde et des barbelés. Mais de nos maisons, on pouvait voir beaucoup de choses, peut-être que certains regardaient même de leur perron...&quot;
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   <title>Newsletter de Yahad-in Unum - Août 2011</title>
   <updated>2011-08-10T10:48:00+02:00</updated>
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   <category term="Yahad-in Unum" />
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   <published>2011-08-10T10:40:00+02:00</published>
   <author><name>Edouard Husson</name></author>
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      <img src="http://www.seminaireshoah.org/photo/art/default/3189564-4562103.jpg" alt="Newsletter de Yahad-in Unum - Août 2011" title="Newsletter de Yahad-in Unum - Août 2011" />
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      L'histoire de la Shoah en Roumanie - Conférence &quot;Politique de mémoire&quot; à Melbourne - Le séminaire européen des professeurs à la Maison Anne Frank d'Amsterdam - Une délégation espagnole chez Yahad - Un article sur les Einsatzgruppen.
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