Le 7 mars 2012
Dans une société comme la nôtre, il est, me semble-t-il, du devoir de chaque citoyen d’alerter ses représentants, avec tout l’égard et le respect qui leur est dû, lorsque les agissements et les propos de certains d'entre eux, voulus on non, ne s’accordent pas, à leurs yeux, avec les principes qui les unissent, les valeurs communes et les règles propices à la qualité du « vivre ensemble ».
"Les religions devaient réfléchir au maintien de traditions qui n'ont plus grand-chose à voir avec l'état aujourd'hui de la science, l'état de la technologie, les problèmes de santé", avez-vous dit, manifestant ainsi indulgence et soutien vis-à-vis de M. Guéant.
Quel est le grand défi pour l’homme aujourd’hui ? A mon avis : d’abord, trouver l’équilibre, l’harmonie en lui-même, avec sa famille, et se réaliser en tant qu'homme. Pour se faire, certains s’appuient sur des traditions, des rites ancestraux qui, par définition, n’ont rien de rationnel. Qui fait référence à la science, à la technologie, de nature différente, commet donc une erreur.
Quel est le plus grand défi pour le citoyen ? Participer, être acteur de son devenir, prendre ses responsabilités au sein du collectif, …
Par conséquent, quel devrait être le grand défi pour le politique ? Permettre au citoyen de réussir le sien : voir plus loin, éclairer la route de sa lanterne (ou de son phare, selon sa dimension) en veillant au respect des règles communes, aplanir les sentiers, créer des ponts, réunir les conditions de la responsabilisation individuelle et de la cohésion au sein du collectif, pour chacun trouve sa place, nourrisse et exprime ses ambitions, ses talents, ses aptitudes… Bref, il y aurait tant à dire sur ce sujet !
Certains observateurs de la vie publique vous prédisent un avenir à la tête de l’état au terme du prochain mandat. Je ne connais ni leurs sources ni madame Soleil, mais, vu votre parcours, sans doute ont-ils des raisons de le croire. Alors je vous en conjure, M. Fillon, dans l’intérêt du pays, que vous dites servir, n’allez pas sur ce terrain. Et surtout pas maintenant ! Trop de gens s’y bousculent pour de mauvaises raisons ! Vous risqueriez de vous embourber dans ce marécage virtuel et vous perdre. Le pays se priverait alors d’une alternative crédible dans cinq ans - ce qui ne présage pas de l'attribution de mon suffrage. Ces thèmes hallucinogènes, sans réelle justification, ne devraient-ils pas, plutôt, appartenir au passé ? Non, vraiment M. le Premier ministre, rien ne vous oblige à partir dans cette direction. Comment d’ailleurs un défenseur de la laïcité peut-il aller de ce côté ? Ne sommes-nous pas dans un pays de séparation de l'Église et de l'État ?
« Nous sommes contre le communautarisme », avez-vous ajouté.
Le communautarisme est-il, actuellement, la pire de nos préoccupations, M. Fillon ? Certains y voient une conspiration, un mouvement paradoxal, émanant d’une force « invisible », soustrayant les membres des minorités « visibles » à l’ordre établit, alors que le repli communautaire (ou identitaire) n’est, le plus souvent, qu’un moyen de défense contre une société jugée inhospitalière, voir hostile, à tort ou a raison. En réalité, le communautarisme n’est autre qu’une camisole. Qui voudrait s’enfermer de plein gré dans une camisole ? Le pire n’est pas le communautarisme, mais l’individualisme forcené, le « chacun pour soi », le « tous pour moi », au détriment des autres, en particulier des plus fragiles et des plus précaires (la France dans bas) qui se développe insidieusement, particulièrement en temps de crise, dans les sociétés modernes. L’individualisme exacerbé, conduit à l’égoïsme, à l'égotisme, au renoncement à l’intérêt général et, parallèlement, au renoncement à l’intégration des minorités, vécue comme un leurre, donc au repli, à l’origine du communautarisme. Le communautarisme est un fléau, soit, mais un fléau qu’il convient d’analyser comme une conséquence, en l'absence de perspective ou de choix. Ce phénomène peut s’apparenter à un suicide de la citoyenneté, parfois même, à un suicide collectif. Mais ne mettons pas "la charrue avant les bœufs", s’il vous plait !
Après, le palmarès des civilisations, après lien entre droit de vote des étrangers et viande halal – j’en passe et des meilleurs -, faut-il vraiment chercher à sauver le soldat Guéant ? D’ailleurs, le peut-on ?... Là encore, n’y a-t-il pas d’autres priorités ? Encourager l’esprit civique et la citoyenneté, par exemple (« Si ça continu comme ça, plus personne n’ira voter le mois prochain ! »). Siffler la fin de la récré, sommer les « garnements » d’observer le silence dans les rangs comme le fait l’instituteur : « Je vous prie de vous arrêter ! », disait M. Balladur. N’est-ce pas, aussi, le rôle d'un chef de gouvernement ?
Je dois vous avouer que, depuis quelques années, la terre natale se dérobe sous nos pieds. Il y a peu, alors que nous patientions tranquillement, ma conjointe et moi-même, au palais des congres de la porte de Versailles, une femme, bien sous tous rapports, nous a vivement encourager à quitter le pays sans espoir de retour : « On n’est plus chez nous !... Il n’y a que des problèmes avec ces gens-là !…. ».
Peut-être pensait-elle que nous venions d’une autre planète, ou que nous descendions de je ne sais quelle forêt équatoriale, toujours est-il que le timbre de sa voix et la tension sur son visage ne laissait aucun doute qu’en aux sentiments à notre égard. C’est peu de chose, me direz-vous ! Sans doute, mais, croyez-en mes antennes, un vent de « retourne chez-toi » s'insinue par endroits. L’air en est saturé. Pire que les pollens de mai !
Une chose est sûre : comme un enfant imite ses parents et ses pairs (on parle alors de phénomène de socialisation) l’attitude des représentants et élus influence celle de leurs concitoyens, souvent à retardement. Et je vous assure que les amalgames et les propos tenus – volontairement ou non - par certains lieutenants ne présagent rien de bon !
J’en viens à me poser une question : « Prendrons-nous jamais racine, nous autres, musulmans, juifs ou "marrons" ? Ou, sommes-nous condamnés à l’exil ? » C’est un peu fort, pensez-vous ? Totalement infondé ? Peut-être même mensonger ? Méprisant ? Insultant ? Non, aucunement !
Pour mieux appréhender le phénomène, il suffit d’observer ce qui se passe sur autoroute au retour des vacances lorsqu’un automobiliste freine d’un coup sec, une fois, deux fois... sans intention particulière. Le suivant en fait autant (quand, pris de panique, il ne fonce pas dans l’arrière train du premier, créant un gigantesque carambolage), la circulation se ralenti en accordéon, un bouchon finit par se former, laissant tout le monde à l’arrêt, impatient et irrité.
Voilà à peu près ce que nous risquons à l’échelle de la nation en laissant faire les agitateurs de chiffons rouges, une fois, deux fois... : les carambolages, les blessés (ou pire), le repli, la colère et la peur, la rage et le désespoir. D’autant que, à l’instar de ce qui se produit sur autoroute, l’individu à l’origine du barrage est déjà loin lorsque les autres redémarrent.
Pour rester en bonne santé et pour guérir, nous enseigne le professeur Gerald Huther, neurobiologiste bien connu Outre-rhin (fameux modèle Allemand !), chaque individu a besoin de trois éléments : « premièrement le sentiment qu’il peut faire quelque chose, qu’il est compétent et qu’on peut se débrouiller dans différentes situations de la vie. C’est la confiance en soi : j’ai confiance en ma capacité de faire quelque chose. Mais le plus souvent, ça ne suffit pas, on s’en aperçoit qu’en on tombe malade. Il faudrait alors avoir cette deuxième forme de confiance que beaucoup de gens perdent en grandissant : la certitude que, si je ne m’en sort pas tout seul, quelqu’un va venir m’aider à aller mieux. Ce serait bien si on pouvait conserver ce sentiment. Et puis il y a une troisième forme de confiance, qui est vraiment propre à l’humain, et qui est plus difficile à décrire : elle est liée à la spiritualité et à la foi. Disons que c’est le sentiment qu’on fait partie de ce monde et que les choses vont s’arranger… ».
Ici, la bonne santé et la guérison dont il est question concerne le patient. Remplaçons maintenant le patient par le citoyen. Pour être en bonne santé, ou pour guérir, après un accident de vie par exemple, le citoyen a, aussi, besoin de ces trois éléments : la confiance en soi, la confiance en l’autre et la confiance en une dimension qui le dépasse : dieu, l’infini, le culte, … pour certains ; la nation, l’état, la république, … pour d’autres. Lorsque les temps sont dures, en l’absence de projet de société (l’érosion du pacte républicain ?), lorsque l’individualisme atteint son paroxysme et, de surcroit, lorsqu’un ministre, garant de la paix civile, joue les apprenties sorciers en s’en prenant à la civilisation, en évoquant certaines (soi-disant) pratiques, en exposant des risques chimériques… vis-à-vis des minorités, déjà largement affectées par le déni ou les stigmatisations, sur quel pilier la confiance de ces citoyens à part, peut-elle reposer ? Au mieux, sur leurs familles, leurs communautés d’origines et/ou sur leur foi – peut-on les en blâmer ? N’inversons pas causes et effets ! Au pire, sur rien, le néant, et alors…
Mais, enfin, n’y a-t-il pas, aujourd’hui, de thèmes plus déterminants que la sécurité et l’immigration ? Au secours, Monsieur Fillon, parlez-nous des vrais sujets, s'il vous plait ! Car l'enjeu, voyez-vous, ce n'est plus nous, se sont nos enfants !
Vraiment, Monsieur le Premier ministre, on ne peut qu’être "attristé(e) de voir s'étaler des jugements négatifs et dévalorisants" à l’encontre des minorités de France, pour reprendre les termes de Salima Saa, Secrétaire nationale UMP, chargée du développement urbain.
Vous remerciant de votre compréhension...
Dans une société comme la nôtre, il est, me semble-t-il, du devoir de chaque citoyen d’alerter ses représentants, avec tout l’égard et le respect qui leur est dû, lorsque les agissements et les propos de certains d'entre eux, voulus on non, ne s’accordent pas, à leurs yeux, avec les principes qui les unissent, les valeurs communes et les règles propices à la qualité du « vivre ensemble ».
"Les religions devaient réfléchir au maintien de traditions qui n'ont plus grand-chose à voir avec l'état aujourd'hui de la science, l'état de la technologie, les problèmes de santé", avez-vous dit, manifestant ainsi indulgence et soutien vis-à-vis de M. Guéant.
Quel est le grand défi pour l’homme aujourd’hui ? A mon avis : d’abord, trouver l’équilibre, l’harmonie en lui-même, avec sa famille, et se réaliser en tant qu'homme. Pour se faire, certains s’appuient sur des traditions, des rites ancestraux qui, par définition, n’ont rien de rationnel. Qui fait référence à la science, à la technologie, de nature différente, commet donc une erreur.
Quel est le plus grand défi pour le citoyen ? Participer, être acteur de son devenir, prendre ses responsabilités au sein du collectif, …
Par conséquent, quel devrait être le grand défi pour le politique ? Permettre au citoyen de réussir le sien : voir plus loin, éclairer la route de sa lanterne (ou de son phare, selon sa dimension) en veillant au respect des règles communes, aplanir les sentiers, créer des ponts, réunir les conditions de la responsabilisation individuelle et de la cohésion au sein du collectif, pour chacun trouve sa place, nourrisse et exprime ses ambitions, ses talents, ses aptitudes… Bref, il y aurait tant à dire sur ce sujet !
Certains observateurs de la vie publique vous prédisent un avenir à la tête de l’état au terme du prochain mandat. Je ne connais ni leurs sources ni madame Soleil, mais, vu votre parcours, sans doute ont-ils des raisons de le croire. Alors je vous en conjure, M. Fillon, dans l’intérêt du pays, que vous dites servir, n’allez pas sur ce terrain. Et surtout pas maintenant ! Trop de gens s’y bousculent pour de mauvaises raisons ! Vous risqueriez de vous embourber dans ce marécage virtuel et vous perdre. Le pays se priverait alors d’une alternative crédible dans cinq ans - ce qui ne présage pas de l'attribution de mon suffrage. Ces thèmes hallucinogènes, sans réelle justification, ne devraient-ils pas, plutôt, appartenir au passé ? Non, vraiment M. le Premier ministre, rien ne vous oblige à partir dans cette direction. Comment d’ailleurs un défenseur de la laïcité peut-il aller de ce côté ? Ne sommes-nous pas dans un pays de séparation de l'Église et de l'État ?
« Nous sommes contre le communautarisme », avez-vous ajouté.
Le communautarisme est-il, actuellement, la pire de nos préoccupations, M. Fillon ? Certains y voient une conspiration, un mouvement paradoxal, émanant d’une force « invisible », soustrayant les membres des minorités « visibles » à l’ordre établit, alors que le repli communautaire (ou identitaire) n’est, le plus souvent, qu’un moyen de défense contre une société jugée inhospitalière, voir hostile, à tort ou a raison. En réalité, le communautarisme n’est autre qu’une camisole. Qui voudrait s’enfermer de plein gré dans une camisole ? Le pire n’est pas le communautarisme, mais l’individualisme forcené, le « chacun pour soi », le « tous pour moi », au détriment des autres, en particulier des plus fragiles et des plus précaires (la France dans bas) qui se développe insidieusement, particulièrement en temps de crise, dans les sociétés modernes. L’individualisme exacerbé, conduit à l’égoïsme, à l'égotisme, au renoncement à l’intérêt général et, parallèlement, au renoncement à l’intégration des minorités, vécue comme un leurre, donc au repli, à l’origine du communautarisme. Le communautarisme est un fléau, soit, mais un fléau qu’il convient d’analyser comme une conséquence, en l'absence de perspective ou de choix. Ce phénomène peut s’apparenter à un suicide de la citoyenneté, parfois même, à un suicide collectif. Mais ne mettons pas "la charrue avant les bœufs", s’il vous plait !
Après, le palmarès des civilisations, après lien entre droit de vote des étrangers et viande halal – j’en passe et des meilleurs -, faut-il vraiment chercher à sauver le soldat Guéant ? D’ailleurs, le peut-on ?... Là encore, n’y a-t-il pas d’autres priorités ? Encourager l’esprit civique et la citoyenneté, par exemple (« Si ça continu comme ça, plus personne n’ira voter le mois prochain ! »). Siffler la fin de la récré, sommer les « garnements » d’observer le silence dans les rangs comme le fait l’instituteur : « Je vous prie de vous arrêter ! », disait M. Balladur. N’est-ce pas, aussi, le rôle d'un chef de gouvernement ?
Je dois vous avouer que, depuis quelques années, la terre natale se dérobe sous nos pieds. Il y a peu, alors que nous patientions tranquillement, ma conjointe et moi-même, au palais des congres de la porte de Versailles, une femme, bien sous tous rapports, nous a vivement encourager à quitter le pays sans espoir de retour : « On n’est plus chez nous !... Il n’y a que des problèmes avec ces gens-là !…. ».
Peut-être pensait-elle que nous venions d’une autre planète, ou que nous descendions de je ne sais quelle forêt équatoriale, toujours est-il que le timbre de sa voix et la tension sur son visage ne laissait aucun doute qu’en aux sentiments à notre égard. C’est peu de chose, me direz-vous ! Sans doute, mais, croyez-en mes antennes, un vent de « retourne chez-toi » s'insinue par endroits. L’air en est saturé. Pire que les pollens de mai !
Une chose est sûre : comme un enfant imite ses parents et ses pairs (on parle alors de phénomène de socialisation) l’attitude des représentants et élus influence celle de leurs concitoyens, souvent à retardement. Et je vous assure que les amalgames et les propos tenus – volontairement ou non - par certains lieutenants ne présagent rien de bon !
J’en viens à me poser une question : « Prendrons-nous jamais racine, nous autres, musulmans, juifs ou "marrons" ? Ou, sommes-nous condamnés à l’exil ? » C’est un peu fort, pensez-vous ? Totalement infondé ? Peut-être même mensonger ? Méprisant ? Insultant ? Non, aucunement !
Pour mieux appréhender le phénomène, il suffit d’observer ce qui se passe sur autoroute au retour des vacances lorsqu’un automobiliste freine d’un coup sec, une fois, deux fois... sans intention particulière. Le suivant en fait autant (quand, pris de panique, il ne fonce pas dans l’arrière train du premier, créant un gigantesque carambolage), la circulation se ralenti en accordéon, un bouchon finit par se former, laissant tout le monde à l’arrêt, impatient et irrité.
Voilà à peu près ce que nous risquons à l’échelle de la nation en laissant faire les agitateurs de chiffons rouges, une fois, deux fois... : les carambolages, les blessés (ou pire), le repli, la colère et la peur, la rage et le désespoir. D’autant que, à l’instar de ce qui se produit sur autoroute, l’individu à l’origine du barrage est déjà loin lorsque les autres redémarrent.
Pour rester en bonne santé et pour guérir, nous enseigne le professeur Gerald Huther, neurobiologiste bien connu Outre-rhin (fameux modèle Allemand !), chaque individu a besoin de trois éléments : « premièrement le sentiment qu’il peut faire quelque chose, qu’il est compétent et qu’on peut se débrouiller dans différentes situations de la vie. C’est la confiance en soi : j’ai confiance en ma capacité de faire quelque chose. Mais le plus souvent, ça ne suffit pas, on s’en aperçoit qu’en on tombe malade. Il faudrait alors avoir cette deuxième forme de confiance que beaucoup de gens perdent en grandissant : la certitude que, si je ne m’en sort pas tout seul, quelqu’un va venir m’aider à aller mieux. Ce serait bien si on pouvait conserver ce sentiment. Et puis il y a une troisième forme de confiance, qui est vraiment propre à l’humain, et qui est plus difficile à décrire : elle est liée à la spiritualité et à la foi. Disons que c’est le sentiment qu’on fait partie de ce monde et que les choses vont s’arranger… ».
Ici, la bonne santé et la guérison dont il est question concerne le patient. Remplaçons maintenant le patient par le citoyen. Pour être en bonne santé, ou pour guérir, après un accident de vie par exemple, le citoyen a, aussi, besoin de ces trois éléments : la confiance en soi, la confiance en l’autre et la confiance en une dimension qui le dépasse : dieu, l’infini, le culte, … pour certains ; la nation, l’état, la république, … pour d’autres. Lorsque les temps sont dures, en l’absence de projet de société (l’érosion du pacte républicain ?), lorsque l’individualisme atteint son paroxysme et, de surcroit, lorsqu’un ministre, garant de la paix civile, joue les apprenties sorciers en s’en prenant à la civilisation, en évoquant certaines (soi-disant) pratiques, en exposant des risques chimériques… vis-à-vis des minorités, déjà largement affectées par le déni ou les stigmatisations, sur quel pilier la confiance de ces citoyens à part, peut-elle reposer ? Au mieux, sur leurs familles, leurs communautés d’origines et/ou sur leur foi – peut-on les en blâmer ? N’inversons pas causes et effets ! Au pire, sur rien, le néant, et alors…
Mais, enfin, n’y a-t-il pas, aujourd’hui, de thèmes plus déterminants que la sécurité et l’immigration ? Au secours, Monsieur Fillon, parlez-nous des vrais sujets, s'il vous plait ! Car l'enjeu, voyez-vous, ce n'est plus nous, se sont nos enfants !
Vraiment, Monsieur le Premier ministre, on ne peut qu’être "attristé(e) de voir s'étaler des jugements négatifs et dévalorisants" à l’encontre des minorités de France, pour reprendre les termes de Salima Saa, Secrétaire nationale UMP, chargée du développement urbain.
Vous remerciant de votre compréhension...
