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Chers amis,
Reprenons le fil de nos contacts.
Tout d'abord, il faut vous faire part du décès très récent de Raoul Giret, que certainement beaucoup d'entre vous ont connu ; il s'est tant donné à la cause de Teilhard... Il fut notre Président de 1996 à 2003, au moment du lancement des cinq grands voyages "sur les pas de Teilhard" préparatoires à la célébration du cinquantième anniversaire de la mort du grand jésuite. Il ne participait plus aux réunions du Conseil, mais suivait ses réflexions et en était membre d'honneur. Lors de ses obsèques l'association fut bien présente pour manifester aux siens notre respect et notre reconnaissance.
Evoquons maintenant les événements qui ont jalonné la marche de l'association depuis notre dernier échange.
1- Evénements récents-Retraite au Sacré Cœur de Montmartre, les 3 et 4 mars. Organisée par Chantal Amouroux, elle est maintenant bien traditionnelle. Elle fut animée par le Père Martelet, si merveilleusement bien remis, et le Père Olivier Teilhard de Chardin sur le thème : « L'amour de Dieu et l'amour du monde dans la vie chrétienne », à partir de « Forma Christi », texte des « Ecrits du temps de la Guerre ». Une bonne cinquantaine de personnes y ont participé, pour la plupart membres de l'Association. Devant la qualité de cette retraite, nous aimerions la voir accueillir davantage des personnes étrangères à l'association. Il va falloir en faire la proposition d'une façon beaucoup plus large et diverse.
- Assemblée Générale de l'Association, le 24 mars
Elle se tint dans les magnifiques locaux de la Conférence des Evêques de France, avenue de Breteuil. Elle comportait plusieurs étapes :
*Une AG Extraordinaire, afin d'entériner la modification des statuts, à la suite de l'expérience concluante de la création d'un poste de Secrétaire général (Hilaire Giron) et d'un bureau exécutif. Cette AG extraordinaire a également complété l’article relatif aux finalités de l’association, y rajoutant le terme inscrire dans l’actualité la pensée de Teilhard, plutôt que le terme actualiser qui figurait dans le projet. Malgré l'accord à l’unanimité des membres présents et représentés quant à ces modifications, le quorum nécessaire pour entériner ce projet n'étant pas atteint, il a fallu réunir formellement une 2éme assemblé extraordinaire le 14 avril pour acter valablement le texte des nouveaux statuts.
* Une AG ordinaire
Il y fut procédé au renouvellement statutaire des 5 administrateurs sortants, qui tous se représentaient. En outre, un poste étant vacant après le décès de notre ami Michel Aubin, il fut proposé à l'élection la candidature d'un nouvel administrateur, Alain Hatier. Libraire, ayant une grande expérience de l'animation de réseaux commerciaux, Alain est un membre très actif dans sa région de Troyes. Il est à l'origine de la création de plusieurs groupes (Troyes, Sens, et bientôt Reims). Il a été initiateur de nombreuses conférences dans cette région et d'un cycle d'enseignement sur Teilhard à Troyes. Tout cela en excellente relation avec son évêque, Mgr Stenger. Dans le sillage de toutes ces actions, le Centre Catholique des Médecins de Reims a reçu le 7 février le Père Madelin pour une conférence : « Teilhard, homme de science et passionné de Dieu », et Mgr Dupleix intervenait à Troyes le 12 avril sur le thème « Teilhard, prophète du troisième millénaire » .Comme vous le voyez, un nouvel administrateur très impliqué...
Autre point. Notre trésorier, Jacques Lacoste, a fait état d'un résultat légèrement négatif de nos finances. Rien de trop inquiétant : nous avons eu à investir pour la rénovation du site Internet. Et nos résultats sont soumis aux aléas des dates de rentrée des cotisations. Nos adhérents vieillissent ; les nouveaux sont moins généreux.
Il nous faut à nous tous, les responsables de groupe, bien faire sentir à nos membres la nécessité et l'apport d'une association centrale active et vivante ; elle a besoin de leur adhésion et collaboration. La diffusion de cette lettre trimestrielle peut aider à leur en donner perception.
*Une conférence/table ronde « La pensée de Teilhard peut-elle nous aider à orienter nos choix politiques ? »Y intervinrent successivement Pierre-Louis MATTHIEU, un de nos membres auteur d'un ouvrage publiée en 1969 sur « la vision politique de Teilhard de Chardin » ; il en présenta les principaux axes. Puis le Père Matthieu Rougé, délégué de l'épiscopat auprès des Assemblées Parlementaires et curé de Ste Clotilde, présenta le message publié par les évêques de France le 3 octobre 2011 dans la perspective des élections. Ceci suivi d'un débat.
Conclure l'AG par une conférence de qualité, ouverte à tous, même les non-membres, est très porteur. Cette année, elle traitait de plus d'un thème en phase avec les préoccupations concrètes du moment. Cet axe dans le choix du thème traité est à retenir, car il permet d'intéresser autour de nous de façon plus large. La participation en a été la preuve. Par ailleurs, nous envisageons l'an prochain, de proposer une AG incluant un temps de déjeuner de façon à permettre de vraies rencontres entre nous.
- « Ensemble construisons le terre »- Exposition et manifestations à Genève, du 26 au 31 mars
Rémo Vescia, avec le soutien de Jésuites italiens, a organisé toute une série d'événements dans la région de Genève.
Tout d'abord, le déploiement dans l'église St Joseph de sa magnifique exposition. Puis une série de conférences dans diverses églises genevoises et au Monastère de Collombey, conférences données par Remo Vescia et Pierre Emonet. Elles étaient proposées en association avec un spectacle-prière présentant « La messe sur le Monde », Julien Lambert récitant ce texte mystique, Anouk Molendjik entrelaçant dans les interstices de cette prière des airs de musique sacrée (Mozart, Rossini, Fauré..). Un grand rayonnement pour faire connaître Teilhard en Suisse et contribuer au rayonnement du groupe de Genève.
Cette exposition, magnifique et au catalogue somptueux, est appelée à beaucoup circuler. Vous pouvez envisager d'organiser sa venue. De plus, un extrait Power-Point va être mis au point, ce qui permettra de mettre en œuvre des expositions plus légères. C'est ce qui va être prochainement exposé à Besançon. Et sans doute à l'automne à Aix en Provence
-Visite de Haiyan Wang.
Elle est la tête de pont de Teilhard en Chine. Professeur de langues au BLCU (Beijing Language and Culture University), elle avait participé très activement au Colloque de Pékin en 2003, puis assisté et intervenue (par un témoignage très émouvant) au Colloque de New York en 2005. Elle est en charge de la traduction et de la diffusion des œuvres de Teilhard en Chine. Elle était en France pour quelques jours à l'occasion d'un colloque universitaire. Une rencontre de travail a eu lieu le 26 mars à l'Association, autour de Gérard Donnadieu, Marie- Anne Roger et Jacques Masurel. Ceci a permis de faire un point. Le tome 8, « La place de l'homme dans la nature », est maintenant traduit en chinois. Lors du colloque de 2003 en Chine, il avait été demandé aux participants de contribuer à la constitution d'un fond en vue d'aider au lancement de traductions de l'œuvre de Teilhard. Une partie de ce fond va alors être libéré dans ce but. A été évoqué aussi le lancement d'une association Teilhard en Chine ; ainsi que le déplacement d'Haiyan Wang à Lisbonne pour une intervention lors du colloque sur la Chine qui s'y organise en mai 2013 . Une petite réception amicale eut lieu le soir en son honneur chez Gérard Donnadieu, à laquelle participèrent quelques-uns de ses amis et quelques membres du Conseil.
-Démission du Responsable de la Communication
Olivier de Galzain, Responsable de la Communication, a fait part de sa démission de ce poste ; il reste membre du Conseil. Son efficacité avait été appréciée. Mais il a estimé ne pas disposer de suffisamment d'autonomie dans son action. Il va nous falloir trouver quelqu'un qui puisse reprendre tous les contacts qu'il avait établis.
- Revue « Teilhard Aujourd'hui »
A la suite du décès de Michel Aubin, c'est la Société St Léger Editions qui est chargée de l'impression et de la
diffusion de la revue. Le premier numéro édité par eux, sous une maquette améliorée, vous est parvenu. Il s'agit du n° 41 dédié au Colloque de Novembre 2011 : « L'espérance à l'épreuve du mal ». Il est simultanément mis en vente dans les réseaux de La Procure, Siloë et autres librairies..
-Lancement de la collection "Etudes et Témoignages »
Il s'agit pour l'Association de faire connaître à ses membres des documents trop longs pour être publiés dans la revue, et trop courts pour être édités sous forme de livres. Ceci serait réalisé sous forme de polycopiés. Le premier numéro reproduit la thèse soutenue en 1966, à l'Institut Supérieur de Sciences Religieuses de Montréal, par le Canadien Gilles Gamache, sous le titre "L'Eucharistie selon Teilhard de Chardin". Ce document est disponible (au prix coûtant : 9€) et sera vendu par l'Association, à l'occasion de colloques et autres manifestations
Si vous menez des études ou voyez autour de vous des travaux qui mériteraient d'être portés à la connaissance de nos membres, n'hésitez pas à nous les faire connaître. Travaux d'environ 80 pages, ou éventuellement jusqu'à 150 pages pour des numéros spéciaux. Si cette collection se développe, il faudra mettre en place un Comité de lecture pour donner, avant publication, l'agrément de l'Association.
2- Initiatives proches et réflexions en cours- De multiples manifestations initialisées par nos membres
Beaucoup de propositions sont faites dans la France entière.
Si vous voulez informer largement les membres de l'association d'un événement, transmettez l'information à Mathilde, afin qu'elle puisse la diffuser dans la lettre d'information qu'elle envoie très fréquemment à tous ceux dont elle a l'adresse mail.
Nous avons parlé des manifestations proposées dans l'Est par Alain Hatier. D'autres événements importants ont eu lieu à Colmar, à Lille. Citons aussi la prochaine conférence de Mgr Dupleix à Paris à l'Oasis (Evelyne Maurice) sur « Newman et Teilhard », la prochaine manifestation à Besançon (Hélène Gheeraert ), accompagnée d'une exposition à partir d'un extrait Power-Point de l'exposition « Ensemble Construisons la terre ».
-Groupes de lecture
Ils poursuivent leurs activités. Hilaire Giron a initialisé une enquête afin de mieux cerner leur mode de fonctionnement et leurs attentes. Pour cela, un questionnaire a été adressé aux responsables, complété parfois de contacts téléphoniques ou même de visites pour certains (Toulouse, Carcassonne et Nîmes). Lorsque le nombre de réponses reçues sera significatif, une véritable synthèse de leurs résultats sera diffusée. Déjà, leur diversité est frappante. Certains, d’ancienneté forte, sont confrontés à l’augmentation de la moyenne d’âge et à la difficulté d’avoir de nouveaux entrants plus jeunes. Les plus récents affichent un dynamisme de développement certain. Tous marquent une motivation profonde pour la pensée et la vision de Teilhard. La richesse des équipes et de leurs relations régionales laisse bien apparaître l’intérêt qu'aurait un maillage plus soutenu de ce réseau afin de permettre échanges d'expériences et de réflexions.
A ce sujet, quand nous recevons des demandes de personnes désirant intégrer un groupe, Mathilde va en aviser les responsables des groupes les plus proches géographiquement, afin que ceux-ci prennent en charge l'accueil, le suivi du contact, une proposition d'entrée dans un groupe, ou un accompagnement pour aider à la mise en route et aux premières réunions d'un nouveau groupe… Pour débuter un groupe, vous vous souvenez de l'aide intéressante que peuvent apporter les six « fascicules » dont nous disposons et qui proposent comme première année d'étude, un tour d'horizon rapide des axes principaux que questionne et illumine la pensée de Teilhard : Une mondialisation en quête d'âme - Le ré-enchantement du monde – Omega - Le problème du mal - Le féminin – La Recherche.
Très prochainement, va débuter à Paris, un groupe réunissant des « jeunes » (25/45 ans environ). Il est intéressant de pouvoir les réunir au sein d'un groupe nouveau, à distance de nos « cheveux blancs » majoritaires, et dans le ton différent de leurs préoccupations.
- Centenaire de la Guerre 14-18
André Peltre reste très attentif au grand mouvement qui s'enclenche autour des multiples célébrations qui vont marquer ce centenaire. Je vous ai déjà parlé de l'action en cours pour voir les sites des champs de bataille de la grande guerre classés par l'UNESCO au Patrimoine Mondial. Il y aura place pour parler de Teilhard et le faire connaître dans des milieux très ouverts. Teilhard a participé glorieusement à cette guerre. Avec trois citations à l'ordre de l'armée, il a été décoré de la Croix de guerre, de la Médaille militaire et même, à la demande de son ancien régiment, il sera fait chevalier de la Légion d'honneur en 1921 Et c'est sous le feu des tranchées qu'il a vu son intuition profonde éclore et se préciser.
- Prochaine parution au Seuil
Le Seuil a sollicité la Fondation pour la publication d’un petit livre sur la spiritualité de Teilhard, pour sa collection « Voix spirituelles ». Dans cette collection sont publiés des auteurs ou des spirituels chrétiens et non chrétiens. Il s’agit de rassembler des extraits des écrits de Teilhard de nature proprement spirituelle (ni théologique, ni philosophique, ni phénoménologique), avec de brèves introductions. Ce travail est en cours de réalisation par J.P. Demoulin et M.J. Coutagne. Le livre devrait sortir assez prochainement, avec une préface de Mgr Dupleix.
3- Projets et Evénements à venir- Académie Catholique de France
Gérard Donnadieu a noué d'excellentes relations avec le Président de cette Académie, le Père Capelle-Dumont. Celui-ci lui a proposé de présenter, lors de la prochaine AG de l'Académie le 9 mai prochain les 3 grandes questions intellectuelles qui, de notre point de vue, sont importantes pour les prochaines années dans le dialogue entre la raison et la foi chrétienne. Quelques autres membres ont aussi été convié à intervenir sur cette question. Trois thèmes ont été retenus : Retrouver un récit « fondateur » de la création - Promouvoir une anthropologie non réductionniste, équilibrant soigneusement nature et culture, et posant la différence sexuelle comme fondement de toute altérité – Dire le Dieu chrétien de manière intelligible, contribuant ainsi à faire du christianisme « la religion de l'avenir ».
- Séminaire de recherche avec la Fondation le 1er juin 2012
Ce séminaire est ouvert aux administrateurs de la Fondation ainsi qu'à ceux de l'Association. Selon la séquence retenue, il sera cette année à caractère «philosophico-théologique», ce qui n’exclut évidemment pas un regard scientifique.
Son thème sera "La finalité chez Teilhard". Sera d'abord abordée « L' approche philosophique et scientifique de la finalité », pour ensuite s'arrêter sur « Teilhard et la finalité » . Y interviendront le Père Martelet, Marie-Jeanne Coutagne, Jean-Pierre Demoulin, Gérard Donnadieu et Marc Godinot. L'animation en sera assurée par Marie Bayon de La Tour.
Un cahier de recherche (n°3) sur le thème fera ensuite l'objet d'une publication qui vous sera proposée.
A ce propos, le Cahier de recherches n° 2, fruit des travaux du dernier Séminaire de recherche avec la Fondation, devrait sortir prochainement. Sa finalisation fut difficile, tant cette étude scientifique complexe avait à intégrer des éléments très hétérogènes.
-Séminaire de Roc-Estello, du jeudi 30 août au dimanche 2 septembre 2012
Le thème en sera : « Teilhard de Chardin et John Henry Newman »
Une date à noter, tant ces réunions à Roc Estello sont intenses et de très grande qualité
-Retraite de Paray-le-Monial, le week-end du 22/23 septembre 2012
Cette année, c'est en septembre que se tiendra notre 5ème retraite à Paray-le-Monial.
Le thème en sera : « Dieu travaille avec l'homme pour que l'homme travaille avec Dieu ».
Le Père Jacques Roubert, de la Communauté Jésuite de Paray-le-Monial, en fera l'animation spirituelle.
Nous sommes heureux de voir nos efforts pour amorcer une collaboration avec les Chrétiens de sensibilité proche de l'Emmanuel, porter leurs fruits. Dans la toute dernière revue de Paray-le-Monial, proche de l'Emmanuel, est publié un excellent article « Teilhard, visionnaire... Le monde a un cœur, celui du Christ ». Ceci fait suite à notre rencontre lors de la dernière retraite avec le Chapelain des sanctuaires de Paray, le père Bernard Peyrous, et aux échanges qui ont suivi entre Gérard Donnadieu et la journaliste Christine Gelot Bray. Je vous le transfère en pièce jointe.
- Journée de commémoration de Vézelay, le vendredi 5 octobre 2012
Pendant cette journée sera commémoré le 30ème anniversaire de la disparition de la fidèle collaboratrice du Père Teilhard, Jeanne Mortier, ainsi que le 50ème anniversaire des premiers colloques Teilhard tenus à Vézelay, entre 1960 et 1971. La première session, historique, se tint dans la maison de Romain Rolland, grand ami de Jeanne Mortier. Ensuite ce fut dans la salle des fêtes de la mairie, où va être apposée une plaque.
A l’occasion de cette journée, une messe du souvenir sera concélébrée par Mgr Dupleix entouré des Pères Olivier Teilhard de Chardin, François Euvé...
- Colloque de Rome (9 et 10 Novembre 2012)
C'est un magnifique projet !!
Son titre est le suivant : "Défis anthropologiques d'aujourd'hui
Une lecture de Pierre Teilhard de Chardin pour une évangélisation renouvelée : A 50 ans du Concile Vatican II »
Il se tiendra à l'Université Pontificale Grégorienne, sous la Présidence du Cardinal Poupard
En octobre à Rome, seront fêtés les cinquante ans de l'ouverture du Concile Vatican II. En outre s'y tiendra à la même époque le Synode des Evêques sur la Nouvelle Evangélisation.
C'est dans cette continuité que veut s'inscrire notre Colloque. Le programme en est maintenant tout à fait établi. Il traitera, à l'éclairage de Vatican II et de la pensée de Teilhard, de la question du dialogue inter-religieux et avec les non-croyants - du nouveau seuil d'humanisation qu'ont à franchir les rapports économiques, sociaux, culturels - d'une vision planétaire et évolutive du monde. Vous trouverez les détails en ligne sur le site www.teilhard.org. Il vous y est proposé d'éditer le dépliant publicitaire qui donne tous ces détails ; vous pouvez aussi demander à notre secrétaire, Mathilde, de vous en faire parvenir.
Les communications seront disponibles en italien, en français, et sans doute en anglais.
Par ailleurs, sera présente à la Grégorienne, la magnifique exposition « Ensemble construisons la terre » (autour de Teilhard/ St Francois d'Assise et les fresques de Giotto/ François Cheng). Sous la houlette de son Commissaire, Remo Vescia, elle continue à Rome son périple, après Bordeaux, Paris, St Maur, Genève...
Attention : la présentation du colloque dans le dernier numéro de notre revue (mars 2012- n°41) comportait des erreurs, notamment sur le prix d’inscription qui depuis a été revu à la baisse.
Sur le plan pratique, si vous désirez passer par l'agence BIPEL (01 45 55 47 52) pour résoudre vos vols et votre hébergement, la date limite d'inscription est celle du 6 juillet. Si vous organisez vous-même votre voyage, les inscriptions au seul colloque peuvent être reçues jusqu'à la veille du colloque.
Faisant suite à notre colloque, l'Association « Artisans de paix », dont la Présidente est une de nos membres et amie Paula Kasparian, propose du 11 au 18/11 un Pélérinage en Terre sainte, pour une rencontre interreligieuse : « Accueillir la paix qui nous vient de Jérusalem ». Vous avez toutes les informations sur le site www.teilhard.org, dans l'agenda.
b[-A Lisbonne les 25 et 26 mai 2013, colloque sur la Chine]b
L’association portugaise, sous la houlette d’Antonio Paixao, organise avec la participation de la Fondation Oriente, un colloque sur la Chine à l'occasion du 90ème anniversaire de l’arrivée de Teilhard à Tientsin. Son thème : « La Chine dans la mondialisation culturelle et religieuse». Les Actes de ce colloque seront publiés par notre revue.
Une occasion de saluer le magnifique travail qui se met en œuvre au travers du Centre Européen Teilhard (CET- Association « Teilhard Monde »), et de sa dynamique Secrétaire Générale, Marie-Anne Roger.
Comme vous voyez, l'Association ne chôme pas... !!
Bien amicalement
Jacqueline Barthes, au nom de l'équipe du Conseil
Reprenons le fil de nos contacts.
Tout d'abord, il faut vous faire part du décès très récent de Raoul Giret, que certainement beaucoup d'entre vous ont connu ; il s'est tant donné à la cause de Teilhard... Il fut notre Président de 1996 à 2003, au moment du lancement des cinq grands voyages "sur les pas de Teilhard" préparatoires à la célébration du cinquantième anniversaire de la mort du grand jésuite. Il ne participait plus aux réunions du Conseil, mais suivait ses réflexions et en était membre d'honneur. Lors de ses obsèques l'association fut bien présente pour manifester aux siens notre respect et notre reconnaissance.
Evoquons maintenant les événements qui ont jalonné la marche de l'association depuis notre dernier échange.
1- Evénements récents-Retraite au Sacré Cœur de Montmartre, les 3 et 4 mars. Organisée par Chantal Amouroux, elle est maintenant bien traditionnelle. Elle fut animée par le Père Martelet, si merveilleusement bien remis, et le Père Olivier Teilhard de Chardin sur le thème : « L'amour de Dieu et l'amour du monde dans la vie chrétienne », à partir de « Forma Christi », texte des « Ecrits du temps de la Guerre ». Une bonne cinquantaine de personnes y ont participé, pour la plupart membres de l'Association. Devant la qualité de cette retraite, nous aimerions la voir accueillir davantage des personnes étrangères à l'association. Il va falloir en faire la proposition d'une façon beaucoup plus large et diverse.
- Assemblée Générale de l'Association, le 24 mars
Elle se tint dans les magnifiques locaux de la Conférence des Evêques de France, avenue de Breteuil. Elle comportait plusieurs étapes :
*Une AG Extraordinaire, afin d'entériner la modification des statuts, à la suite de l'expérience concluante de la création d'un poste de Secrétaire général (Hilaire Giron) et d'un bureau exécutif. Cette AG extraordinaire a également complété l’article relatif aux finalités de l’association, y rajoutant le terme inscrire dans l’actualité la pensée de Teilhard, plutôt que le terme actualiser qui figurait dans le projet. Malgré l'accord à l’unanimité des membres présents et représentés quant à ces modifications, le quorum nécessaire pour entériner ce projet n'étant pas atteint, il a fallu réunir formellement une 2éme assemblé extraordinaire le 14 avril pour acter valablement le texte des nouveaux statuts.
* Une AG ordinaire
Il y fut procédé au renouvellement statutaire des 5 administrateurs sortants, qui tous se représentaient. En outre, un poste étant vacant après le décès de notre ami Michel Aubin, il fut proposé à l'élection la candidature d'un nouvel administrateur, Alain Hatier. Libraire, ayant une grande expérience de l'animation de réseaux commerciaux, Alain est un membre très actif dans sa région de Troyes. Il est à l'origine de la création de plusieurs groupes (Troyes, Sens, et bientôt Reims). Il a été initiateur de nombreuses conférences dans cette région et d'un cycle d'enseignement sur Teilhard à Troyes. Tout cela en excellente relation avec son évêque, Mgr Stenger. Dans le sillage de toutes ces actions, le Centre Catholique des Médecins de Reims a reçu le 7 février le Père Madelin pour une conférence : « Teilhard, homme de science et passionné de Dieu », et Mgr Dupleix intervenait à Troyes le 12 avril sur le thème « Teilhard, prophète du troisième millénaire » .Comme vous le voyez, un nouvel administrateur très impliqué...
Autre point. Notre trésorier, Jacques Lacoste, a fait état d'un résultat légèrement négatif de nos finances. Rien de trop inquiétant : nous avons eu à investir pour la rénovation du site Internet. Et nos résultats sont soumis aux aléas des dates de rentrée des cotisations. Nos adhérents vieillissent ; les nouveaux sont moins généreux.
Il nous faut à nous tous, les responsables de groupe, bien faire sentir à nos membres la nécessité et l'apport d'une association centrale active et vivante ; elle a besoin de leur adhésion et collaboration. La diffusion de cette lettre trimestrielle peut aider à leur en donner perception.
*Une conférence/table ronde « La pensée de Teilhard peut-elle nous aider à orienter nos choix politiques ? »Y intervinrent successivement Pierre-Louis MATTHIEU, un de nos membres auteur d'un ouvrage publiée en 1969 sur « la vision politique de Teilhard de Chardin » ; il en présenta les principaux axes. Puis le Père Matthieu Rougé, délégué de l'épiscopat auprès des Assemblées Parlementaires et curé de Ste Clotilde, présenta le message publié par les évêques de France le 3 octobre 2011 dans la perspective des élections. Ceci suivi d'un débat.
Conclure l'AG par une conférence de qualité, ouverte à tous, même les non-membres, est très porteur. Cette année, elle traitait de plus d'un thème en phase avec les préoccupations concrètes du moment. Cet axe dans le choix du thème traité est à retenir, car il permet d'intéresser autour de nous de façon plus large. La participation en a été la preuve. Par ailleurs, nous envisageons l'an prochain, de proposer une AG incluant un temps de déjeuner de façon à permettre de vraies rencontres entre nous.
- « Ensemble construisons le terre »- Exposition et manifestations à Genève, du 26 au 31 mars
Rémo Vescia, avec le soutien de Jésuites italiens, a organisé toute une série d'événements dans la région de Genève.
Tout d'abord, le déploiement dans l'église St Joseph de sa magnifique exposition. Puis une série de conférences dans diverses églises genevoises et au Monastère de Collombey, conférences données par Remo Vescia et Pierre Emonet. Elles étaient proposées en association avec un spectacle-prière présentant « La messe sur le Monde », Julien Lambert récitant ce texte mystique, Anouk Molendjik entrelaçant dans les interstices de cette prière des airs de musique sacrée (Mozart, Rossini, Fauré..). Un grand rayonnement pour faire connaître Teilhard en Suisse et contribuer au rayonnement du groupe de Genève.
Cette exposition, magnifique et au catalogue somptueux, est appelée à beaucoup circuler. Vous pouvez envisager d'organiser sa venue. De plus, un extrait Power-Point va être mis au point, ce qui permettra de mettre en œuvre des expositions plus légères. C'est ce qui va être prochainement exposé à Besançon. Et sans doute à l'automne à Aix en Provence
-Visite de Haiyan Wang.
Elle est la tête de pont de Teilhard en Chine. Professeur de langues au BLCU (Beijing Language and Culture University), elle avait participé très activement au Colloque de Pékin en 2003, puis assisté et intervenue (par un témoignage très émouvant) au Colloque de New York en 2005. Elle est en charge de la traduction et de la diffusion des œuvres de Teilhard en Chine. Elle était en France pour quelques jours à l'occasion d'un colloque universitaire. Une rencontre de travail a eu lieu le 26 mars à l'Association, autour de Gérard Donnadieu, Marie- Anne Roger et Jacques Masurel. Ceci a permis de faire un point. Le tome 8, « La place de l'homme dans la nature », est maintenant traduit en chinois. Lors du colloque de 2003 en Chine, il avait été demandé aux participants de contribuer à la constitution d'un fond en vue d'aider au lancement de traductions de l'œuvre de Teilhard. Une partie de ce fond va alors être libéré dans ce but. A été évoqué aussi le lancement d'une association Teilhard en Chine ; ainsi que le déplacement d'Haiyan Wang à Lisbonne pour une intervention lors du colloque sur la Chine qui s'y organise en mai 2013 . Une petite réception amicale eut lieu le soir en son honneur chez Gérard Donnadieu, à laquelle participèrent quelques-uns de ses amis et quelques membres du Conseil.
-Démission du Responsable de la Communication
Olivier de Galzain, Responsable de la Communication, a fait part de sa démission de ce poste ; il reste membre du Conseil. Son efficacité avait été appréciée. Mais il a estimé ne pas disposer de suffisamment d'autonomie dans son action. Il va nous falloir trouver quelqu'un qui puisse reprendre tous les contacts qu'il avait établis.
- Revue « Teilhard Aujourd'hui »
A la suite du décès de Michel Aubin, c'est la Société St Léger Editions qui est chargée de l'impression et de la
diffusion de la revue. Le premier numéro édité par eux, sous une maquette améliorée, vous est parvenu. Il s'agit du n° 41 dédié au Colloque de Novembre 2011 : « L'espérance à l'épreuve du mal ». Il est simultanément mis en vente dans les réseaux de La Procure, Siloë et autres librairies..
-Lancement de la collection "Etudes et Témoignages »
Il s'agit pour l'Association de faire connaître à ses membres des documents trop longs pour être publiés dans la revue, et trop courts pour être édités sous forme de livres. Ceci serait réalisé sous forme de polycopiés. Le premier numéro reproduit la thèse soutenue en 1966, à l'Institut Supérieur de Sciences Religieuses de Montréal, par le Canadien Gilles Gamache, sous le titre "L'Eucharistie selon Teilhard de Chardin". Ce document est disponible (au prix coûtant : 9€) et sera vendu par l'Association, à l'occasion de colloques et autres manifestations
Si vous menez des études ou voyez autour de vous des travaux qui mériteraient d'être portés à la connaissance de nos membres, n'hésitez pas à nous les faire connaître. Travaux d'environ 80 pages, ou éventuellement jusqu'à 150 pages pour des numéros spéciaux. Si cette collection se développe, il faudra mettre en place un Comité de lecture pour donner, avant publication, l'agrément de l'Association.
2- Initiatives proches et réflexions en cours- De multiples manifestations initialisées par nos membres
Beaucoup de propositions sont faites dans la France entière.
Si vous voulez informer largement les membres de l'association d'un événement, transmettez l'information à Mathilde, afin qu'elle puisse la diffuser dans la lettre d'information qu'elle envoie très fréquemment à tous ceux dont elle a l'adresse mail.
Nous avons parlé des manifestations proposées dans l'Est par Alain Hatier. D'autres événements importants ont eu lieu à Colmar, à Lille. Citons aussi la prochaine conférence de Mgr Dupleix à Paris à l'Oasis (Evelyne Maurice) sur « Newman et Teilhard », la prochaine manifestation à Besançon (Hélène Gheeraert ), accompagnée d'une exposition à partir d'un extrait Power-Point de l'exposition « Ensemble Construisons la terre ».
-Groupes de lecture
Ils poursuivent leurs activités. Hilaire Giron a initialisé une enquête afin de mieux cerner leur mode de fonctionnement et leurs attentes. Pour cela, un questionnaire a été adressé aux responsables, complété parfois de contacts téléphoniques ou même de visites pour certains (Toulouse, Carcassonne et Nîmes). Lorsque le nombre de réponses reçues sera significatif, une véritable synthèse de leurs résultats sera diffusée. Déjà, leur diversité est frappante. Certains, d’ancienneté forte, sont confrontés à l’augmentation de la moyenne d’âge et à la difficulté d’avoir de nouveaux entrants plus jeunes. Les plus récents affichent un dynamisme de développement certain. Tous marquent une motivation profonde pour la pensée et la vision de Teilhard. La richesse des équipes et de leurs relations régionales laisse bien apparaître l’intérêt qu'aurait un maillage plus soutenu de ce réseau afin de permettre échanges d'expériences et de réflexions.
A ce sujet, quand nous recevons des demandes de personnes désirant intégrer un groupe, Mathilde va en aviser les responsables des groupes les plus proches géographiquement, afin que ceux-ci prennent en charge l'accueil, le suivi du contact, une proposition d'entrée dans un groupe, ou un accompagnement pour aider à la mise en route et aux premières réunions d'un nouveau groupe… Pour débuter un groupe, vous vous souvenez de l'aide intéressante que peuvent apporter les six « fascicules » dont nous disposons et qui proposent comme première année d'étude, un tour d'horizon rapide des axes principaux que questionne et illumine la pensée de Teilhard : Une mondialisation en quête d'âme - Le ré-enchantement du monde – Omega - Le problème du mal - Le féminin – La Recherche.
Très prochainement, va débuter à Paris, un groupe réunissant des « jeunes » (25/45 ans environ). Il est intéressant de pouvoir les réunir au sein d'un groupe nouveau, à distance de nos « cheveux blancs » majoritaires, et dans le ton différent de leurs préoccupations.
- Centenaire de la Guerre 14-18
André Peltre reste très attentif au grand mouvement qui s'enclenche autour des multiples célébrations qui vont marquer ce centenaire. Je vous ai déjà parlé de l'action en cours pour voir les sites des champs de bataille de la grande guerre classés par l'UNESCO au Patrimoine Mondial. Il y aura place pour parler de Teilhard et le faire connaître dans des milieux très ouverts. Teilhard a participé glorieusement à cette guerre. Avec trois citations à l'ordre de l'armée, il a été décoré de la Croix de guerre, de la Médaille militaire et même, à la demande de son ancien régiment, il sera fait chevalier de la Légion d'honneur en 1921 Et c'est sous le feu des tranchées qu'il a vu son intuition profonde éclore et se préciser.
- Prochaine parution au Seuil
Le Seuil a sollicité la Fondation pour la publication d’un petit livre sur la spiritualité de Teilhard, pour sa collection « Voix spirituelles ». Dans cette collection sont publiés des auteurs ou des spirituels chrétiens et non chrétiens. Il s’agit de rassembler des extraits des écrits de Teilhard de nature proprement spirituelle (ni théologique, ni philosophique, ni phénoménologique), avec de brèves introductions. Ce travail est en cours de réalisation par J.P. Demoulin et M.J. Coutagne. Le livre devrait sortir assez prochainement, avec une préface de Mgr Dupleix.
3- Projets et Evénements à venir- Académie Catholique de France
Gérard Donnadieu a noué d'excellentes relations avec le Président de cette Académie, le Père Capelle-Dumont. Celui-ci lui a proposé de présenter, lors de la prochaine AG de l'Académie le 9 mai prochain les 3 grandes questions intellectuelles qui, de notre point de vue, sont importantes pour les prochaines années dans le dialogue entre la raison et la foi chrétienne. Quelques autres membres ont aussi été convié à intervenir sur cette question. Trois thèmes ont été retenus : Retrouver un récit « fondateur » de la création - Promouvoir une anthropologie non réductionniste, équilibrant soigneusement nature et culture, et posant la différence sexuelle comme fondement de toute altérité – Dire le Dieu chrétien de manière intelligible, contribuant ainsi à faire du christianisme « la religion de l'avenir ».
- Séminaire de recherche avec la Fondation le 1er juin 2012
Ce séminaire est ouvert aux administrateurs de la Fondation ainsi qu'à ceux de l'Association. Selon la séquence retenue, il sera cette année à caractère «philosophico-théologique», ce qui n’exclut évidemment pas un regard scientifique.
Son thème sera "La finalité chez Teilhard". Sera d'abord abordée « L' approche philosophique et scientifique de la finalité », pour ensuite s'arrêter sur « Teilhard et la finalité » . Y interviendront le Père Martelet, Marie-Jeanne Coutagne, Jean-Pierre Demoulin, Gérard Donnadieu et Marc Godinot. L'animation en sera assurée par Marie Bayon de La Tour.
Un cahier de recherche (n°3) sur le thème fera ensuite l'objet d'une publication qui vous sera proposée.
A ce propos, le Cahier de recherches n° 2, fruit des travaux du dernier Séminaire de recherche avec la Fondation, devrait sortir prochainement. Sa finalisation fut difficile, tant cette étude scientifique complexe avait à intégrer des éléments très hétérogènes.
-Séminaire de Roc-Estello, du jeudi 30 août au dimanche 2 septembre 2012
Le thème en sera : « Teilhard de Chardin et John Henry Newman »
Une date à noter, tant ces réunions à Roc Estello sont intenses et de très grande qualité
-Retraite de Paray-le-Monial, le week-end du 22/23 septembre 2012
Cette année, c'est en septembre que se tiendra notre 5ème retraite à Paray-le-Monial.
Le thème en sera : « Dieu travaille avec l'homme pour que l'homme travaille avec Dieu ».
Le Père Jacques Roubert, de la Communauté Jésuite de Paray-le-Monial, en fera l'animation spirituelle.
Nous sommes heureux de voir nos efforts pour amorcer une collaboration avec les Chrétiens de sensibilité proche de l'Emmanuel, porter leurs fruits. Dans la toute dernière revue de Paray-le-Monial, proche de l'Emmanuel, est publié un excellent article « Teilhard, visionnaire... Le monde a un cœur, celui du Christ ». Ceci fait suite à notre rencontre lors de la dernière retraite avec le Chapelain des sanctuaires de Paray, le père Bernard Peyrous, et aux échanges qui ont suivi entre Gérard Donnadieu et la journaliste Christine Gelot Bray. Je vous le transfère en pièce jointe.
- Journée de commémoration de Vézelay, le vendredi 5 octobre 2012
Pendant cette journée sera commémoré le 30ème anniversaire de la disparition de la fidèle collaboratrice du Père Teilhard, Jeanne Mortier, ainsi que le 50ème anniversaire des premiers colloques Teilhard tenus à Vézelay, entre 1960 et 1971. La première session, historique, se tint dans la maison de Romain Rolland, grand ami de Jeanne Mortier. Ensuite ce fut dans la salle des fêtes de la mairie, où va être apposée une plaque.
A l’occasion de cette journée, une messe du souvenir sera concélébrée par Mgr Dupleix entouré des Pères Olivier Teilhard de Chardin, François Euvé...
- Colloque de Rome (9 et 10 Novembre 2012)
C'est un magnifique projet !!
Son titre est le suivant : "Défis anthropologiques d'aujourd'hui
Une lecture de Pierre Teilhard de Chardin pour une évangélisation renouvelée : A 50 ans du Concile Vatican II »
Il se tiendra à l'Université Pontificale Grégorienne, sous la Présidence du Cardinal Poupard
En octobre à Rome, seront fêtés les cinquante ans de l'ouverture du Concile Vatican II. En outre s'y tiendra à la même époque le Synode des Evêques sur la Nouvelle Evangélisation.
C'est dans cette continuité que veut s'inscrire notre Colloque. Le programme en est maintenant tout à fait établi. Il traitera, à l'éclairage de Vatican II et de la pensée de Teilhard, de la question du dialogue inter-religieux et avec les non-croyants - du nouveau seuil d'humanisation qu'ont à franchir les rapports économiques, sociaux, culturels - d'une vision planétaire et évolutive du monde. Vous trouverez les détails en ligne sur le site www.teilhard.org. Il vous y est proposé d'éditer le dépliant publicitaire qui donne tous ces détails ; vous pouvez aussi demander à notre secrétaire, Mathilde, de vous en faire parvenir.
Les communications seront disponibles en italien, en français, et sans doute en anglais.
Par ailleurs, sera présente à la Grégorienne, la magnifique exposition « Ensemble construisons la terre » (autour de Teilhard/ St Francois d'Assise et les fresques de Giotto/ François Cheng). Sous la houlette de son Commissaire, Remo Vescia, elle continue à Rome son périple, après Bordeaux, Paris, St Maur, Genève...
Attention : la présentation du colloque dans le dernier numéro de notre revue (mars 2012- n°41) comportait des erreurs, notamment sur le prix d’inscription qui depuis a été revu à la baisse.
Sur le plan pratique, si vous désirez passer par l'agence BIPEL (01 45 55 47 52) pour résoudre vos vols et votre hébergement, la date limite d'inscription est celle du 6 juillet. Si vous organisez vous-même votre voyage, les inscriptions au seul colloque peuvent être reçues jusqu'à la veille du colloque.
Faisant suite à notre colloque, l'Association « Artisans de paix », dont la Présidente est une de nos membres et amie Paula Kasparian, propose du 11 au 18/11 un Pélérinage en Terre sainte, pour une rencontre interreligieuse : « Accueillir la paix qui nous vient de Jérusalem ». Vous avez toutes les informations sur le site www.teilhard.org, dans l'agenda.
b[-A Lisbonne les 25 et 26 mai 2013, colloque sur la Chine]b
L’association portugaise, sous la houlette d’Antonio Paixao, organise avec la participation de la Fondation Oriente, un colloque sur la Chine à l'occasion du 90ème anniversaire de l’arrivée de Teilhard à Tientsin. Son thème : « La Chine dans la mondialisation culturelle et religieuse». Les Actes de ce colloque seront publiés par notre revue.
Une occasion de saluer le magnifique travail qui se met en œuvre au travers du Centre Européen Teilhard (CET- Association « Teilhard Monde »), et de sa dynamique Secrétaire Générale, Marie-Anne Roger.
Comme vous voyez, l'Association ne chôme pas... !!
Bien amicalement
Jacqueline Barthes, au nom de l'équipe du Conseil
Jean-Pierre Fressafond
Rédigé par Jean-Pierre Fressafond le Mardi 8 Mai 2012 à 14:29
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Actualités
Triste nouvelle
Lundi 23 Avril 2012
En pièce jointe : l'une des dernières photos d'Yves, prise en février 2012 et, en annexe au texte, la fiche de présentation qu'avait faite Yves lorsqu'il intégra notre groupe de réflexion. Nous remercions Henri Guyot qui nous l'a remise.
Nous avons la tristesse de vous faire part du décès d’Yves GOURBEAULT. Il venait d’avoir quatre vingt onze ans lundi dernier.
Depuis plusieurs années, il était membre actif du groupe Teilhard de Chardin.
Il y a quelques années, Yves se disait athée, puis il finit par accepter le terme agnostique. Son honnêteté et sa rigueur intellectuelles lui faisaient souvent utiliser un « point d’interrogation » .
En fin de compte, Yves concéda qu’une « Intelligence Supérieure », mais lointaine, pourrait éventuellement être à l’origine des choses.
La survie après la mort ? Il la concevait comme une dispersion et une réutilisations des particules qui constituèrent le corps de la personne, admettant qu'il ne serait pas si étonnant après tout que ces particules gardent quelque trace, comme une mémoire, de la vie de l'être humain disparu.
Yves revendiquait son état de "Citoyen du monde". Alors, souhaitons-lui d’arriver, selon ses rêves de toujours, sur une planète où les êtres humains sont tous frères et se respectent les uns les autres, où la nature est traitée avec égards.
Ce qui ne disparaitra pas dans nos coeurs ce sont ses marques de fidèle amitié, son humanisme dynamique et agissant, la vivacité de son intelligence, sa culture...
Nous présentons à sa fille, Murièle, nos sentiments les plus attristés, ainsi qu’à ses proches amis qu’il considérait comme de sa famille.
FICHE DE PRESENTATION PAR YVES GOURBEAULT
LORSQU’IL EST ENTRE AU SEIN DE L’ASSOCIATION LYONNAISE TEILHARD DE CHARDIN
-Je suis né en 1914 à St Malo. J’ai vécu une enfance très heureuse, au sein d’une famille d’enseignants laïques et agnostiques, très unie.
-Mon adolescence a été bien entendu perturbée par la guerre … J’ai néanmoins pu obtenir mon diplôme d’H.E.C. en 1942.
-Pris en chasse par le S.T.O., j’ai pu y échapper en devenant mineur de fond à St Eloy les Mines. J’ai donc arraché du charbon pendant un an jusqu’en mars 1944.
-Successivement passé dans la Résistance, puis engagé dans l’Armée De Lattre De Tassigny, j’ai été blessé au front, à côté de Montbéliard. Je suis donc mutilé de guerre.
-Ma carrière professionnelle s’est déroulée en qualité de directeur commercial : d’abord à Orléans, où je me suis marié et où est née ma fille Murièle ; ensuite à Pau, où j’ai vendu des bérets basques dans le monde entier ; puis à Lyon où j’ai terminé mon activité professionnelle à la SABLA, dans les travaux publics.
-Veuf en 1960, je me suis consacré à ma fille et à ma vie professionnelle.
-Depuis tout jeune, je suis « mordu » de minéralogie. J’ai, parallèlement, toujours été intéressé par l’international, la géopolitique et la réflexion socio économique.
Nous avons la tristesse de vous faire part du décès d’Yves GOURBEAULT. Il venait d’avoir quatre vingt onze ans lundi dernier.
Depuis plusieurs années, il était membre actif du groupe Teilhard de Chardin.
Il y a quelques années, Yves se disait athée, puis il finit par accepter le terme agnostique. Son honnêteté et sa rigueur intellectuelles lui faisaient souvent utiliser un « point d’interrogation » .
En fin de compte, Yves concéda qu’une « Intelligence Supérieure », mais lointaine, pourrait éventuellement être à l’origine des choses.
La survie après la mort ? Il la concevait comme une dispersion et une réutilisations des particules qui constituèrent le corps de la personne, admettant qu'il ne serait pas si étonnant après tout que ces particules gardent quelque trace, comme une mémoire, de la vie de l'être humain disparu.
Yves revendiquait son état de "Citoyen du monde". Alors, souhaitons-lui d’arriver, selon ses rêves de toujours, sur une planète où les êtres humains sont tous frères et se respectent les uns les autres, où la nature est traitée avec égards.
Ce qui ne disparaitra pas dans nos coeurs ce sont ses marques de fidèle amitié, son humanisme dynamique et agissant, la vivacité de son intelligence, sa culture...
Nous présentons à sa fille, Murièle, nos sentiments les plus attristés, ainsi qu’à ses proches amis qu’il considérait comme de sa famille.
FICHE DE PRESENTATION PAR YVES GOURBEAULT
LORSQU’IL EST ENTRE AU SEIN DE L’ASSOCIATION LYONNAISE TEILHARD DE CHARDIN
-Je suis né en 1914 à St Malo. J’ai vécu une enfance très heureuse, au sein d’une famille d’enseignants laïques et agnostiques, très unie.
-Mon adolescence a été bien entendu perturbée par la guerre … J’ai néanmoins pu obtenir mon diplôme d’H.E.C. en 1942.
-Pris en chasse par le S.T.O., j’ai pu y échapper en devenant mineur de fond à St Eloy les Mines. J’ai donc arraché du charbon pendant un an jusqu’en mars 1944.
-Successivement passé dans la Résistance, puis engagé dans l’Armée De Lattre De Tassigny, j’ai été blessé au front, à côté de Montbéliard. Je suis donc mutilé de guerre.
-Ma carrière professionnelle s’est déroulée en qualité de directeur commercial : d’abord à Orléans, où je me suis marié et où est née ma fille Murièle ; ensuite à Pau, où j’ai vendu des bérets basques dans le monde entier ; puis à Lyon où j’ai terminé mon activité professionnelle à la SABLA, dans les travaux publics.
-Veuf en 1960, je me suis consacré à ma fille et à ma vie professionnelle.
-Depuis tout jeune, je suis « mordu » de minéralogie. J’ai, parallèlement, toujours été intéressé par l’international, la géopolitique et la réflexion socio économique.
Jean-Pierre Fressafond
Actualités
Conférence du Père Magnin à l’occasion de la parution de son nouveau livre "L'EXPERIENCE DE L'INCOMPLETUDE"
Lethielleux/DDB, 2011
LUNDI 16 JANVIER 2012 – 18h30, Salle Jean-Paul II
Université Catholique de Lyon, Faculté de Philosophie Faculté de Théologie
25 rue du Plat – 69002 Lyon
Contact : 04 72 32 50 63 ou 04 72 32 50 97
Entrée libre – Participation aux frais
Jean-Pierre Fressafond
Actualités
HONNEURS BIEN MERITES !
Mercredi 28 Décembre 2011
2011 a été l'année des 90 ans de notre ami, Yves Gourbeault. Il est bien connu sur notre site pour ses textes percutants et critiques de la pensée de Teilhard de Chardin... dont il est devenu l'un des fidèles adeptes, malgré sa sensibilité laïque et agnostique. En quatre années d'étude de la pensée du scientifique-philosophe, Teilhard a fait d'Yves Gourbeault un amoureux de l'évolution de la matière.
Yves est né à Saint Malo en 1921. Diplômé de H.E.C. il a rejoint la Résistance et s'est engagé dans l'Armée du Général De Lattre de Tassigny. Au cours d'une opération, il a sauté sur une mine qui le rendit handicapé d'une jambe (ce qui ne l'a pas freiné malgré tout pour randonnées pédestres, ski de fonds, etc...)
Après la guerre, il fut directeur commercial d'une entreprise qui vendait des bérets basques dans le monde entier.
Son entourage le considère comme un humaniste et donc tolérant, missionnaire prêchant par l'exemplarité de sa profonde bonté et de son humilité. Ses engagements politiques le poussent à devenir "Citoyen du Monde". Dans notre groupe de réflexion ses textes se terminent toujours par un "point d'interrogation" empreint d'intégrité mais aussi d'ouverture intellectuelle. Mais ce qui caractérise aussi Yves Gourbeault, c'est sa fidélité dans ses engagements et sa jeunesse d'esprit.
En 1983, Yves Gourbeault s'est découvert une vocation pour la minéralogie, activité dans laquelle il est devenu une référence, un expert. Grâce à son travail rigoureux il a contribué au succès de l'Amicale Laïque de Grigny (69) dont les activités sont une notoriété nationale, voire davantage.
C'est pour cette raison que le Maire de la Ville de Grigny a remis à Yves Gourbeault la médaille d'honneur de la Ville le 20 avril 2011, en présence de sa fille, Murièle Gourbeault, qui l'a aidé dans le domaine de la photographie, ainsi qu'en présence d'une soixantaine d'amis. Tous lui ont témoigné leur estime et leur amitié. A son tour, notre Association Lyonnaise Teilhard de Chardin le félicite et lui souhaite beaucoup d'années de bonheur.
Yves est né à Saint Malo en 1921. Diplômé de H.E.C. il a rejoint la Résistance et s'est engagé dans l'Armée du Général De Lattre de Tassigny. Au cours d'une opération, il a sauté sur une mine qui le rendit handicapé d'une jambe (ce qui ne l'a pas freiné malgré tout pour randonnées pédestres, ski de fonds, etc...)
Après la guerre, il fut directeur commercial d'une entreprise qui vendait des bérets basques dans le monde entier.
Son entourage le considère comme un humaniste et donc tolérant, missionnaire prêchant par l'exemplarité de sa profonde bonté et de son humilité. Ses engagements politiques le poussent à devenir "Citoyen du Monde". Dans notre groupe de réflexion ses textes se terminent toujours par un "point d'interrogation" empreint d'intégrité mais aussi d'ouverture intellectuelle. Mais ce qui caractérise aussi Yves Gourbeault, c'est sa fidélité dans ses engagements et sa jeunesse d'esprit.
En 1983, Yves Gourbeault s'est découvert une vocation pour la minéralogie, activité dans laquelle il est devenu une référence, un expert. Grâce à son travail rigoureux il a contribué au succès de l'Amicale Laïque de Grigny (69) dont les activités sont une notoriété nationale, voire davantage.
C'est pour cette raison que le Maire de la Ville de Grigny a remis à Yves Gourbeault la médaille d'honneur de la Ville le 20 avril 2011, en présence de sa fille, Murièle Gourbeault, qui l'a aidé dans le domaine de la photographie, ainsi qu'en présence d'une soixantaine d'amis. Tous lui ont témoigné leur estime et leur amitié. A son tour, notre Association Lyonnaise Teilhard de Chardin le félicite et lui souhaite beaucoup d'années de bonheur.
Jean-Pierre Fressafond
Actualités
Décès de notre Ami Michel AUBIN
Lundi 26 Décembre 2011
Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de Michel AUBIN, survenu le 25 décembre 2011. Ses funérailles sont prévues vendredi 30 décembre 2011 à 10 heures en l'Eglise St Roch de St Etienne. Le Père Thierry Magnin, Recteur de la Faculté Catholique de Lyon, prononcera l'homélie.
La perte de notre Ami Michel va faire un grand vide dans notre Association Lyonnaise dont il était trésorier. Un grand vide aussi lié au fait que nous ne bénéficierons plus de sa présence chaleureuse et discrète . Michel était doué d'une belle modestie qui rendait plus précieuse encore sa pensée profonde, simple, accessible. Son attitude fédératrice, toujours à l'écoute de l'autre, a contribué pour une grande part à enrichir nos séances de réflexion et de travail.
Nous présentons à sa famille nos sincères condoléances
La perte de notre Ami Michel va faire un grand vide dans notre Association Lyonnaise dont il était trésorier. Un grand vide aussi lié au fait que nous ne bénéficierons plus de sa présence chaleureuse et discrète . Michel était doué d'une belle modestie qui rendait plus précieuse encore sa pensée profonde, simple, accessible. Son attitude fédératrice, toujours à l'écoute de l'autre, a contribué pour une grande part à enrichir nos séances de réflexion et de travail.
Nous présentons à sa famille nos sincères condoléances
Jean-Pierre Fressafond
Actualités
Renée JOUBERT / A propos du goût de vivre chez Teilhard
Vendredi 16 Décembre 2011
Le goût de vivre est pour Teilhard de CHARDIN une disposition psychique, intellectuelle et affective pour rendre le monde lumineux et intéressant.Il s’agirait d’une ENERGIE d’EVOLUTION UNIVERSELLE, un vouloir profond à développer par l’homme.
Mais la mort semble introduire un « vice de construction » dans une évolution dont la ligne générale paraissait parfaitement harmonieuse. Elle ne pourrait avoir produit qu’un être à la fois lucide et mortel qui connaîtrait la cruauté de sa condition, que les animaux ont au moins l’avantage d’ignorer. La mort de personnes conscientes ne serait pas la seule monstruosité de l’Univers. La souffrance et la mort des enfants restent toujours scandaleuses.
Teilhard a l’expérience de la misère physique et morale. Il les a rencontrées pendant la première guerre mondiale. Mais il a aussi pu découvrir chez les hommes le goût de se dépasser, une fraternité bienveillante, une communion imposée par les désordres des conflits, l’obligation de penser l’autre dans le danger.
Le père Teilhard a confiance en l’humain, l’Homme ne doit pas perdre le goût de l’Evolution. Il faut que vienne l’ère de « l’Ultra-Humain ». L’humanité doit trouver des raisons de vivre, se forger un idéal. Ce sera le rôle des religions.
Si l’on jette un regard en arrière on peut s’apercevoir que toutes les religions ont contenues en elles un germe de violence par leur désir d’exclusivité chacune étant convaincue de détenir « la vérité ».
La science par ses progrès dans l’approche de l’infiniment grand et de l’infiniment petit n’a pas fait que détruire. Par les nouveaux moyens mis à la disposition des hommes elle a permis à chacun de rencontrer l’un ou l’autre des croyances religieuses, de rechercher ce qu’elles avaient non seulement de différent mais aussi de commun : la Foi. Foi en un avenir où l’homme sera ouvert, attentif à l’autre, aimera l’autre.
L’émergence de mouvement toujours plus nombreux de solidarité, de défense des Droits de l’Homme, écologiques, b[« où s’élaborent, silencieusement, autour de nous, dans la rechercher, l’Ame nouvelle d’une humanité résolue à atteindre coûte que coûte […] l’extrême bout de sa puissance et de sa destinée »,]b nous donne confiance.
Il nous faut maintenant une religion de l’Humanité et de la Terre où « soutenus et guidés par la tradition des grands mystiques humains, nous réussirons par voie de prière et de contemplation à entrer directement en communication avec la source même de cet élan intérieur, l’Amour ».
En conclusion : « Le triomphe définitif et la philosophie de l’histoire, ne sera en réalité que la démonstration complète de la Providence, la découverte, par les procédés de la méthode scientifique, du plan divin qui introduit l’unité et l’harmonie dans le chaos apparent des choses humaines ».
b[i[
Mais la mort semble introduire un « vice de construction » dans une évolution dont la ligne générale paraissait parfaitement harmonieuse. Elle ne pourrait avoir produit qu’un être à la fois lucide et mortel qui connaîtrait la cruauté de sa condition, que les animaux ont au moins l’avantage d’ignorer. La mort de personnes conscientes ne serait pas la seule monstruosité de l’Univers. La souffrance et la mort des enfants restent toujours scandaleuses.
Teilhard a l’expérience de la misère physique et morale. Il les a rencontrées pendant la première guerre mondiale. Mais il a aussi pu découvrir chez les hommes le goût de se dépasser, une fraternité bienveillante, une communion imposée par les désordres des conflits, l’obligation de penser l’autre dans le danger.
Le père Teilhard a confiance en l’humain, l’Homme ne doit pas perdre le goût de l’Evolution. Il faut que vienne l’ère de « l’Ultra-Humain ». L’humanité doit trouver des raisons de vivre, se forger un idéal. Ce sera le rôle des religions.
Si l’on jette un regard en arrière on peut s’apercevoir que toutes les religions ont contenues en elles un germe de violence par leur désir d’exclusivité chacune étant convaincue de détenir « la vérité ».
La science par ses progrès dans l’approche de l’infiniment grand et de l’infiniment petit n’a pas fait que détruire. Par les nouveaux moyens mis à la disposition des hommes elle a permis à chacun de rencontrer l’un ou l’autre des croyances religieuses, de rechercher ce qu’elles avaient non seulement de différent mais aussi de commun : la Foi. Foi en un avenir où l’homme sera ouvert, attentif à l’autre, aimera l’autre.
L’émergence de mouvement toujours plus nombreux de solidarité, de défense des Droits de l’Homme, écologiques, b[« où s’élaborent, silencieusement, autour de nous, dans la rechercher, l’Ame nouvelle d’une humanité résolue à atteindre coûte que coûte […] l’extrême bout de sa puissance et de sa destinée »,]b nous donne confiance.
Il nous faut maintenant une religion de l’Humanité et de la Terre où « soutenus et guidés par la tradition des grands mystiques humains, nous réussirons par voie de prière et de contemplation à entrer directement en communication avec la source même de cet élan intérieur, l’Amour ».
En conclusion : « Le triomphe définitif et la philosophie de l’histoire, ne sera en réalité que la démonstration complète de la Providence, la découverte, par les procédés de la méthode scientifique, du plan divin qui introduit l’unité et l’harmonie dans le chaos apparent des choses humaines ».
b[i[
Jean-Pierre Fressafond
Actualités
lien Teilhard International
Bravo pour votre site que je découvre grâce à une "alerte" de Google.
Il me paraît très sympathique et donc très incitatif.
Aussi je vous invite à découvrir également celui mis au point l'année dernière par le Centre Européen Teilhard à l'occasion de l'opération ASSISE 2010 et qui demeure désormais consacré à l'Exposition Ensemble, construisons la Terre, qui en était issue.
Après avoir été présentée à la Mairie du XVIe arrondissement à Paris, l'Exposition est devenue itinérante, elle a été au Collège jésuite Tivoli, à Bordeaux, et vient de passer - avec grand succès - par deux endroits à St Maur des Fossés, dans le Val de Marne, pendant trois semaines. Voir :
- http://www.teilhard-international.com/assise2010/
- Association des amis de Pierre Teilhard de Chardin , 114 rue Vaugirard 75006 Paris, www.teilhard.org
Nous pourrions vous en faire parvenir le catalogue avec son DVD, si cela vous intéresse, il vous suffira de le demander à l'Association ou à moi-même directement. Je vous envoie déjà la 4e de couverture qui en donne une introduction. (1)
Après avoir pris connaissance à travers ces différents moyens je vous suggère pour commencer d'ajouter ce lien à ceux que vous signalez, très justement, déjà !
Il suffit de renvoyer simplement aussi à teilhard-international.com
Merci et encore bravo.
Unissons nos efforts pour faire connaître Teilhard à un monde qui en a grand besoin.
Amicalement, Remo Vescia
(1) Réunir par delà l’espace et le temps, trois personnages en apparence très différents, St. François, né à Assise, en 1181, en plein Moyen Âge, Teilhard de Chardin, né près de Clermont Ferrand, sept siècles plus tard, en 1881, et le poète et calligraphe franco-chinois François Cheng, né en 1929, à Nanchang, en pleine révolution chinoise, c’est reconnaître le lien spirituel, poétique et mystique qui les unit et les rend si proches dans leur foi en un même Dieu d’Amour Universel, le Christ, « sommet de l’Évolution ».
Chacun à sa manière invite à un chemin ascensionnel d’intériorité spirituelle. Un même regard vers l’Essentiel. A St. François, l’amour de la Création dans ses forces de vie obscures et lumineuses, astres, éléments, êtres vivants, et le rêve de restaurer l’Église de son temps. A Teilhard, la foi en la puissance spirituelle de la Matière organique et la vision dynamique d’un Monde en évolution vers l’Unique. A François Cheng, la connexion au Souffle primordial qui transforme son œuvre de calligraphe et son univers de poète de la Beauté.
Aussi, le parcours que propose l’Exposition TEILHARD DE CHARDIN « Ensemble, construisons la Terre dans la Paix et l’Amour » en une centaine de panneaux iconographiques, donne sens à la Vie ouverte par la Connaissance et l’Amour, vers la Joie spirituelle. Le mot sens, pris dans les trois acceptions chères à François Cheng : de sensation au niveau physique, de direction au niveau intellectuel, et de signification au niveau spirituel, qui « cristallisent les trois niveaux essentiels de notre existence au sein de l’univers vivant ».
Ainsi le message unitaire que délivrent nos trois guides s’éclaire mutuellement : à partir du même Souffle d’Énergie qui nous porte, s’inscrire dans le flux qui élève et, sans rien négliger de la souffrance du monde, vivre dans la Paix et s’accomplir dans l’Amour universel dans la Joie spirituelle de la création en devenir.
Remo Vescia
Commissaire de l’Exposition vesciaremo@gmail.com
Centre Européen Teilhard site : teilhard-international.com
Président honoraire du Centre Européen Teilhard
1, quai aux Fleurs
75004 Paris
tél. 01 43 54 88 30 et O6 70 32 17 88
Il me paraît très sympathique et donc très incitatif.
Aussi je vous invite à découvrir également celui mis au point l'année dernière par le Centre Européen Teilhard à l'occasion de l'opération ASSISE 2010 et qui demeure désormais consacré à l'Exposition Ensemble, construisons la Terre, qui en était issue.
Après avoir été présentée à la Mairie du XVIe arrondissement à Paris, l'Exposition est devenue itinérante, elle a été au Collège jésuite Tivoli, à Bordeaux, et vient de passer - avec grand succès - par deux endroits à St Maur des Fossés, dans le Val de Marne, pendant trois semaines. Voir :
- http://www.teilhard-international.com/assise2010/
- Association des amis de Pierre Teilhard de Chardin , 114 rue Vaugirard 75006 Paris, www.teilhard.org
Nous pourrions vous en faire parvenir le catalogue avec son DVD, si cela vous intéresse, il vous suffira de le demander à l'Association ou à moi-même directement. Je vous envoie déjà la 4e de couverture qui en donne une introduction. (1)
Après avoir pris connaissance à travers ces différents moyens je vous suggère pour commencer d'ajouter ce lien à ceux que vous signalez, très justement, déjà !
Il suffit de renvoyer simplement aussi à teilhard-international.com
Merci et encore bravo.
Unissons nos efforts pour faire connaître Teilhard à un monde qui en a grand besoin.
Amicalement, Remo Vescia
(1) Réunir par delà l’espace et le temps, trois personnages en apparence très différents, St. François, né à Assise, en 1181, en plein Moyen Âge, Teilhard de Chardin, né près de Clermont Ferrand, sept siècles plus tard, en 1881, et le poète et calligraphe franco-chinois François Cheng, né en 1929, à Nanchang, en pleine révolution chinoise, c’est reconnaître le lien spirituel, poétique et mystique qui les unit et les rend si proches dans leur foi en un même Dieu d’Amour Universel, le Christ, « sommet de l’Évolution ».
Chacun à sa manière invite à un chemin ascensionnel d’intériorité spirituelle. Un même regard vers l’Essentiel. A St. François, l’amour de la Création dans ses forces de vie obscures et lumineuses, astres, éléments, êtres vivants, et le rêve de restaurer l’Église de son temps. A Teilhard, la foi en la puissance spirituelle de la Matière organique et la vision dynamique d’un Monde en évolution vers l’Unique. A François Cheng, la connexion au Souffle primordial qui transforme son œuvre de calligraphe et son univers de poète de la Beauté.
Aussi, le parcours que propose l’Exposition TEILHARD DE CHARDIN « Ensemble, construisons la Terre dans la Paix et l’Amour » en une centaine de panneaux iconographiques, donne sens à la Vie ouverte par la Connaissance et l’Amour, vers la Joie spirituelle. Le mot sens, pris dans les trois acceptions chères à François Cheng : de sensation au niveau physique, de direction au niveau intellectuel, et de signification au niveau spirituel, qui « cristallisent les trois niveaux essentiels de notre existence au sein de l’univers vivant ».
Ainsi le message unitaire que délivrent nos trois guides s’éclaire mutuellement : à partir du même Souffle d’Énergie qui nous porte, s’inscrire dans le flux qui élève et, sans rien négliger de la souffrance du monde, vivre dans la Paix et s’accomplir dans l’Amour universel dans la Joie spirituelle de la création en devenir.
Remo Vescia
Commissaire de l’Exposition vesciaremo@gmail.com
Centre Européen Teilhard site : teilhard-international.com
Président honoraire du Centre Européen Teilhard
1, quai aux Fleurs
75004 Paris
tél. 01 43 54 88 30 et O6 70 32 17 88
Jean-Pierre Fressafond
Actualités
Marcel Comby/chapitre 18/L'AVENIR DE L'HOMME/Le coeur du problème
Dimanche 30 Octobre 2011
Ce diagramme d’où jaillissent trois forces OX, OY, OR me fait penser au symbolisme de la Croix. Pour Teilhard , la Croix ne doit en aucun cas disparaître de l'horizon de la Foi, ni revêtir un caractère purement doloriste. Il précise :
« il est parfaitement vrai que la Croix signifie évasion hors du monde sensible et même en un sens rupture avec ce monde...
Par les derniers termes de l'Ascension où elle nous convie, elle nous force en effet à franchir un palier, un point critique par où nous perdons pied avec la Zone des Réalités sensibles...
Cet "excès" final , entrevu et accepté dès les premiers pas, jette forcément un jour, un esprit particulier sur toutes nos démarches ...
Et voilà précisément où gît la folie chrétienne au regard des "sages" qui ne veulent risquer sur un total " Au-delà" aucun des biens qu'ils ont actuellement entre les mains ». ( Milieu Divin 118)
Au chapitre 18 de son livre : « L’avenir de l’homme » et dans le cadre de la crise religieuse moderne, Teilhard de Chardin tente d’expliquer les sources de conflit entre l’horizontalité, image de la modernité, et la verticalité, image de la foi chrétienne dans tout son absolu. Il parle de foi chrétienne rectifiée. Comme tout scientifique, il ne manque pas de recourir à un modèle mathématique dont le but est de résumer sa pensée. A son modèle je préfère celui de la roue ou celui de la rosace.
Avec le centre, le cercle et le carré, la croix est un des symboles les plus universels et les plus puissants. Son existence est attestée depuis le XVIème siècle avant J.- C. en Egypte et en Chine. Elle établit une relation avec les trois autres symboles dans certaines configurations géométriques présentes dans le patrimoine de nombreuses civilisations. Ce jeu de relations assez complexe fait de la croix le symbole le plus totalisant. Dirigée vers les quatre points cardinaux, la croix est associée à la notion d’orientation qui participe à tous les rapports de l’homme avec son environnement et les réalités cosmiques et transcendantales. Elle ouvre son centre sur l’extérieur et possède également une valeur ascensionnelle . Son pied, à l’instar des racines d’un arbre, plonge dans les enfers, alors que son sommet se dresse vers le trône de Dieu.
Dans les légendes orientales, la croix est assimilable à la symbolique du pont ou de l’échelle par le moyen duquel les âmes accèdent à Dieu. La tradition chrétienne a prodigieusement enrichi le symbole, en y représentant la passion du Sauveur et toute l’histoire du salut de l’homme. La croix symbolise le crucifié, le Christ, le Sauveur, le Verbe, la seconde personne de la Trinité. Des fêtes liturgiques et des hymnes lui sont consacrés : l’invention, l’exaltation, O Crux spes unica. La croix récapitule la création dans son aspect cosmique.
Irénée s’exprime ainsi : « Il est venu sous une forme visible vers ce qui lui appartient et il est devenu chair et il a été accroché à la croix de façon à y résumer en soi l’Univers ».
Cyrille de Jérusalem affirme que : « Dieu a ouvert ses mains sur la croix pour embrasser les limites de l’Oecumene et c’est pourquoi le Mont Golgotha est le pôle du monde ».
On retrouve aussi le symbolisme de la croix au sein de la nature. L’homme les bras étendus, par exemple. Le vol des oiseaux, le bateau et son mât et divers instruments agricoles utilisés dans le labourage de la terre, l’antenne de télévision, la croix gammée, etc…
La croix est présente dans certains thèmes bibliques. Elle est : arbre de vie (Genèse ), Sagesse ( Proverbes ), le bois de l’arche, les baguettes de Moïse qui firent jaillir l’eau, l’arbre planté au bord des eaux courantes, bois auquel est suspendu le serpent d’airain, autant de préfigurations de la croix. On doit faire remarquer la dualité qui caractérise le sens de la croix , en distinguant la croix du Christ souffrant, le gibet et la croix glorieuse, envisagée dans son sens eschatologique, celle de la parousie qui doit apparaître avant le retour du Christ.
Le mystère de la Rédemption est généralement conçu de la manière suivante :
L’homme déchu de l’état primordial et devenu esclave du péché, est « racheté » par le sang du Christ. Cette conception juridique, accessible à toute mentalité moraliste, mérite qu’on s’attarde sur le symbolisme qui permet de se délivrer des rigidités de la pensée.
Les notions de verticale et d’horizontale amènent à distinguer deux domaines
profondément différents :
Le monde créé et l’univers visible ou mesurable qui se situe symboliquement sur un plan horizontal.
Le monde spirituel ou surnaturel qui se situe symboliquement sur la verticale.
Le point de rencontre des deux directions orthogonales peut être considéré comme le « centre » d’un monde où s’établissent les communications entre le domaine de la manifestation et le domaine du divin.
Dans ces conditions, la spiritualité n’a rien à voir avec les seules interactions entre l’homme et les réalités terrestres, qui se situent alors sur la circonférence de la « Roue cosmique ». Elle est plutôt un « retour au centre » suivant les rayons de la roue, dont la configuration ne laisse pas sans évoquer le symbolisme évangélique de la « Porte étroite » ( Mat, VII, 13 ). Ce symbolisme est aussi celui du Cœur, qui n’est pas le siège du sentiment, mais le lieu de la manifestation du Principe Suprême, du Verbe ou du Saint – Esprit.
La dynamique de l’image réside dans le fait que le retour au centre ne peut se produire à l’initiative de la circonférence, mais par un rayonnement du centre qui atteint tous les points de la circonférence afin de les ramener au Centre vital.
La « chute » correspond en fait, à l’éloignement du Centre, à la rupture de l’unité et de l’harmonie avec le Centre et la dispersion suivant toutes les multiplicités sur la circonférence. Cette dernière constitue l’ensemble où se vit l’illusion de la séparativité.
La Rédemption est le « retour à l’Unité principielle. Citons ces affirmations évocatrices :
« Et moi quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi » ( Jean, XII, 32 )
«Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire » ( Jean VI, 44 )
Caïphe prophétise que Jésus devait mourir « afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu qui sont dispersés » ( Jean XI, 52 )
On peut enfin citer l’Epitre aux Ephésiens où l’on découvre que le désir divin est de « réunir toutes choses en Jésus- Christ »
« …étant enracinés et fondés dans la charité, vous deveniez capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur, la profondeur et la hauteur, et de connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu » ( III, 17-19 )
Il importe de bien comprendre que le double mouvement d’éloignement du centre ( la Chute ) et de retour au centre ( la Rédemption ), est tout à fait analogue aux deux phases de la respiration ou aux pulsations du cœur. Par contre, il ne peut être conçu de manière anthropologique. Il est essentiellement intemporel.
Pour reprendre un langage symbolique, disons que cette « respiration mystique » ne s’effectue pas sur la circonférence, mais le long des rayons de la roue, ce qui est conforme à la parole évangélique : « Mon Royaume n’est pas de ce monde » ( Luc XVII, 20 ).
Il s’en suit que le mystère de la Croix est de caractère « extra social », donc non humain, bien que l’homme soit invité à vivre et à partager cet événement qui est à la base de toutes les réalités liées au Christianisme. La croix est souvent associée à la souffrance de l’homme qui se trouve inexorablement voué à supporter toutes les épreuves de sa vie.
D’ailleurs la forme de la croix suggère un écartèlement de la personne entre la voie de l’horizontalité et celle de la verticalité. On évoque parfois cette notion psychanalytique de « névrose chrétienne ».
En réalité, porter sa croix, signifie : tracer la croix à l’intérieur du cercle, c'est-à-dire réunir en son cœur le culte dévolu à Dieu par la foi, et le rapport avec l’humanité à travers la morale, la science et la politique, afin de tout ramener au Centre. C’est le sens de la direction OR du modèle teihardien.
Le Christianisme n’est pas qu’un humanisme universel ! En réalité la circonférence est fermée et on ne peut en sortir qu’en suivant la verticale :
« Celui qui perd sa vie la trouvera ».
En dépit du paradoxe, c’est la mort qui donne un « sens » à la vie. Elle est un accomplissement où tout ce qui a été effectué au cours de la vie est
« résumé » et « jugé ».
Dans le cadre des interrogations de Teilhard, on doit faire remarquer que la personne humaine contient, en son âme, à la fois un principe immanent et un principe transcendant qui fait que le conflit évoqué par lui est à considérer avec une grande prudence. De l’athéisme tout relatif au mysticisme le plus exalté, en passant par l’idéalisme d’un christianisme purement sociologique, il existe une myriade de comportements divers tous aussi respectables car fondés sur des expériences de vie. Il serait bon cependant de mettre l’accent sur certaines caractéristiques fondamentales du christianisme négligées par nos contemporains. Ainsi il convient d’examiner de plus près la grande question de la condition humaine à travers la souffrance dans tous ses aspects.
Dans le cadre des religions orientales, la pratique de la méditation fait qu’on applique les règles inspirées par Bouddha selon lesquelles l’homme doit échapper aux contraintes de son ego et se laisser conduire sans crispation vers un certain état de fusion avec les autres, avec l’univers tout entier. Dans cette démarche de la personne, il est largement question de s’affranchir de certaines formes de souffrances et d’acquérir une sagesse propice à l’éclosion d’un certain bonheur terrestre. Pour cette raison, on doit remarquer tout le succès rencontré en Europe par diverses philosophies d’origine extrême-orientales qui proposent une manière de conduire sa vie selon une logique satisfaisante pour des hommes soumis à tous les inconvénients de la société moderne. Le Bouddhisme, me disait un moine zen, est la plus rationnelle de toutes les religions. Il avait, en partie raison et on peut dire que la réalité de la réincarnation procède d’un raisonnement logique des plus cartésiens mais, en réalité, il s’agit là d’une hypothèse invérifiable.
Dans le cas du Christianisme, les choses ne se présentent pas sous le même aspect de bonheur immédiat, de lutte contre soi-même dans la recherche d’une perfection totalement immanente. Le problème de la souffrance, par exemple, ne peut être envisagé suivant un même schéma logique. La métaphysique orientale est une métaphysique tronquée car elle évacue l’essentiel du Mystère Chrétien et le symbolisme profond de la Croix du Christ. L’homme moderne ne saisit pas vraiment le sens qui en émane et il ne voit souvent que le côté doctrinal et dogmatique. Il n’y a qu’à ouvrir un débat sur la valeur et l’utilité des religions pour constater le vide qui sous tend une pensée démunie de repères véritables. Il est reconnu que de nos jours, la religion s’est figée dans de multiples opinions et démarches de caractère foncièrement individuel. De plus l’héritage chrétien devient de plus en plus impossible à transmettre.
La souffrance fait partie de notre condition terrestre mais reste toutefois un profond mystère. On dit d’ailleurs, pour les plantes du monde végétal, que même la fleur est associée à un processus de souffrance. Toute l’humanité est soumise à cette alternative de paix et de violence, de joie et de tristesse, de plénitude et de douleurs morales ou physiques. Tout homme est, au moins une fois dans sa vie, face à une épreuve, mais c’est souvent l’épreuve qui fortifie son être…à moins que cette épreuve ne le détruise… La souffrance reste une énigme et nous sommes devant elle des êtres souvent démunis mais libres, au moins en partie. L’échec est vécu comme un drame de sorte que la vieillesse et la mort enferment l’homme dans une situation d’angoisse qui le terrorise. Alors la vie devient un non sens et une recherche des seuls plaisirs immédiats. Même les religions ne jouent plus leur rôle de faiseuses de sens car l’être humain de notre temps ne comprend et n’admet que ce qui est “tangible” et d’ordre de l’émotionnel.
Durant son séjour ici-bas, l’homme rencontre, en de multiples occasions des états de souffrance physiques ou morales dont il ne connaît ni l’issue ni le sens. Son intelligence et sa liberté relative lui donnent souvent la possibilité de faire face à sa douleur par l’utilisation de thérapeutiques appropriées. Il existe des cas particulièrement tragiques où se trouvent en cause des contraintes morales ou religieuses qui affectent le mental et le soma de manière irréversible. L’illusion consiste à penser, en toute logique, que des circonstances plus ou moins malheureuses, peuvent conduire la personne concernée à un échec inexorable. C’est ainsi que certains vivront dans un perpétuel état d’insatisfaction pour des raisons diverses liées à un passé qui ne s’est pas très bien déroulé, à cause de soi ou à cause des autres,que sais-je? Des personnes reconnaissent : « ne pas s’aimer soi-même ! ».
La théologie chrétienne fournit une réponse à de multiples types de problèmes et s’inscrit nécessairement dans une anthropologie qui va à l’encontre des préjugés habituels.
-D’une part il n’existe aucune thérapie permettant, à tout moment, de prévenir et d’effacer définitivement la souffrance. Nous vivons à la fois avec notre liberté d’entreprendre tout ce qui nous conduira vers la guérison et avec la capacité plus ou moins grande de faire face à tout événement. Notre vie est d’une très importante complexité et une lutte permanente contre la déchéance passée, présente ou lointaine.
- D’autre part il faut bien comprendre et admettre que la souffrance de l’homme rappelle de manière mystérieuse mais inévitable les douleurs de la Crucifixion. Dans la théorie de l’évolution, on ne peut évacuer totalement l’idée que tout le vivant est soumis à l’épreuve d’un drame qui le concerne de la naissance à la mort et dont l’origine se situe dans le champ de la métaphysique. La doctrine chrétienne nous autorise cependant à faire face à toute situation insupportable mais elle n’autorise pas à en nier le sens mystique. L’homme est associé à la passion du Christ et à la Rédemption. Mais justement les Evangiles ne nous apportent pas seulement un message stoïcien, porteur des seules contraintes morales. Jésus nous parle essentiellement de souffrance mais aussi de guérison et ceci est fondamental dans la mesure où le message ne représente pas qu’une pure abstraction et un ticket de faveur pour la vie éternelle.
Je me permets de dresser un parallèle :
■ La science n’est pas seulement un ensemble d’équations mathématiques ; elle accorde une large place à l’expérience et à l’expérimentation. Cela, tout le monde le comprend et l’accepte. Nous sommes à la fois corps et esprit, filles et fils de la matière. De plus, il n’y a de science que du général, de l’universel.
■ La spiritualité chrétienne n’est pas non plus seulement un recueil de ce que certains appellent des « bondieuseries », des rites et des pratiques pour tout le moins formels ; elle accorde une large place à l’expérience et à l’œuvre de l’Esprit qui éprouve l’homme certes mais qui le guérit lorsque celui-ci se trouve en état d’abandon, de dépouillement de soi, de ce qu’on appelle la kénosis. L’œuvre de guérison peut se comprendre de différentes manières. « Dieu fait que les choses se fassent » écrit Teilhard. Il s’agit d’une bonne formulation mais elle est incomplète. Les choses vont beaucoup plus loin ; la relation de l’homme à Dieu comporte un certain travail sur soi qui entre dans le cadre d’une logique qui n’est pas la nôtre. C’est avant tout la volonté divine qui s’exprime et non la rationalité humaine. Dieu semble se manifester indirectement, incognito, mais, ce qui est difficile à faire admettre, c’est que Dieu peut se manifester directement et de manière singulière. On dira donc : il n’y a de métaphysique que du singulier et de l’improbable. Ce Dieu absent dont parlent les théologiens, ne l’est plus tout à fait ; mais le monde moderne a beaucoup de mal à intégrer le fait que la Christogenèse de Teilhard ne comporte pas qu’un aspect purement intellectuel. Cette présence authentique du Christ peut justement se traduire, soit dans une transformation psychique qui apaise l’esprit, soit par des manifestations d’ordre physique qui violent les lois naturelles. Le corps revêt autant d’importance que la psyché.
En parlant ainsi de ces choses là, nous abandonnons complètement le champ de la science pour ne retenir que le domaine le plus intime de la spiritualité. Teilhard peut avoir vécu ces expériences supra naturelles à sa manière.
Réconcilier nos civilisations déchristianisées avec les exigences de la morale chrétienne ne passe-t-il pas par une certaine révolution de la pensée et une saine conversion des âmes ? Le Christianisme, comme je l’ai entendu maintes fois, ne constitue pas en soi une religion au sens étymologique du terme, ni une philosophie, ni une culture, ni une idéologie. Il s’agit plutôt d’une Sagesse universelle qui comporte naturellement des valeurs que l’on retrouve facilement dans les spiritualités les plus antiques. Mais on ne doit pas l’enfermer dans un relativisme de circonstance qui ferait rêver tous ceux qui voudraient que ce soit Jésus et son Eglise qui s’adaptent à l’homme dans un renversement de valeurs. Cela n’est pas correct.. Mais cette révolution de la pensée que j’ai évoquée plus haut, s’adresse aussi à tous ceux qui ont pour charge de veiller à la conservation d’une pierre précieuse cachée encore dans sa gangue. Briser la coque du fruit, c’est sans doute ce que Teilhard désirait accomplir, avec les moyens dont il disposait. En fait, l’homme contemporain a atteint un étrange niveau de régression.
Nous sommes prisonniers des contingences : notre conception du monde, nos constructions intellectuelles, nos choix, nos organisations sociétales et toutes nos idées sur Dieu en fin de compte. Nous sommes limités par notre langage, par notre conscience cartésienne, par nos dialectiques qui s’affirment souvent comme l’expression de cette Vérité si lointaine. La condition humaine ne peut que nous engager à pratiquer la vertu de modestie ! Par contre les progrès de la Science et de la Recherche en général, ne dispensent pas de faire progresser les réflexions de fond sur le fait religieux et sur sa place dans le monde moderne.
Ce terme de « guérison » sur lequel j’ai volontairement insisté (et ce n’est pas là une foucade), n’est pas que la conséquence de nos recherches biologiques même si elles s’avèrent stupéfiantes ; il est aussi l’expression phénoménologique d’une réalité que Teilhard dirait cosmique. Je pense ne pas dériver en affirmant que, dans le cadre de la « Création continue », l’homme est associé dans la temporalité à tout le Mystère d’un Dieu qui s’est incarné, qui a souffert et qui a racheté chaque être humain. Il ne peut donc se soustraire à l’incertitude, à l’angoisse de la mort et à la souffrance. Par contre il possède, s’il le veut en toute liberté, la capacité d’avoir son regard tourné vers le ciel.
« il est parfaitement vrai que la Croix signifie évasion hors du monde sensible et même en un sens rupture avec ce monde...
Par les derniers termes de l'Ascension où elle nous convie, elle nous force en effet à franchir un palier, un point critique par où nous perdons pied avec la Zone des Réalités sensibles...
Cet "excès" final , entrevu et accepté dès les premiers pas, jette forcément un jour, un esprit particulier sur toutes nos démarches ...
Et voilà précisément où gît la folie chrétienne au regard des "sages" qui ne veulent risquer sur un total " Au-delà" aucun des biens qu'ils ont actuellement entre les mains ». ( Milieu Divin 118)
Au chapitre 18 de son livre : « L’avenir de l’homme » et dans le cadre de la crise religieuse moderne, Teilhard de Chardin tente d’expliquer les sources de conflit entre l’horizontalité, image de la modernité, et la verticalité, image de la foi chrétienne dans tout son absolu. Il parle de foi chrétienne rectifiée. Comme tout scientifique, il ne manque pas de recourir à un modèle mathématique dont le but est de résumer sa pensée. A son modèle je préfère celui de la roue ou celui de la rosace.
Avec le centre, le cercle et le carré, la croix est un des symboles les plus universels et les plus puissants. Son existence est attestée depuis le XVIème siècle avant J.- C. en Egypte et en Chine. Elle établit une relation avec les trois autres symboles dans certaines configurations géométriques présentes dans le patrimoine de nombreuses civilisations. Ce jeu de relations assez complexe fait de la croix le symbole le plus totalisant. Dirigée vers les quatre points cardinaux, la croix est associée à la notion d’orientation qui participe à tous les rapports de l’homme avec son environnement et les réalités cosmiques et transcendantales. Elle ouvre son centre sur l’extérieur et possède également une valeur ascensionnelle . Son pied, à l’instar des racines d’un arbre, plonge dans les enfers, alors que son sommet se dresse vers le trône de Dieu.
Dans les légendes orientales, la croix est assimilable à la symbolique du pont ou de l’échelle par le moyen duquel les âmes accèdent à Dieu. La tradition chrétienne a prodigieusement enrichi le symbole, en y représentant la passion du Sauveur et toute l’histoire du salut de l’homme. La croix symbolise le crucifié, le Christ, le Sauveur, le Verbe, la seconde personne de la Trinité. Des fêtes liturgiques et des hymnes lui sont consacrés : l’invention, l’exaltation, O Crux spes unica. La croix récapitule la création dans son aspect cosmique.
Irénée s’exprime ainsi : « Il est venu sous une forme visible vers ce qui lui appartient et il est devenu chair et il a été accroché à la croix de façon à y résumer en soi l’Univers ».
Cyrille de Jérusalem affirme que : « Dieu a ouvert ses mains sur la croix pour embrasser les limites de l’Oecumene et c’est pourquoi le Mont Golgotha est le pôle du monde ».
On retrouve aussi le symbolisme de la croix au sein de la nature. L’homme les bras étendus, par exemple. Le vol des oiseaux, le bateau et son mât et divers instruments agricoles utilisés dans le labourage de la terre, l’antenne de télévision, la croix gammée, etc…
La croix est présente dans certains thèmes bibliques. Elle est : arbre de vie (Genèse ), Sagesse ( Proverbes ), le bois de l’arche, les baguettes de Moïse qui firent jaillir l’eau, l’arbre planté au bord des eaux courantes, bois auquel est suspendu le serpent d’airain, autant de préfigurations de la croix. On doit faire remarquer la dualité qui caractérise le sens de la croix , en distinguant la croix du Christ souffrant, le gibet et la croix glorieuse, envisagée dans son sens eschatologique, celle de la parousie qui doit apparaître avant le retour du Christ.
Le mystère de la Rédemption est généralement conçu de la manière suivante :
L’homme déchu de l’état primordial et devenu esclave du péché, est « racheté » par le sang du Christ. Cette conception juridique, accessible à toute mentalité moraliste, mérite qu’on s’attarde sur le symbolisme qui permet de se délivrer des rigidités de la pensée.
Les notions de verticale et d’horizontale amènent à distinguer deux domaines
profondément différents :
Le monde créé et l’univers visible ou mesurable qui se situe symboliquement sur un plan horizontal.
Le monde spirituel ou surnaturel qui se situe symboliquement sur la verticale.
Le point de rencontre des deux directions orthogonales peut être considéré comme le « centre » d’un monde où s’établissent les communications entre le domaine de la manifestation et le domaine du divin.
Dans ces conditions, la spiritualité n’a rien à voir avec les seules interactions entre l’homme et les réalités terrestres, qui se situent alors sur la circonférence de la « Roue cosmique ». Elle est plutôt un « retour au centre » suivant les rayons de la roue, dont la configuration ne laisse pas sans évoquer le symbolisme évangélique de la « Porte étroite » ( Mat, VII, 13 ). Ce symbolisme est aussi celui du Cœur, qui n’est pas le siège du sentiment, mais le lieu de la manifestation du Principe Suprême, du Verbe ou du Saint – Esprit.
La dynamique de l’image réside dans le fait que le retour au centre ne peut se produire à l’initiative de la circonférence, mais par un rayonnement du centre qui atteint tous les points de la circonférence afin de les ramener au Centre vital.
La « chute » correspond en fait, à l’éloignement du Centre, à la rupture de l’unité et de l’harmonie avec le Centre et la dispersion suivant toutes les multiplicités sur la circonférence. Cette dernière constitue l’ensemble où se vit l’illusion de la séparativité.
La Rédemption est le « retour à l’Unité principielle. Citons ces affirmations évocatrices :
« Et moi quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi » ( Jean, XII, 32 )
«Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire » ( Jean VI, 44 )
Caïphe prophétise que Jésus devait mourir « afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu qui sont dispersés » ( Jean XI, 52 )
On peut enfin citer l’Epitre aux Ephésiens où l’on découvre que le désir divin est de « réunir toutes choses en Jésus- Christ »
« …étant enracinés et fondés dans la charité, vous deveniez capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur, la profondeur et la hauteur, et de connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu » ( III, 17-19 )
Il importe de bien comprendre que le double mouvement d’éloignement du centre ( la Chute ) et de retour au centre ( la Rédemption ), est tout à fait analogue aux deux phases de la respiration ou aux pulsations du cœur. Par contre, il ne peut être conçu de manière anthropologique. Il est essentiellement intemporel.
Pour reprendre un langage symbolique, disons que cette « respiration mystique » ne s’effectue pas sur la circonférence, mais le long des rayons de la roue, ce qui est conforme à la parole évangélique : « Mon Royaume n’est pas de ce monde » ( Luc XVII, 20 ).
Il s’en suit que le mystère de la Croix est de caractère « extra social », donc non humain, bien que l’homme soit invité à vivre et à partager cet événement qui est à la base de toutes les réalités liées au Christianisme. La croix est souvent associée à la souffrance de l’homme qui se trouve inexorablement voué à supporter toutes les épreuves de sa vie.
D’ailleurs la forme de la croix suggère un écartèlement de la personne entre la voie de l’horizontalité et celle de la verticalité. On évoque parfois cette notion psychanalytique de « névrose chrétienne ».
En réalité, porter sa croix, signifie : tracer la croix à l’intérieur du cercle, c'est-à-dire réunir en son cœur le culte dévolu à Dieu par la foi, et le rapport avec l’humanité à travers la morale, la science et la politique, afin de tout ramener au Centre. C’est le sens de la direction OR du modèle teihardien.
Le Christianisme n’est pas qu’un humanisme universel ! En réalité la circonférence est fermée et on ne peut en sortir qu’en suivant la verticale :
« Celui qui perd sa vie la trouvera ».
En dépit du paradoxe, c’est la mort qui donne un « sens » à la vie. Elle est un accomplissement où tout ce qui a été effectué au cours de la vie est
« résumé » et « jugé ».
Dans le cadre des interrogations de Teilhard, on doit faire remarquer que la personne humaine contient, en son âme, à la fois un principe immanent et un principe transcendant qui fait que le conflit évoqué par lui est à considérer avec une grande prudence. De l’athéisme tout relatif au mysticisme le plus exalté, en passant par l’idéalisme d’un christianisme purement sociologique, il existe une myriade de comportements divers tous aussi respectables car fondés sur des expériences de vie. Il serait bon cependant de mettre l’accent sur certaines caractéristiques fondamentales du christianisme négligées par nos contemporains. Ainsi il convient d’examiner de plus près la grande question de la condition humaine à travers la souffrance dans tous ses aspects.
Dans le cadre des religions orientales, la pratique de la méditation fait qu’on applique les règles inspirées par Bouddha selon lesquelles l’homme doit échapper aux contraintes de son ego et se laisser conduire sans crispation vers un certain état de fusion avec les autres, avec l’univers tout entier. Dans cette démarche de la personne, il est largement question de s’affranchir de certaines formes de souffrances et d’acquérir une sagesse propice à l’éclosion d’un certain bonheur terrestre. Pour cette raison, on doit remarquer tout le succès rencontré en Europe par diverses philosophies d’origine extrême-orientales qui proposent une manière de conduire sa vie selon une logique satisfaisante pour des hommes soumis à tous les inconvénients de la société moderne. Le Bouddhisme, me disait un moine zen, est la plus rationnelle de toutes les religions. Il avait, en partie raison et on peut dire que la réalité de la réincarnation procède d’un raisonnement logique des plus cartésiens mais, en réalité, il s’agit là d’une hypothèse invérifiable.
Dans le cas du Christianisme, les choses ne se présentent pas sous le même aspect de bonheur immédiat, de lutte contre soi-même dans la recherche d’une perfection totalement immanente. Le problème de la souffrance, par exemple, ne peut être envisagé suivant un même schéma logique. La métaphysique orientale est une métaphysique tronquée car elle évacue l’essentiel du Mystère Chrétien et le symbolisme profond de la Croix du Christ. L’homme moderne ne saisit pas vraiment le sens qui en émane et il ne voit souvent que le côté doctrinal et dogmatique. Il n’y a qu’à ouvrir un débat sur la valeur et l’utilité des religions pour constater le vide qui sous tend une pensée démunie de repères véritables. Il est reconnu que de nos jours, la religion s’est figée dans de multiples opinions et démarches de caractère foncièrement individuel. De plus l’héritage chrétien devient de plus en plus impossible à transmettre.
La souffrance fait partie de notre condition terrestre mais reste toutefois un profond mystère. On dit d’ailleurs, pour les plantes du monde végétal, que même la fleur est associée à un processus de souffrance. Toute l’humanité est soumise à cette alternative de paix et de violence, de joie et de tristesse, de plénitude et de douleurs morales ou physiques. Tout homme est, au moins une fois dans sa vie, face à une épreuve, mais c’est souvent l’épreuve qui fortifie son être…à moins que cette épreuve ne le détruise… La souffrance reste une énigme et nous sommes devant elle des êtres souvent démunis mais libres, au moins en partie. L’échec est vécu comme un drame de sorte que la vieillesse et la mort enferment l’homme dans une situation d’angoisse qui le terrorise. Alors la vie devient un non sens et une recherche des seuls plaisirs immédiats. Même les religions ne jouent plus leur rôle de faiseuses de sens car l’être humain de notre temps ne comprend et n’admet que ce qui est “tangible” et d’ordre de l’émotionnel.
Durant son séjour ici-bas, l’homme rencontre, en de multiples occasions des états de souffrance physiques ou morales dont il ne connaît ni l’issue ni le sens. Son intelligence et sa liberté relative lui donnent souvent la possibilité de faire face à sa douleur par l’utilisation de thérapeutiques appropriées. Il existe des cas particulièrement tragiques où se trouvent en cause des contraintes morales ou religieuses qui affectent le mental et le soma de manière irréversible. L’illusion consiste à penser, en toute logique, que des circonstances plus ou moins malheureuses, peuvent conduire la personne concernée à un échec inexorable. C’est ainsi que certains vivront dans un perpétuel état d’insatisfaction pour des raisons diverses liées à un passé qui ne s’est pas très bien déroulé, à cause de soi ou à cause des autres,que sais-je? Des personnes reconnaissent : « ne pas s’aimer soi-même ! ».
La théologie chrétienne fournit une réponse à de multiples types de problèmes et s’inscrit nécessairement dans une anthropologie qui va à l’encontre des préjugés habituels.
-D’une part il n’existe aucune thérapie permettant, à tout moment, de prévenir et d’effacer définitivement la souffrance. Nous vivons à la fois avec notre liberté d’entreprendre tout ce qui nous conduira vers la guérison et avec la capacité plus ou moins grande de faire face à tout événement. Notre vie est d’une très importante complexité et une lutte permanente contre la déchéance passée, présente ou lointaine.
- D’autre part il faut bien comprendre et admettre que la souffrance de l’homme rappelle de manière mystérieuse mais inévitable les douleurs de la Crucifixion. Dans la théorie de l’évolution, on ne peut évacuer totalement l’idée que tout le vivant est soumis à l’épreuve d’un drame qui le concerne de la naissance à la mort et dont l’origine se situe dans le champ de la métaphysique. La doctrine chrétienne nous autorise cependant à faire face à toute situation insupportable mais elle n’autorise pas à en nier le sens mystique. L’homme est associé à la passion du Christ et à la Rédemption. Mais justement les Evangiles ne nous apportent pas seulement un message stoïcien, porteur des seules contraintes morales. Jésus nous parle essentiellement de souffrance mais aussi de guérison et ceci est fondamental dans la mesure où le message ne représente pas qu’une pure abstraction et un ticket de faveur pour la vie éternelle.
Je me permets de dresser un parallèle :
■ La science n’est pas seulement un ensemble d’équations mathématiques ; elle accorde une large place à l’expérience et à l’expérimentation. Cela, tout le monde le comprend et l’accepte. Nous sommes à la fois corps et esprit, filles et fils de la matière. De plus, il n’y a de science que du général, de l’universel.
■ La spiritualité chrétienne n’est pas non plus seulement un recueil de ce que certains appellent des « bondieuseries », des rites et des pratiques pour tout le moins formels ; elle accorde une large place à l’expérience et à l’œuvre de l’Esprit qui éprouve l’homme certes mais qui le guérit lorsque celui-ci se trouve en état d’abandon, de dépouillement de soi, de ce qu’on appelle la kénosis. L’œuvre de guérison peut se comprendre de différentes manières. « Dieu fait que les choses se fassent » écrit Teilhard. Il s’agit d’une bonne formulation mais elle est incomplète. Les choses vont beaucoup plus loin ; la relation de l’homme à Dieu comporte un certain travail sur soi qui entre dans le cadre d’une logique qui n’est pas la nôtre. C’est avant tout la volonté divine qui s’exprime et non la rationalité humaine. Dieu semble se manifester indirectement, incognito, mais, ce qui est difficile à faire admettre, c’est que Dieu peut se manifester directement et de manière singulière. On dira donc : il n’y a de métaphysique que du singulier et de l’improbable. Ce Dieu absent dont parlent les théologiens, ne l’est plus tout à fait ; mais le monde moderne a beaucoup de mal à intégrer le fait que la Christogenèse de Teilhard ne comporte pas qu’un aspect purement intellectuel. Cette présence authentique du Christ peut justement se traduire, soit dans une transformation psychique qui apaise l’esprit, soit par des manifestations d’ordre physique qui violent les lois naturelles. Le corps revêt autant d’importance que la psyché.
En parlant ainsi de ces choses là, nous abandonnons complètement le champ de la science pour ne retenir que le domaine le plus intime de la spiritualité. Teilhard peut avoir vécu ces expériences supra naturelles à sa manière.
Réconcilier nos civilisations déchristianisées avec les exigences de la morale chrétienne ne passe-t-il pas par une certaine révolution de la pensée et une saine conversion des âmes ? Le Christianisme, comme je l’ai entendu maintes fois, ne constitue pas en soi une religion au sens étymologique du terme, ni une philosophie, ni une culture, ni une idéologie. Il s’agit plutôt d’une Sagesse universelle qui comporte naturellement des valeurs que l’on retrouve facilement dans les spiritualités les plus antiques. Mais on ne doit pas l’enfermer dans un relativisme de circonstance qui ferait rêver tous ceux qui voudraient que ce soit Jésus et son Eglise qui s’adaptent à l’homme dans un renversement de valeurs. Cela n’est pas correct.. Mais cette révolution de la pensée que j’ai évoquée plus haut, s’adresse aussi à tous ceux qui ont pour charge de veiller à la conservation d’une pierre précieuse cachée encore dans sa gangue. Briser la coque du fruit, c’est sans doute ce que Teilhard désirait accomplir, avec les moyens dont il disposait. En fait, l’homme contemporain a atteint un étrange niveau de régression.
Nous sommes prisonniers des contingences : notre conception du monde, nos constructions intellectuelles, nos choix, nos organisations sociétales et toutes nos idées sur Dieu en fin de compte. Nous sommes limités par notre langage, par notre conscience cartésienne, par nos dialectiques qui s’affirment souvent comme l’expression de cette Vérité si lointaine. La condition humaine ne peut que nous engager à pratiquer la vertu de modestie ! Par contre les progrès de la Science et de la Recherche en général, ne dispensent pas de faire progresser les réflexions de fond sur le fait religieux et sur sa place dans le monde moderne.
Ce terme de « guérison » sur lequel j’ai volontairement insisté (et ce n’est pas là une foucade), n’est pas que la conséquence de nos recherches biologiques même si elles s’avèrent stupéfiantes ; il est aussi l’expression phénoménologique d’une réalité que Teilhard dirait cosmique. Je pense ne pas dériver en affirmant que, dans le cadre de la « Création continue », l’homme est associé dans la temporalité à tout le Mystère d’un Dieu qui s’est incarné, qui a souffert et qui a racheté chaque être humain. Il ne peut donc se soustraire à l’incertitude, à l’angoisse de la mort et à la souffrance. Par contre il possède, s’il le veut en toute liberté, la capacité d’avoir son regard tourné vers le ciel.
Jean-Pierre Fressafond
Actualités
Daniel ANGRAND/ chapitres 14, 15 et 16
Mercredi 12 Octobre 2011réflexion pour le 23 septembre 2011, L'AVENIR DE L'HOMME, tome 5, Ed. du Seuil
Chapitre 14
Reprise des acquis précédents sur la vie, la réflexion : « Essence exceptionnelle du phénomène Pensée, capacité de se saisir dans un passé, un présent, un avenir » (p.281)
La socialisation, phénomène essentiel de l’hominisation (p.282) : l’homme ne se personnalise complètement que solidairement avec tous les hommes (organisation en réseau). D’où, en conscience, éveil en chacun d’un principe fondamental d’obligation d’agir solidaire (p.288).
La vie n’est pas un simple état, elle représente un vaste « mouvement dirigé » lié à la structure même de la Cosmogénèse : elle a un fil (p.293).
Donc la Révélation chrétienne rejoint la réalité organique expérimentale : l’individu humain ne s’achève et n’existe pleinement que dans une unification de tous les hommes en Dieu. (p.285).
« L’Eglise, axe même du rassemblement » (Quelle Eglise ?).Cf conclusion du chapitre 15 : le succès biologique de l’homme (face expérimentale de la Parousie) est non seulement une probabilité, mais une certitude, puisque le Christ est déjà »ressuscité (certitude dérivée d’un acte de foi surnaturel qui laisse subsister, à leur niveau, toutes les anxiétés de la condition humaine (p.304-305)
Chapitre 15 Les directions de l’avenir :
a) La montée continue de l’unification sociale (p.295,cf,supra)
b) La montée de la technique, du phénomène industriel, permet la montée de la vision vers un maximum de conscience pour un minimum d’efforts ; toujours plus de conscience formée sur des agencements toujours plus compliquées, pour plus d’autonomie (p.298) ; "non pas puissance d’asservissement mais force de libération" .
Les conditions de l’avenir De survie (respect de l’ecosystème). Prenons garde !
De santé : gérer l’explosion démographique, tournant dangereux !
De synthèse : de par la nature même du phénomène réfléchi, la personnalisation centrique requiert une atmosphère d’unanimité : b[« liées entre elles par coercition dans la fonction seule, les particules régressent (p.302) ; seule une union réalisée par amour et dans l’amour a « physiquement » la propriété de personnaliser les éléments qu’elle organise. »]b "Je persiste à croire à l’existence cachée de forces d’attraction liées au rayonnement de quelque Centre ultime (à la fois transcendant et immanent) de rassemblement psychique" (ou spirituel ? )
Conclusion personnelle C’est donc par la foi au Christ que nous pouvons croire au triomphe de l’humanisation, loin du « désespoir » de Comte-Sponville. Mais quel Christ ? Celui qui donne l’énergie spirituelle à des hommes capables, par l’action, de « sauver » leur part de société.
Chapitre 16 – L’essence de l’idée de démocratie
a) Rappel de l’état évolutif présent de l’humanité, en cours de compression planétaire et de compénétration psychique, donc d’irrésistible Unification, cfp.230 : « opérée dans la sympathie, l’union ne limite pas, elle exalte les possibilités de l’être . » ; sous réserve d’exalter l’originalité de chaque élément du système : « Totalisation personnalisante » (contraste avec le clivage redouté p.174 ? question de terme, d’horizon ?)
b) Définition et interprétation biologique de l’esprit de démocratie
. Ses attributs :
- Liberté, « chance offerte à chaque homme d’aller au bout de lui-même"
-Egalité, droit de participer selon ses moyens à l’effort commun de promouvoir l’avenir de l’individu et celui de l’espèce,
-Fraternité, sens partagé d’une interliaison organique essentielle entre tous les hommes (cf chap 14-15)
Démocratie libérale ou dirigée ? (débat de 1948), deux formes apparemment contradictoires d’idéal social ? Non, . deux composantes naturelles à harmoniser. D’où : La « technique » de la démocratie :
-Conditions générales des institutions :
-Judicieux mélange de laisser faire et de fermeté ( !) propre à chaque peuple
-Laisser à l’individu un angle maximum d’orientation libre à l’intérieur duquel développe son originalité
Assurer et favoriser les courants de convergence indispensables à la réalisation de l’Anthropogénèse (organisations collectives, avec le risque inhérent –facisme – nazisme – communisme
Donc s’attendre à de nombreux essais et tâtonnements propres à chaque « pièce inégalement maturée »
Conditions ultimes :
-Entretenir et accroître dans la conscience humaine le sens de l'espèce
-Polarisation et convergence sans coercition, atmosphère d’unanimité ( !)
Donc DEFI toujours à poursuivre ?
Reprise des acquis précédents sur la vie, la réflexion : « Essence exceptionnelle du phénomène Pensée, capacité de se saisir dans un passé, un présent, un avenir » (p.281)
La socialisation, phénomène essentiel de l’hominisation (p.282) : l’homme ne se personnalise complètement que solidairement avec tous les hommes (organisation en réseau). D’où, en conscience, éveil en chacun d’un principe fondamental d’obligation d’agir solidaire (p.288).
La vie n’est pas un simple état, elle représente un vaste « mouvement dirigé » lié à la structure même de la Cosmogénèse : elle a un fil (p.293).
Donc la Révélation chrétienne rejoint la réalité organique expérimentale : l’individu humain ne s’achève et n’existe pleinement que dans une unification de tous les hommes en Dieu. (p.285).
« L’Eglise, axe même du rassemblement » (Quelle Eglise ?).Cf conclusion du chapitre 15 : le succès biologique de l’homme (face expérimentale de la Parousie) est non seulement une probabilité, mais une certitude, puisque le Christ est déjà »ressuscité (certitude dérivée d’un acte de foi surnaturel qui laisse subsister, à leur niveau, toutes les anxiétés de la condition humaine (p.304-305)
Chapitre 15 Les directions de l’avenir :
a) La montée continue de l’unification sociale (p.295,cf,supra)
b) La montée de la technique, du phénomène industriel, permet la montée de la vision vers un maximum de conscience pour un minimum d’efforts ; toujours plus de conscience formée sur des agencements toujours plus compliquées, pour plus d’autonomie (p.298) ; "non pas puissance d’asservissement mais force de libération" .
Les conditions de l’avenir De survie (respect de l’ecosystème). Prenons garde !
De santé : gérer l’explosion démographique, tournant dangereux !
De synthèse : de par la nature même du phénomène réfléchi, la personnalisation centrique requiert une atmosphère d’unanimité : b[« liées entre elles par coercition dans la fonction seule, les particules régressent (p.302) ; seule une union réalisée par amour et dans l’amour a « physiquement » la propriété de personnaliser les éléments qu’elle organise. »]b "Je persiste à croire à l’existence cachée de forces d’attraction liées au rayonnement de quelque Centre ultime (à la fois transcendant et immanent) de rassemblement psychique" (ou spirituel ? )
Conclusion personnelle C’est donc par la foi au Christ que nous pouvons croire au triomphe de l’humanisation, loin du « désespoir » de Comte-Sponville. Mais quel Christ ? Celui qui donne l’énergie spirituelle à des hommes capables, par l’action, de « sauver » leur part de société.
Chapitre 16 – L’essence de l’idée de démocratie
a) Rappel de l’état évolutif présent de l’humanité, en cours de compression planétaire et de compénétration psychique, donc d’irrésistible Unification, cfp.230 : « opérée dans la sympathie, l’union ne limite pas, elle exalte les possibilités de l’être . » ; sous réserve d’exalter l’originalité de chaque élément du système : « Totalisation personnalisante » (contraste avec le clivage redouté p.174 ? question de terme, d’horizon ?)
b) Définition et interprétation biologique de l’esprit de démocratie
. Ses attributs :
- Liberté, « chance offerte à chaque homme d’aller au bout de lui-même"
-Egalité, droit de participer selon ses moyens à l’effort commun de promouvoir l’avenir de l’individu et celui de l’espèce,
-Fraternité, sens partagé d’une interliaison organique essentielle entre tous les hommes (cf chap 14-15)
Démocratie libérale ou dirigée ? (débat de 1948), deux formes apparemment contradictoires d’idéal social ? Non, . deux composantes naturelles à harmoniser. D’où : La « technique » de la démocratie :
-Conditions générales des institutions :
-Judicieux mélange de laisser faire et de fermeté ( !) propre à chaque peuple
-Laisser à l’individu un angle maximum d’orientation libre à l’intérieur duquel développe son originalité
Assurer et favoriser les courants de convergence indispensables à la réalisation de l’Anthropogénèse (organisations collectives, avec le risque inhérent –facisme – nazisme – communisme
Donc s’attendre à de nombreux essais et tâtonnements propres à chaque « pièce inégalement maturée »
Conditions ultimes :
-Entretenir et accroître dans la conscience humaine le sens de l'espèce
-Polarisation et convergence sans coercition, atmosphère d’unanimité ( !)
Donc DEFI toujours à poursuivre ?
Jean-Pierre Fressafond
Omaha-beach.fr


