teilhard de Chardin


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Sur notre terre les vies se succèdent, nos vies s’écoulent. La question que l’on peut se poser : sont-elles meilleures, plus intenses, plus vitalisées que celles des temps passés ?
La question peut être posée de savoir si aujourd’hui nous avons plus de vitalisation que les générations qui nous ont précédées suivant en cela l’idée du père Teilhard : complexité, vitalité, conscience.

Que constatons-nous encore maintenant ? Les guerres sont toujours présentes ; des groupes par leurs actions radicales veulent imposer leur idée de la société ; des nations font la guerre à d’autres nations voulant garder leur indépendance ou leur espace de vie chacune forte de leur bon droit.. Comme hier toujours la lutte jusqu ‘à l’extrême dans des pays, encore bien nombreux.
Alors on pourrait dire que rien n’a changé. Des millions de morts à la guerre il y a pas si longtemps, et nous en sommes encore là.
Que répondre ? La question semble embarrassante car les faits sont bien présents qui attestent de cet état ; certains disent même que nous marchons à reculons ou « sur la tête »
Me voilà bien gêné et je crois qu’il aurais été plus facile de ne pas poser de question.

Face au découragement, à la négation ou au cynisme qui pourraient être présents un autre esprit est bien là et c’est le Père il me semble, qui m’aide à le trouver ; L’universalisme est en marche lorsqu’un groupe peut dire, qu’un autre peut écrire, et que les autres acceptent d’écouter ou de lire (j’en souris encore en pensent à l’éditorial que j’ai reçu cette semaine ou l’on voit un président passé au piloris) L’esprit de la terre est en route lorsque venus de très loin, des hommes sacrifient un ou deux jours de leur travail mal payé ; des hommes trop pauvres parmi d’autres hommes trop riches viennent voir dans la capitale de leur pays leur président qui incarne pour eux tous les espoirs. La terre rougeoit comme il le dit si bien, quand j’entends une femme dire sincèrement que la vrai richesse et dans le partage des idées et du cœur ; malgré la couleur de sa peau et ses origines et donc souvent l’obligation de prouver plus que les autres, elle veut quand même croire en l’humanité.
Comment « faire converger nos routes naturellement » questionne-t-il ?
Le temps est-il venu ou les messes seront dites dans des lieux si communs qu’on les avaient oubliés ?Se rencontrer dans l’atmosphère et la lumière d’un même idéal dit-il, et alors stupéfaits on découvre, la méfiance disparue, les richesses de l’autre que l’on ne voulait pas connaître. Pour terminer le père Teilhard dit: « méfiez- vous de tout ce qui isole, de tout ce qui rejette, de tout ce qui sépare, pensez et agissez universel, c’est-à-dire total »

Alors à la question que je posais au début : nos vies sont-elles plus ou moins« vitalisée » que jadis, que répondre ? On peut dire que à certaines questions il n’y a pas de réponse ; quand je suis acteur puis-je donner la réponse du spectateur ? Cependant les mots de la fin pourraient être : la loi fondamentale évolution est un fait et ce fait permets toutes les réponses.



Jean-Pierre Fressafond
Rédigé par Jean-Pierre Fressafond le Samedi 24 Janvier 2009 à 10:08 | Commentaires (0)

Travaux des membres


Quel beau sujet choisi par notre président au lendemain de l’investiture d’un président noir à la tête des Etats-Unis et au surlendemain d’un cessez le feu très fragile en Palestine, lieu de naissance du Christ.

Comment se situer face à ces évènements, comment en parler à nos enfants et petits-enfants, nous parents ou grand parents chargés, théoriquement de leur transmettre la « vérité » en agissant un peu en contre-pouvoir des médias ?

Mon père qui avait participé à la guerre d’Indochine et qui a, ensuite, passé le reste de son existence à tenter de faire la lumière sur tout ce qui a pu être dit ou écrit sur cet épisode de la vie de l’humanité me disait souvent : « tu sais, il faut un recul d’au moins trente ans pour écrire l’histoire ». En effet, les divers procès de criminels de guerre auxquels notre génération a pu assister ont bien montré que tant qu’il existe des survivants des périodes tragiques de notre histoire le voile ne peut être levé sur ces années là. Alors, comment parler du temps présent alors que nous ne recevons que des informations plus ou moins formatées par les médias eux-mêmes plus ou moins contraints par les organismes au pouvoir ? Et comment faire abstraction de nos propres peurs et de nos désirs plus ou moins compris et acceptés déjà par nous mêmes ?

Alors, comment trouver « la ligne infaillible de marche que nous cherchons, vers la lumière » ?

Dans le début du chapitre objet de notre étude d’aujourd’hui se trouve probablement déjà une grande partie de la réponse au problème posé : « la raison pour laquelle l’état présent du Monde humain nous paraît si obscure, c’est, me semble-t-il, que, pour apprécier ce qui se passe, nous voulons rester attachés à un fragment d’Humanité opposé à d’autres fragments ». Il est en effet plus facile de regarder avec un certain détachement l’anéantissement de Gaza-ville que de considérer les bienfaits de la politique d’urbanisation de notre propre commune. Seul le sentiment de compassion crée une émotion quand on voit le désarroi des habitants de Gaza. Mais le creusement d’une tranchée dans notre rue suscite tout de suite une réaction de notre part qui commence par la crainte d’avoir à supporter les nuisances phoniques du bulldozer durant les travaux et il s’agit pourtant d’aménagements liés à une amélioration de nos conditions de vie à l’intérieur de la commune.

PTC souligne un fait évident bien que récent, la mondialisation, l’universalisation. C’est malheureusement la première guerre mondiale qui est le révélateur le plus fort de ce fait de société. On ne fait plus la guerre au seigneur du domaine limitrophe au notre, quand la guerre éclate elle s’étend, comme une onde à la terre entière. On tentera bien d’enrayer ce phénomène en 1945, lorsque les représentants de 50 pays se rencontreront à San Francisco pour élaborer la Charte des Nations Unies, mais …. jusqu’à quand ………

Le paragraphe appelé : « intensification » fait appel à des notions moins évidentes à première vue mais qui le deviennent après lecture de ces pages. Les guerres nécessitent, certes, une concentration de connaissance mises au service de la technologie. Il faut être un homme comme PTC pour arriver à ce niveau de conscience et surtout oser le dire sans avoir peur des retombées des « bien-pensants » offusqués par le fait que la construction des armes destructrices puisse permettre à l’humanité d’élever son niveau de conscience. Mais il est évident que la création de missiles et d’anti-missiles nécessite une avancée technologique importante. Quand on sait que PTC a tout de même perdu deux de ses frères durant la première guerre, on ne peut l’accuser de se voiler la face. Par ailleurs, brancardier au front durant quatre ans, on peut imaginer les scènes qu’il y a vécu.
Mais recentrons nous sur le sujet comme le suggère PTC, que faire en tant qu’individu au sein de cette conscience collective ?

En 1916, déjà, PTC écrivait : « je pars de ce fait initial, fondamental, que chacun de nous, qu’il le veuille ou non, tient par toutes ses fibres matérielles, organiques, psychiques, à tout ce qui l’entoure. Non seulement il est lié dans un réseau, mais il est entraîné par un fleuve. Tout autour de nous, partout, des liaisons et des courants. »
On sait, par ailleurs, que, dans la nuit du 1er au 2 juin 1947, PTC fut frappé par une crise cardiaque. Il écrivait ensuite, exactement le 5 juillet 1947 : « malgré la guérison, je doute de pouvoir reprendre mon existence on the field ; et en tous cas l’affaire d’Afrique du Sud est manquée. Je crois sentir que la solution constructive, pour moi, sera de me tourner davantage du coté de la pensée et de l’action sur les idées » .

Alors, pourquoi ne pas se laisser « sentir » comme PTC, pourquoi ne pas chercher surtout à développer notre intuition de façon à se laisser relier « dans un réseau », se sentir « entraîné par un fleuve », des « liaisons » et des « courants » …….

Une fois de plus, PTC nous convie à méditer, à espérer, à être optimistes. C’est plus qu’une leçon de philosophie, c’est un chemin d’espérance, c’est une étoile au bout du chemin, il n’y a plus qu’à suivre, à rejoindre l’étoile, écoutons le Petit Prince de Saint Exupéry :

« les gens ont des étoiles qui ne sont pas les mêmes.
Pour les uns, qui voyagent, les étoiles sont des guides.
Pour d’autres elles ne sont rien que de petites lumières.
Pour d’autres, qui sont savants, elles sont des problèmes.
Pour mon businessman elles étaient de l’or.
Mais toutes ces étoiles là se taisent.
Toi, tu auras des étoiles comme personne n’en a ……….. »

C’est le Petit Prince qui a le mot de la fin.








Jean-Pierre Fressafond
Rédigé par Jean-Pierre Fressafond le Samedi 24 Janvier 2009 à 10:05 | Commentaires (0)

Travaux des membres

UNIVERSALISATION et UNION, chapitre 3
ACTIVATION DE L’ENERGIE


Dans ce chapitre, la démonstration de Teilhard m’est apparue plus accessible par rapport à d’autres.
2 grandes lignes se dégagent, comme d’ailleurs l’indique le titre du chapitre :

-UNIVERSALISATION

"La terre pensante ne forme plus qu’une pièce où toute influence se transmet instantanément et résonne dans toute la masse". J’ai sélectionné cette phrase pour illustrer la convergence des forces en jeu.

Le problème majeur est que, dans les faits, personne ne peut décrypter spontanément le message d’espérance et de victoire de la vie dans la montée au Golgotha du monde !
A travers la cruauté dont seul l’homme est capable, comment distinguer en filigrane l’ascension de la conscience ? Comment benoîtement assimiler le cyclone qui nous aspire aux énergies de vies montantes de la terre pensante ? Comment atteindre le point de vue élevé nécessaire à l’intellect pour observer sans frémir le chaos infernal d’en bas d’où émerge la logique de l’évolution ? Comment s’épanouir individuellement, tout en s'adaptant aux contraintes de l’organisation universelle
croissante ?
La parade prioritaire semble être de tenter de COMPRENDRE, d’abord, les enjeux de ce qui se passe. Ce savoir aidant, peut être aurons-nous moins de difficultés à maîtriser les sentiments qui nous bouleversent face aux épreuves.

-UNION

L’auteur assigne chacun, suivant ses possibilités,ses talents et son charisme, à trouver des solutions concrètes ; La base commune de l’action étant la Charité. Cette vertu véhicule le concept d’amour, mais tout en présentant davantage de subtilités. Pas étonnant car le vocable « ‘charité » n’a pas moins de 17 synonymes :
aide, altruisme,aumône,bienfait, bienfaisance, bonté,désintéressement, don, fraternité, générosité,indulgence, miséricorde,compassion,philanthropie,secours, service et enfin, amour, mot par trop frelaté pour être précis.

En guise de conclusion, je vais raconter une histoire :

Un saint homme, un jour, conversait avec Dieu. Il lui dit :
-Seigneur, j’aimerais savoir comment est le paradis et comment est l’enfer.

Dieu conduisit alors le saint homme devant 2 portes. Il ouvrit la première et permit au saint homme de regarder à l’intérieur.
Au milieu de la pièce il y avait une immense table ronde. Au milieu de la table était posée une énorme marmite d’où s’exhalaient les arômes d’un délicieux ragoût. Cependant les personnes assises autour de cette table étaient décharnées, livides, gaspillant le peu de forces qu’il leur restait en bagarres stériles et elles avaient l’air affamées. Elles tenaient des cuillères à très longs manches attachées à leurs bras. Permettant à chacun de puiser dans le ragoût, mais comme les manches de leurs cuillères étaient plus longs que leurs bras, personne ne pouvait ramener la cuillère dans sa bouche.
Dieu dit au saint homme :
-Tu viens de voir l’enfer.
Puis Dieu ouvrit la seconde porte. La scène que vit le saint homme était identique à la précédente : même table ronde, même fumet de ragoût et les convives étaient équipés des mêmes cuillères à longs manches, pourtant ils avaient des mines réjouies, ils conversaient joyeusement entre eux et visiblement ils n’étaient pas affamés.
-Je ne comprends pas ! dit le saint homme
-C’est pourtant simple, répondit Dieu, ils ont appris à se nourrir les uns les autres et tu viens de voir le paradis, tandis que les gloutons et les égoïstes derrière la première porte ne pensent qu’à eux-mêmes.

En termes simples, cette histoire transcrit la démonstration de Teilhard, à savoir :
-que l’univers a une nature convergente, symbolisée par les Tables rondes enfer/paradis dont les rayons convergent vers le centre, quels que soient nos comportements
-que le monde est lesté d’unité,
-qu’il faut se méfier de tout ce qui isole,
Que chacun dans sa ligne,doit penser et agir universel (…)
-que rien ne nous oppose et que nous pouvons nous aimer.

BON APPETIT !
Jean-Pierre Fressafond
Rédigé par Jean-Pierre Fressafond le Vendredi 23 Janvier 2009 à 16:40 | Commentaires (0)