Depuis Thermidor qui a mis fin au règne sanglant de Robespierre, les forces républicaines dans l’Ouest ont été réorganisées en Armée des Côtes de Brest et en Armée de l’Ouest, respectivement confiées à Hoche en août 1794 et Canclaux en octobre, tous les deux favorables à une politique de pacification.
C’est par l’intermédiaire de Madame Gasnier et de Mlle de Charrette, sœur du général vendéen, que des contacts sont pris entre les deux partis. Les républicains, sur la défensive depuis que leurs troupes ont été chassées du territoire insurgé, se montrent près à de nombreuses concessions pour conclure un traité au plus vite.
Les négociations s’ouvrent le 12 février 1795 au manoir de la Jaunaye, sur la commune de Saint-Sébastien, au sud de Nantes. Les Vendéens sont représentés par Charette, chef de l’Armée de la Basse-Vendée, Sapinaud, chef de l’Armée du Centre, Fleuriot, dernier généralissime de la Grande Armée, Couëtus, major-général de Charette, Beaumont de Lespinay, de Bruc, commandant la division de Vallet, Béjarry, officier de l’Armée du Centre, etc. Quelques Chouans se joignent à eux : Cormatin, major-général, et Solilhac, aide-major de Puisaye.
Dix députés représentent la Convention : Ruelle (Indre-et-Loire), Delaunay et Menuau (Maine-et-Loire), Lofficial (Deux-Sèvres), Dornier (Haute-Saône), Chaillon et Jarry (Loire-Inférieure), Morisson (Vendée), Bollet (Pas-de-Calais), Pomme (Guyane), rejoints par Brue (Morbihan) le 15 février. Les généraux de l’Armée du Centre ne participent pas aux négociations.